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10/02/2011

UN DEMOCRATE PUR ET DUR … COMME ON LES AIME EN ISRAËL

« Israël fonde tous ses espoirs sur Omar Souleiman »

 

c’est ce que nous apprend Le Figaro dans l’article ci-après :

 

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Omar Souleiman, ici avec le président israélien Shimon Peres en novembre 2010, a effectué de nombreuses visites, sans se cacher, ces dernières années à Tel-Aviv et à Jérusalem

 

« Le vice-président égyptien est bien connu des responsables israéliens.

 

Omar Souleiman a la cote en Israël. «L'homme de la stabilité»: c'est ainsi que le Yediot Aharonot, le quotidien le plus lu, qualifie le vice-président égyptien, présenté comme le candidat idéal pour succéder à Hosni Moubarak et surtout le mieux placé pour barrer la route du pouvoir aux Frères musulmans. Les médias prêtent toutes les qualités à ce tout-puissant chef des services de sécurité connu de tout l'establishment israélien. Il a effectué de nombreuses visites, sans se cacher, ces dernières années à Tel-Aviv et à Jérusalem. Le vice-président a rencontré tous les responsables au plus haut niveau du gouvernement, y compris les responsables des renseignements militaires, et Meïr Dagan, le patron du Mossad (les services secrets), pendant huit ans.

 

En Égypte, il a mis la main sur le «dossier Israël» et dispose d'un représentant personnel à l'ambassade d'Égypte à Tel-Aviv qui lui rendait directement compte sans passer par l'ambassadeur. «Tout l'intéresse: la politique intérieure israélienne, l'économie et, bien entendu, les questions de sécurité, de la lutte contre le terrorisme aux tentatives de déstabilisation de la région menées par l'Iran», souligne un diplomate israélien. Le quotidien Maariv a indiqué que le bureau de Benyamin Nétanyahou avait eu droit à un de ses premiers appels à l'étranger après sa promotion au poste de vice-président.

 

«Manipuler» les islamistes

Souleiman a également joué ces dernières années un rôle d'intermédiaire indispensable. Son intervention au début de 2009 a contribué à la fin de l'opération «plomb durci», lancée par l'armée israélienne contre les islamistes du Hamas dans la bande de Gaza, qui a coûté la vie à plus de 1400 Palestiniens en 22 jours de combats. Souleiman a aussi négocié, pour le moment en vain, la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, enlevé en 2006 et détenu par le Hamas à Gaza. Il est enfin crédité du durcissement de la répression exercée par les forces de sécurité égyptiennes contre le trafic d'armes du Hamas à travers les tunnels de contrebande reliant l'Égypte à la bande de Gaza.

Parmi les autres ennemis communs figure le Hezbollah libanais. L'an dernier, la justice égyptienne a condamné à la prison 26 membres présumés de l'organisation chiite accusés d'avoir planifié des attentats anti-israéliens en Égypte, notamment dans la péninsule du Sinaï. Autre «qualité» fort appréciée, il est présenté par les médias comme le mieux placé pour «manipuler» les Frères musulmans, qu'il considère comme «un danger pour son pays». «Il dialogue avec eux, mais il ne leur fera pas de cadeau», prévoit un diplomate israélien. Il n'a pourtant rien d'un laïc. Selon un de ses interlocuteurs en Israël, il avait coutume «d'interrompre les discussions à l'heure de la prière et n'hésitait pas à se recueillir deux fois si la rencontre se prolongeait». Et d'ajouter, sans doute pour ne pas le compromettre, qu'il s'agit avant tout «d'un patriote égyptien».

Mohammad ElBaradei, présenté comme un possible rival de Souleiman pour succéder à Moubarak, suscite bien moins d'enthousiasme. Cet ancien patron de l'Agence internationale à l'énergie atomique est soupçonné de «coupables faiblesses» envers le programme nucléaire iranien, au point qu'Israël a tenté un moment d'obtenir son limogeage. »

Voilà le personnage, « démocrate » irréprochable selon le système, qu’Israël aimerait bien voir devenir calife à la place du calife, puisqu’il faut bien se résigner à lâcher un peu de lest.

