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25/11/2009

«NOUS DEVONS DELEGITIMER LA DELEGITIMATION »

Un peu compliqué à prononcer, mais il paraît que c’est le nouveau slogan de l’Etat d’Israël. Qui se plaint d’une « tentative de délégitimation d’Israël à l’échelle planétaire » parfaitement inexplicable. Et qui se cherche des alliés un peu partout, d’où le nombre impressionnant en ce moment de voyages à l’étranger de ministres israéliens désireux de nouer ou de rafistoler le maximum de liens.

 

Heureusement, il y a aussi les fidèles, ceux qui vont en Israël pour l’assurer de tout leur soutien indéfectible. Justement, l'exécutif du CRIF y est en ce moment pour une « mission » de quatre jours, au cours de laquelle il a rencontré de nombreux responsables de haut niveau. Comme le ministre des communications, Moshe Kahalon, qui leur a tenu ce langage : « L’inquiétude en Israël est réelle, car le rapport Goldstone marque incontestablement un tournant. Pourtant, Tsahal est reconnu, par tous les observateurs impartiaux, comme l’armée la plus morale du monde ». Le CRIF rapporte que pour le ministre, « il faudrait que, partout, des hommes et des femmes se lèvent et, à l’instar d’Emile Zola, lancent très fort le cri : « J’accuse ! ». En un mot, « partout où l’on ment, notre rôle et celui du CRIF est de dire, de crier, d’asséner la vérité ».

 

Vaste programme. Au chapitre des fidèles inconditionnels, notons aussi la présence de Christian Estrosi, lui aussi en Israël en ce moment. Il a fait le voyage accompagné de plusieurs personnalités de la communauté juive de Nice, dont Martine Ouaknine, maire adjoint. Et ancienne présidente du CRIF local.

 

Et justement, comme le monde est petit, il a rencontré à Jérusalem lundi dernier la délégation du CRIF à qui il a remis un message de Sarkozy : « Le président de la République m’a demandé de vous transmettre toutes ses amitiés et son soutien pour l’action que vous menez. (…) Vous avez toute notre confiance. », leur a-t-il déclaré.

 

On aimerait bien en savoir un peu plus sur ce « soutien pour l’action que vous menez ». Et toute cette confiance, c’est pour qui, pour quoi ?

 

Ce que je pense surtout, c’est que les subtiles manoeuvres ont déjà commencé afin de s’assurer l’appui du CRIF en vue de 2012 qui sera vite là. Apparemment, on tremble en haut lieu que le CRIF n’aille porter son soutien ailleurs. Après tout, il aurait bien d’autres choix, non ?

 

Ce qui me fait tout à coup songer à une chose : le CRIF aurait-il donc une quelconque influence sur la vie politique française ? Je n’y avais jamais pensé, mais maintenant …

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=17516&artyd=2