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10/01/2007

POLYGAMIE, SOUPE AU COCHON ET CONSEIL D'ETAT

On me pardonnera de revenir une fois encore à l’arrêté du Conseil d’Etat interdisant la soupe au cochon – pris en un temps record – car cette décision me plonge décidément dans un abîme de perplexité. Voyons…voyons… N’est-ce pas également le Conseil d’Etat qui, en son temps, avait donné une base légale à la polygamie en France ? Le problème, c’est qu’on a la mémoire courte dans ce pays. Du moins pour certains faits. Raison de plus pour rappeler quelques souvenirs.

 

Nous sommes en 1980. La pression des antiracistes, alliés à la gauche pour promouvoir une immigration  massive, est déjà très forte. Bien logiquement, les étrangers affluent et comme nous sommes à la grande époque du droit à la différence – alors défendue bec et ongles par la LICRA -  la France est priée, sous peine d’être accusée de racisme, de se plier aux « cultures » étrangères.

 

Il y a cependant des résistances. Ainsi le préfet de l’Essonne, se fondant sur l’ordre public français, refuse de régulariser la situation de la seconde épouse d’un Béninois dénommé Montcho, et ordonne son expulsion. C’est cette décision qui sera annulée par un arrêt d’assemblée du Conseil d’Etat, pris le 11 juillet 1980, le fameux arrêt Montcho. Cette décision, qui fut déplorée par bon nombre d’associations de femmes immigrées, légalisa le droit au regroupement familial d’étrangers en cas de polygamie. La bonne nouvelle, à savoir que la France reconnaissait la polygamie sur son territoire, se répandit très vite. Dès lors, les tribunaux n’avaient plus qu’à emboîter le pas, puisque l’exemple venait de si haut.

 

Depuis, la polygamie est toujours très présente en France avec son cortège d’abus, notamment en matière de prestations sociales, mais chut, c’est un sujet tabou.

En tout cas : autorisation de la polygamie, interdiction de la soupe au cochon… nous  restons dans le même registre bien connu.

 

Anne Kling

http://france-licratisee.hautetfort.com

06/01/2007

LE CONSEIL D'ETAT NE VEUT PAS DE LA SOUPE AU COCHON

On a pu admirer l’extrême célérité avec laquelle le Conseil d’Etat vient de faire droit aux requêtes formulées tant par le Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, que par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, accessoirement membre du comité d’honneur de la LICRA. La plus haute juridiction administrative du pays a en effet prestement annulé la décision du Tribunal administratif de Paris d’autoriser la soupe au cochon proposée aux SDF par l’association Solidarité des Français.
Mais, au fait, c’est quoi, au juste, le Conseil d’Etat ? Qui le dirige ? S’il est officiellement présidé par le 1er Ministre, suppléé par le Garde des Sceaux, dans la pratique, c’est le vice-président qui est à sa tête. Depuis le 3 octobre 2006, il s’agit de Jean-Marc Sauvé, nommé à ce poste par le Président de la République.
Second personnage du Conseil d’Etat : Patrick Frydman, Secrétaire Général depuis 2001.
Tous deux, comme pratiquement l’intégralité de cette institution, sont issus de l’énarchie et ont fait l’essentiel de leur carrière dans les préfectures et/ou les ministères.
Ce qui n’empêche pas le Conseil d’Etat de se prétendre parfaitement indépendant… Si, si.

Avant sa toute fraîche nomination par Jacques Chirac, Jean-Marc Sauvé était, de 1995 à 2006, secrétaire général du gouvernement. Une fonction plutôt mal connue des Français. Mais qui ne manque pas d’intérêt. Savent-ils par exemple, ces braves Français, que pour la seule année 2006, le secrétaire général du gouvernement a ainsi distribué, sous la rubrique « crédits d’intervention », pour 11,3 millions d’euros de subventions à diverses fondations politiques et associations oeuvrant pour les droits de l’homme et le développement de la citoyenneté ?
Parmi les heureux bénéficiaires de ces largesses républicaines, pour 2006, on peut citer :
L’Union des Etudiants juifs de France : 200 000 euros
La Ligue des Droits de l’Homme : 100 000 euros
La LICRA : 90 000 euros, plus une petite rallonge pour la LICRA Touraine : 3 000 euros
Le MRAP : 30 000 euros
SOS Racisme : 30 000 euros

Rien pour Solidarité des Français ? Eh non. C’est qu’ils ne font pas partie de la France d’en haut, eux. De la France des énarques, des bien nourris et des bien logés, de ceux qui ont droit aux fromages de la République.
La France d’en bas, celle qui n’aura bientôt même plus le droit de manger de la soupe au cochon, va-t-elle continuer à avaler tout cela longtemps ?

Anne Kling
http://france-licratisee.hautetfort.com