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30/03/2007

DUR, DUR , DE RENONCER A SES ILLUSIONS…

medium_medium_rouge.jpgLes pays d’Europe de l’est, qui ont souffert dans leur chair et dans leur esprit des horreurs du communisme, veulent régler leurs comptes avec leur passé. Les initiatives pour révéler au grand jour les crimes d’un régime abhorré, les auteurs de ces crimes et les collabos du système, se multiplient malgré les obstacles, et c’est tant mieux.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la loi sur la décommunisation entrée en vigueur en Pologne le 15 mars dernier. Aux termes de cette nouvelle loi, toute personne née avant 1972 et assumant une fonction d’autorité – et cela inclut en particulier les journalistes et les universitaires - devra « se confesser ». En d’autres termes, elle sera tenue de certifier par  écrit si elle a, ou non, collaboré de quelque manière que ce soit avec la police secrète communiste qui faisait la loi avant la chute du régime, en 1989.

Environ 700 000 Polonais sont concernés par cette démarche. Toutes les déclarations seront ensuite transmises à l’Institut du souvenir national (IPN) qui vérifiera leur véracité.

Evidemment, la loi soulève une vague d’indignation, en particulier chez les journalistes, au motif qu’elle serait « contraire à la liberté de conscience », ou introduirait une « discrimination politique ». Et Bruxelles - qui s’en étonnera -  la désapprouve clairement.

Pourtant, en d’autres temps, et sous d’autres cieux, ont fait rage sans états d’âme dénazification, défascisation, épuration. Et qui oserait dire que c’est du passé dans notre pays ?

Mais le communisme, lui, continue à avoir droit à des égards pour le moins surprenants. La lecture manichéenne et idéologique de l’histoire perdure, en particulier au sein de nos molles démocraties européennes, toujours prêtes à trouver toutes les excuses possibles à certains totalitarismes. A certains, seulement. Jusqu’à quand cet aveuglement durera-t-il ? La statue du commandeur va-t-elle finir par rouler pour de bon dans la poussière ?