Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/02/2012

TENUE TRAGIQUE AU B’NAI B’RITH : 0 GOY

Là je m’amuse à plagier le titre de Libération qui exhalait hier toute son horreur devant les frasques viennoises de la fille de son père sous le titre propre à rappeler les zeures les plus sombres etc, etc, de :

« Bal tragique à Vienne: 0 juif »

Oui, fifille a commis l’impardonnable forfait – histoire sans doute de rééquilibrer un peu les plateaux de la balance qui penchaient trop visiblement d’un côté – d’aller valser à Vienne le 27 janvier dernier. Elle aurait pourtant dû savoir qu’il est strictement interdit de danser un 27 janvier. Car ce jour-là, en 1945, il y a 67 ans, l’Armée rouge a libéré Auschwitz.

Ecoutons Libé se tordre les mains: « … elle virevoltait à Vienne dans un bal organisé par les nostalgiques du IIIème Reich, et plus précisément par Olympia, une corporation d'extrême droite qui a la sympathique particularité d'être fermée aux Juifs et aux femmes. Face à la dénonciation par SOS Racisme de cette ignominie, Marine Le Pen, comme à son habitude, a tonné, dénoncé, menacé. »

Je retiens qu’il est ignominieux d’être fermé aux juifs et aux femmes. Certes, ce n’est pas très gentil pour les femmes. Mais s’agissant des juifs, je rappelle quand même au journaliste de Libé qui peut-être l’ignore, que le B’nai B’rith, lui, est parfaitement fermé aux non-juifs. Alors, de deux choses l’une : ou c’est tout aussi ignominieux que dans le cas d’Olympia. Ou ça ne l’est ni dans un cas, ni dans l’autre.

Après tout, on peut imaginer d’avoir envie de se retrouver entre soi, pas vrai ? Si les francs-maçons du B’nai B’rith préfèrent se retrouver entre juifs et refuser tous les autres, pourquoi pas ? C’est leur droit et ça ne me choque pas. A condition que les autres aient le droit d’en faire autant, sans provoquer les hurlements des gazettes qui pratiquent un peu trop visiblement les indignations à géométrie variable. Non, ce n’est pas vrai ? J’ai dit une bêtise ?

Ce qui nous ramène au titre : dans les tenues maçonniques du B’nai B’rith il y a toujours 0 goy. C'est aussi une tragédie. Mais  personne n'en parle jamais.

03/02/2011

DERNIERES NOUVELLES D’AUSCHWITZ

… à l’usage des « obsédés de la shoah » chers à Fifille. Vous vous souvenez ? Tout compte fait, je me demande - juste un petit peu - si elle ne se serait pas (très légèrement) trompée de côté en désignant lesdits « obsédés ». :

 

 

1) « L’Autriche investit 6 millions d’euros pour restaurer le camp d’Auschwitz

 

Le gouvernement autrichien a débloqué, mardi 1er février 2011, en conseil des ministres, une enveloppe de 6 millions d’euros pour restaurer le camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau (Pologne), où périrent 1,1 million de personnes, dont 1 million de Juifs, pendant la Seconde Guerre mondiale, a indiqué un porte-parole du gouvernement, Leo Szemeliker. Le Parlement autrichien doit encore approuver cette décision, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2012.

 

Le musée d'Auschwitz-Birkenau a lancé, le 27 janvier dernier, sur Facebook, une campagne pour recueillir 120 millions d'euros nécessaires à la préservation du site. «A l'occasion du 66e anniversaire de la libération du camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau en 1945, la Fondation Auschwitz-Birkenau annonce le lancement de sa campagne « Agissez maintenant! »», a indiqué le musée sur sa page, http://www.facebook.com/AuschwitzInterveneNow. »

 

 

120 millions d'euros nécessaires à la préservation du site ???  Les baraquements seront plaqués or, ou quoi ?

 

 

2) « Le patron de la SNCF visite seul Auschwitz

 

Guillaume Pepy, qui n'était jamais allé à Auschwitz, a voulu s'y rendre seul, sans délégation officielle. Il y a effectué une visite très discrète, le 23 janvier 2011 dernier, deux jours avant de déclarer à Bobigny – d’où sont partis 23000 déportés de Drancy - que la SNCF, « contrainte, réquisitionnée » , avait été « un rouage de la machine nazie d’extermination ».