Pour compléter le portrait de ce tout puissant chef de la sécurité égyptienne, chouchou du gouvernement israélien, je vous invite à lire ce que nous en dit Dedefensa.org :

 

« Portrait de Omar Suleiman, tortionnaire-en-chef

Omar Suleiman, depuis peu vice-président égyptien, “homme de confiance” de Moubarak, semble avoir pris les choses en main. “Homme de confiance”, il ne l’est pas seulement de Moubarak, mais aussi de la CIA, des Israéliens, etc. C’est aussi un homme extrêmement compétent dans les affaires de renseignement et de lutte contre le terrorisme ; il ne rechigne pas devant la perspective de mettre “la main à la pâte”, à savoir d’interroger lui-même des présumés terroristes dont certains s’avèrent ne pas l’être, et de les interroger avec les méthodes qu’on imagine. L’élégant nouvel éventuel “homme fort” d’un régime vacillant pourrait être aussi désigné comme “le tortionnaire en chef”. Il l'est effectivement.

Un article de Lisa Hajjar, qui enseigne la sociologie à l’université de Californie, nous informe là-dessus, ou plutôt nous instruit. L’article a paru d’abord dans Jadaliyya, et a été repris sur Aljazeera.net le 7 février 2011. Quelques extraits…

«From 1993 until Saturday, Suleiman was chief of Egypt’s General Intelligence Service. He remained largely in the shadows until 2001, when he started taking over powerful dossiers in the foreign ministry; he has since become a public figure, as the WikiLeak document attests. In 2009, he was touted by the London Telegraph and Foreign Policy as the most powerful spook in the region, topping even the head of Mossad.

»In the mid-1990s, Suleiman worked closely with the Clinton administration in devising and implementing its rendition program; back then, rendition involved kidnapping suspected terrorists and transferring them to a third country for trial. In The Dark Side, Jane Mayer describes how the rendition program began:

»“Each rendition was authorised at the very top levels of both governments [the US and Egypt] ... The long-serving chief of the Egyptian central intelligence agency, Omar Suleiman, negotiated directly with top [CIA] officials. [Former US Ambassador to Egypt Edward] Walker described the Egyptian counterpart, Suleiman, as ‘very bright, very realistic’, adding that he was cognisant that there was a downside to ‘some of the negative things that the Egyptians engaged in, of torture and so on. But he was not squeamish, by the way’. (p. 113).

»“Technically, US law required the CIA to seek ‘assurances’ from Egypt that rendered suspects wouldn't face torture. But under Suleiman's reign at the EGIS, such assurances were considered close to worthless. As Michael Scheuer, a former CIA officer [head of the al-Qaeda desk], who helped set up the practise of rendition, later testified, even if such 'assurances' were written in indelible ink, ‘they weren't worth a bucket of warm spit’.”

»Under the Bush administration, in the context of “the global war on terror”, US renditions became “extraordinary”, meaning the objective of kidnapping and extra-legal transfer was no longer to bring a suspect to trial - but rather for interrogation to seek actionable intelligence. The extraordinary rendition program landed some people in CIA black sites - and others were turned over for torture-by-proxy to other regimes. Egypt figured large as a torture destination of choice, as did Suleiman as Egypt’s torturer-in-chief. At least one person extraordinarily rendered by the CIA to Egypt — Egyptian-born Australian citizen Mamdouh Habib — was reportedly tortured by Suleiman himself. […]

»In Egypt, as Habib recounts in his memoir, My Story: The Tale of a Terrorist Who Wasn’t, he was repeatedly subjected to electric shocks, immersed in water up to his nostrils and beaten. His fingers were broken and he was hung from metal hooks. At one point, his interrogator slapped him so hard that his blindfold was dislodged, revealing the identity of his tormentor: Suleiman.

