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20/03/2012

TREVE D’HYPOCRISIE

Tous les jours, il se passe des horreurs sur la planète et certaines si habituelles qu’on ne s’y arrête même plus : les gosses qui crèvent de faim, ou qui triment, ou qui sont traités comme des choses sans valeur, qu’on peut écrabouiller comme on veut, c’est d’un banal à pleurer. Le grand Peter Ustinov disait, à l’époque où il défendait la cause des enfants à l’Unesco et à l’Unicef : « On pourrait lutter contre toutes les maladies qui frappent les enfants en leur consacrant le prix de quelques-uns de ces avions qu’on est allé enfouir dans les sables de la guerre du Golfe. Et c’est une constatation obscène ».

 

Cette constatation obscène, elle est plus que jamais d’actualité.

 

Ca n’enlève rien à la cruauté de ce qui s’est passé hier à Toulouse. Mais enfin, il était fatal que le communautarisme qui s’est bel et bien installé dans le pays, avec le climat détestable qui l’accompagne et que tout un chacun peut constater, finisse par monter à la tête de certains individus et par exploser d’une façon ou d’une autre. Ca s’est passé ailleurs et ça se reproduira.

 

Certains, qui crient comme de juste à l’ « antisémitisme » feraient bien de se souvenir : qui a fait la courte échelle aux populations musulmanes à présent installées dans le pays ? Qui se vantait d’avoir imposé les législations destinées à empêcher toute contestation ? Qui hurlait à la mort et au « racisme » quand l’ « extrême-droite » pointait les dangers de cette immigration massive ?

 

Des dangers qui étaient prévisibles à l’œil nu. Eh bien voilà, le scénario catastrophe commence à se dérouler : en vedette, deux communautés qui se détestent, quoi qu’en disent leurs représentants. Les risques sont grands pour l’avenir. Que feront les Français ? Il y a gros à parier qu’ils ne bougeront pas le petit doigt. Ils en ont marre, les Français, de tous ces micmacs. Ils voudraient qu’on leur foute la paix et qu’on cesse – au moins un jour par an – de leur parler d’antisémitisme, de racisme, d’islamisme, de shoah.

 

Il est lamentable en tout cas que ce soient des gosses qui trinquent pour la stupidité et l’idéologie des adultes.

 

Un correspondant a adressé à un certain nombre d’officines communautaires et médias sa réaction, que vous trouverez ci-après. Je pense qu’elle reflète ce que beaucoup de Français pensent tout bas. C’est signé un goy de souche complètement saturé :

 

« ET SI...


Et si le mystérieux assassin en scooter avait pris pour 3ème cible une école catholique...?


Le crime aurait-il été immédiatement et aveuglément qualifié de "raciste et antichrétien" ? Notamment par le gros-condidat Hollande. Aurait-on parlé du deuil de toute une "communauté"? Le chef de l'Etat se serait-il déplacé, flanqué de l'Archevêque de Paris et du nonce Apostolique, pour une grande séance de lamentation vidéo-collective? Nous aurait-on infligé des J.T. intégralement consacrés à "l'indicible", dans lesquels le mot "catholique" serait revenu plusieurs fois par minute?

 

Aurait-on imposé une minute de silence à tout le pays? Les dix faux jetons qui ont obtenu leurs 500 signatures auraient-ils ostensiblement "suspendu" leur campagne? Il est permis d'en douter... En a-t-on fait autant, en 2005, pour Jean-Claude Irvoas, un Français massacré sous les yeux de sa famille par des membres d'autres tribus d'occupation? »

 

22/11/2010

POURQUOI LA TSEDAKA ET PAS LA SOUPE AU COCHON ?

On parlait il y a quelques jours de la soupe au cochon considérée comme une affreuse discrimination à l’égard de ceux qui ne mangent pas de cochon. Une insulte à certaines communautés. Bon, d’accord, mais alors dans ce cas, moi je trouve que l’appel pour la tsedaka est carrément discriminatoire aussi. Pour ne pas dire plus.