 

Aucune mention n’a été faite de ce voyage, connu du seul entourage proche de Guillaume Pepy, lors de la cérémonie. »

 

 

J’ai écrasé une larme en l’imaginant perdu tout seul, au milieu des baraquements pas encore remis à neuf. Pauvre Guillaume ! Bon, il a quand même fini par cracher le morceau : tout ce voyage sans que personne ne le sache, c’aurait vraiment été trop bête, s’est-il dit … Grâce au CRIF, qui l’a à la bonne maintenant qu’il a bien fait tout ce qu’il fallait, on est tous au courant - et admiratifs.

 

 

3) « Le projet Aladin à Auschwitz

 

Plus de cent personnalités juives, chrétiennes et musulmanes, et des représentants de nombreux pays notamment du Moyen-Orient et d’Afrique, ont rendu hommage ensemble mardi 1er février 2011 aux victimes de la Shoah sur le site du camp nazi d'Auschwitz-Birkenau.

 

La visite, parrainée par l'Unesco et la mairie de Paris, était organisée dans le cadre du projet Aladin, lancé en 2009 par plus de 200 personnalités d'Europe et du monde arabo-musulman pour promouvoir des rapprochements interculturels et rendre disponibles en arabe, en persan et en turc des informations objectives sur la Shoah.

 

"Le grand intérêt de ce projet Aladin est de permettre aux personnalités des trois grandes religions monothéistes, le christianisme, le judaïsme et l'islam, de venir ensemble sur le lieu d'extermination de Juifs", a indiqué le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris.

 

"C'est un moment particulièrement important, parce que c'est un signe qui dit que les religions ont pris le chemin par lequel elles veulent affronter ensemble cette situation", a-t-il ajouté.

 

"Je suis là pour dire à ceux qui nient la Shoah à Auschwitz et à ceux qui nient le massacre à Srebrenica (lieu de l’assassinat de 8.000 Bosniaques musulmans en 1995, ndlr) qu'ils sont en train de commettre aussi un génocide", a clamé de son côté le grand mufti de Bosnie Mustafa Ceric, lors d'un discours à Birkenau.

 

Le grand rabbin de Pologne, Michael Schudrich, a exprimé l'espoir que cette rencontre interreligieuse contribuerait à prévenir des génocides dans l'avenir.

 

"En faisant venir des responsables religieux juifs, chrétiens et musulmans voir ensemble l'exemple du pire génocide dans l'histoire du monde, cela augmente peut-être les chances qu'une prochaine fois, ils seront capables de l'arrêter", a dit M. Schudrich

 

La rencontre sur le site de l'ancien camp d'extermination, au lendemain de l'anniversaire de sa libération le 27 janvier 1945, a donné lieu à une cérémonie oecuménique, suivie de dépôt de gerbes à Birkenau et à Auschwitz.

 

Y ont participé notamment la vice-secrétaire générale de l'ONU Asha-Rose Migiro et la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova ainsi que des envoyés spéciaux et représentants de chefs d'Etat et de gouvernement de plusieurs pays arabes, d'Israël, d'Europe, de Russie et des Etats-Unis, des personnalités religieuses, des universitaires, des maires de plusieurs grandes cités du monde et des survivants de la Shoah.

 

"C'est une douleur nécessaire. Le fait que nous le faisions si nombreux --Européens, Arabes, Africains, musulmans, chrétiens, juifs, athées-- que nous le fassions tous ensemble, cela prouve que le martyre du peuple juif (...) c'est un fait pour l'humanité, c'est un crime contre l'humanité, c'est une faute contre ce que nous avons d'humain", a dit le maire de Paris Bertrand Delanoë.

 

Quelque 1.100.000 personnes, dont environ un million de Juifs, ont été tuées entre 1940 et 1945 à Auschwitz-Birkenau, camp installé par l'Allemagne nazie dans le sud de la Pologne.

