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25/02/2012

LE JOUR DE GLOIRE EST ARRIVE …

 

 

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« Inauguration à Bruxelles du premier parlement juif européen saluée comme 'un grand jour pour les Juifs en Europe' »

 

C’est effectivement un très grand jour car un parlement juif européen, ça manquait au programme. C’est vrai: dans la longue théorie des lobbys pro-israéliens en Europe déjà existants (voir catégorie spéciale du blog) je m’étais arrêtée au chapitre 11. Pas faute de munitions, mais vaincue par la fatigue.

 

Ceci dit, dans le lot, il n’y avait pas de parlement, c’est un fait. Cette regrettable lacune vient d’être comblée, avec la complicité des asservis européens qui ne ratent aucune occasion de faire triompher partout et en tout lieu la démocratie, la vraie. Ces asservis ne se sentent pas très concernés par les peuples européens, mais le peuple juif, ça ils connaissent. Ils ne connaissent même que lui … Et rien n’est trop beau pour lui manifester leur soumission pleine et entière.

 

Au CRIF, on a été très discrets sur cet événement planétaire. Ils ont peut-être pigé qu’il était plus sage de ne pas trop la ramener sur le sujet. Car enfin, il faudrait quand même un jour finir par savoir : juifs ou Français d’abord ? On dirait que les deux partent de plus en plus dans des directions opposées. Un parlement juif européen, ça finit par faire réfléchir même les plus bouchés, non ?

 

Ceci dit, pas de panique : tout ça n’est qu’une petite tempête dans un très petit verre d’eau. Une opération de pub. Coûteuse, j’en conviens, mais une opération de pub destinée de toute évidence à inciter fortement l'Union européenne à servir de chair à canon contre l'Iran: 120 personnages « élus » par Internet provenant de 47 « pays ». Je mets « pays » entre guillemets car il y en a d’étonnants dans la liste, comme Gibraltar par exemple. J’ignorais que ce fût un pays, mais maintenant, je le sais. Il y a aussi le Monténégro, Saint-Martin, Monaco … Tiens, je n’ai pas vu le Vatican ? Pas d’élu du Vatican ? C’est un scandale. Mais heureusement, pour gonfler les effectifs, il y a toute la série folklorique des Kazakstan, Kirgizstan, Tadjikistan, Turkmenistan et autres Uzbekistan (je confesse ne pas avoir vérifié les orthographes).

 

Pour la France, vous lirez le nom des bienheureux élus ci-dessous, Pierre Besnainou en tête, dont vous trouverez très facilement le pedigree par ailleurs.

 

Sur les 403 810 votants en tout et pour tout des 47 « pays », 74 563 « Français » se sont donné la peine de s’exprimer. Soit un peu plus du dixième de la communauté juive vivant dans le pays. Chiffres qui traduisent une profonde indifférence, qui doit amener à considérablement relativiser cette « représentation ».

 

Pour donner d’autres ordres de grandeur : 76 764 votants en Allemagne pour environ 200 000 juifs ; 56 803 en Angleterre pour 350 000 juifs et 1 217 en Italie, pour 29 000.

 

Cette énième opération de marketing et de lobbying de plus en plus éhonté a été appuyée par les inévitables responsables juifs américains venus en masse soutenir les revendications et autres diktats de leurs congénères.

 

Mais assez bavassé : voilà les infos :

 

 

« BRUXELLES (EJP)---La réunion inaugurale des 120 membres élus du premier Parlement juif européen, un nouveau forum innovateur où s’exprimeront les idées et les préoccupations des Juifs européens, s’est tenue  jeudi 16 février dans le bâtiment du Parlement européen à Bruxelles.

 

Les membres du Parlement représentent 47 pays et ont été élus par plus de 400.000 personnes en Europe de l'est, centrale et occidentale qui ont voté via internet et ont ainsi montré un intérêt et une demande sans précédent pour une organisation nouvelle transparente et démocratiquement élue, indique l'Union juive européenne (EJU), l'organisation à la base de la création de ce parlement.  