 

Seuls en bénéficieront, le plus officiellement du monde, les juifs pauvres. Qui ont donc la possibilité de se tourner vers les services communautaires (en plus bien sûr des services sociaux prodigués par le pays « qui a commis l’irréparable entre 1940 et 1944 »). C’est parfaitement discriminatoire à l'égard des autres pauvres qui ne sont pas juifs. Ils n’ont droit à rien, eux ?

 

 

Tsedaka1gg.jpg

« Appel National pour la Tsedaka

Du 15 novembre au 15 décembre 2010, Appel National pour la Tsedaka. Tous mobilisés contre la misère !

En France, pour les Juifs les plus démunis, des difficultés insurmontables. Les études permettent d’évaluer à 20 000 personnes, parmi les Juifs de France, celles qui sont contraintes de recourir en 2010 à une association caritative ou à un service social communautaire. Le plus inquiétant est qu’entre 1/4 et 1/3 d’entre eux, hommes, femmes, enfants, sont confrontés, au quotidien, à des difficultés extrêmes pour se nourrir, se soigner, se loger. Y répondre est vital.

 

Votre don 2010 à l’Appel national pour la tsédaka sera utilisé pour agir, en priorité, par une action sociale de terrain, sur les problématiques suivantes :

 

- Se surendetter pour manger

On enregistre une demande croissante des familles nombreuses en situation de précarité sollicitant les structures caritatives en matière de restauration sociale. A titre d’exemple à Strasbourg, l’ASJ, l’action sociale juive, a du augmenter de 12 % son budget alimentaire, essentiellement en raison d’une demande de nourriture pour les enfants. A Paris, les associations Choulhan Lev, Mazone et Ohr Shimshon Raphaël en font le constat sévère. L’association Maavar a vu augmenter de 50 % son budget de restauration sociale. Les familles monoparentales constituent la deuxième catégorie la plus touchée. Près de 30 % des enfants bénéficiant d’une bourse cantine Latalmid, versée par le Fonds Social Juif Unifié, sont issus de famille monoparentale. A Nice, au Casin, les familles monoparentales en grande difficulté faisant appel à un soutien pour se nourrir représentent, en 2010, 15,30 % des appels à l’aide, toutes situations confondues. Il en est de même dans toutes les régions de France.

 

- Pas assez pour se soigner

De plus en plus de personnes sont juste au-dessus des minimas sociaux. Elles n’ont pas de complémentaires santé et ne bénéficient pas non plus de la CMU. Se faire soigner devient trop coûteux. Sont particulièrement touchées les personnes âgées. A titre indicatif, les besoins identifiés par le Réseau Ezra, un réseau de proximité déployé par le Fonds Social Juif Unifié, se répartissent comme suit : 44 % en dentaire, 29 % en ophtalmologie, 10 % en orthodontie, 8 % en auditif, 8 % de besoins autres.

 

- Affronter seul ses angoisses

On constate, en 2010, que 27 % des demandeurs d’aide vivent seuls, avec des problèmes graves de santé, d’endettement, de budget précaire et de logement. Concernant les personnes isolées de manière plus large, il ressort des rapports d’activité des CASI, comité d’action sociale israélite, à Marseille, Nice, Lyon et Toulouse, que l’isolement, souvent lié à la perte d’emploi, s’ajoute dramatiquement aux problèmes de santé, d’endettement et de logement.

 

Votre don à l’Appel national pour la tsédaka apporte au Fonds Social Juif Unifié et aux associations sociales partenaires les moyens d’aider efficacement sur le terrain, les plus fragiles et les exclus. »

 

Source :http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

20/02/2010

Dring, dring…

55.jpgCe qui suit n’est pas une blague juive. C’est un dialogue imaginé au Crif (encore lui ! mais que voulez-vous, il est très actif) pour en rajouter une louche, façon « décontractée » et quotidienne, sur la dangerosité et la perversité intrinsèques d’Internet. Point de départ : les infortunes de la vertu, illustrées par BHL.

 

Deux copains discutent au téléphone :  Moshé et Jean-Louis. Un bon et un inconscient.

 

- Oui, allo ?

- Salut Moshé.