 

En plus des victimes juives, 70.000 à 75.000 Polonais non juifs y sont morts, ainsi que 21.000 Roms, 15.000 prisonniers de guerre soviétiques et 10.000 à 15.000 autres prisonniers, dont des résistants, selon les données du musée d'Auschwitz. »

 

 

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

23/01/2011

LES PARISIENS AUSSI ONT LES MOYENS

C’est vrai, ça, il n’y a pas qu’à Orléans qu’on connaît ses priorités. Paris aussi : les Parisiens auront la joie de débourser cette année la modique somme de 310 000 € pour restaurer l’un des 22 baraquements d’Auschwitz.

Attendez, là, il y a bien quelque chose que j’ai un peu de mal à comprendre : 310 000 € uniquement pour « restaurer » un baraquement de bois qui n’avait rien à l’époque d’une résidence de luxe, du moins c’est ce qui se dit, je trouve ça quand même bizarre, non ?

Et encore, ce n’est pas grand-chose à côté de ce que l’Etat va casquer par ailleurs. Enfin, quand je dis l’Etat, c’est le brave couillon de contribuable qui mettra la main au portefeuille sans qu’on lui demande son avis. Les Parisiens, eux, grâce à leur maire, sont vraiment des citoyens modèles : ils auront du coup la chance de payer deux fois pour Auschwitz. J’espère qu’au moins, ils sont contents.

 

55.jpg« BERTRAND DELANOË : Paris participera à la préservation d'Auschwitz-Birkenau

"S’étalant sur 191 hectares, le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau tombe peu à peu en ruine. 1,1 millions de personnes dont 1 million de Juifs, furent exterminées dans ce qui demeure comme le plus terrible symbole de la barbarie nazie.

A l’heure du 65ème anniversaire de l’ouverture de ce camp, le cri d’alarme lancé par le premier ministre polonais, Donald Tusk, doit être entendu, lui qui depuis un an, appelle la communauté internationale à mobiliser 120 millions d’euros afin d’assurer la préservation et l’entretien de ce site « comme un rappel à la mémoire et une preuve du crime accompli ».

L’ampleur des travaux est effectivement considérable, intégrant à la fois les 22 baraques en bois de Birkenau, des bâtiments en briques, les miradors ainsi que les vestiges des funestes chambres à gaz et fours crématoires. Seule l’Allemagne s’est à ce jour engagée à hauteur de 60 millions d’euros. Face à cet enjeu, il est pourtant essentiel de servir la vérité en préservant la trace de l’indicible comme témoignage à destination des jeunes générations.

C’est pourquoi, au nom de notre capitale, je proposerai aux élus du Conseil de Paris – et ce dès notre séance de février – que notre collectivité contribue à ce chantier majeur, à hauteur de 310 000 euros, soit l’équivalent symbolique du coût de restauration d’un de ces 22 bâtiments, où des centaines de milliers d’êtres humains furent parqués dans des conditions parfaitement atroces, confrontés quotidiennement au froid, aux épidémies, à la faim et à la brutalité bestiale de leurs bourreaux. Je souhaite qu’à son tour, la France joue pleinement son rôle, à la mesure de ce que l’Histoire peut légitimement attendre de notre pays."

 

Source : http://www.israel-infos.net/BERTRAND-DELANOE-Paris-partic...

 

16/11/2010

AH, DEVOIR DE MEMOIRE, QUAND TU NOUS TIENS ! (SUITE)

Nous avions parlé avant-hier de la dénonciation, par le maire socialiste de Ballan-Miré, de la convention de jumelage avec la ville polonaise d'Oswiecim, plus connue sous le nom d’Auschwitz.

Un correspondant m’apporte les précisions suivantes sur les jumelages, qui sont intéressantes :

 

« Cet olibrius aurait dû d'abord relire ( ou lire !) les statuts de l'Organisation Mondiale des Villes Jumelées que voici : "La Fédération Mondiale des Villes Jumelées, devenue FMCU, animée par un idéal de Paix et de Coopération, groupe des Villes du monde entier, qui observent pour leur jumelage les cinq principes ci-après :

 

I – CULTURE Considérer le jumelage des villes comme un instrument de culture humaine, sans aucune préoccupation partisane. Le jumelage culturel est le bien qui unit, dans un esprit d’égalité et de réciprocité, les populations entières de deux ou plusieurs villes de pays différents en vue de favoriser le contact des personnes, l’échange des idées, des techniques, des produits. Conçu comme un instrument de culture populaire et de formation civique internationale, il a un caractère éminemment social et éducatif et ne saurait être détourné de son objet à des fins ou personnelles ou partisanes ou politiques.