 

Des figures de proue de la communauté juive en Europe se trouvent parmi les élus comme Pierre Besnainou de France, Cefi Jozef Camhi de Turquie, Nathan Gelbart d'Allemagne, Oliver Mischon de Grande-Bretagne et Joel Rubinfeld de Belgique, mais aussi de jeunes personnalités émergentes. 

 

(…) Tomer Orni, CEO de l'Union juive européenn, a déclaré: "La vision d'un Parlement juif européen est désormais une réalité. Il constitue une étape majeure pour la représentation juive en Europe. Nous sommes profondément convaincus que ce parlement sera une force positive face à l’environnement changeant et aux grands défis auxquels doit faire face la communauté juive européenne".

 

Le dénominateur commun des 120 membres du parlement est leur identité juive et leur passion pour la défense et la promotion des intérêts et valeurs juifs à l'échelle internationale.

 

Deux parlementaires, représentant l'Europe de l'ouest et de l'est, le Belge Joël Rubinfeld et l'Ukrainien Vadim Rabinovich ont été choisis comme vice-présidents pour conduire les travaux destinés à préparer la première assemblée générale en avril prochain. 

 

"Les défis sont immenses car ils concernent ni plus ni moins que l'avenir et la place de plus de 3 millions de Juifs européens dans leurs pays respectifs", a dit M.Rubinfeld.

 

Parmi ces défis, il a cité l'antisémitisme, le problème de la déligitimation d'Israël mais aussi la promotion des valeurs juives et l'ouverture vers d'autres communautés. »

 

 

Votre sagacité n’aura pas manqué de relever le chiffre de 3 millions de juifs européens cité. A rapprocher des 403 810 votants. Soit pas tout à fait 13,5%.

 

Le gros problème, c’est que ces 13,5% mènent la danse et font du boucan pour tout le restant de la troupe qui ferait bien de se réveiller avant d’avoir à payer l’addition totale qui promet d’être salée.

 

 

France

 

Besnainou Pierre
Briefel Raymond
Fajnzylberg Roger
Haggiag Walter
Heymann Elinadav
Jacaret Gilberte
Malka Yael
Marciano Aryeh
Moskowicz Jean-Marc
Ohayon Caroline
Rochard Joel
Sebban Jacques David

 

 

Sources:  http://fr.ejpress.org/article/43437

 

www.eju.org

02/03/2011

A PART CA, ILS VEULENT VRAIMENT LA PAIX

J’aurais assez l’impression que l’étau se resserre autour d’Israël, malgré  que le courageux petit Etat en butte à l’hostilité inexplicable du restant de la planète freine des quatre fers à l’idée d’une véritable avancée du processus de paix. Car qui dit paix dit inévitablement concessions. D’un autre côté, l’exaspération semble monter chez les occidentaux devant ce mauvais vouloir manifeste. Et l’on devine que les USA sont nettement moins aux petits soins qu’avant …

Voici juste un résumé succinct des derniers développements qui illustrent cette tendance lourde :

 

 

« Pas de représentant israélien à la réunion du Quartet

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a confirmé qu'il refusait d'envoyer un représentant israélien à la réunion du Quartet* qui doit avoir lieu à Bruxelles. Ce sont les représentants du Quartet qui se rendront donc en Israël la semaine suivante.

(…) M. Netanyahou craignait que son envoyé soit soumis à une pression internationale intense et qu'il soit forcé d'accepter certaines conditions pour la reprise des pourparlers.

Le Premier ministre avait précisé qu'il ne souhaitait envoyer M. Molcho qu'à la condition qu'il ait un entretien particulier avec le négociateur palestinien; proposition qui a été refusée par les Palestiniens.

Les fonctionnaires du Bureau du Premier ministre ont précisé que M. Netanyahou avait été en contact avec l'administration américaine afin d'essayer de trouver le but précis de la réunion de Bruxelles et ses réels objectifs, mais l'administration de M. Obama n'a donné aucune réponse à ses questions.

Alors que Benyamin Netanyahou s'apprêtait à annoncer publiquement qu'il boycotterait complètement ces réunions, les deux parties sont arrivées à un compromis. Ainsi la semaine prochaine les fonctionnaires du Quartet arriveront à Jérusalem et rencontreront M. Molcho.