- Qui est à l’appareil ?

- C’est Jean-Louis !

- Ah, bonjour. Tu vas bien ?

- Tu sais quoi ? J’ai pensé à toi hier…

- Ah bon ?

- Tu n’as pas lu les indiscrets de l’Express de cette semaine ?

- Non, je ne lis pas forcément cet hebdo.

- Eh bien, figure toi que Bernard-Henri Lévy s’est fait lapider la semaine dernière sur le site Internet de Libération…

- Ah bon ? Pourquoi ?

- Ben, tu n’es pas au courant ? BHL s’est fait piéger dans son dernier livre, De la guerre en philosophie (Grasset) en citant les écrits d’un philosophe qui n’a jamais existé. Je suis mort de rire, en pensant à cela. C’est drôle, quel con ce mec !

- Oui, j’ai entendu cela. Mais quel rapport avec Libé ?

- Eh bien, BHL a été la cible d’attaques en règle sur Internet. Libé, par exemple, n’a pas été en mesure de contenir le flot de propos injurieux et parfois antisémites déversés sur son site, dixit l’Express. Le quotidien a donc été contraint de fermer la session qui lui était consacrée.

- Mais, c’est affreux cela !

- Pourquoi affreux ? C’est le jeu ! Tu as l’air d’être étonné ?

- De quel jeu parles-tu ?

- Internet est une caisse de résonnance, tu devrais le savoir…

- Ce que je comprends, c’est que BHL est raillé, attaqué… Soit. Mais, comment peut-on justifier des attaques antisémites ?

- Ben, c’est Internet, justement !

- Et alors ?

- Ecoute Moshé, je comprends que tu sois gêné. C’est sûr, des attaques antisémites, ce n’est pas cool. Mais, BHL n’est pas un saint, enfin ! Ce mec est un néoconservateur, tu le sais bien, non ?

- Non, je ne le sais pas ! Ce que je sais moi, c’est qu’il a soutenu la campagne de Ségolène Royal et qu’il dit être de gauche.

- Oui, et alors ? Il dénonce souvent les musulmans !

- Je n’ai pas entendu qu’il dénonce les musulmans. N’importe quoi ! Il dénonce plutôt l’islamisme, nuance.

- Admettons, mais il est considéré comme un pro-israélien. Je sais que toi, Moshé, cela ne te gêne pas. Mais, quand même !

- Ecoute Jean-Louis, il exprime un point de vue, ce qui ne veut pas pour autant dire qu’il soutiendrait tous les choix politiques israéliens. Et quand bien même, cela mérite-t-il qu’il soit victime d’attaques antisémites ?

- Ben écoute, tu sais avec les opinions qu’il défend et le nom qu’il porte ! Il ne faut pas s’étonner, quand même, que les gens se lâchent !

- Tu vois, moi, ce dont je m’étonne, c’est que peu à peu les langues se délient. Il devient très kitch de se souvenir justement qu’il s’appelle Lévy. Et, par conséquent de le lapider parce qu’il s’appelle aussi Lévy !

- Oh, écoute. Ca va. Je ne t’ai pas appelé pour que tu joues les victimes !

- Je ne joue pas les victimes. Je m’effraie simplement de ce qui se passe sur l’Internet.

- Mais, c’est l’Internet justement !

- Non, ce sont des gens qui sont derrière. Ces gens existent bel et bien. Ce ne sont pas des machines qui composent les messages et alimentent les forums. Et, sous le couvert de l’anonymat, en se cachant et en utilisant des pseudos, ils répandent leur venin. Ces gens sont ignobles, de vraies CRAPULES ! Pis, des lâches.

- Ah écoute, tu m’as déjà fait le coup. Quand on commence à parler des Juifs, tu perds la boule…

- Pas du tout, j’ai mal, c’est tout. Je n’admets pas que l’on insulte les gens et qu’on les désigne en fonction de leur origine ethnique et/ou religieuse. Je dirai la même chose si BHL était noir. Pour moi, le racisme, c’est dégueulasse !

