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08/09/2010

Le ministre « tient à rappeler que cette suspension n’est pas une sanction »

Nous n’en avions jamais douté. Dans l’affaire de l’enseignante suspendue pour avoir quelque peu abusé de la shoah, vous ne serez pas étonnés d’apprendre que le porte-parole du gouvernement, par ailleurs ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, avant même que le fond de l’affaire ne soit jugé, s’est empressé de désavouer les inspecteurs de l’IGEN ainsi que le recteur de l’académie de Nancy-Metz. En voilà un qui ne risque pas d’avoir de l’avancement prochainement …

 

"Luc Chatel: ‘Maladresse inacceptable’ de passages du rapport sur l'enseignante suspendue à Nancy

 

PARIS (AFP)---Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, "a trouvé particulièrement inappropriés certains passages" du pré-rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale (Igen) sur l'enseignante de Nancy suspendue "qui relèvent d'une maladresse inacceptable".   

 

Catherine Pederzoli, 58 ans, de confession juive, a été suspendue quatre mois par le recteur de l'académie de Nancy-Metz après un rapport lui reprochant notamment de privilégier le terme "Shoah" à celui plus neutre de "génocide" et d'avoir consacré trop de temps à l'organisation de visites à d'anciens camps de concentration.   

 

Le tribunal administratif de Nancy a rejeté jeudi après-midi "pour défaut d'urgence" le référé déposé par le professeur.   

Dans un communiqué publié jeudi soir par son ministère, M. Chatel souligne que la décision de suspension a été prise par le recteur de l'académie de Nancy-Metz sur la base d'un pré-rapport de l'Igen "à la suite de dysfonctionnements graves au sein de l'établissement".    

 

"En aucun cas", assure le ministre de l'Education également porte-parole du gouvernement, "cette décision n'a été prise sur le fondement de l'appartenance religieuse ou des convictions de l'enseignante".    

Le ministre "tient à rappeler que cette suspension, qui n'est pas une sanction, ne préjuge pas des suites qui seront données aux conclusions du rapport final de l'Igen" et a demandé que celui-ci lui soit remis "dans les dix jours et qu'il traite aussi de la situation de l'établissement".   

 

Pour autant, M. Chatel "a trouvé particulièrement inappropriés certains passages du pré-rapport de l'Igen, qui relèvent d'une maladresse inacceptable et qui ont pu prêter à des interprétations erronées".   

Il s'en est entretenu, ajoute le communiqué, avec le doyen de l'Igen et lui a demandé "d'être particulièrement vigilant à l'avenir, conformément à la tradition d'objectivité, de laïcité et de respect qui est celle de l'inspection générale de l'Éducation nationale".
   

Enfin, le ministre rappelle que "l'histoire de la Shoah est enseignée à tous les niveaux et à tous les élèves, à l'école, au collège et au lycée. Les déplacements sur les lieux de la Shoah, tels ceux organisés par le lycée Loritz, font partie du projet pédagogique de nombreux établissements sur l'ensemble du territoire et sont soutenus par le ministère de l'Éducation nationale et l'ensemble des acteurs de la communauté éducative".
 

On a appris par ailleurs que la requête en référé de l'enseignante a été rejetée par le tribunal administratif de Nancy, pour "défaut d'urgence", a-t-on appris jeudi de son avocate.   

"Comme elle reçoit toujours son traitement durant sa suspension, le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas d'urgence, mais le fond n'a pas été abordé par les juges : il le sera ultérieurement", a indiqué à l'AFP Me Christine Tadic, l'avocate de l'enseignante."
  

11/02/2010

BON A SAVOIR …

Trouvé sur le site de Yad Vashem :

"Le programme ICHEIC pour l’enseignement de la Shoah en Europe

Ces dernières années, nous sommes témoins d’un intérêt grandissant dans les divers pays européens pour l’enseignement et la commémoration de la Shoah. Nombre de ces pays ont instauré un jour de commémoration officiel de la Shoah et ont développé des programmes éducatifs, ce qui a accru d’autant plus les besoins de programmes précis et adaptés et la nécessité de conseils pédagogiques.

Afin de répondre à ce défi, l’Ecole Internationale pour l’enseignement de la Shoah a mis au point le programme ICHEIC d’enseignement de la Shoah en Europe, dont le but est le développement du champ d’étude de la Shoah en Europe, particulièrement dans le cadre de l’éducation formelle. Un des objectifs importants de ce programme ICHEIC consiste en la création d’un réseau d’enseignants afin d’élargir le cercle des éducateurs spécialisés dans le domaine de la Shoah à travers l’Europe qui pourra renforcer et développer les programmes éducatifs. L’existence d’une importante équipe de spécialistes éducatifs qui travaillent à l’Ecole internationale pour l’enseignement de la Shoah depuis sa création en 1993, et l’accumulation de leur expérience, permet de conduire un tel programme d’activités éducatives sur une échelle internationale aussi large.

Ce programme peut être réalisé grâce à la générosité de la Commission internationale pour les demandes d'indemnisation de l’époque de l’Holocauste (CIDIEH ou ICHEIC en langue anglaise).

ICHEIC a été établie en 1998 à la suite de négociations menées entre les compagnies d’assurances européennes et les contrôleurs d’assurances aux Etats-Unis ainsi qu’avec les représentants des communautés juives à travers le monde, les organisations de survivants et l’Etat d’Israël.

Le contenu de l’accord ICHEIC avec différentes compagnies d’assurances et la fondation allemande « Souvenir, responsabilité et avenir », prévoit que les fonds pourront être utilisés à des buts humanitaires liés à la Shoah.

Le programme ICHEIC d’enseignement de la Shoah en Europe a pour mission de préserver et de perpétuer la mémoire de la Shoah et les enseignements que l’on peut en tirer, de combattre la montée de l’antisémitisme, de sauvegarder les droits de l’homme et de prévenir le racisme et la xénophobie.

Depuis la mise en place du programme ICHEIC en 2005, l’Ecole internationale pour l’enseignement de la Shoah a organisé un nombre records de séminaires pour éducateurs et enseignants européens, y compris de Croatie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Allemagne, Autriche, Lituanie, Russie, Royaume-Uni et Italie."

Source: http://www1.yadvashem.org/education/French/ICHEIC.htm

 

« … Nous sommes témoins d’un intérêt grandissant dans les divers pays européens pour l’enseignement et la commémoration de la Shoah ». Ouiche … ce n’est pas exactement comme ça que je présenterais la chose.

 

Je dirais plutôt quelque chose dans le genre : « Nous avons considérablement augmenté la pression sur les pays européens afin que leur indécrottable sentiment de culpabilité lié à la shoah que nous avons soin de leur rappeler matin, midi et soir, les oblige à soutenir à fond Israël, quoi qu’il fasse ».

 

Oui, comme ça, ça m’a l’air nettement plus conforme à la réalité…