(…) Dans deux semaines aura lieu une réunion entre les ministres des Affaires étrangères du Quartet à Paris, où des solutions aux obstacles essentiels à la paix seront discutées. Le ministre russe des Affaires étrangères a précisé que le but de la réunion serait de définir les frontières d'un futur Etat palestinien ainsi que les garanties de sécurité qu'Israël exige ».

*USA, Nations Unies, Russie, Union européenne

 

http://www.guysen.com/article_Washington-deploie-ses-forc...

01/12/2010

LOBBYS PRO-ISRAELIENS EN EUROPE 11

11  - CONGRES JUIF MONDIAL (CJM) – CONGRES JUIF EUROPEEN (CJE)

 

Il s’agit de deux organisations distinctes, mais nous allons les réunir pour indiquer que toutes deux ont un bureau à Bruxelles afin de surveiller ce qu’il s’y trame. Celui du CJE est récent puisqu’il date de 2009. Rappelons que le Congrès Juif Européen, qui rassemble les responsables de quelque quarante communautés juives d’Europe, soit environ 2,5 millions de personnes, est présidé par Moshe Kantor, également vice-président du Conseil pour la Tolérance vu par ailleurs. Pourquoi l’ouverture de ce bureau ?  « Nous avons réalisé qu’il y avait un vide au niveau européen, et qu’il y avait le besoin d’une organisation puissante travaillant avec les institutions européennes. Ceci est plus facile quand vous êtes à Bruxelles », déclarera sans rire à l’European Jewish Press la secrétaire générale adjointe du CJE.

 

Et sans doute aussi pour imiter le Congrès Juif Mondial qui opère essentiellement aux Etats-Unis, mais a son bureau à Bruxelles depuis plus longtemps. Le CJM est présidé par Ronald Lauder, le fils de la reine des cosmétiques Estée Lauder. Son prédécesseur, Isaac Singer avait fait en 2004 à Bruxelles un discours qui n’était pas passé inaperçu : «  Le nouveau juif est là et il va falloir compter avec nous. Romano Prodi a dit qu’il allait surveiller l’antisémitisme, eh bien nous, nous allons surveiller Romano Prodi. Nous allons combattre tous ceux qui ne nous aiment pas. Avec la force des États-Unis et d’Israël, nous allons changer le monde avec nos propres méthodes, pas les vôtres. »

 

17/11/2010

CA MANQUAIT AU TABLEAU ! MAIS HEUREUSEMENT,

cette scandaleuse omission va être réparée :

 

"Lancement de l’Infrastructure européenne de recherche sur la Shoah"

 

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"La Commission européenne et le président du Conseil européen ont lancé, mardi 16 novembre 2010, l’Infrastructure européenne de recherche sur la Shoah. Le lancement a eu lieu à Bruxelles en présence du ministre israélien de l'Education, Gideon Saar. Un projet qui doit permettre de regrouper sur une même plateforme le plus grand nombre de données disponibles.

Nathan Ramet, président du Musée Juif de la Déportation et de la Résistance de Belgique, présent au lancement de cette Infrastructure européenne, qui va bénéficier d'une enveloppe de 7 millions d’euros sur quatre ans. »

Que voilà de l’argent sortant de la poche du contribuable judicieusement dépensé. A mettre d’urgence dans notre série sur l’Europe (on va lui donner le n° 8). Dire qu’il se trouve encore des citoyens européens pour ne pas comprendre l’extrême utilité des zinzins de Bruxelles. Qui oeuvrent pourtant pour la Mémoire, pour l’Avenir, pour la Démocratie, pour … enfin, vous complèterez.

Et qui jamais, au grand jamais, ne se laisseraient aller à s’aplatir devant les pressions, diktats et autres injonctions en provenance d’une communauté qui a tellement souffert. Qui a souffert plus que quiconque au monde depuis le commencement des temps.

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

02/11/2010

LOBBYS PRO-ISRAELIENS EN EUROPE – 7

Nous allons reprendre notre petit tour d’horizon des organisations sionistes et/ou « antiracistes » gravitant autour de l’Union européenne. Qui se lamente en ce moment-même de devoir se serrer la ceinture. Puisqu’il faut tailler dans les dépenses, peut-être serait-il judicieux de commencer par supprimer tous ces machins coûteux et inutiles qui n’ont été créés que pour complaire à certains groupes?