 

II - NON-INGERENCE Ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures des autres villes. Etabli sous l'égide des municipalités avec l’accord des populations, le jumelage doit être préservé de toute ingérence contraire aux libertés communales. De même, il ne peut servir de prétexte à intervention dans les affaires propres aux villes qu'il associe.

 

III - NON-DISCRIMINATION N'exclure aucune ville ni, dans chaque ville aucune bonne volonté. Ainsi défini, le jumelage culturel ne peut s’accompagner d'aucune exclusive, ni à l'extérieur, ni à l’intérieur de la cité. Dans les relations, entre cités, il doit faciliter la compréhension des peuples indépendamment des institutions qui les régissent. La distance géographique, la diversité des traditions et des idéologies, loin d'être des obstacles, ne font que rendre le jumelage plus souhaitable. Dans la cité, le jumelage, doit être un moyen de rassembler les bonnes volontés de toute tendance, de toute origine, de toute formation, il doit intéresser toutes les formes de l’activité : vie familiale, professionnelle, économique, touristique, artistique, sportive et intellectuelle.

 

IV – BILINGUISME Acquérir en plus de sa langue maternelle, l'usage d’une langue vivante de communication mondiale afin de pouvoir parler à son semblable. En raison de l’obstacle que constitue la diversité des langues dans l’établissement des contacts personnels à l’échelon le plus modeste, l’une des tâches essentielles du jumelage est de hâter, dans tous les milieux, l’édification d’un « MONDE BILINGUE » fondé sur ce principe : le droit de tout homme à sa langue maternelle s’accompagne de l’obligation pour tout homme d’acquérir l’usage d’une langue vivante de communication mondiale.

 

V – SOLIDARITE Prendre part aux frais et aux responsabilités de l’organisation mondiale de coopération des Communes : les Cités Unies. L’approbation solennelle des principes de la Charte implique que la ville participera, par son adhésion à la Fédération Mondiale des villes Jumelées – Citées Unies, aux responsabilités matérielles et morales de l’Organisation".

 

Les points I, II et III sont particulièrement éclairants ! Il ne doit y avoir aucune préoccupation partisane et l'objet uniquement d'échanges culturels ne doit pas être détourné à d'autres fins... Quant au titre II consacré au respect du principe de non-ingérence dans les affaires internes des villes il n'a pas besoin d'autre explication !!!!! Et le titre III consacré à la non discrimination qui interdit formellement toute exclusion d'une cité, renvoie définitivement ce triste sire de Ballan-Miré à ses rancoeurs sournoises et à son indignation théâtrale et ridicule...

 

Notre Baumel pourra toujours envisager d'ouvrir un magasin de souvenirs holocaustiques et de produits du Val de Loire (voire plusieurs boutiques, si affinité !) dans le nouveau centre commercial qui va prochainement ouvrir ses portes à proximité des installations d'Oscwiecim. C'est-y pas une bonne idée ? »

14/11/2010

AH, DEVOIR DE MEMOIRE, QUAND TU NOUS TIENS !

J’ai lu que ce grand défenseur de la mémoire universelle sélective à perpétuité était un proche de Strauss-Kahn ….

 

77.jpg« Le maire d'une commune d'Indre-et-Loire dénonce son jumelage avec Oswiecim

 

TOURS (AFP)---Le maire de Ballan-Miré près de Tours a dénoncé la convention de jumelage entre sa commune et la ville polonaise d'Oswiecim (Auschwitz en allemand), dont les autorités cherchent, selon lui, à prendre leurs distances avec le camp d'extermination, apprend-on  auprès de l'intéressé.
   

La Nouvelle République révèle mardi que Laurent Baumel, maire socialiste de cette commune de quelque 8.000 habitants depuis 2008, a choisi de dénoncer le serment de jumelage parce qu'il ne fait aucune référence au devoir de mémoire.   

 

Ce document a été signé par son prédécesseur, Michel Lezeau (UMP), en 2002, a expliqué l'actuel maire joint par l'AFP. Ballan-Miré (Indre-et-Loire) est la seule ville française jumelée avec Oswiecim, selon lui.   