- Tu en rajoutes une couche, allez Moshé… Je ne t’ai pas appelé pour que tu joues ton numéro… Et tu…

- Je ne joue pas Jean-Louis, je t’explique simplement que je suis un être humain. Je mérite d’être respecté. Que l’on reproche ou que l’on critique BHL, m‘est égal, après tout. Mais, que sur des sites Internet, on répande un venin antisémite, me dégoute. Je ne l’accepte pas.

- Allez, allez. Vous les Juifs, vous êtes tellement susceptibles. Tu sais quoi ? Tu as besoin de vacances.

- Justement. J’en prends. Excuse-moi, je vais être en retard. Allez salut.

- Ben salut… Je…

 

Dring. Dring.

 

Marc Knobel »

 

Bon, vous avez tout compris. Au départ, Internet c’était bien. Maintenant, pour les raisons que vous savez, c’est devenu le Mal personnifié et les nouveaux croisés du Bien vont le pourfendre. Accrochez-vous !

 

Moshé nous dit ceci :

-         Pas du tout, j’ai mal, c’est tout. Je n’admets pas que l’on insulte les gens et qu’on les désigne en fonction de leur origine ethnique et/ou religieuse.

 

Eh bien, je suis tout à fait d’accord avec lui. Moi non plus, je n’aime pas ça du tout.

 

Alors Moshé devrait quand même se poser quelques questions et se demander si les organisations communautaires telles qu’elles existent et s’activent dans ce pays – et si je m’amusais à en dresser la liste, nous serions encore là demain matin – ne créent pas justement le mal dont il se plaint aujourd’hui. A force de se désigner soi-même comme juif de toutes les façons possibles, en réclamant à ce titre certains menus avantages de la République, eh bien hélas, trois fois hélas, on s’expose aussi à être attaqué en tant que tel. Logique, non ?

 

Oui, Moshé devrait vraiment réfléchir à la question, avant d’accuser Internet.

 

 

Source: http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=18927&artyd=10

LE TEMPS SE COUVRE POUR LE CRIF

Bon, nous n’en sommes pas encore à l’avis de tempête, mais il y a du roulis et du tangage à l’intérieur de la « communauté » entre les inconditionnels du CRIF et ceux qui commencent à s’inquiéter de son communautarisme galopant. Nous restons là bien sûr au niveau de l’intelligentsia parisienne, la seule qui ait le droit de s’exprimer. Et qui trouve sans problème des médias pour accueillir ses oracles.

 

images.jpgC’est le cas d’Esther Benbassa pour qui les colonnes de Libération se sont ouvertes il y a trois jours afin qu’elle puisse y déverser toute l’aversion que lui inspire le CRIF. Une aversion largement dictée par la récente « droitisation » à ses yeux de cette éminente officine, ce qui recadre toute l’affaire dans ses véritables dimensions.

Voici l’expression de son ire :

 

« Le Crif, vrai lobby et faux pouvoir


Clermont-Tonnerre déclarait, le 24 décembre 1789, à la tribune de la Constituante, qu'«il faut refuser tout aux juifs comme nation dans le sens de corps constitué et accorder tout aux juifs comme individus…» Catégorique, il rejetait alors tout «communautarisme». Lorsqu'on se gargarise aujourd'hui en haut lieu ou dans les médias de communautarisme, on ne pense guère qu'aux Arabo-musulmans. Loin de toute langue de bois, disons clairement que ce mot est devenu synonyme de «musulmans». C'est vers eux que, du voile à la burqa en passant par l'identité nationale, tous les regards sont tournés, dans un pays pourtant laïque comme la France. Objet de cristallisation, comme les juifs l'ont été dans le passé, la nationalité française de nombre d'entre eux passe au second plan après leur religion. En revanche, lorsque le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) organise son dîner annuel et qu'il lance des fatwas contre les uns et les autres, quand les politiciens de tout bord, y compris le Président et le Premier ministre, y accourent, personne n'ose parler de communautarisme.

 

François Fillon est allé jusqu'à dénoncer ledit communautarisme lors de ce même dîner, au prétexte qu'’il «refuse l'égalité et la fraternité». Il faisait bien sûr référence au communautarisme musulman. Et pourtant, tous les ingrédients sont réunis pour parler aussi de communautarisme juif.

