Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/08/2007

SURPRISE : L’ANTI-DEFAMATION LEAGUE RECONNAIT LE GENOCIDE ARMENIEN (suite)

J’ai trouvé le commentaire suivant à l’article d’hier si intéressant que je le donne en clair. Vous constaterez qu’il nous fournit, lui aussi, pas mal de pistes d’étude à approfondir pour l’avenir  ….  C’est amusant qu’il termine par la Chine car le JPPPI, dont nous avons déjà parlé, n’a pas manqué effectivement de s’intéresser à cette puissance émergente. Le JPPPI (Institut de planification d’une politique pour le peuple juif) a été créé en 2003 à Jérusalem afin de remplir une mission de prospective. Ses recherches doivent contribuer à la continuité et à la prospérité du peuple juif et de sa culture. Il est présidé par l’ancien ambassadeur américain Dennis Ross et financé par l’Agence juive et les grandes organisations juives internationales.

Voilà la référence en question : « Sur les potentialités économiques, politiques et stratégiques pour le peuple juif qu’offre l’émergence de la Chine, voir le rapport du JPPPI intitulé « China and Jewish People, Old Civilizations in a New World » établi par Dr S. Wald en 2005. Ce rapport contient notamment une série de recommandations destinées aux organisations juives mondiales. »

ff904950833ba6fadbbe1d8814b860a7.jpg« Trop drôle. En fait tout est parti du licenciement par Foxman d'un des directeurs fédéraux de l'ADL (qui représentait je ne sais plus quel état des Etats-Unis). Son directeur local avait affirmé qu'il s'agissait bien d'un génocide... Foxman l'a viré, or ce type était populaire... Donc Foxman plutôt que de faire face à une révolte, doit tenter de faire face comme il peut...

Ces faits sont intéressants: cela montre que si les pontes des organisations juives, tels que Foxman, sont parfaitement brieffés de leur rôle politique et savent faire la part entre manipulation et vérité, il en va pas de même de la base...

De plus pour la plupart des gens, turcs=musulmans=islamistes... Le niveau de culture G chez les juifs américains est un peu plus élevé que la moyenne locale, mais ce n'est tout de même guère brillant. La plupart d'entre eux ne savent rien ni des relations entre Israël et la Turquie, ni de l'histoire des juifs dans l'Empire ottoman et la république Jeune Turque (qui sait par exemple, que Vladimir Jabotinsky contrôlait la presse turque, et spécialement le journal officiel "Le jeune turc"? Qui sait que le nationalisme turc est une invention d'Emmanuel Carasso, un juif italien membre des B’nai Brith et de la loge Resortae Veritas à laquelle appartenait Ataturk? L'invention du nationalisme turc, était une aberration qui avait pour but de liquider le Califat ottoman cosmopolite, afin de lui détacher la Palestine, et d'en faire Israël. A la même époque où les jeunes turcs s'agitaient, où le Calife ottoman ruinait son pays en s'endettant auprès des banques Rothschild, le même Rothschild jouait sur le tableau britannique et arrachait la déclaration Balfour... Tout est lié...).

Donc le juif moyen américain ne voit pas toutes ces réalités, et reste prisonnier du pathos de la souffrance et du génocide, d'autant plus qu'il a grandi dans la sublimation de la souffrance et du génocide juif...  Et donc après 60 ans de reproches de la part des Arméniens, pas étonnant que le juif de base, ignorant des enjeux, se laisse prendre à ce discours.

Remarquez que la position de Foxman est purement politique: il prend l'avis de Morgenthau (qui avait joué un grand rôle dans les accusations de génocide à l'encontre des nazis au procès de Nuremberg), mais il refuse de légiférer... Il récupère la confortable position morale du donneur de leçons, mais il continuera de tout son poids de bloquer une reconnaissance officielle du génocide par le Congrès... Trop fort!

Outre les liens réunissant Israël et la Turquie, je pense que ce qui pourrait inquiéter Israël, c'est à terme la remise en cause de la laïcité en Turquie. Les Turcs sont attachés à la laïcité soit disant, essentiellement par lavage de cerveau... Car contrairement à la France où la foi a fortement reculé depuis un siècle, la Turquie reste un pays attaché à sa culture islamique. Et il ne faudrait pas grand chose pour que les Turcs, revisitant leur histoire, se rendent compte que la révolution jeune turque, la laïcité, l'européanisation forcée, tout ça convergeait vers d'autres objectifs que le simple progrès... D'ailleurs quel progrès pour la Turquie? Ils sont passés en un siècle du statut de puissance impériale à celui de pays du tiers monde...