»Frustrated that Habib was not providing useful information or confessing to involvement in terrorism, Suleiman ordered a guard to murder a shackled prisoner in front of Habib, which he did with a vicious karate kick. In April 2002, after five months in Egypt, Habib was rendered to American custody at Bagram prison in Afghanistan - and then transported to Guantanamo. On January 11, 2005, the day before he was scheduled to be charged, Dana Priest of the Washington Post published an exposé about Habib’s torture. The US government immediately announced that he would not be charged and would be repatriated to Australia.

»A far more infamous torture case, in which Suleiman also is directly implicated, is that of Ibn al-Sheikh al-Libi. Unlike Habib, who was innocent of any ties to terror or militancy, al-Libi was allegedly a trainer at al-Khaldan camp in Afghanistan. He was captured by the Pakistanis while fleeing across the border in November 2001. He was sent to Bagram, and questioned by the FBI. But the CIA wanted to take over, which they did, and he was transported to a black site on the USS Bataan in the Arabian Sea, then extraordinarily rendered to Egypt. Under torture there, al-Libi “confessed” knowledge about an al-Qaeda–Saddam connection, claiming that two al-Qaeda operatives had received training in Iraq for use in chemical and biological weapons. In early 2003, this was exactly the kind of information that the Bush administration was seeking to justify attacking Iraq and to persuade reluctant allies to go along. Indeed, al-Libi’s “confession” was one the central pieces of “évidence” presented at the United Nations by then-Secretary of State Colin Powell to make the case for war.

»As it turns out, that confession was a lie tortured out of him by Egyptians. Here is how former CIA chief George Tenet describes the whole al-Libi situation in his 2007 memoir, At The Center Of The Storm: […]

»“Al-Libi's story will no doubt be that he decided to fabricate in order to get better treatment and avoid harsh punishment. He clearly lied. We just don't know when. Did he lie when he first said that al-Qa'ida members received training in Iraq - or did he lie when he said they did not? In my mind, either case might still be true. Perhaps, early on, he was under pressure, assumed his interrogators already knew the story, and sang away. After time passed and it became clear that he would not be harmed, he might have changed his story to cloud the minds of his captors. Al-Qa'ida operatives are trained to do just that. A recantation would restore his stature as someone who had successfully confounded the enemy. The fact is, we don't know which story is true, and since we don't know, we can assume nothing. (pp. 353-354)”

»Al-Libi was eventually sent off, quietly, to Libya - though he reportedly made a few other stops along the way - where he was imprisoned. The use of al-Libi’s statement in the build-up to the Iraq war made him a huge American liability once it became clear that the purported al-Qaeda–Saddam connection was a tortured lie. His whereabouts were, in fact, a secret for years, until April 2009 when Human Rights Watch researchers investigating the treatment of Libyan prisoners encountered him in the courtyard of a prison. Two weeks later, on May 10, al-Libi was dead, and the Gaddafi regime claimed it was a suicide.

»According to Evan Kohlmann, who enjoys favoured status among US officials as an ‘al-Qaeda expert’, citing a classified source: ‘Al-Libi’s death coincided with the first visit by Egypt’s spymaster Omar Suleiman to Tripoli.’…»

dedefensa.org

http://www.dedefensa.org/article-portrait_de_omar_suleima...

 

http://www.juif.org/go-news-145505.php   

01/02/2011

ISRAËL A LA TROUILLE

à la perspective de voir chuter Moubarak. Ce bon vieux dictateur, tout corrompu qu’il était, n’était quand même pas trop mal disposé envers Israël et c’était bien le principal, non ? Etant à la solde des Américains, il lui était du reste difficile d’agir autrement.

S’il tombe, qui prendra sa place ? Le cauchemar iranien risque de se voir démultiplié. La solution idéale – mais elle s’éloigne de plus en plus – serait de parvenir à le maintenir à son poste. Et pour cela, Israël ne ménage pas ses efforts (vous noterez que ce serait uniquement « pour l’occident » qu’il faut le soutenir et pas pour Israël, c’est évident) :

 

55.jpg"Israël presse Washington et l'Europe de soutenir Moubarak, selon Haaretz

JERUSALEM (AFP)---Israël a fait parvenir un message secret aux Etats-Unis et à des pays européens leur demandant de soutenir la stabilité du régime du président égyptien Hosni Moubarak en butte à une vague de contestation, a indiqué lundi le quotidien Haaretz.