 

"Le serment ne fait à aucun moment référence à l'Holocauste, à la Shoah et au camp. C'est un jumelage classique entre une petite ville de France et une petite ville de Pologne sur des échanges culturels, touristiques...", s'indigne-t-il.   

 

Dès 2008, "j'ai été frappé par l'impression que les autorités locales polonaises voulaient à travers ce jumelage faire oublier le camp" d'extermination nazi, auquel le nom d'Auschwitz reste à jamais associé, raconte-t-il.   

 

Ces autorités, et leur "sulfureux" maire Janusz Marszalek en tête, "sont dans une logique de dissociation de la ville et du camp, de banalisation de la ville elle-même", ajoute-t-il. "Leur truc à eux, c'est de pouvoir dire: +Cessez d'assimiler notre petite ville charmante au camp de la mort, Oswiecim n'est pas Auschwitz+".   

 

"Je ne veux pas de près ni de loin cautionner une stratégie consistant à détacher le nom d'Auschwitz de ce que ça signifie dans l'histoire universelle", explique le maire.

 

L'élément déclencheur a été un article du Point en septembre, montrant que les autorités d'Oswiecim envisageaient la construction controversée d'un centre commercial près du camp, ainsi qu'un projet de mémorial de la Shoah associant juifs, homosexuels, catholiques, etc...    

 

"Le maire de la ville lui-même, dans cet article, cite le jumelage avec Ballan-Miré à l'appui de sa stratégie", note M. Baumel. "Je n'ai pas du tout envie que le nom de ma commune soit associé à cela. Donc j'ai pris la décision de dire qu'on arrête les frais". »

 Source: http://fr.ejpress.org/article/38840

28/09/2010

UNE RESCAPEE DE 98 ANS TEMOIGNE

nepleurezpasmgg.jpg

 

Le CRIF nous apprend hier qu’Eva Golgevit, "résistante M.O.I. [main d’œuvre immigrée], rescapée des camps de la mort, signera son livre Ne pleurez pas mes fils" au cercle culturel yiddish du Farband, à Paris, le 6 octobre prochain. 

Bien. Vous lirez ci-après le communiqué de l’officine, qui reprend en fait la préface du livre, signée Maxime Steinberg :

 

« La solidarité est au cœur de la vie d’Eva.

Cette femme juive d'origine polonaise, au dynamisme peu commun, s’est toujours investie dans ce sens. Dès septembre 1940 à Paris, où elle s’est mariée et a donné naissance à son premier fils, elle s’engage dans le groupe Solidarité, section juive du mouvement de résistance communiste de la MOI (Main-d’œuvre immigrée). Au même titre que ces héros de la Résistance, son arrestation est le résultat de filatures des Brigades spéciales françaises.

 

Emprisonnée, comme la majorité de son réseau, elle est déportée par le convoi n° 58 du 31 juillet 1943.  Son groupe est soudé par un double lien de solidarité et d’amitié. À son arrivée à Auschwitz début août 1943, elle est projetée dans l’un des lieux les plus terrifiants et abjects de cet enfer : le Block 10 où les nazis pratiquaient des « expériences médicales » sur des cobayes humains. Durant dix mois, elle parvient cependant à échapper au pire, physiquement et psychiquement. C’est encore grâce à sa force morale et aux complicités qu’elle suscite qu’avec quelques camarades, elle sort de cet enfer, puis de celui de Birkenau où s’achève alors l’extermination massive des Juifs de Hongrie. Après environ trois mois, Eva parvient à être transférée dans un camp annexe d’Auschwitz, Rajsko (ferme agricole expérimentale), dans lequel les conditions de survie sont relativement moins dures. En janvier 1945, devant l’avancée de l’Armée rouge, les nazis procèdent à l’évacuation des camps entraînant dans leur fuite éperdue les survivants de cet enfer. Avec ses deux camarades encore en vie, Eva aura survécu à trois « marches de la mort » qui la mèneront aux camps de Ravensbrück et de Malchof. Au-delà des horreurs dont elle témoigne dans son récit, Eva livre à ses fils et au lecteur un chant d’espoir empreint de cette foi en la vie dont elle ne s’est jamais départie. »

 

Cette femme a aujourd’hui … 98 ans. Je pense que comme moi ses tribulations à Auschwitz à partir de début août 1943 jusqu’à la libération du camp en janvier 1945 vous auront remplis d’admiration. Quelle chance dans la malchance ! D’abord résister dix mois à ce terrifiant block 10. Puis échapper à Birkenau pour réussir à se faire transférer dans une ferme agricole expérimentale !