Or si on force la Turquie à se pencher sur le génocide arménien (qui était plus un nettoyage ethnique contre les populations européennes sur les terres que les Turcs avaient peur de devoir céder lors du démantèlement de leur empire, nettoyage ethnique en grande partie piloté par des généraux d'origine juive, ou balkanique), on risque d'amener la Turquie à revisiter complètement son histoire et faire émerger des vérités cachées...

Un peu comme la colonisation de l'Algérie: je parie que personne ici n'a entendu parler du rôle des négociants en blé juifs Bacri et Busnach, qui ont donné l'Algérie à la France?  Il faut s'y intéresser car c'est éclairant! Encore un revirement d'alliance juive...

Rappelons-nous que la conquête de l'Andalousie par les arabes n'aurait pas été possible si les juifs séfarades ne les avait pas aidés, et notamment renseignés. Eh bien l'inverse a été vrai...

De même, les juifs ont toujours su être du côté des puissants: avec les britanniques, les ottomans, la république française, les soviétiques, aujourd'hui les USA... Demain sans aucun doute la Chine! »

Patrac

23/08/2007

SURPRISE: L'ANTI-DEFAMATION LEAGUE RECONNAIT LE GENOCIDE ARMENIEN

f94bc8a401a7dcf2e86a0f8ba043d1b4.jpgAu début du mois d'août, nous parlions des efforts déployés par la Turquie pour faire capoter au Congrès américain un projet de loi reconnaissant le génocide arménien. Abdullah Gül, ministre des affaires étrangères, avait fait le voyage à Washington pour rencontrer, entre autres, les responsables des organisations juives, elles aussi farouchement opposées à une telle reconnaissance, tout comme l'Etat d'Israël. Sans oublier la délégation de juifs turcs qui avaient également fait le voyage en Amérique pour soutenir le même point de vue.

Il est d'autant plus étonnant de constater que l'Anti-Defamation League, la puissante ligue "antiraciste" américaine, fait aujourd'hui totalement machine arrière et se décide à reconnaître officiellement le génocide arménien. Son président, Abraham Foxman, a déclaré mardi: "Suite à la controverse qui plane depuis quelques semaines sur la question arménienne, et parce que nous voulons que la communauté juive soit unie, l’ADL a décidé de reconsidérer sa position à propos du massacre perpétré par les Turcs à l'encontre de la population arménienne..... Nous ne l’avons jamais nié, mais jusque-là, nous avions toujours qualifié ces événements douloureux perpétrés de 1915 à 1918 par l'Empire ottoman de massacres et d'atrocités. A la réflexion, nous en sommes arrivés à partager les vues de Henry Morgenthau Sr, à savoir que les conséquences de ces actions équivalaient à un génocide. Si le mot avait existé alors, c'est ainsi qu'on l'aurait qualifié".

Que s'est-il donc passé pour amener ce revirement? Il semblerait d'une part que les responsables de ces grosses organisations qui font habituellement la pluie et le beau temps, aient rencontré une sorte de fronde de leur base ainsi que des critiques émanant d'une partie de la communauté juive américaine. D'autre part, et surtout, elles doivent affronter la colère de la communauté arménienne des Etats-Unis qui commence à s'organiser et à se manifester. Et surtout à boycotter. Ainsi, début août, le conseil de la ville de Watertown, dont 20 % de la population est arménienne, a décidé de se retirer d'un programme de l’ADL intitulé ''Pas de place pour la haine''. Tout cela commençait à faire désordre, sans parler de l'impact financier éventuel.

487b63bea2738e085455b2e841f8b0cd.jpgFoxman a déclaré avoir consulté sur la question son mentor, Elie Wiesel, ainsi que d'autres historiens, avant d'ajouter ''J’espère que la Turquie comprendra que ce sont des amis à elle qui la poussent à se confronter au passé et à travailler à la réconciliation des Arméniens et des Turcs". La Turquie, qui n'est pas la France ni l'Allemagne, appréciera sans doute modérément de se faire faire ainsi la leçon...

