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09/03/2010

LES HORREURS (VIRTUELLES POUR L’INSTANT) DE LA GUERRE

« Le Centre d'Etudes Stratégiques de l'Université Bar Ilan  a publié il y a quelques mois une étude du Dr Moshe Vered, sous le titre "La longueur de la guerre et les conditions ultimes d'une guerre entre Iran et Israël" (repris ce week-end par l'éditorialiste Nahum Barnea). L'étude a semble-t-il passionné les états-majors. Vered y décrit ce qui se passerait à la suite d'une attaque d'Israël sur des sites nucléaires iraniens.
"La guerre serait longue, annonce Vered, elle se mesurerait en années."
Dans un premier scénario léger, l'Iran répliquerait d'abord par une volée de missiles sol-sol vers Israël. 

 

L'attaque sans doute pourrait ne pas durer, fautes de missiles à longue portée, mais ce ne serait que le début de la guerre. La vraie réplique se ferait, selon l'étude, avec les intermédiaires que seraient la Syrie, le Hezbollah ou le Hamas.  Et là, les missiles ne manquent pas.  On estime à 40.000 le nombre de roquettes détenues rien que par le Hezbollah. On peut imaginer aussi l'utilisation de roquettes à charge  chimique, biologique, etc, ce qui perturberait durablement la vie en Israël.

Israël serait alors entraîné à occuper le territoire libanais pour longtemps, entrer dans une guérilla dont il est difficile de prévoir l'issue, etc…

Ce n'est pas tout, imagine Vered. Une autre possibilité serait l'utilisation de corps expéditionnaires iraniens qui pourraient être basés en Syrie et  pourraient transiter par un Irak complaisant, les forces américaines s'étant retirées.
Mais ce n'est pas  tout, l'Iran pourrait lancer une campagne terroriste à travers le monde, visant les ambassades et toutes les représentations d'Israël, les avions d'El Al, etc... Le Hamas, allié de l'Iran, pourrait recommencer les campagnes d'attentats kamikazes, etc etc.

Pour ce tableau catastrophe, le chercheur s'appuie sur ce qui s'est passé entre l'Iran et l'Irak et les leçons à tirer de leur guerre entre 1980 et 1988. Il écrit : "Un demi-million de morts, un million de blessés, 2 millions de réfugiés, des dommages économiques estimés à 1000 milliards de dollars. Mais rien de tout cela n'a suffi à persuader l'Iran d'arrêter la guerre. Seule la crainte d'une chute du régime a poussé les dirigeants à accepter un cessez-le feu. (...) La conclusion est simple : comme pour la guerre avec l'Irak, la guerre avec Israël serait perçue par les Iraniens comme une guerre pour le bien et pour amener la justice au monde en détruisant Israël".


De quoi faire réfléchir sur la décision d'une attaque israélienne. Car face à l'Iran, les dirigeants israéliens Netanyahu ou le ministre de la Défense Ehud Barak brandissent régulièrement l'option d'une initiative militaire si les sanctions occidentales n'étaient pas assez fortes contre l'Iran. Manière de dire : "Retenez nous sinon...".
Et ce n'est pas pour rien sans doute que le Ministre de la Défense est allé dernièrement à Washington, que le chef d'état major US est venu en Israël, que le vice-président Joe Biden fait une visite officielle, certes pour les négociations de paix israélo-palestiniennes, mais sans doute pas pour ce seul dossier.


Source : http://www.juif.org/go-blogs-22407.php

 

 

Et ce n’est sans doute « pas pour rien » non plus que le ministre de la défense israélien, Ehoud Barak, la jouait hier beaucoup plus modéré tout à coup. Après nous avoir bassiné avec l’urgence qu’il y avait à s’occuper de l’Iran immédiatement et sans délai, afin que « le monde libre » soit sauvé, voilà que soudainement, il n’y aurait en fait "Pas de danger imminent en Iran". Il est probable que devant le très peu d’empressement mis par les Etats-Unis à accompagner les humeurs belliqueuses du petit Etat tellement épris de paix, on revienne en Israël à une vision un peu plus modeste et réaliste des choses :

 

« Le ministre de la Défense a minimisé les enjeux de la "menace iranienne", lundi. Ehoud Barak prône un discours moins dramatique sur ce qui ne représente pas, selon lui, "un danger imminent pour l'Etat juif".