 

Ce qui m’étonne un peu, c’est qu’elle ait attendu un âge aussi avancé pour faire connaître une histoire si peu banale. L’explication tient peut-être au fait qu’elle n’a pas réellement écrit ce livre, qui a été suscité par d’autres, car au détour de l’un ou l’autre site, on apprend fortuitement que  « Ce témoignage a été recueilli par Jean Golgevit et Annie Rapoport Rayski, mis en forme par Claudette Krynk. »

 

Voilà donc au moins trois personnes à être intervenues sur ce témoignage basé sur des souvenirs remontant à bientôt 70 ans. L’éditeur du livre se trouve être la Fondation pour la mémoire de la shoah. Justement, le CRIF présentait la directrice adjointe de la Fondation, Gabrielle Rochmann, dans la même lettre électronique. Mme Rochmann y déclarait sans penser à mal: « Comme vous le savez, notre dotation provient de la restitution des fonds spoliés aux Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec les intérêts de cette dotation, nous finançons d’une part le Mémorial de la Shoah, d’autre part des projets examinés à travers 5 commissions : Solidarité, Histoire de l’Antisémitisme et de la Shoah, Mémoire et Transmission, Enseignement de la Shoah et Culture juive. »

 

Oui, vous avez bien lu : avec les intérêts de cette dotation. Et pourtant, il paraît qu'il y a des rescapés qui fouillent les poubelles en Israël pour subsister (http://www.un-echo-israel.net/Quand-les-rescapes-de-la-Shoah ).

 

Pour finir, car nous aimons aller au fond des choses, voici ci-après un portrait d’Eva Golgevit trouvé sur le site mémoire-net (mémoire locale et seconde guerre mondiale). J’ai particulièrement apprécié la phrase : « Eux, communistes juifs, savent ce que sont Hitler et son régime. » En 1939 ! Par contre, dans le même temps, ils continuaient d’admirer « l'URSS, premier pays à avoir établi le socialisme ». Pays mirifique où, bien entendu, aucune atrocité n’avait été perpétrée jusqu’en 1939!!!

 

En tout cas, n’oubliez pas d’acheter le livre, sinon on va encore vous accuser de manquer d’un certain gène …

 

« Lorsqu'Hitler prit le pouvoir, Eva était âgée de 20 ans et venait d'arriver à Paris après maintes péripéties d'un exode pénible. Comme des milliers d'autres émigrés, chassés vers la France par la crise économique et les dictatures, elle était hantée, ainsi que les siens par la misère et la crainte de l'expulsion, démunis qu'ils étaient de papiers et de logement. 

 

Dans son quartier, elle milite sous un pseudonyme. Elle assiste aux meetings, collecte du lait, de l'argent et des médicaments pour les Républicains espagnols.

Elle participe également à la formation qui assure la sécurité des camarades juifs transitant par la France pour rejoindre l'Espagne. Eva a une grande admiration pour l'URSS, premier pays à avoir établi le socialisme. Aussi, le 3 août 1939, c'est la stupéfaction: le Pacte germano-soviétique... Eux, communistes juifs, savent ce que sont Hitler et son régime. Peu après, lorsque le parti communiste français est interdit, la presse clandestine communiste juive se retrouve hors la loi.

 

Mais une solidarité effective existe et, durant la drôle de guerre, des groupes clandestins se constituent et réussissent à imprimer des journaux en yiddish. Vient la débâcle. La France est occupée. Eva dont le mari est prisonnier se retrouve seule avec son fils. On demande aux juifs de se faire enregistrer. Déjà, elle s'organise pour lutter. Avec des femmes non communistes, elle s'occupe de Solidarité dont l'une des missions est de prendre en charge les femmes juives restées seules avec leurs enfants, souvent totalement démunies, car nombre d'hommes ont été arrêtés et déportés avec l'accord de Vichy. En 1942, les hommes commencent à être expédiés vers Auschwitz, et le 27 mai est décrétée l'obligation de porter l'étoile jaune pour les personnes d'origine juive. Puis, le 15 juillet, c'est le Vel d'Hiv.

