Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/05/2010

LE PILOTE HASSIDIQUE D’AIR FRANCE

Il se passe quand même des choses étonnantes dans ce pays : qu’on m’explique pourquoi ce pilote éprouve le besoin d’étaler ainsi ce que nul ne lui a demandé, et qui ne regarde absolument que lui. Qu’il soit juif et strictement pratiquant, tant mieux pour lui, mais franchement, on s’en fiche. Tout ce qu’on lui demande, c’est de piloter correctement son avion et d’amener tout le monde à bon port. Le reste, c’est son domaine privé, pour ne pas dire intime.

 

Quelle est l’utilité de cet exhibitionnisme ? Quelqu’un peut-il me l’expliquer ? Les mêmes viendront se plaindre ensuite d’ « antisémitisme », alors qu’ils font tout, mais vraiment tout, pour justement bien insister sur la chose.

 

Ce pauvre pilote hassidique a un peu de mal à faire respecter ses « droits religieux » à Air France. Peut-être serait-il plus à son aise sur El Al ?

 

 

 

images.jpg« Air France : un pilote juif religieux »

 

« Dans le cockpit d’un Airbus 330 d’Air France, environ une heure après le décollage, lors d’un vol entre Paris et le Sénégal, avec l’avion volant sur pilote automatique, le pilote, lui, termine d’étudier ses deux portions quotidiennes du Houmach et du Tanya. Il prend ensuite son micro : « bonjour ! C’est votre capitaine qui vous parle. J’espère que vous appréciez le vol… »

 

David Price, 47 ans, a la particularité d’être le seul pilote Chabad au monde.

 

Natif de Paris, l’initiation de Price au monde de l’aviation a commencé alors qu’il était enfant. Tard, un soir, le père de David, alors âgé de six ans, l’a réveillé pour qu’il regarde le premier atterrissage habité sur la lune. Pendant des années, le garçon a rêvé d’être astronaute.

 

L’initiation de Price au monde du judaïsme traditionnel est venue plus tard. Il avait onze ans lorsqu’il rentra pour la première fois dans une synagogue. C’était lors de la guerre du Kippour. Les informations effrayantes ont inspiré des juifs du monde entier, comme la mère de Price, à montrer leur solidarité avec les juifs d’Israël. Assez rapidement, la mère du garçon (ses parents avaient divorcé quelques années plus tôt) commença à devenir pratiquante et décida de donner à son fils une éducation juive, ce qu’elle fit avec l’aide de Chabad à Paris.

 

Price a visité le Rabbi de Loubavitch à deux reprises alors qu’il était adolescent, la première fois avec sa mère, la seconde avec un groupe d’adolescents en visite chez le Rabbi. Les visites ont été des expériences mémorables et ont fait une profonde impression sur le jeune Price.

 

Apres avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, David s’inscrit dans l’école de pilote de Toulouse. Cinq ans plus tard il devient copilote, et dix ans plus tard, avec deux milles heures de vol à son actif, il obtient ses ailes de pilote.

 

Ces dix dernières années, Price a été un pilote transatlantique, volant de longues routes, qui lui laissent, selon ses propres mots, « tout le temps de s’émerveiller de la création d’Hashem ».

 

Père de trois enfants, Price prend souvent sa femme et ses filles en voyage aux Etats-Unis, et sa famille aime le voir assis aux commandes.

 

Il n’est pas toujours facile d’être un pilote observant dit Price, qui admet devoir constamment lutter pour ses droits religieux. La loi française donne aux pilotes plusieurs jours de repos et Price les utilise tous pour les Shabat et les fêtes juives. Malgré cela, il fait toujours attention de vérifier et d’être certain qu’il ne s’est pas vu assigner par erreur un vol pendant Shabat. Il prend également soin d’éviter des vols qui doivent décoller avant 10h du matin, lui laissant le temps de faire sa prière du matin au sol.

 

Ce n’est pas un choix de carrière pratique ou idéal pour un juif observant, reconnaît-il. Mais passer la majorité de son temps dans le ciel lui laisse tout le loisir de réfléchir aux questions spirituelles ou existentielles.

 

Interviewé durant la pire interruption de vols qui a récemment paralysé le ciel européen à cause des cendres volcaniques, le pilote hassidique a déclaré que cette situation lui a servi de rappel utile : « une éruption de cette ampleur n’est plus apparue depuis de longues décennies. Je ne doute pas qu’il s’agisse d’un signe d’Hashem, pour nous rappeler de ne pas prendre comme un fait acquis que le ciel nous est ouvert. »

 

« En outre, une chose étonnante qui est arrivée suite à l’éruption, » dit le pilote, incapable de résister à cette pensée, « des milliers de juifs n’ont pas volé Shabat… »

 

 

Source : http://www.juif.org/go-news-127662.php