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27/02/2012

LES PROGRESSISTES

Ah ça, il ne faut pas manquer du culot le plus extravagant pour la ramener encore et toujours et par-dessus le marché, s’intituler « progressistes » ! Alors que ces « progressistes » n’ont jamais fait la moindre repentance pour leurs crimes énormes et avérés. Repentance que le système, si sourcilleux par ailleurs, s’est du reste bien gardé de leur demander. Et pour cause.

 

GE-1-7-22-photo.jpg

 

Je reçois le courrier suivant dans ma messagerie, provenant d’un « pôle de renaissance communiste en France ». A quel titre ai-je reçu cela ? Mystère. Je dois être progressiste sans le savoir.

 

« Cher(e) destinataire,

 Cet envoi est adressé à une liste de diffusion large qu'initiative communiste en France utilise depuis peu.

Si votre adresse ne se trouvait pas dans nos fichiers antérieurs, vous figurez dans celui-ci parce que vous êtes intervenu(e) sur un site électronique sur des bases progressistes, ou que vous avez signé une pétition progressiste, ou encore parce que votre adresse comprend le sigle d’une organisation progressiste.

Si, contrairement à ce que nous espérions, nos courriers ne vous intéressent pas, il vous suffit d’activer le lien de désinscription contenu dans cet envoi.

Dans le cas contraire, nous vous souhaitons bonne lecture. N’hésitez pas à réagir pour nous faire part de vos réflexions et échanger avec nous !

 Vous trouverez aujourd'hui le Cl.i.c Rouge, le supplément électronique à Initiative communiste, que vous pouvez consulter soit en pièce jointe, soit en ligne en cliquantICI

Vous pouvez aussi retrouver le P. R. C. F sur son site. » 

 

30/05/2011

NETTOYONS LES ECURIES D’AUGIAS - 6

Merci à mon correspondant d’hier d’avoir attiré mon attention sur Stefan Michnik, autre intéressant personnage qui coule toujours des jours présumés tranquilles en Suède. Il mérite sa place dans notre série. Hélas, rien en français sur lui, mais ce n’est pas grave. L’ennui, c’est qu’il n’y a pas énormément d’éléments en anglais non plus. Internet est beaucoup plus bavard en polonais, mais là, je suis larguée …

 

Donc, contentons-nous des quelques infos de Wikipédia anglais que nous compléterons le cas échéant en fonction des éventuelles compétences linguistiques des lecteurs de ce blog.

 

 

Stefan Michnik

 

stefan_Michnik_Szechter.jpgIl naît en septembre 1929 dans une famille juive d’Ukraine. Son père, Ozjasz Szechter, fut le premier secrétaire du parti communiste d’Ukraine occidentale et sa mère, née Michnik, était historienne et communiste elle aussi.

 

La carrière de Michnik se déploiera à la fois dans les services de renseignements militaires de la Pologne communiste et dans la « justice » du pays puisque nous allons le retrouver juge pour le compte de Staline dans les années d’après-guerre, apparemment à partir de 1951. A cette date, il n’avait pourtant que 22 ans ? Curieux. Il s’illustrera dans l’arrestation, l’internement et l’exécution de bon nombre de résistants polonais qui avaient lutté contre Hitler. Parmi ces combattants : Jerzy Lewandowski, Zefiryn Machalla, Maksymilian Chojecki.

 

Pour donner une idée de la façon dont le juge Michnik rendait la « justice » : après la guerre, Machalla eut la mauvaise idée de retourner en Pologne désormais sous la férule stalinienne. Il y fut illico condamné à mort pour « espionnage ». Il n’eut même pas droit à un défenseur et fut exécuté en janvier 1952.

 

Arrive la crise politique de mars 1968 en Pologne, dans un contexte d’opposition grandissante au régime communiste et de rupture des liens URSS/Israël suite à la guerre des Six Jours. Pas mal de juifs avaient intérêt à se faire oublier et à faire oublier leurs récents exploits au service du régime. Stefan Michnik est du lot, qui quitte la Pologne en clamant être victime de l’antisémitisme ambiant dans le pays ! Assez jolie houtspah, non ?

Son premier choix, ce sont les USA, mais sa demande de visa est rejetée en 1968. Il se rabat donc sur la Suède où il entame bien tranquillement sa seconde vie : bibliothécaire dans une petite ville voisine d’Uppsala. Il y vit toujours, à présent retraité, naturellement.

 

Près de quarante ans après son départ, soit en 2007, voilà que l’Institut National Polonais du Souvenir se réveille et se demande si une extradition de ce discret personnage ne serait pas utile. Il leur faudra encore trois ans pour délibérer et ce n’est qu’en février 2010 que la cour de Varsovie réclame officiellement l’extradition de Michnik, procédure appuyée en octobre 2010 par un mandat d’arrêt européen.

 

Mais là, vous allez admirer la célérité de la justice en certaines circonstances : dès le mois suivant, soit le 18 novembre 2010, la Suède refuse d’extrader Michnik vers la Pologne pour y répondre de ses agissements passés. Passés mais non oubliés. Motif invoqué : actes désormais prescrits. Raison de plus pour ne pas les passer, nous, sous silence.