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17/01/2008

FRANCHEMENT, ILS NE SONT PAS TOUS ENFERMES …

399848aa051c40c32406a93336af52a1.jpgJuste deux mots pour vous apprendre la dernière lubie-provoc de Georges Frêche : il aurait l’intention de rapatrier des USA une statue de Lénine pour la mettre en bonne place à Montpellier. Pas à ses frais, naturellement, il n’est quand même pas fou à ce point-là. Mais à ceux des contribuables, qui, eux, l’ont été suffisamment pour lui confier les clés et les finances de la région Languedoc-Roussillon.

La statue – qui pèse la bagatelle de 7 tonnes - avait été dégotée en 1989 à Poprad, en Slovaquie, par un Américain dénommé Lewis Carpenter qui l’avait achetée pour 15 000 dollars et ramenée dans le coin de Seattle. Il est mort en 1994 et ses héritiers ont décidé de se défaire de cet héritage encombrant. En attendant qu’un pigeon se présente (mise à prix actuelle : 150 000 dollars), ils l’ont louée à la ville de Fremont où elle a quand même fait des vagues, notamment auprès de la population originaire de Russie. 

Il paraît que Frêche a eu le coup de foudre. C'est qu'il aime tellement ce bienfaiteur de l'humanité! Trop méconnu, hélas, de son point de vue. Je vous laisse imaginer combien coûterait le rapatriement de cet engin des Etats-Unis en France. Quand je vois combien coûtent les frais d’envoi de mon bouquin d’une ville à l’autre … Mais Frêche est bien sûr au-dessus de ces contingences sordides. Quand on aime, est-ce qu’on compte ?

Il faut donc conclure que la région Languedoc-Roussillon est positivement bourrée de fric pour se permettre des folies pareilles. Bravo. Dans ce cas, au nom de la solidarité dont on nous rebat les oreilles et que nous sommes sommés de mettre en pratique, qu’elle fasse donc profiter d’autres coins de France moins bien lotis de sa richesse phénoménale.

Cette amusette de Frêche pose en tout cas un problème politique de fond dont il faudra bien un jour finir par s’occuper avant que tous ces cinglés ne ruinent définitivement le pays : comment responsabiliser, d’une manière ou d’une autre, les politiques et les obliger à rendre enfin des comptes précis quant à l’utilisation des deniers publics qui leur sont confiés. Car pour le moment, l’irresponsabilité règne à tous les étages.

Ce serait un sacré progrès et on pourrait enfin tout doucement commencer à parler de démocratie. Dans les actes, et pas dans les mots.