"Peut-être qu'à l'avenir le régime iranien représentera une menace. Mais il n'y a aucune raison, pour le moment, de s'affoler", a-t-il déclaré devant la commission parlementaire de défense et des affaires étrangères. "Nous agissons précisément pour empêcher l'Iran de devenir une menace."

Des temps encourageants

Barak a également exprimé sa satisfaction concernant l'accord palestinien en faveur d'une reprise des négociations indirectes de paix avec Israël. "Je fais partie de ceux qui pensent qu'il vaut mieux s'adresser directement aux Palestiniens. Mais, il ne faut pas oublier que, dans la situation actuelle, il était déjà très difficile d'envisager une reprise tout court des pourparlers", a-t-il ajouté.

"Il était très difficile de se mettre d'accord. Pas seulement de notre côté, mais aussi en raison des difficultés et des pressions exercées par les Etats arabes." »

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1268045673326&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

31/08/2009

BON SANG, CA LES DEMANGE ….

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« Wall Street Journal: Israël risque d'attaquer l'Iran

Le Wall Street Journal a mis en garde le président américain Barack Obama, en déclarant qu'il devait impérativement stopper le programme nucléaire iranien "s'il ne voulait pas devoir subir les conséquences d'une offensive israélienne." Il a précisé qu'un affrontement militaire serait inévitable si l'Occident ne se décidait pas à agir rapidement.

Dans l'éditorial d'aujourd'hui, le journal a accusé Obama d'avoir gaspillé son temps, au cours des premiers mois de son mandat, à tenter de convaincre Israël de ne pas attaquer les installations nucléaires iraniennes au lieu d'essayer de persuader la communauté internationale de prendre des mesures plus efficaces pour stopper le développement du programme de Téhéran.

 

Et de souligner dans les colonnes du journal: "Les officiers américains et israéliens avec lesquels nous nous sommes entretenus sont certains qu'un raid israélien pourra porter sérieusement atteinte aux projets des Iraniens, même si certaines installations sont épargnées." Il a encore souligné que "Téhéran avait constaté la faiblesse des institutions internationales et savait en revanche que seul Israël saurait réagir s'il le faut."

 

Et de poursuivre: "Les Iraniens ont compris que l'ONU ne constitue pas pour eux une menace, pas plus d'ailleurs que l'Agence internationale de l'Energie atomique." L'Occident, pour l'auteur de l'édito, ne souhaite pas non plus intervenir et le président Obama "continue à supplier l'Iran d'entamer un dialogue."
Et de conclure: "Plus l'Occident et l'Onu feront preuve de faiblesse, plus il semblera évident qu'Israël attaquera."

 

 

Source : http://www.elnashra.com/news-2-332310.html

 

La lune de miel avec Obama tourne de plus en plus clairement à la lune de fiel. D’où grosses tempêtes en vue sous les crânes des éminences qui nous gouvernent. Sarkozy a eu aujourd’hui cette puissante réflexion : le peuple iranien mérite mieux que ses dirigeants. Et nous, qu’est-ce qu’on mérite ? Très exactement ce qu’on a. Contrairement aux Iraniens, les Français ont très précisément les dirigeants qu’ils méritent.

Pour en revenir à l’Iran, les responsables israéliens pousseront-ils la paranoïa jusqu’à l’agression "préventive"? Ce n’est pas l’envie qui leur manque et de toute façon, ce ne sera pas de leur faute, s’ils attaquent. Mais uniquement celle des Occidentaux qui n’auront pas agi avec assez de fermeté. C’est évident, non?