 

images.jpg7 -  L’Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (European Union Agency for Fundamental Rights - FRA)

 

Elle existe depuis 2007, mais n’est qu’un développement, si l’on peut dire, de ce qui existait précédemment sous le nom d’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes (European Monitoring Centre on Racism and Xenophobia, EUMC), installé à Vienne. Nous allons très vite rencontrer le sionisme car l’EUMC remonte à 1994, date à laquelle l’UE créa une commission consultative sur le racisme et la xénophobie, également connue sous le nom de commission Kahn, d'après le nom de son président Jean Kahn. Qui n’était autre que le président du CRIF à l’époque. C’est cette commission qui fut à l’origine de la création de l’Observatoire, dont Kahn fut le premier président. Il s’agissait de fournir des données « objectives, fiables et comparables » sur les phénomènes racistes et xénophobes partout en Europe afin d’aider les technocrates à prendre les mesures adéquates.

 

Le Prix Jean Kahn fut créé dans la foulée « en vue de favoriser la diversité et de couronner une contribution d'exception dans la lutte contre le racisme et la discrimination en Europe. » 

 

Tout cela constituait un bon début, mais d’aucuns jugeaient que l’on pouvait faire mieux. C’est pourquoi en 2007 le Conseil de l’UE décida d’aller plus loin: « Il y a donc lieu de créer, en développant l'actuel Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes, une Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne qui fournirait aux institutions et aux autorités compétentes de la Communauté et aux États membres, lorsqu'ils mettent en œuvre le droit communautaire, des informations, une assistance et des compétences en matière de droits fondamentaux, afin de les aider à respecter pleinement ces derniers lorsque, dans leurs domaines de compétence respectifs, ils prennent des mesures ou définissent des actions. » 

 

Voilà pourquoi l’EUMC a cédé il y a trois ans la place à la FRA qui reste basée à Vienne. Les éminences eurocratiques étaient aux anges lors de l’inauguration et le vice-président de la commission, Frattini, déclara: "Il nous faut promouvoir les droits fondamentaux si nous voulons bâtir une Europe dont nous pouvons tous être fiers; une Europe riche de sa diversité, dont les citoyens vivent intégrés et côte à côte dans une société débarrassée des inégalités entre les sexes, les races, etc. Nos concitoyens y sont largement favorables, puisqu'une récente étude montre que 73% d'entre eux souhaitent davantage de décisions au niveau de l'Union sur la promotion et la protection des droits fondamentaux. La nouvelle agence sera l'un des instruments clés à cet égard."

 

Il y a gros à parier que ces 73% de concitoyens européens souhaitant la protection des droits fondamentaux sont loin d’y mettre le même contenu que les commissaires de Bruxelles. Il suffit de voir comment sont traitées les aspirations et les volontés populaires lorsqu’elles ont le front de s’écarter de la pensée dominante.

 

 http://www.fra.europa.eu/fraWebsite/home/home_en.htm

10/09/2010

LOBBYS PRO-ISRAELIENS EN EUROPE - 1

 

1 - LES AMIS EUROPEENS D’ISRAEL – EUROPEAN FRIENDS OF ISRAEL

 

Le lobby Les Amis Européens d’Israël (AEI), plus connu sous son nom anglophone d’European Friends of Israel (EFI) a vu le jour en septembre 2006 à Bruxelles. Des centaines de politiciens européens et israéliens et de membres du Parlement européen l’ont porté en grande pompe sur les fonts baptismaux lors d’un prestigieux gala.

 

Son objectif avoué est de «  renforcer la compréhension mutuelle et les relations entre l’Europe et Israël dans un esprit de dialogue et d’ouverture. » En réalité, son activité consiste à suivre de près les activités des instances européennes afin de veiller à ce qu’elles soient conformes aux intérêts israéliens. Et surtout d’agir en amont afin que ces mêmes instances prennent les « bonnes » décisions en la matière.

