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26/10/2007

CE N’EST PAS DE LA PROMOTION DE L’HOMOSEXUALITE, NON, NON, NE CONFONDONS PAS !

Les téléspectateurs étaient drôlement gâtés, hier soir. On a vraiment tâché de leur ouvrir l’esprit de toutes les façons possibles. Si ça ne marche pas, ce ne sera en tout cas pas la faute de ceux qui mijotent les programmes. J’aimerais bien savoir de qui il s’agit, d’ailleurs…

Bref, le même soir et à une heure de grande écoute dans les deux cas – 20h50 et 20h – ils ont eu droit à :

L’homme de sa vie. « En vacances dans la Drôme avec femme et enfant, un homme fait la connaissance d’un nouveau voisin, homosexuel, qui ne tarde pas à le troubler », sur Canal + Décalé (ô combien !).

J’ai deux mamans. « Le combat de Marie-Laure et Carla pour faire accepter leur famille homoparentale sert de point de départ à une réflexion sur la parentalité et la définition de la famille ».

Vous allez voir comme c’est amusant, coïncidence sans doute, mais L’homme de sa vie est l’œuvre de la réalisatrice-actrice Zabou Breitman et J’ai deux mamans est passé sur LCP/Public Sénat, chaîne dirigée par un certain Jean-Pierre Elkabbach. Curieux, non ? De quoi apporter un peu d’eau (pas très claire) au moulin des thèses défendues avec ardeur par notre ami Hervé.

Mais je suis une mauvaise langue avérée. Car Zabou Breitman a nettement déclaré qu’il n’avait pas été question pour elle de faire un film sur l’homosexualité, mais sur le « questionnement sur la recherche de l’harmonie avec soi-même ». Ce qui est quand même tout à fait différent, n’est-il pas ? Lors de cette même interview  de Tribune Juive lui avait été posée l’inévitable question : « Au cours de votre carrière, vous avez été confrontée à l’antisémitisme. Que s’est-il passé ?

On fait toujours un amalgame sur l’histoire de mon nom. Je me suis appelée Zabou car il y avait déjà une Isabelle dans l’équipe de « Récré A2 » où je travaillais.(…) Ce n’est que par la suite que j’ai vécu une affaire épouvantable. Je faisais des photos que j’avais réussi à vendre à un magazine. Mais le directeur m’annonce qu’il a déjà une exclusivité avec une agence. Il me dit : « Vous savez ce qu’est une exclusivité ? Vous avez fait ça pour l’argent ? » Il insiste : « Mais si, vous avez fait ça pour l’argent, ça ne m’étonne pas, rappelez-moi votre vrai nom déjà ? » Là, je me suis figée et lui ai rétorqué un « Pardon ? » sur un ton glacial. « Je me comprends très bien », a-t-il conclu. Cette phrase est entrée dans ma tête pour ne plus jamais en sortir. Jusqu’au jour où j’ai repris mon nom. J’étais fière vis-à-vis de mon grand-père. »

C’était effectivement une affaire épouvantable, le mot n’est pas trop fort. Et toute la carrière de Zabou Breitman est marquée par un antisémitisme bestial et viscéral, chacun peut s’en rendre compte.