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29/03/2010

INCROYABLE, MAIS VRAI !

66.jpgCertains membres du Congrès des Etats-Unis, dont on connaît globalement le soutien inconditionnel à tout ce que dit et fait Israël, se permettent d’envoyer à José Barroso une lettre lui intimant le « conseil » d’endiguer l’antisémitisme sauvage qui sévit en Europe comme chacun sait et peut constater.

Le Congrès n’a-t-il vraiment pas d’autres chats à fouetter que de se mêler ainsi des affaires européennes et de faire la leçon aux dirigeants ? Jusqu’où ira la folie des mesures en tous genres destinées à « endiguer l’antisémitisme », c’est-à-dire à protéger Israël envers et contre tout ?

(La traduction est mauvaise, mais c’est le fond qui compte. D’ailleurs l’original suit).

« Etats-Unis – Les membres du Congrès encouragent le président de la Commission de l'Union Européenne à accroître leur vigilance

Un groupe prédominent de membres du Congrès américain, à la tête duquel se tiennent les membres du Congrès Joe Crowley, démocrate de New York et Alcee L. Hastings, démocrate de la Floride, Chris Smith, républicain de New Jersey et Frank Wolf, républicain de la Virginie, ont demandé au Président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, d'accroître les efforts enfin d'empêcher l'antisémitisme en Europe. La lettre était signée par vingt trois membres du Congrès, et a été envoyée en réaction de l'importante augmentation des incidents antisémites qui se sont déroulés en Europe en 2009.

 

Le mois dernier, le CFCA (le Forum pour la Coordination du Combat Contre l'Antisémitisme), a reporté des données mettant l'accent sur la hausse du nombre d'incidents antisémites qui se sont déroulés pendant l'opération "Plomb Durci" à Gaza. Le CFCA a précisé que le nombre d'incidents antisémites qui se sont déroulés en 2009 est le plus élevé depuis la Seconde Guerre Mondiale.

 

 

Inquiétés par la recrudescence de l'antisémitisme en 2009, les membres du Congrès ont écrit dans la lettre qu'ils ont envoyée: "Nous comprenons que des pays européens ont pris des mesures afin de combattre… les vagues d'antisémitisme, mais les conclusions du CFCA mettent l'accent sur le besoin de multiplier ces efforts. Nous désirons travailler avec vous, le plus possible, afin d'accroître nos efforts, par la coopération de nos efforts communs."

 

 

De plus, les membres du Congrès ont écrit: "Nous vous demandons instamment de condamner publiquement la hausse du nombre d'incidents antisémites, qui, s'il restent sans réaction, risquent de s'aggraver encore d'avantage en nombre et en intensité. De plus, nous demandons à la Commission Européenne, ainsi qu'aux états membres de l'Union Européenne, d'élargir les efforts afin d'éviter des attaques antisémites."

 

 

Source: http://crowley.house.gov/

 

ORIGINAL DE LA LETTRE

Excellency José Manuel Barroso
President, European Commission
Brussels, Belgium

Dear President José Manuel Barroso:

We wanted to bring to your attention recent data compiled by the Jewish Agency, which found that there were more documented incidents of antisemitism in Europe in 2009 than at any time since World War II. In fact, a greater number of incidents occurred during the first three months of 2009 than in all of 2008, including the burning of synagogues and the defacing of cemeteries and Holocaust memorials. These alarming statistics cannot be ignored and require the immediate attention of the European Commission.

The U.S. House of Representatives has been deeply involved in combating antisemitism throughout the world, passing a resolution as early as 2002 which states that “although the continued violence in the Middle East is disturbing and must be resolved, exploiting that violence to fuel hostility or violence against Jews and Jewish institutions is reprehensible.” We realize that many European countries have taken similar steps to combat tides of anti-Semitism, but the Jewish Agency’s findings underscore the need to redouble these efforts. We would like to work with you, wherever possible, to increase our efforts, by sharing best-practices and collaborating on our efforts.

As you know, EU states were present at the OSCE Berlin Conference on Antisemitism in 2004 and adopted the following April 2004 Permanent Council Decision No. 607 on Combating Antisemitism, which condemned without reservation all manifestations of antisemitism and that international or political developments in Israel or elsewhere in the Middle East never justify antisemitism. Indeed, modern-day Europe was formed on the basis of religious freedom and equal rights for all. When these rights are trampled upon, governments must step in and act in order to protect their citizens. For this reason, we urge you to publicly condemn the increased acts of antisemitism, which, if left unchecked, could further escalate in number and intensity. Additionally, we urge the European Commission, as well as the member states of the European Union, to expand efforts to prevent antisemitic attacks.

Ultimately, any attack on any minority group represents an attack on all who believe in human rights, and efforts to defend victims of such attacks are efforts to defend us all. We know you agree with this sentiment and we look forward to working with you to address this issue.