 

Depuis sa création il y a quatre ans, on ne peut pas reprocher à l’AEI d’avoir chômé. Il a même manifesté une activité débordante. Aux frais de qui ? Mystère … mais j’ai bien une petite idée …

 

Rien qu’en 2007, l’organisation a conduit trois missions à haut niveau dans des Etats membres: Portugal en janvier, Espagne en février, Malte en mai. Histoire de réseauter au maximum et de susciter la création de groupes nationaux de parlementaires eux aussi « amis d’Israël ». Car en fait, l’idée a vite débordé du cadre strict du Parlement européen pour viser les parlements nationaux qui ne seraient pas encore suffisamment « amis d’Israël ». En mai de la même année, l’AEI a emmené ses ouailles en terre promise : 16 parlementaires européens de 11 pays membres ont pu rencontrer tous les dirigeants israéliens qu’ils ont voulu et se faire une idée parfaitement objective de la situation.

Sans parler des conférences, notamment une en mars 2007 appelant sans surprise aux « Sanctions économiques contre l’Iran ».

 

C’était un bon début mais en 2008, pour le 60e anniversaire de l’Etat d’Israël, l’AEI s’est surpassé, organisant différentes activités au Parlement européen : colloques, expositions, etc. Une activité qui a culminé les 6 et 7 novembre 2008, avec l’organisation d’une grande conférence réunissant des centaines de parlementaires de 42 pays européens et d’Israël. Ceci afin d’intensifier les relations entre l’UE et Israël et les faire passer à la vitesse supérieure.

 

L’AEI organise également chaque année un pèlerinage des parlementaires européens à Auschwitz le jour anniversaire de la libération du camp, fin janvier. Très important, ce pèlerinage, pour garder tout ce petit monde dans le droit chemin.

 

Cette année, le CRIF titrait d’ailleurs sans ambiguité : « Le CRIF et les Amis européens d’Israël : pour que l’Europe se souvienne d’Auschwitz. »

 

Oui, car les deux organisations avaient fait le voyage ensemble. On pouvait lire dans la newsletter du CRIF :

« Les Amis Européens d’Israël (European Friends of Israel ou EFI) et le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF), ont organisé, les 26 et 27 janvier 2010, leur 3e mission annuelle à Auschwitz à l’occasion du 65ième anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination.

 

Sous la bannière d’une « Europe unie dans la lutte contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme », plus de deux cent cinquante participants, dont une centaine de parlementaires et d’eurodéputés représentants trente-trois pays, ont participé à ce voyage de la mémoire dédié aux millions de victimes de la barbarie nazie.

 

Venus des quatre coins de l’Europe et d’Israël se recueillir sur les décombres de l’un des plus grands crimes de toute l’histoire de l’humanité, les parlementaires entendaient manifester leur fidélité au devoir de mémoire à l’heure où les témoins disparaissent peu à peu et où les discours de haine et de négation du génocide juif se propagent jusqu’au sommet de certains Etats.

 

Placé sous la houlette du Président d’EFI, l’eurodéputé suédois Gunnar Hökmark et du Président du CRIF, Richard Prasquier, ce voyage a débuté dans la matinée du 26 janvier par la visite de la vieille ville de Cracovie et de son ancien quartier juif de Kazimierz. (…)

 

Parmi ses principaux intervenants, l’on comptait de nombreux Présidents et Vice-présidents de parlements nationaux, dont Petra Pau (Allemagne), Jorge Fernandez Diaz (Espagne), Alexander Torshin (Russie), Per Westerberg (Suède), Rodoula Zissi (Grèce), Lászlo Mandur (Hongrie), Tsetska Tsacheva (Bulgarie),  Yuli Tamir (Israël)…

(…)  

La délégation française ne fut pas en reste. Le sénateur Simon Sutour (PS), actuel Vice-président de la commission des affaires européennes du Sénat a pris la parole lors d’un discours sans faux semblants. Le Sénateur du Gard a rappelé que « l’assassinat de plus de 6 millions de Juifs a été l’aboutissement de la négation des valeurs fondatrices de l’humanisme occidental » et qu’il était impératif de « … rappeler à l’Humanité l’impérieuse nécessité de rester vigilante et intransigeante face à la résurgence de l’antisémitisme et de toutes les formes de racisme ». Tout en tenant à préciser que « l’ami de l’Etat d’Israël qu’il est n’est pas toujours en accord avec la politique de son gouvernement », il a également dénoncé «… le retournement contre les Juifs de l’accusation de racisme et la  nazification du sionisme et de l’Etat d’Israël » qui constitue selon lui « …l’un des thèmes majeurs de la nouvelle haine anti-juive ».

