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18/01/2011

CULOT MONSTRE

... sans commentaire. Pourquoi donc les Turcs tiennent-ils tant que ça à entrer à tout prix dans ces « sociétés européennes gériatriques » ? Pour finir le boulot ? De toutes les manières dont on envisage la chose, le mieux à faire, c’est de nous en tirer, nous, du machin de Bruxelles. Avant que le Titanic ne sombre complètement.

 

 

22.jpg« Erdogan : la Turquie est «l’homme fort» de l’Europe 

 

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a livré, dans une tribune publiée lundi 17 janvier 2011 par l'hebdomadaire Newsweek, un vigoureux plaidoyer pour l'adhésion de son pays à l'Union européenne, en affirmant que son pays « a la vigueur dont l'UE a méchamment besoin ».

 

Intitulée « L'homme fort de l'Europe », formule inversée de l'appellation d' « homme malade » appliquée à l'empire Ottoman au début du siècle dernier, la tribune d’Erdogan expose sans complaisance les arguments en faveur de l'adhésion turque. « La crise financière a mis à nu le besoin de l'Europe d'un plus grand dynamisme et de changement... Les sociétés européennes sont presque gériatriques », écrit le Premier ministre turc. La Turquie, au contraire, « est l'économie européenne qui connaît la plus forte croissance et elle le restera en 2011 ».

 

Dans ce contexte, le soutien à la candidature turque devrait « aller de soi », mais le processus « rencontre une résistance orchestrée par certains Etats membres », poursuit-il. Pourtant, d'après Erdogan, « l'Europe n'a pas de vraie alternative à la Turquie ». « Particulièrement dans un ordre global où l'équilibre des pouvoirs est en train de changer, l'UE a besoin de la Turquie, afin de devenir une Union plus forte… et plus sûre. J'espère qu'il ne sera pas trop tard quand nos amis européens découvriront ce fait », conclut-il. »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...23326&artyd=5

16/03/2008

DU RIFIFI A ANKARA

Il existe des laïcs en Turquie qui ne voient pas d’un bon œil l’islamisation du pays qui s’accentue depuis l’arrivée au pouvoir de l’AKP, le parti de la justice et du développement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

 

Le Procureur de la Cour de cassation turque vient de frapper un grand coup en demandant la dissolution de ce parti ainsi que le retrait de la vie politique pendant cinq ans de 71 de ses membres, parmi les plus illustres. Il reproche à l’AKP de développer des activités anti-laïques, de vouloir transformer le pays en Etat islamique et de détruire le système démocratique : "Le modèle d'islam modéré préconisé pour la Turquie vise à établir un Etat gouverné par la charia et si nécessaire de recourir à cette fin au terrorisme", a-t-il déclaré, précisant : "En Turquie il est évident que les mouvements d'islam politique et le parti en question (AKP) aspirent à terme à un système fondé sur la charia plutôt qu'à un Etat de droit". Il  estime que l'AKP se servira jusqu'au bout du takiyye, qui consiste à dissimuler ses convictions jusqu'à ce que les objectifs voulus soient atteints.

Le Procureur cite aussi la récente libéralisation du voile islamique à l'Université, dont l'application est toujours suspendue à une décision de justice, ou l'invocation des oulémas plutôt que des juges pour trancher des questions de société.

Voilà les faits, qui indiquent que la situation se crispe en Turquie et qui promettent des développements intéressants pour le cas où la Cour constitutionnelle déciderait bel et bien de donner suite à cette demande et d’ouvrir ce dossier brûlant. Elle est composée en grande partie de magistrats nommés par le précédent chef de l’Etat, défenseur de la laïcité.

503070526.jpgQue Erdogan ne soit pas content, on peut le comprendre : "Il s'agit d'une action entreprise à l'encontre de la volonté de la nation (...). Nul ne peut dire que l'AKP est un repaire d'activités anti-laïques. Nul ne peut nous détourner de notre voie" a-t-il affirmé.  

Mais là où ça se corse, c’est de voir les Etats-Unis … et l’Union européenne se précipiter pour voler à son secours, la bouche pleine de propos dégoulinant de vertu qu’ils feraient bien de commencer par appliquer chez eux.

Donc, les Etats-Unis sont absolument indignés de cette initiative. Celle du Procureur, naturellement, pas celles des islamistes dits « modérés »: "Les électeurs se sont prononcés. Leur voeu doit être respecté", a vertueusement déclaré Matthew Bryza, secrétaire d'Etat adjoint, au quotidien turc Zaman. Eh oui, il existe des cas où c’est bien pratique, la volonté des peuples…

2067544366.jpgEt l’Union Européenne s’est empressée d’en rajouter par la bouche du commissaire à l’élargissement, le centriste finlandais Olli Rehn, fervent partisan, vous l’aurez deviné, de l’adhésion de ce grand pays démocratique et européen.

Il paraît donc que la Turquie doit respecter les principes démocratiques présents dans sa Constitution et qu’en conséquence cette décision du Procureur serait en désaccord avec le processus de réforme du pays destiné à favoriser son entrée dans l’UE. Je sais, ce n’est pas très clair, mais ces gens ont l’habitude de parler de façon à ne surtout pas être compris. Ou compris de diverses façons. Au choix.

Il a donc dit : "Les principes démocratiques conformément à la Constitution devraient être également respectés par le système judiciaire". Le voile, les oulémas, tout ça, c’est en réalité parfaitement  démocratique et le Procureur n’a rien compris.

 

Olli Rehn a surtout ajouté cette phrase historique : "Dans une démocratie européenne normale, les questions politiques sont débattues au Parlement et tranchées par les urnes, pas dans les tribunaux". C’est vrai ça, des questions politiques tranchées par les tribunaux, on n’a jamais vu ça, nous. C’est un vrai scandale. Il n’y a vraiment que chez les Turcs qu’on peut voir des choses pareilles.

De quoi se mêlent-ils tous ? A priori, il s’agit d’une affaire intérieure turque, non ? En tout cas, une chose est sûre : ils ont tous bigrement envie de voir la Turquie, même - et peut-être surtout - islamiste jusqu’aux dents, intégrer le gros machin de Bruxelles. Même si pour cela doivent être convoqués le ban et l’arrière-ban des arguments les plus éculés et les plus fallacieux.