Sincerely,

Joseph Crowley
Alcee L. Hastings
Christopher H. Smith
Anthony D. Weiner
Michael E. McMahon
Dan Burton
Jared Polis
Al Green
Ron Klein
Heath Shuler
Mike Quigley
Maurice Hinchey
Doug Lamborn
Donald A. Manzullo
Jerrold Nadler
Frank R. Wolf
Laura Richardson
Shelley Berkley
Elijah E. Cummings
Keith Ellison
Mary Jo Kilroy
Gus R. Bilirakis
Debbie Wasserman Schultz

 

Source: http://antisemitism.org.il/fra/struggle/46432/Etats-Unis%E2%80%93LesmembresduCongr%C3%A8sencouragentlepr%C3%A9sidentdelaCommissiondel%5C%27UnionEurop%C3%A9enne%C3%A0accroitreleurvigilance

29/08/2007

ENCORE UN PEU DE VASELINE ET CA FINIRA PAR PASSER

894c24a499ab88396225b6be489343e1.jpg« Si la Turquie était européenne, ça se saurait »

 « Que la Turquie fasse des problèmes pour reconnaître l'un des membres de la Communauté européenne, Chypre, c'est quand même une drôle de façon de demander à s'intégrer »

« En démocratie, je n'ai pas à échanger ma loyauté au président de la République et mes convictions. Le président de la République a des convictions, il les exprime avec force, elles sont éminemment respectables, j'ai aussi des convictions. Personne ne veut rejeter la Turquie, c'est un grand peuple, une grande civilisation. Je suis très clairement pour le partenariat privilégié, pas pour l'adhésion parce que déjà, l'Europe à 25, on a du mal à la faire fonctionner"

« Quand bien même c'est un pays laïc, il est en Asie mineure. Je n'expliquerai pas aux écoliers français que les frontières de l'Europe sont avec l'Irak et la Syrie. Quand on aura fait du Kurdistan un problème européen, on n'aura pas fait avancer les choses".

Bon, vous aurez compris sans que je vous fasse un dessin de qui étaient ces mâles propos destinés aux gogos ravis de les gober, et qui en redemandaient. Et c’étaient bien les Turcs qui avaient raison, qui déclaraient au lendemain de l’élection de Sarkozy "Dans le processus européen comme dans les relations franco-turques, nous souhaitons à partir de maintenant ne plus entendre les déclarations faites par Sarkozy durant la campagne électorale dans nos relations bilatérales". Ben, tiens !

Donc, résumons : La France avait le pouvoir de bloquer le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne. Et c’est bien ce que les électeurs de Sarkozy attendaient. Evidemment, cela aurait constitué un geste politique très fort, un véritable pavé dans la mare du sytème. Ca n’aurait pas été de la com’, cette fois.  On aurait assisté à une redistribution des cartes et c’est ce qu’espéraient, au-delà des Français, les peuples européens.

Bien évidemment, système oblige, la France n’a rien bloqué du tout et le processus s’est poursuivi comme si de rien n’était. Nul doute que des impératifs stratégiques liés au triangle USA/Israël/Turquie n’aient largement pris le pas sur les intérêts de l’Europe.

Aujourd’hui, devant les ambassadeurs, acte 2 de la pièce de théâtre : on fait les gros yeux – ça impressionnera dans les chaumières où l’on croira, peut-être, que la France mène le bal – et on exige en contrepartie de la poursuite du processus…. de créer un goupe de sages !!! pour réfléchir à l’avenir de l’Europe !!! Jolie façon de noyer le poisson. Je note au passage que cela signifie en clair que personne n’aurait encore songé à réfléchir à l’avenir de l’Europe ? Et ce sont ces gens qui sont chargés de notre avenir et de celui de nos enfants !

"La France ne s'opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l'Union et la Turquie soient ouverts dans les mois et les années qui viennent, à condition que ces chapitres soient compatibles avec les deux visions possibles de l'avenir de leurs relations : soit l'adhésion, soit une association aussi étroite que possible sans aller jusqu'à l'adhésion", voilà le nouveau palier intermédiaire. En attendant le plongeon final. On est loin du début de l’article, non ?

A l’UMP, on est quand même un peu embarrassés, mais au PS, on pavoise et on se félicite de ce que le locataire de l’Elysée ait évolué sur la question et abandonné sa « posture électoraliste ». Tout est dit dans ces deux mots, n’est-ce pas ? Et surtout, le profond mépris dans lequel sont tenus les peuples, aux yeux de ces messieurs-dames trop manipulables et trop cons pour comprendre où est leur véritable bien et qu’il faut donc mener malgré eux, comme des veaux.

Le Monde a eu le toupet de déclarer que Sarkozy cherchait « à sortir de son isolement en Europe au sujet des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne » Quel isolement ? De qui se moque-t-on ? Ignore-t-on à Bruxelles que la grande majorité des PEUPLES européens est parfaitement opposée à cette adhésion ? Mais que les pseudo élites européennes font comme si de rien n’était ? Ce ne sont pas les Européens, qui dans cette histoire n’ont rien à dire, mais  le système à la botte des Américains et des lobbies qui pousse de toutes ses forces à une intégration nuisible à l’Europe. Justement parce qu’elle sera nuisible à l’Europe.

Les naïfs – et ils sont nombreux – qui ont voté Sarkozy parce qu’il était « contre » l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, finiront peut-être par ouvrir les yeux un jour. Et se rendre compte qu’il ont en réalité élu un rouage du sytème encore plus zélé et plus empressé que tous ses prédécesseurs. Qu’on finira peut-être même par regretter, si ça se trouve. Un comble !

Je note que M. José Manuel Barroso,  président portugais de la Commission européenne, a « personnellement » averti Sarkozy des « conséquences très négatives » qu’il y aurait à s’opposer à un processus d’adhésion approuvé par les 27. Pourquoi donc est-il si empressé à accueillir la Turquie ? Pense-t-il donc que tous les chantiers utiles à l’Europe sont achevés ? L’état de son pays, le Portugal, devrait pourtant l’amener à considérer qu’avant de lancer des invitations à l’extérieur, il y a encore beaucoup de boulot à faire à la maison.