Dans ce message, les responsables israéliens soulignent qu'il est de "l'intérêt de l'occident" et de "l'ensemble du Moyen-Orient de maintenir la stabilité du régime en Egypte", a ajouté journal.
 
"Il faut en conséquence freiner les critiques publiques à l'encontre du président Hosni Moubarak", a souligné ce message envoyé à la fin de la semaine, selon le journal. La radio militaire, qui a repris cette information, a estimé que cette initiative constitue une critique à l'encontre des Etats-Unis et des pays européens qui ont pris leurs distances avec le régime du président Moubarak.
 
Interrogé par l'AFP, un porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahou s'est refusé à confirmer ou démentir ces informations, tandis que le porte-parole du ministère des Affaires étrangères n'a souhaité faire le moindre commentaire.  

"Nous avons toujours eu et nous continuons à éprouver du respect envers le président Moubarak, ce qui ne veut pas dire que tout ce qu'il a fait ait été juste", a pour sa part affirmé le président israélien Shimon Peres.  

"Mais il a fait une chose pour laquelle nous lui sommes reconnaissants en maintenant la paix au Moyen-Orient", a ajouté M. Peres dont les propos ont été diffusés par la radio publique.  

Haaretz, citant des responsables officiels israéliens, a également indiqué que le ministère des Affaires étrangères avait émis des directives destinées à une dizaine d'ambassades "clé" aux Etats-Unis, au Canada, en Chine en Russie et dans plusieurs pays européens.  

Ces directives demandent aux ambassadeurs de souligner auprès de leurs interlocuteurs "l'importance de la stabilité de l'Egypte" et de faire passer ce message le plus rapidement possible.  

 

Jusqu'à présent, les dirigeants israéliens ont adopté un profil bas à propos de la vague de manifestations en Egypte. M. Netanyahou a ordonné à ses ministres de s'abstenir de faire des déclarations.  

 

Lui-même s'est contenté d'affirmer dimanche qu'Israël voulait préserver la paix avec l'Egypte ainsi que "la stabilité et la sécurité régionale".  

"La paix avec l'Egypte dure depuis plus de trois décennies. Notre objectif est que cela continue", a ajouté M. Netanyahu.  

 

Le président de la commission de la Défense et des Affaires étrangères du Parlement Shaoul Mofaz a pour sa part affirmé lundi à la radio publique qu'Israël ne "devait pas s'ingérer dans les affaires intérieures égyptiennes".  

"Notre intérêt suprême est de conserver l'accord de paix ce que le président Moubarak a fait pendant les trente dernières années", a ajouté M. Mofaz, député de Kadima (centre), le principal parti d'opposition.  

"

Il faut également examiner attentivement la conduite de l'administration américaine. Les Etats-Unis ont fait comprendre que leur soutien inconditionnel à un de leurs alliés (Moubarak) se résume en fait à un soutien très partiel", a également dit M. Mofaz.  

L'Egypte est le premier pays arabe à avoir signé la paix avec Israël, conclue en 1979 lors du voyage du président Anouar El Sadat à Jérusalem. »


http://fr.ejpress.org/article/39578

« Les ambassadeurs israéliens demandent aux pays occidentaux de ménager Hosni Moubarak

Par l'intermédiaire de ses ambassadeurs, Israël a demandé à ses alliés de limiter leurs critiques envers le président égyptien Hosni Moubarak.

Selon des responsables israéliens, le ministère des Affaires étrangères a fait parvenir, samedi soir, à ses ambassades des grands pays (États-Unis, Russie, Chine et plusieurs pays européens) des directives concernant la révolte en Égypte.

Les ambassadeurs y sont invités à rappeler aux dirigeants des pays où ils sont en poste, l'importance que revêt la stabilité de l'Égypte pour les intérêts de chacun.

La plupart des pays occidentaux ont fait des déclarations appelant à une vraie démocratie en Égypte, voire même au départ de Moubarak.

