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25/03/2008

AU REVOIR

Bon, je dois reconnaître ne pas avoir eu beaucoup de succès avec ma proposition de recherches en commun (voir note précédente). Seules trois personnes ont répondu et je les en remercie. C’est dommage car je suis persuadée que le résultat aurait été très instructif. Il suffisait de presque rien … comme chantait Charles …

J’ai décidé en conséquence de m’atteler sérieusement à autre chose, ce qui suppose que je mette ce blog entre parenthèses. J’ignore vraiment combien de temps cette parenthèse durera.

Je répète ici une énième fois ce que je déclare depuis des années : le combat que nous menons contre le système est excessivement difficile dans l’union, il est impossible dans la désunion. Or nous sommes dans la désunion complète et la guerre fratricide. Tant que cette situation n’évoluera pas, je refuserai désormais de m’engager dans des actions perdues d’avance.

Comme petit cadeau de départ, je vous offre ce texte de Maurice Bardèche. Il est absolument étonnant. Il a été écrit en 1948.

1562133000.jpg« Nous vivions jusqu’ici dans un univers solide dont les générations avaient déposé l’une après l’autre les stratifications. Tout était clair : le père était le père, la loi était la loi, l’étranger était l’étranger. On avait le droit de dire que la loi était dure, mais elle était la loi. Aujourd’hui ces bases certaines de la vie politique sont frappées d’anathème. Car ces vérités constituent le programme d’un parti raciste condamné au tribunal de l’humanité. En échange, l’étranger nous recommande un univers selon ses rêves. Il n’y a plus de frontières, il n’y a plus de cités. D’un bout à l’autre du continent, les lois sont les mêmes, et aussi les passeports, et aussi les juges, et aussi les monnaies. Une seule police et un seul cerveau : le sénateur du Milwaukee inspecte et décide. Moyennant quoi, le commerce est libre, enfin le commerce est libre. Nous plantons des carottes qui par hasard ne se vendent jamais bien et nous achetons des machines à biner qui se trouvent toujours coûter très cher.

Et nous sommes libres de protester, libres, infiniment libres, d’écrire, de voter, de parler en public, pourvu que nous ne prenions jamais des mesures qui puissent changer tout cela. Nous sommes libres de nous agiter et de nous battre dans un univers d’ouate. On ne sait pas très bien où finit notre liberté, où finit notre nationalité, on ne sait pas très bien où finit ce qui est permis. C’est un univers élastique. On ne sait plus où l’on pose ses pieds, on ne sait même plus si l’on a des pieds, on se trouve tout léger, comme si l’on avait perdu son corps.

Mais pour ceux qui consentent à cette simple ablation que d’infinies récompenses, quelle multitude de pourboires ! Cet univers qu’on fait briller à nos yeux est pareil à quelque palais d’Atlantide. Il y a partout des verroteries, des colonnes de faux marbre, des inscriptions, des fruits magiques. En entrant dans ce palais vous abdiquez votre pouvoir, en échange vous avez le droit de toucher les pommes d’or et de lire les inscriptions. Vous n’êtes plus rien, vous ne sentez plus le poids de votre corps, vous avez cessé d’être un homme : vous êtes un fidèle de la religion de l’Humanité. Au fond du sanctuaire est assis un dieu nègre. Vous avez tous les droits sauf de dire du mal du dieu. »