 

Ce voyage de la mémoire fut une protestation silencieuse contre l’oubli. Il a permis aux leaders européens de mesurer combien il était difficile, voire impossible, de concevoir rationnellement l’anéantissement programmé de tout un peuple. Il leur a également donné l’occasion de réfléchir aux nouvelles formes de haines racistes et antisémites. Plus que jamais, ils se sont engagés à combattre ces fléaux en leur opposant la promotion du dialogue, de la tolérance, du débat d’idées et la connaissance de l’Histoire. Ils entendaient également réaffirmer leur amitié pour l’Etat d’Israël dont la vocation fut de redonner aux Juifs, parmi lesquels un grand nombre de rescapés de …. » Etc, etc.

 

Au hasard de ce texte, on apprend qu’un certain Gunnar Hökmark préside cette officine. Il s’agit d’un eurodéputé suédois du Parti modéré, qui préside aussi l’association d’amitié Israël-Suède. Et qui est aussi co-président de l’Institut européen des entreprises, ce qui peut toujours servir.

 

A part ça, difficile de savoir qui est membre de l’AEI. Curieusement, ces gens-là n’ont pas l’air d’avoir un site internet. J’en ai bien trouvé un, mais concernant Friends of Israel Initiative, qui me semble un cousin, mais n’est pas exactement la même chose. Ils n’ont pas l’air de rechercher la publicité. Sans doute préfèrent-ils opérer dans la coulisse, c’est plus efficace. Et puis, le contexte de l’opinion publique européenne n’est pas follement favorable en ce moment. Alors, attendons des jours meilleurs, doivent-ils se dire … et restons bien à l’abri de nos murailles bruxelloises si protectrices. Pour le moment.

 

11/11/2007

UN ISRAELIEN A LA TETE DU COMITE SCIENTIFIQUE DU MUSEE DE L’EUROPE A BRUXELLES

L’Europe de Bruxelles peine à offrir un visage attrayant et humain aux Européens qui ont tendance à s’en détourner de plus en plus. Comment se sentiraient-ils proches d’une machinerie qui, n’ayant que le mot de « démocratie » à la bouche, se garde soigneusement de mettre la chose en application ? Et poursuit, aveugle et sourde, sa marche forcée vers une entité où la volonté des peuples, toujours invoquée, est systématiquement contournée.

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Donc, pour s’offrir une vitrine plus reluisante, Bruxelles a décidé de se doter d’un Musée de l’Europe, destiné à faire « découvrir aux Européens les racines de leur civilisation commune ». C’est beau comme de l’antique, sauf que les « racines », justement, sont plutôt escamotées, comme nous le verrons. Autre question à propos de ce Musée : pourquoi est-ce un Israélien qui en dirige le Comité scientifique ? Je m’empresse de préciser que Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France de 2000 à 2002, qui enseigne actuellement l’histoire de l’occident moderne à l’Université de Tel Aviv, est certainement un homme de grande culture et de haute compétence. Là n’est pas la question.

Mais cela ne constitue pas une réponse. Manque-t-on à ce point d’historiens européens pour assumer cette tâche au moins aussi bien que lui? Ce choix est quand même curieux, et j’insiste lourdement, car j’aime comprendre : pourquoi lui ?

En tout cas, c’est lui qui préside cette année à ce titre une grande exposition destinée à marquer le cinquantenaire du traité de Rome, intitulée C’est notre histoire !

Notre histoire ? Laquelle, justement ? Eh bien, celle qui commence en 1945. Car pour les initiateurs de cette exposition, l’histoire de l’Europe semble démarrer véritablement à cette date. Avant ? Connais pas vraiment….