Cette année, comme l'an passé, les mesures d'ostracisme ont visé le PCF et les Verts, au motif de leur campagne de boycott des produits israéliens. Comble de l'horreur, certaines municipalités communistes auraient fait citoyen d'honneur Marwan Barghouti, l'un des responsables du Fatah, en geôle à vie en Israël.

On en vient à se demander si le Crif n'est pas plutôt le porte-parole d'Israël en France, comme une seconde ambassade de ce pays. Il y a un siècle, ce qui aurait passé pour de la double allégeance s'appelle aujourd'hui soutien à Israël. Parce que les juifs de France collent, paraît-il, à la ligne politique d'Israël, qu'elle soit de gauche ou de droite, leurs institutions, dont le Crif, ne feraient que suivre le mouvement. Les voilà tous légitimistes.

 

 

Après la victoire d'un Nétanyahou et de ses alliés en Israël, on ne s'étonnera donc pas de la forte droitisation du Crif, concrétisée entre autres par l'entrée dans son comité directeur de personnalités aux opinions radicales. Mais qui représente véritablement le Crif et combien sont-ils en son sein ? On ne le saura jamais. Ce qui compte, c'est qu'il est perçu comme un lobby (mot horripilant en France) par les politiciens. Et considéré comme tel, il l'est bien, un lobby, en fait. Ceux qui s'agglutinent à son dîner croient vraiment qu'il joue un rôle important dans la machine électorale. On y vient à la pêche aux voix juives, et pour être adoubé par des juifs dont l'influence serait déterminante, en raison de la place qu'ils occupent, ou sont censés occuper, dans la société française.

 

 

De cet appui ne bénéficieront bien sûr que ceux qui soutiennent le plus Israël et qui donnent des gages clairs dans le combat contre l'antisémitisme. Un combat certes indispensable, mais qui mériterait de n'être pas instrumentalisé pour faire accepter toute politique israélienne, y compris la plus blâmable. Projetant sur la scène française ce qui se passe entre Israéliens et Palestiniens au Proche-Orient, le Crif ne manque aucune occasion pour appuyer la politique antimusulmane du gouvernement.

En revanche, il a ses bons musulmans, comme Israël a ses bons Palestiniens, les seuls avec qui il daigne «dialoguer».Aussi peu représentatif qu'il soit, le Crif est sans doute au diapason des positions de bien des juifs français, de plus en plus conservateurs politiquement, supporteurs inconditionnels d'Israël en toute circonstance et se réfugiant dans la mémoire de la Shoah et dans la dénonciation de l'antisémitisme, qui vont de pair.

 

 

Celles-ci, forces rassembleuses indéniables, contribuent surtout à la survie d'un judaïsme qui le plus souvent s'y résume, ayant par ailleurs grandement perdu sa pratique et la conscience de ses valeurs essentielles. Qu'est-ce que le Crif sinon un groupuscule endogamique qui se donne des airs de petit Etat indépendant, agissant à sa guise, faisant plier les uns et les autres, tant par le biais de l'autocensure, sensible chez bien des journalistes, craignant à juste titre d'être soupçonnés d'antisémitisme dès qu'ils oseront critiquer la politique israélienne, que par l'instrumentalisation de la culpabilité de la Shoah intériorisée par la classe politique ?

 

 

Le pouvoir imaginé que cette minuscule institution a su se fabriquer se retourne hélas contre les juifs eux-mêmes, et d'abord contre ceux qui ne se reconnaissent nullement en elle. Il génère à son tour de l'antisémitisme et offre des arguments, certes fallacieux, à ceux qu'obsèdent les vieux thèmes bien rôdés du pouvoir juif, du complot juif. La «servilité» de circonstance des professionnels de la politique face au Crif vient renforcer les anciens préjugés.

