Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/03/2010

CA TOMBE BIEN, CA MANQUAIT JUSTEMENT

 

Si vous n’êtes pas de cet avis, c’est que vous êtes de fichus racistes (et peut-être même pire, qui sait ?) Tous les bons citoyens, eux, seront d’accord : il manquait clairement à ce pays « Une tour de contrôle contre le racisme ». Pas de panique, cette lacune  aussi criante que manifeste, va être comblée. Comme nous, et comme les contribuables qui seront heureux et honorés de verser leur obole pour une cause aussi sacrée. Comblés eux aussi.

 

D’ailleurs, ils auraient tort de se plaindre. D’une part, on ne leur demandera pas leur avis, d’autre part, cette tour de contrôle fera « le lien entre la réalité sociale et la dimension politique ». Alors, hein ! Et en plus, songez à tous ces nouveaux petits veinards que le racisme va faire (bien) vivre. Vous n’auriez pas le cœur de leur refuser ça ?

 

En tout cas, une chose est sûre: il a été bien conseillé, Patrick Lozès. Il a eu raison de choisir Michel Wieviorka, qui lui a sûrement passé quelques bons tuyaux sur les méthodes si efficaces du CRIF. Toujours utiles à connaître et à essayer d'imiter.

 

 

89.jpgPatrick Lozès, président du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France) publie dans Le Nouvel Obs l’article suivant :

 

« Une tour de contrôle contre le racisme

 

« Le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, Brice Hortefeux, et le ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, m’avaient confié en octobre dernier une mission conjointe de réflexion sur la lutte contre le racisme et le communautarisme en France. J’avais demandé au sociologue Michel Wieviorka de m’accompagner dans cette mission, ce qu’il avait accepté à ma grande joie.

 

Nous avons réuni une commission qui a auditionné plusieurs dizaines de personnalités. Ces auditions et les réunions de la commission ont permis de dégager 50 propositions que nous avons Michel Wieviorka et moi remis aux ministres hier mardi 9 mars.

 

Dans notre rapport, nous proposons de créer un Observatoire national du racisme, véritable tour de contrôle contre le racisme en France.

 

En effet, au cours des vingt dernières années, plusieurs observatoires ont été créés : un Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes ; un Observatoire de l’homophobie ;  un Observatoire de l’antisémitisme ; un Observatoire national sur la formation, la recherche et l’innovation sur le handicap. Mais il n’existe pas d’observatoire du racisme en France.

 

Notre rapport propose donc de combler cette lacune, afin de lutter efficacement contre le racisme, sous toutes ses formes, et quelles que soient les populations, ou groupes de populations, concernées. L’observatoire permet de donner une vue d’ensemble de tous les phénomènes sociaux liés au racisme, sans aucune lacune : la discrimination, bien sûr, mais aussi l’agression et la stigmatisation. Il constitue un instrument indispensable pour les politiques publiques en matière de lutte contre le racisme.

 

L’Observatoire national du racisme repose sur trois niveaux :

 

- Des études réalisées et/ou commandées par l’Observatoire sur le racisme en France et son évolution.

- Un rapport annuel qui porte sur le racisme et sur le traitement du racisme : à l’école, au travail, dans la rue, dans les transports en commun, dans les rapports avec l’administration, ou encore dans les médias. Ce rapport permet de connaître la répartition par âge, sexe, régions, pays d’origine ou CSP, des victimes, et d’analyser ces données d’une manière quantitative et qualitative.

- Des recommandations qui sont communiquées au public en annexe du rapport annuel, lors d’une conférence de presse annuelle, et qui sont adressées aux principaux responsables politiques, tant au niveau local qu’au niveau national, ainsi qu’aux entreprises et aux associations, ou tout autre organisme pouvant en tirer un bénéfice quelconque.

Nous proposons que l’Observatoire national du racisme soit rattaché au Comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

L’Observatoire national du racisme complète les dispositifs existants, sans se substituer à eux, ni empiéter sur leurs prérogatives. Il coopère avec ses partenaires, comme la HALDE.

 

L’Observatoire fait le lien entre la réalité sociale et la dimension politique. L’un des axes de L’Observatoire national du racisme concerne la question préoccupante du racisme sur internet. Nous proposons, enfin, que des représentants des entreprises soient associés aux travaux de L’Observatoire national du racisme, afin d’instaurer un lieu d’échange entre le secteur privé et les pouvoirs publics sur le thème de la lutte contre le racisme, et de mesurer les progrès réalisés. »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19313&artyd=10

08/11/2008

LE CRIF, C’EST BIEN. LE CRIF ET LE CRAN, C’EST MIEUX

c'if.jpgJe crois vous avoir déjà parlé du CRIF, le Conseil représentatif des institutions juives de France. Largement méconnu du grand public, qui de toute façon ignore à peu près tout ce qu’il vaut mieux pour lui continuer d’ignorer, il jouit cependant, paraît-il, d’un assez beau pouvoir. Car comment expliquer autrement que tout le gratin politique – et même le président de la république – se précipite à son dîner annuel pour y recevoir avec humilité  bons points et avertissements ? Ces derniers temps, plutôt des bons points, j’ai remarqué.

 

Bref, un si bel exemple méritait d’être imité. Donc, en 2005, s’est créé le CRAN, le Conseil représentatif des associations noires de France. Eux aussi, il n’y a pas de raison, tentent de se lancer dans le dîner annuel. Avec un peu moins de succès pour l’instant, mais ça viendra.

 

Ca viendra car CRIF et CRAN, qui oeuvrent la main dans la main, sont très optimistes. Ils sont totalement tournés vers l’avenir, du moins c’est ce qu’ils disent, et ils ont parfaitement raison. Car les choses ont l’air de bien aller pour eux pour le moment.

 

images.jpgComme l’union fait la force, ils se rencontrent régulièrement pour faire le point de leurs activités et ils l’ont fait tout récemment encore, le 31 octobre, date à laquelle, au niveau de leurs présidents respectifs Richard Prasquier et Patrick Lozes, ils ont discuté des sujets suivants : les élections américaines, la lutte contre le racisme, la célébration du 60e anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme, et le rôle de René Cassin et de Martin Luther King. Tous sujets éminemment actuels et urgents pour le pays, vous en conviendrez.

 

Le CRAN « se positionne dans le combat contre les discriminations ethno-raciales et pour le devoir de mémoire ».

Ethno-raciales ? Rassurez-moi. Ils ne veulent tout de même pas sous-entendre par là qu’il existerait des … ? Je ne sais plus où j’en suis, moi maintenant, c’est malin. Alors, les …, ça existe, oui ou non ? Peut-être que ça dépend entièrement de qui en parle. Ouais, c’est sûrement ça.