 

La Résistance

 

Une fois son fils en sécurité, elle enlève son étoile jaune, quitte son domicile pour aller chez une amie, membre de la Résistance juive qui lui propose de faux papiers. C'est ainsi qu'elle devient belge et se nomme Gisèle Moreau. Elle est désormais en pleine illégalité et assume la fonction d'agent de liaison. Les autres femmes juives avec qui elle milite ne se contentent plus de participer à des actions de masse: elles travaillent avec les groupes F.T.P.-M.O.I., transportent des armes, agissent directement parfois. Ainsi trois jeunes femmes F.T.P-M.O.I. vont faire sauter des véhicules allemands dans les garages, à proximité de l'Ecole militaire.

 

Elles seront prises dans une rafle au métro Porte d'Orléans, les poches pleines de grenades à main. L'une d'elle, Hélène Kro, est reconduite chez elle où l'on procède à une perquisition. Or des camarades doivent y arriver dans quelques minutes. Que faire pour les alerter ? Menottes aux poignets elle se jette par la fenêtre du cinquième étage en hurlant. Elle avait 29 ans et un enfant qui en avait cinq...

 

L'arrestation et la déportation

 

Eva est arrêtée en juillet 1943 avec soixante-neuf de ses camarades de "Solidarité" devenu l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide. Elle est déportée à Auschwitz... »

 

Sources : http://www.memoire-net.org/etran/etran12.html

http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid...

05/05/2010

UNE NOUVELLE RECRUE POUR LE CLUB PINOCCHIO?

images.jpg“Jewish Survivor Turns Out To Be A Fraud”

 

“Wausau East High School cancelled a series of speaking engagements by Gunther Skaletz, a Auschwitch holocaust survivor.

Skaletz, who lives in Manitowoc and is a frequent speaker for schools, churches and other Wisconsin organizations, claimed in his book that he was sent to and later released from the Nazi death camp Auschwitz, conscripted by the German army and forced to fight the Soviets on the Western Front, then captured and sent to a Russian work camp, from which he escaped. 

Source :  http://judicial.coolpage.biz/1wausau_wisconsin_high_schoo...

 

(supprimé apparemment entre temps. Essayez le lien suivant:

 

http://www.wsau.com/news/articles/2010/may/03/controversi...

 

Traduction :

 

Le lycée de Wausau East (Wisconsin) a annulé une série de conférences que devait faire Gunther Skaletz, un survivant d’Auschwitz.

 

Skaletz, qui vit à Manitowoc et intervient fréquemment dans les écoles, églises et autres organisations du Wisconsin, raconte dans son livre comment il a été envoyé au camp nazi d’Auschwitz, puis relâché, ensuite enrôlé dans l’armée allemande et contraint de lutter contre les soviets sur le front de l’ouest, puis capturé et envoyé en Russie dans un camp de travail, d’où il a réussi à s’échapper.

 

 

Cette pathétique histoire a rempli d’émotion des salles entières avant que de gros doutes ne surgissent ici et là. Suffisants en tout cas pour aboutir à l’annulation indiquée ci-dessus.

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur le personnage et son livre, allez sur son blog, il vous dit tout. Et même le reste.

 

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:glkZnWbehrwJ:www.gfskaletz.com/+gunther+skaletz&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr  

 

1wausa16.jpg

28/03/2010

ET UNE LOUCHE, UNE !

J’allume mon ordi ce matin à 8h30 et en sommaire, sur Yahoo France, en page censée donner les actualités, sur quoi tombe-je ? Sur ce titre:

«Auschwitz… on ne savait pas»

« Dans les archives de «Libé», il y a 14 ans. L’ancien fonctionnaire de Vichy, accusé d’avoir organisé des convois de Juifs pour les camps de la mort, expose sa stratégie de défense, au moment où la justice étudie son renvoi en cour d’assises.

L’affaire Maurice Papon a commencé il y a quinze ans. Pensez-vous que votre procès aura lieu ?