Cette foi trop partagée dans la puissance des juifs et de leurs instances représentatives n'augure rien de positif. Le dîner du Crif enfin déserté, ses menaces ramenées à leur juste proportion de dangerosité réelle, voilà des mesures prophylactiques qui seraient susceptibles d'enrayer en partie une hostilité antijuive se nourrissant de fantasmes. »

 

Des fantasmes, des fantasmes … C’est vite dit. Enfin, même si ce n’était pas pour les meilleures raisons du monde, et de loin, Mme Benbassa a quand même balancé dans les gencives du CRIF quelques vérités qui n’ont pas plu.

Dès le lendemain, ce dernier ripostait sous la plume de  Marc Knobel :

 

« Les nouveaux graves délires d’Esther Benbassa

 

 

Il y a comme cela des adjectifs, des mots ou des phrases qui sont utilisés sciemment pour blesser, caricaturer, jeter l’opprobre et, in fine, salir. Esther Benbassa le sait très bien, elle qui, d’article en article, récidive pour cogner encore plus fort contre le CRIF. (…)

 

Là, où il faudrait -puisqu’il y a débat- de la correction et de la tenue, Benbassa en rajoute une couche dans les images stéréotypées d’une rare violence. Nous lui laissons la responsabilité de cet article indécent. Est-ce qu’elle mesure seulement les conséquences de ces propos qui risquent assurément de creuser des fossés au sein de la société française ?"

 

Quant à ça, qu’il se rassure : les fossés au sein de la société française sont en route pour devenir des abîmes, avec ou sans Benbassa. C’est que faire joujou avec le communautarisme est dangereux : on peut s’imaginer mener le jeu, et tout à coup, sans préavis, se retrouver « fort dépourvu lorsque la bise fut venue ».

 

N’empêche que cette empêcheuse de communautariser en rond a dit des choses embêtantes pour tout le monde alors qu’il aurait été bien plus intelligent de laver son linge sale en famille.

 

Preuve de ce qu’elle a touché pile là où ça fait mal, après l’indignation, le CRIF a envoyé une seconde salve. Cette fois, il a fait dans la douloureuse interrogation, un registre où il excelle. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi tant de haine ? Ce qui nous donne une lettre adressée hier à la coupable, par le président d’honneur du CRIF, Théo Kein, ainsi libellée :

 

66.jpg« Chère Esther Benbassa,

 

J’ai pris connaissance avec étonnement et regret des termes sulfureux de votre article sur le CRIF publié dans Libération, plus exactement sur son dîner annuel, dont d’ailleurs j’ai été l’initiateur en 1985.

 

Le déferlement de qualificatifs dérisoires et méprisants dont vous souhaitez balayer le dîner, l’institution et ses dirigeants n’apporte cependant – en dehors de la manifestation de votre colère et de votre mépris – aucune contribution, pas la moindre suggestion : votre balayage, vous le souhaitez total et définitif.

 

Vous parlez de communautarisme à ce groupe humain auquel vous avez longtemps appartenu et appartenez peut-être encore, dans la méconnaissance de l’esprit de la kehilah qui marque ce groupe sans doute depuis la Babylonie et certainement depuis la fin du deuxième Temple et de toute autorité juive sur la terre ancestrale.

 

Il y a bien longtemps que je déplore certains propos dans des discours de présidents du CRIF et que, d’ailleurs, je leur fais part de mes critiques.

 

Je n’assiste que rarement au dîner lui-même en manifestant cependant par ma présence au moment des discours de la permanence au sein de l’institution de femmes et d’hommes ouverts à d’autres idées que celles qui sont exprimées publiquement.

 

Nos juifs sont tels qu’ils sont et le problème est de savoir si nous restons avec eux pour les aider à sortir du ghetto dans lequel ils s’enferment au moindre vent mauvais ou si nous les abandonnons mais alors pour aller où ?

 

J’ai été inquiet et triste en vous lisant, car dans la voie où vous vous êtes lancée avec votre ardeur habituelle, vous risquez de vous retrouver bien seule et de ne plus être celle que vous étiez.

 

Bien cordialement vôtre.

 

Théo Klein »

 

Comme on pouvait s’y attendre, Théo Klein se garde bien de répondre sur le fond. Que pourrait-il dire ? Il préfère se référer à « l’esprit de la kehilah » ou au second Temple, c’est moins risqué.