D'après un responsable politique israélien, " les Américains et les Européens suivent leurs opinions publiques sans tenir compte de leurs propres intérêts ". »

http://www.israel-infos.net/Les-ambassadeurs-israeliens-d...

 

10/01/2011

LES PROMOTEURS DU COMMUNISME - HENRI CURIEL (1)

Le communisme est une idéologie dévastatrice qui a fait bien plus de victimes que le nazisme dont on nous rebat les oreilles à tout propos et hors de propos. Ses victimes se comptaient déjà par millions alors même que la révolution de 1917 ne faisait que commencer. Pourtant, en dépit de ses crimes immenses et avérés, on ne voit aucune repentance à l’horizon et même, être ou avoir été communiste se porte très bien. Et n’est frappé d’aucune infamie. Au contraire, il paraîtrait que ce serait la marque d’un réel progressisme et d’une grande ouverture d’esprit. Pensez, faire éclater le carcan des nations obsolètes et moisies pour penser et agir « internationaliste », vouloir répandre la peste rouge sur toute la planète, ça vous a une de ces gueules !

Ceux qui ont introduit le communisme dans divers pays ne doivent pas tomber dans l’oubli. Ce serait trop facile. Nous allons donc nous pencher sur un certain nombre de ces personnages et je suis sûre que nous allons en dégager quelques traits communs. Il se trouve qu’au hasard de mes lectures, je suis tombée sur Henri Curiel. Nous allons donc commencer par lui. Tout en sachant que je ne vais pas à chaque fois raconter toute leur vie, ce serait fastidieux. Juste les grandes lignes pour vous les (re)situer, ce sera suffisant.

22.jpgHenri Curiel naît en Egypte, au Caire, en septembre 1914. Il est issu d'une famille juive francophone de nationalité italienne quoique ne parlant pas la langue. Il prendra la nationalité égyptienne lors de l'abolition des capitulations, bien qu’il n’ait jamais parlé couramment l’arabe non plus. Le pays est alors sous occupation britannique.

Laissons Gilles Perrault nous raconter la suite :

« Chassés d’Espagne par l’Inquisition, passés probablement par le Portugal et l’Italie, les Curiel auraient débarqué en Egypte dans le sillage de Bonaparte. Le grand-père d’Henri était usurier. Son père, élargissant les opérations sans guère en modifier la nature, accède à la dignité de banquier. La famille habite dans l’île très chic de Zamalek une immense maison meublée moitié Louis XVI, moitié modern style. Sans être austère, le train de vie se veut à l’écart de l’ostentatoire : dix domestiques seulement. Chaque jour, table ouverte pour les amis qui passent et s’assoient sans façon. Ils sont toujours une dizaine et, sauf exception rarissime, appartiennent à la communauté juive.

Le passeport italien (ou grec, français, anglais, etc.) est de pure commodité : il permet de bénéficier du régime capitulaire et de jouir du privilège de juridiction. Ces « étrangers » dont des générations d’ancêtres reposent dans les cimetières du Caire ont des intérêts en Egypte et aucun intérêt pour elle. Leur patrie d’élection, c’est la France. (…)

Son exquise sensibilité lui vaut le surnom de « Lilas foudroyé ». Une dégaine d’épouvantail à moineaux : 50 kg pour 1,82 m. Il sombre dans un état pré-tuberculeux. Les piqûres prescrites lui sont administrées par une jeune infirmière de son milieu qui a des préoccupations sociales. Elle le convainc d’aller soigner avec elle les paysans qui travaillent sur la propriété des Curiel (100 hectares dans le delta du Nil ; la plupart des familles de fellahs vivent sur 2 ou 3 ares). Aux côtés de Rosette Aladjem, qui deviendra sa femme, Henri Curiel découvre l’insondable misère du peuple égyptien. »

 

Donc, à ce stade, découvrant la misère des fellahs, et déjà bien nourri de lectures marxistes, il entre en politique. Moi, je note qu’il a trouvé plus facile d’entrer en politique que d’offrir la propriété des Curiel dans le delta du Nil aux pauvres fellahs. Eux auraient sans doute préféré. Là, pour le coup, c’aurait été du communisme appliqué et pas seulement théorisé. Du vrai, quoi.

