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14/09/2007

JUSQU’OU VA SE NICHER LA SERVILITE A L’EGARD DU SYSTEME?

Dans notre beau pays antiraciste, quelque chose peut-il encore nous surprendre ? Dans la série « prosternons-nous, battons-nous la coulpe, le système nous en saura gré », voici un épisode plutôt corsé survenu en Alsace.

Une enseignante en « droit pénal spécial », maître de conférences à l’université Robert Schuman de Strasbourg, s’est tout simplement crue autorisée à surnoter carrément de 10 points, lors de l’examen final, ceux de ses étudiants qui s’étaient portés volontaires pour participer à un travail sur… le "négationnisme" qu’elle avait initié depuis 2004. Une prime à la soumission la plus plate à la pensée unique, en quelque sorte.

Le travail en question consistait, pour ces étudiants-militants, à aller, avec la bénédiction de la Région – pilotée par Adrien Zeller, ancien membre de l’UDF, détail qui a son importance, on le verra – dans les lycées alsaciens afin d’y prêcher la bonne parole antiraciste, pour ne pas dire afin de bourrer le crâne aux lycéens. Déjà à ce stade, je trouve cette démarche plutôt étonnante. On pourrait imaginer trouver plus qualifiés que des étudiants en droit pénal, même « spécial » pour traiter du sujet, mais surtout, n’existe-t-il vraiment pas d’autres lacunes, infiniment plus préoccupantes et plus urgentes, à combler dans les lycées ? Plus de 1000 élèves auraient ainsi été « touchés », les veinards.

En décembre 2004, l’enseignante en question, Chantal Cutajar, s’était rendue en grande tenue – toge universitaire – au camp alsacien du Struthof pour y faire un cours devant des centaines de lycéens et d’étudiants et en présence d’une rescapée de Ravensbrück. Elle crée ensuite un module de formation d’une durée de 48 heures à l’intention de ses étudiants de maîtrise volontaires pour cette action, afin qu’ils puissent « transmettre au mieux leurs connaissances ».

Estimant que toute peine mérite salaire, surtout s’agissant de supplétifs aussi zélés, elle ajoutait donc systématiquement 10 points à la note de l’examen de droit pénal spécial des seuls volontaires es-"négationnisme" (34 cette année). Pour faciliter les choses, l’anonymat des copies n’était  pas requis lors de cet examen.

Apparemment, ce manège n’a pas fait de vagues jusqu’à cette année, où le nouveau doyen de la faculté de droit s’est quand même étonné de cette pratique discriminatoire et de cette « prime » ainsi accordée au seul volontariat et non à la qualité du travail. Il réclame une sanction et la saisine du conseil de discipline.

Deux « détails » pour finir :

-         aucun étudiant, parmi ceux lésés par cette pratique pour le moins curieuse, n’a cru bon de déposer une réclamation, ce dont le nouveau doyen s’étonne également. Un peuple de lobotomisés, on vous dit !

-         Mme Cutajar, qui s’intéresse vivement à la politique, brigue une tête de liste aux prochaines municipales de Strasbourg. Celle de l’UDF-Modem, justement.

Source: Dernières Nouvelles d'Alsace

DERNIERE MINUTE - VENDREDI 14 SEPTEMBRE 12h

Soyez rassurés: il n'y aura pas sanction à l'égard de Chantal Cutajar, car les DNA de ce jour nous informent que Florence Benoît-Rohmer, présidente de l'université Robert-Schuman, a estimé du haut de sa grande sagesse que: « L'université doit encourager l'innovation pédagogique, il n'y a donc pas lieu de laisser ouvert ce dossier ».

C'était de l'innovation pédagogique, et on n'avait rien compris! Qu'on est bêtes, quand même!