J’ai assez apprécié la phrase  « Nos juifs sont tels qu’ils sont et le problème est de savoir si nous restons avec eux pour les aider à sortir du ghetto dans lequel ils s’enferment au moindre vent mauvais ou si nous les abandonnons mais alors pour aller où ? »

 

Pour aller où ? En voilà une drôle de question. Peut-être pour rejoindre tout simplement l’ensemble de la communauté nationale dont ils font partie intégrante, sans plus demander en permanence  passe-droits ou traitements particuliers, de plus en plus fatigants à supporter.

 

Exactement comme vivent la majorité des juifs de ce pays qui sont bien loin de se sentir « représentés » par cette « minuscule institution ». Et qui commencent peut-être à la trouver diablement encombrante.  Et même dangereuse.

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=18924&artyd=70

03/02/2010

ON N’EST PAS INVITES, MAIS ON SERA DE TOUT CŒUR AVEC EUX…

Il y a des méchants (et des jaloux) pour prétendre que le CRIF, c’est communautarisme et compagnie*. Faux et archifaux. Ils sont les premiers à l’affirmer : au CRIF, on ADORE positivement la France. Surtout ce qu’elle est devenue. En voici la preuve irréfutable :      

 

22.jpg« Le sens d’un dîner du CRIF

 

Les Juifs de France ont de la France une idée noble, haute et généreuse. La France, ils l’aiment tant qu’elle imprègne leur vie, qu’elle est l’aimée, et bénie dans leur prière. Et l’émotion nous étreint lorsque nous pensons à ce que les Juifs de France ont donné à ce pays : des artistes, des scientifiques de renommée internationale, des intellectuels de premier plan, de valeureux soldats et des travailleurs inlassables.

 

Mais, ce qui caractérise les Juifs de France -avant tout- peut se définir ainsi : les Juifs portent l’étendard des valeurs républicaines, haut au cœur, d’une France dont l’identité est plurielle, d’une France qui doit être accueillante et fraternelle.  

 

Comme nos compatriotes, nous sommes fermement attachés aux valeurs de liberté, de fraternité, d’égalité, du vivre ensemble et d’attachement à la Patrie.

 

Vive la République !

Vive la France ! »

 

Source :http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=18679&returnto=accueil/main&artyd=70

 

« Le président de la République Nicolas Sarkozy a téléphoné, ce mercredi 3 février 2010, au président Richard Prasquier, pour lui confirmer sa présence à la réception qui précédera le dîner du CRIF et pour adresser un message d’amitié au CRIF et à la communauté juive de France.

 

Le 25ème dîner du CRIF aura lieu ce mercredi 3 février au soir à Paris, en présence de huit cents personnes. Le président de la République participera au cocktail et, comme le veut la tradition, lors du dîner, un dialogue républicain s’instaurera entre le président du CRIF et le Premier ministre François Fillon. »

 

« Les images du dîner du CRIF 2010 seront retransmises sur la chaîne Public Sénat, le même jour, à partir de 22 heures, avec l’intégralité des discours de Richard Prasquier et de François Fillon. »

 

Source : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=18680&returnto=accueil/main&artyd=2

 

Vous l’avez compris, le dîner du CRIF c’est quasiment un événement planétaire. Huit cents personnes ... Soit dit en passant, je me demande qui va payer la note, qui sera salée. J’ai comme un pressentiment … Quant au "dialogue républicain", il consistera surtout comme chaque année à distribuer à la classe politique humblement massée autour des tables, bons et mauvais points, vetos et diktats.

 

*Qui se souvient que Sarkozy, pendant la campagne des présidentielles, en 2007, a prononcé cette phrase impérissable : « J’ai refusé un CRIF musulman, car cela aurait été du communautarisme ». Incroyable, mais vrai. Mais logique, néanmoins. C’est qu’il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes. Ni le communautarisme des uns, qui est le BIEN avec celui des autres, qui est le MAL. Ce n’est pourtant pas compliqué à comprendre.