 

En 1943, il fonde le Mouvement égyptien de libération nationale (MELN). Mais il n’est pas tout seul à vouloir libérer les gueux. Voilà que deux autres mouvements se mettent sur les rangs. Vous allez rire : il s’agit d’Iskra d’Hillel Schwartz et de Libération du Peuple de Marcel Israël. On restait en famille, tous issus de la bourgeoisie juive dorée sur tranche, n’empêche que c’était de la concurrence. En plus de ça, par malchance, il y avait peu d’ouvriers dans le pays à cette époque. Surtout des paysans, qui ne réagissaient pas terriblement au « travail de masse »

 

Une fusion des principaux mouvements intervient quand même en mai 1947, mais elle est de courte durée.

En août 1950, Henri Curiel est fichu à la porte de l’Egypte par le roi Farouk. Commence alors une errance en Italie d’abord puis en France où il s’abouche avec le PC français.

Je vous conseille de lire la suite en lien. Sachez simplement qu’il sera loin de rester inactif. Il tentera de jouer un rôle de médiateur dans le conflit israélo-palestinien. Comme le souligne sans malice Wikipédia, « Henri Curiel possède de nombreuses relations, tant en France qu'à l'étranger. Son statut d'ancien gaulliste, de juif égyptien et son action politique lui permettent de jouer un rôle d'intermédiaire. Il permet ainsi la rencontre entre Abraham Serfaty (Maroc) et Ilan Halévy (membre du gouvernement de l'Autorité palestinienne). » Juifs tous les trois, cela devait effectivement faciliter la médiation.

Il créera par ailleurs le réseau « Solidarité » dont Gilles Perrault nous dit ceci : « De par sa formation intellectuelle et grâce à ses immenses lectures, il est dépositaire de l’expérience révolutionnaire accumulée en Europe. Il côtoie depuis des années des militants qui ont appris la clandestinité sous l’occupation nazie ou dans l’aide au FLN. Pourquoi ne pas mettre ces acquis au service des mouvements de libération nationale d’un tiers-monde dont il connaît depuis l’Egypte les difficultés à organiser la lutte ?

 

Ce sera Solidarité. Une centrale de prestation de services. Quelques dizaines de militants, pour la plupart français, venus de tous les milieux et de toutes les sensibilités (pasteurs protestants, syndicalistes, prêtres catholiques, membres du Parti communiste agissant à titre individuel, etc.), se mettent avec modestie au service d’autres militants venus du monde entier. Il ne s’agit point de jouer les guides politiques, mais plus simplement d’enseigner les techniques salvatrices. Repérage et rupture d’une filature ; impression de tracts et de brochures grâce à un matériel léger ; fabrication de faux papiers ; chiffrement et écriture invisible ; soins médicaux et premiers secours ; éventuellement, maniement d’armes et utilisation des explosifs ; cartographie et topographie... (…) Axée sur le tiers-monde, l’aide fut naturellement étendue aux réseaux antifascistes existant dans l’Espagne de Franco, le Portugal de Salazar et de Caetano, la Grèce des colonels, le Chili de Pinochet. »

 

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que toutes ces activités ne lui créèrent pas que des amis. Le 4 mai 1978, Henri Curiel était abattu devant chez lui. Ses assassins courent toujours.

 

Source: http://www.monde-diplomatique.fr/1998/04/PERRAULT/10239

24/11/2010

QUE FONT LE CRIF ET LA LICRA ?

Incroyable. Tous aux abonnés absents. Imaginez, juste un quart de seconde : tout ceci (voir articles suivants) se passe en France. Ils seraient nettement plus réactifs, vous ne croyez pas ? Mais en Israël, allez savoir pourquoi, c’est très bien et personne ne pipe mot.