5931b3169084e78058bd2b5fd29a69aa.jpgElie Barnavi a ainsi déclaré : « (…) Songez ce qu’était l’Europe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et vous mesurerez mieux le chemin parcouru. Certes, Hubert Védrine a raison de rappeler que ce n’est pas l’Europe qui a fait la paix, c’est la paix, la menace soviétique et la volonté américaine qui ont fait l’Europe. Eh oui, on l’oublie trop souvent, parmi les pères de l’Europe figurent en bonne place Truman et Staline. Mais ces puissants personnages en auraient été pour leurs frais si les Européens eux-mêmes n’avaient trouvé dans les gènes de leur civilisation commune les raisons de leur aventure partagée. »

Dans un autre langage, s’adressant à de jeunes lecteurs, en marge de l’expo, il insiste encore sur cette formidable histoire récente : “L’Europe n’a toujours pas de frontières et elle ne sait toujours pas ce qu’elle veut être au juste. Une fédération? Une confédération? Un simple marché commun élargi aux limites du continent?

C’est sans doute à ta génération qu’il appartiendra d’apporter une réponse à ces questions. Ce ne sera pas une mince affaire. Car ce que les Européens sont en train de faire est sans exemple dans l’histoire des hommes. On a connu de grands empires, bâtis par des conquérants assoiffés de pouvoir. Mais on n’a jamais bâti une union libre de peuples gouvernés par des régimes démocratiques. Oui, ce que tes parents ont accompli est formidable. Mais ce que tu seras appelé à accomplir le sera tout autant“.

Union libre, régimes démocratiques….C’est une histoire belge que cet historien israélien - qui déclarait également il y a quelques années  «Jamais, depuis la guerre, les juifs français ne se sont sentis dans leur patrie aussi marginaux, aussi mal compris et aussi mal aimés» - est en train de nous raconter ?

30/04/2007

BRUXELLES : ENCORE UN TOUR DE VIS A LA LIBERTE D’EXPRESSION

medium_Reviso051120.jpgPendant que nous avions le dos tourné, les yeux rivés sur la fin de la campagne et les résultats du premier tour, on s’activait à Bruxelles. Les ministres européens de la Justice sont parvenus à accoucher l’autre semaine d’un avorton destiné à lutter une énième fois contre le racisme et le négationnisme. Je dis avorton, car ce compromis prévoyant un certain nombre de sanctions pénales communes est finalement assez éloigné de ce dont rêvaient les apôtres de la pensée unique et obligatoire.

Mais certainement pas grâce à la France, comme vous pouvez vous en douter. Ni à l’Allemagne qui, au nom de « son devoir historique particulier » se croit apparemment obligée d’en rajouter encore et toujours dans l’autoflagellation.

Mais grâce aux anglo-saxons, Angleterre et Irlande, et aux pays nordiques qui souhaitaient, eux, - qu’ils en soient ici remerciés – conserver la liberté d’expression la plus large possible. Les efforts d’harmonisation européenne dans ce domaine sont « non seulement anti-libéraux, mais absurdes, car l’UE n’a pas à légiférer sur l’histoire », a déclaré Graham Watson, leader britannique des eurodéputés centristes.

Et grâce aux pays baltes et à certains pays de l’est, qui, dans la foulée, ont demandé un traitement parallèle entre les crimes staliniens* et nazis. Ennuyeux, ça.

Alors, dans un grand élan de générosité, histoire de les calmer, l’Union Européenne s’est fendue d’une Déclaration dans laquelle elle déplore les crimes commis pour d’autres raisons par des régimes totalitaires. C’est quand même sympa de déplorer, non ? Elle n’y était pas obligée, après tout. Même que, lorsqu’elle aura le temps, elle a promis d’étudier la possibilité de légiférer là-dessus.

L’Italie, elle aussi, mérite une citation. A la suite d’un manifeste publié par quelque 200 historiens italiens qui dénonçaient le risque d’une « vérité historique d’Etat », le gouvernement italien a renoncé il y a quelques semaines à introduire le délit de « négation de la shoah » dans le code pénal italien.

* Cet entêtement à parler des crimes « staliniens » est des plus suspects. Nous savons bien tous ici sur ce blog qu’il s’agit des crimes « communistes » perpétrés DES LE TOUT DEBUT. On ne le répétera jamais assez.