Je sais que je n’ai rien à me reprocher. Au contraire, j’ai fait des choses qui, si elles avaient été sues à ce moment-là, m’auraient envoyé au cabanon. J’ai la conscience parfaitement tranquille. En dépit de beaucoup de désillusions et déceptions, je fais confiance aux institutions judiciaires de mon pays. Si on me juge en droit, le non-lieu est inévitable. Si le facteur politique intervient, tout est possible. »

 

 

Etc, etc, etc, vous trouverez la suite en lien

 

http://www.liberation.fr/societe/0101626929-auschwitz-on-ne-savait-pas

C’était bien, mais un peu juste. Alors, pour faire bonne mesure, juste en dessous de ce titre, il y en avait un autre :

« Un dossier compliqué »

« Au tournant du siècle, la France règle enfin ses comptes avec l’Etat français et la collaboration à la solution finale. On a jugé Klaus Barbie le nazi de Lyon, puis le milicien Paul Touvier. Pour Maurice Papon, fonctionnaire modèle en 1942 à Bordeaux, qui a achevé une brillante carrière dans le gouvernement de Raymond Barre, c’est plus compliqué. Dans son dossier, figure René Bousquet, son supérieur pour «les questions juives» à Vichy et ami de François Mitterrand. Il faudra la mort des deux précédents pour qu’il comparaisse aux assises. Deux ans avant, sa défense est verrouillée : employé subalterne, il ne savait pas et n’a fait qu’exécuter les ordres. La complainte, déjà entendue à Nuremberg ou Jérusalem aux procès des anciens nazis, n’a pas ému les juges. Maurice Papon a été condamné à dix ans de prison. »

 

http://www.liberation.fr/societe/0101626930-un-dossier-co...  

 

Les deux articles proviennent de Libé. Soit dit en passant, Yahoo offre l’exclusivité de son sommaire aux journaux suivants : Le Monde, Le Figaro et Libération. Point final. Apparemment, il considère balayer ainsi l’ensemble des opinions représentées dans le pays. Le jour où je verrai Rivarol rejoindre cette élite, on pourra commencer à parler de diversité d’expression dans le pays. Mais avant, il vaut mieux pas.

 

Revenons à Auschwitz. Pourquoi aujourd’hui ? Question stupide. Tous les jours sont valables pour parler d’Auschwitz. Et lorsqu’on n’a pas d’actualité ou de semblant d’actualité à laquelle se raccrocher, comme par exemple fin janvier pour l’anniversaire de la libération des camps, ou au début du mois pour La Rafle, no problem. On trouve autre chose. Comme se remémorer qu’il y a quinze ans commençait le procès Papon. Comme à l’époque il y a eu une série de procès destinés à rappeler aux Français à quel point ils étaient coupables ad vitam aeternam, ça nous fait quelques belles piqures de rappel en perspective. Attachons nos ceintures !

 

Qu’on me comprenne bien : oui, il s’est passé des choses horribles à Auschwitz. Il s’est hélas passé des choses tout aussi horribles par la suite dans différents pays de la planète. Et je suis bien certaine qu’il se passe en ce moment même d’autres horreurs que l’on cache délicatement sous le tapis.

 

A commencer d’abord par le scandale absolu de la famine qui sévit alors que des sommes colossales sont gaspillées en armements. Que des êtres humains meurent de faim en ce moment même alors que les gouvernants se goinfrent et se congratulent en faisant croire aux gens qu’ils agissent pour le « bien de tous » et la « paix » me révolte plus que des événements passés il y a deux générations.

 

Mais voilà : Auschwitz remplit une fonction très précise. Son évocation devenue obsessionnelle est là pour rappeler que l’humanité entière est coupable à l’égard des juifs et leur est donc éternellement redevable. Jamais cette dette ne s’éteindra et elle sera transmise aux descendants et aux descendants de ces derniers jusqu’à la fin des temps.

 

Cette dette inexpiable autorise les juifs à agir  comme ils le jugent utile à leurs desseins, aussi bien en Israël qu’à l’extérieur. Ceux qui s’opposent à cette répartition des rôles très légèrement déséquilibrée, sont des antisémites. Simple. Et efficace.

 

(Le temps que je ponde cet article, les liens ne figurent plus en sommaire, mais en « France »).