Vous vous souvenez de la saga des « sans-papiers », l’été 1996 ? Les clandestins qui « s’étaient » installés – plus exactement que l’on avait installés – dans l’église St Bernard à Paris ? On avait eu l’occasion alors de voir se déployer tous les talents de la LICRA. Tandis que carrément un mur pour les arrêter, maintenant, ça ne les dérange pas plus que ça …

Je suggère fermement aux clandestins d’aller s’installer dans les synagogues d’Israël et de n’en plus bouger.

 

1) « Les clandestins menacent le pays

"Les clandestins représentent une menace existentielle pour le pays", a déclaré Eli Yishaï, lors d'une commission parlementaire sur les travailleurs étrangers. Le ministre de l'Intérieur a évoqué l'augmentation du nombre d'infiltrés en Israël. Et d'ajouter : "Certains n'aiment pas entendre ce genre de propos, mais c'est une réalité."

 

Pour Yishaï, des mesures doivent être prises pour empêcher la situation de s'aggraver. "Je me réjouis du début de la construction de la barrière, à la frontière avec l'Egypte." Il redoute toutefois le temps que pourront nécessiter les travaux. "S'il faut deux ans pour achever la barrière, 30 000 autres clandestins pénétreront en Israël."

 

"La clôture doit être construite immédiatement, et les forces militaires doivent agir comme une barrière humaine pour maintenir les éventuels infiltrés à l'écart. Des centres de détention doivent être construits à proximité des passages, et il doit être clair, pour tous les Israéliens, qu'employer un travailleur clandestin est illégal !", a expliqué Yishaï.

 

Les associations humanitaires ont également été prises à parti par le ministre. Les organisations qui prétendent aider les clandestins sont, en partie, responsables de la situation. "A Eilat, comme à Tel-Aviv, tout est en train de s'effondrer. Le problème affecte tous les domaines, politiques et économiques." »

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1289993719579&a...

 

 

2) « Frontière égyptienne : début des travaux

 

Les travaux commencent. Après plusieurs mois d'étude, Israël entreprend la construction d'une barrière le long de la frontière avec l'Egypte. Le but : endiguer le flot de migrants clandestins. Le budget débloqué est estimé à 1,3 milliard de shekels.

D'après les experts, le chantier durera un an. La barrière physique sera équipée de capteurs sensoriels sur toute la longueur de la frontière.

 

Une nécessité urgente

 

La police estime que des tonnes de marijuana et de haschich transitent clandestinement chaque année, ainsi que 1 000 prostituées et des centaines de travailleurs illégaux.

L'actuel dispositif de sécurité installé le long de la frontière de 240 kilomètres ne représente pas un obstacle particulièrement significatif. A son niveau le plus élevé, il mesure à peine plus d'un mètre de haut, et est constituée de fil barbelé tendu entre deux poteaux de métal.

 

Parmi ceux qui tirent profit de la perméabilité de la frontière : les réfugiés africains. En quête d'une vie décente en Israël, leur infiltration a commencé en 2005, à la suite d'un épisode tragique : lors d'une manifestation de Soudanais devant le bureau du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Caire, les forces anti-émeutes égyptiennes ont tiré sur la foule.

 

Empli du devoir moral qui lui incombe, étant donné le lourd passé de souffrance du peuple juif, Israël a d'abord accepté la présence de quelques centaines de demandeurs d'asile du Darfour. Mais, depuis, ce nombre s'est multiplié. 8 000 individus originaires du Soudan, du Ghana, d'Erythrée et d'autres pays africains sont entrés dans le pays par le Sinaï entre 2007 et 2008.

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1289993721271&a...

 

Si je comprends bien, le "devoir moral" en Israël, ce n'est donc pas à perpétuité comme chez nous? Ca se limite juste à accueillir "quelques centaines de demandeurs d'asile"? Et puis après, fini? Une idée à creuser, ça ...

17/11/2010

QUEL SCANDALEUX REPLI SUR SOI !

Franchement, ils ont de la chance de n’avoir ni LICRA ni CRIF dans ce pays. Qu’est-ce qu’ils auraient entendu !!! Mais là, bizarrement, silence radio. Il faut donc qu’on fasse le boulot nous-mêmes, qu’on embouche les trompettes de Jéricho et qu’on dénonce cette effrayante attitude de rejet et de refus d’ouverture à l'Haautrreeuuuhh, ces murs de la honte qui séparent les hommes :

 

 « Israël va construire un mur à la frontière égyptienne »


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Benyamin Nétanyahou a annoncé la construction d'une «clôture de sécurité» de 250 km le long de la frontière avec l'Égypte. (Crédits photo: Ron Bousso/AFP)

« L'État hébreu veut endiguer le flot d'Africains attirés par sa prospérité, en augmentation de 300% cette année. 

Israël redoute d'être submergé par une vague d'immigrants illégaux venue d'Afrique. Pour tenter d'endiguer cet afflux, Benyamin Nétanyahou a annoncé la construction d'une «clôture de sécurité» de 250 km le long de la frontière avec l'Égypte, principale voie de passage des clandestins.

Cette décision, qui devrait coûter plus de 250 millions d'euros, a déjà été reportée à plusieurs reprises pour des raisons budgétaires. Mais cette fois, le premier ministre semble décidé à agir, car le nombre d'infiltrés du Soudan, de l'Érythrée et d'autres pays africains a atteint un record: 10.858 durant les 10 premiers mois de l'année, une augmentation de 300% par rapport à 2009.

 

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«Le mouvement s'est accéléré récemment car ces Africains savent qu'une clôture risque de leur barrer bientôt le passage», explique Me Sigal Rozen, un avocat qui les défend. Pour la plupart, ces immigrants viennent chercher du travail dans ce qui leur apparaît comme un îlot de prospérité. Dans un premier temps, ils s'installent dans les quartiers déshérités de Tel-Aviv et à Eilat, station balnéaire de la mer Rouge, toute proche de la frontière égyptienne, avant de se disperser dans d'autres localités.

Cette présence «visible» commence à susciter des réactions de rejet parfois teintées de racisme. Des mouvements d'extrême droite agitent le spectre d'Israël devenant «un pays africain». «Dans quelques années, nous aurons plus de 100.000 immigrés africains et les habitants de Tel-Aviv devront déménager dans les colonies de Judée-Samarie (Cisjordanie)», s'exclame le député d'extrême droite Yaakov Katz. Les clandestins sont accusés de la montée de la délinquance, ce que démentent les statistiques.

 

«Menace démographique»

 

Ce malaise a atteint un tel niveau que des rabbins de Bnei Brak, une banlieue ultraorthodoxe de Tel-Aviv, ont lancé des anathèmes contre ceux qui louent des appartements à des illégaux. Benyamin Nétanyahou a lui-même affirmé que cet afflux «risque de mettre en danger le caractère juif et démocratique de l'État d'Israël» et constitue une «menace démographique» pour le pays. Il a tenté, en vain, de persuader des pays africains d'accepter le rapatriement de leurs ressortissants, moyennant finances. Sur place, leur vie n'a pourtant rien d'attirant. La plupart d'entre eux sont employés aux travaux les plus pénibles, sous-payés, installés de façon précaire dans des quartiers ghettoïsés. Auparavant, ils ont dû effectuer un périlleux voyage en traversant des milliers de kilomètres de régions désertiques. L'Égypte, ultime étape, est aussi la plus coûteuse (au moins 2000 euros par personne versés aux passeurs bédouins) et la plus dangereuse. Une trentaine d'illégaux ont été tués cette année par les policiers égyptiens.


En Israël, quasiment aucun d'eux n'obtient le statut de réfugié politique. Ils restent dans la précarité, à la merci des unités de la redoutée police de l'immigration. Quelques organisations de défense de droits de l'homme font valoir «qu'un pays créé par des réfugiés ne peut pas tourner le dos à d'autres réfugiés fuyant des atrocités». Ces voix restent isolées. »

Isolées. On ne peut pas en dire autant chez nous, pas vrai ?  

 Source: http://www.lefigaro.fr/international/2010/11/15/01003-20101115ARTFIG00785-israel-va-construire-un-mur-a-la-frontiere-egyptienne.php