L'ADL a cependant bien pris de soin de préciser qu'elle continuerait à s'opposer à ce que le Congrès adopte une loi sur la question, estimant que ce serait ''contre-productif''. Pour qui? Pour Israël sans doute, dans ses relations avec la Turquie, et aussi pour la communauté juive turque. Mais l'argument officiel majeur, c'est que le Congrès n’a pas à participer à l’écriture de l’histoire. Ca, c'est une excellente raison. Dommage qu'elle soit à géométrie variable. Car je crois me souvenir qu'en France, dans un passé très récent, l'Assemblée dite nationale a, elle, été sommée justement par ces mêmes organisations, d'écrire l'histoire. C'était à propos de la loi Gayssot, si mes souvenirs sont exacts.

Il paraît que M. Foxman s'apprête à sortir un livre qui ne manquera pas d'intérêt. Il s'appellera "The Most Dangerous Lies: The Israel Lobby and the Myth of Jewish Control." ("Les plus dangereux mensonges: le lobby pro-israélien et le mythe du contrôle juif.") L'idée, c'est de pulvériser les malfaisants qui osent prétendre que les groupes juifs confisquent le débat sur Israël et contrôlent la politique étrangère des Etats-Unis. Une démonstration à ne pas manquer.

Pour terminer et afin de montrer que les américano-arméniens commencent bel et bien à se bouger: George Bush a finalement, devant les protestations, retiré la nomination de Richard Hoagland au poste d'ambassadeur des Etats-Unis en Arménie. Hoagland avait affirmé que les événements ne constituaient pas un génocide au sens juridique du terme, car ils n'auraient pas été "prémédités".

02/08/2007

POT DE TERRE CONTRE POT DE FER – COMPLEMENT D’INFORMATION

Un correspondant du blog m’a adressé le commentaire suivant à l’article d’hier. Il offre un éclairage très intéressant et des possibilités de débat particulièrement fournies. Comme il serait dommage qu’il passe inaperçu, le voici en clair. Merci à son auteur.

« Plusieurs raisons poussent les lobbies juifs un peu partout (et surtout en Israël) à nier le génocide arménien. La raison la plus communément admise est le refus de la compétition victimaire; les juifs voulant être les seuls à se prévaloir du statut de victimes éternelles.

Ce n'est pas faux, mais ça ne suffit pas comme explication, d'autant que certains sionistes voient d'un bon oeil le fait que les turcs musulmans soient accusés de génocide, car tout ce qui peut alimenter les clichés du genre musulman=barbare arrange l'agenda sioniste. Du coup, tout en refusant la reconnaissance officielle et en bloquant les enquêtes historiques, les médias sionistes ouvrent les colonnes de leurs journaux à ceux qui dénoncent le génocide arménien par les turcs.  Pourquoi donc?

abee87e21fc48fa193600c48a7255fb3.jpgIl est un sujet très sensible en Turquie, c'est l'origine ethnique d'Atatürk.  Si vous regardez des photos d'Atatürk vous aurez bien de la peine à reconnaître un turc. Le teint et les yeux clairs, il ressemble plus à un européen. De fait Mustapha Kemal est né à Salonique (la ville d'origine du grand père de Sarkozy) dans la famille Effendi, et a fréquenté l'école coranique du quartier Effendi.

Or, cette ville de Salonique, et ce quartier d'Effendi, et même ce nom d'Effendi nous renvoient à plusieurs faits. Premièrement Salonique était une des principales villes juives séfarades en Europe, avant la chute de l'empire Ottoman. Une petite recherche sur des sources ouvertes et même juives vous en convaincra. Ensuite elle est le berceau spirituel d'un fameux faux messie juif qui jouera un rôle déterminant dans l'histoire du sultanat Ottoman: Shabbatai Tzevi (ou Shabtai Zvi ou Shbtai Tzvi, il existe de multiples orthographes).

Une recherche sur son nom et la secte qu'il a créée, les Donmeh, (là aussi de multiples orthographes) vous en apprendra plus long.  En gros, ce Shabbatai Tzevi a réussi à passer pour le Messie auprès d'une grande partie de la communauté juive de son époque. Ce n'était pas un fumiste comme il y en a eu tant, il a réellement convaincu une grosse partie de sa communauté, et fait douter le reste, tandis que seule une petite partie s'opposait ouvertement à cette idée, notamment les notables et les rabbins siégeant dans les plus hautes instances.

Comme l'ordonne la loi Mosaïque, le Sanhedrin est censé condamner à mort les faux messies et faire appliquer la sentence (ce qui fut fait à Jésus, la sentence étant exécuté par les Romains). Shabbatai fut donc condamné à mort par le Sanhedrin qui demanda au calife d'appliquer la sentence. A cette époque en effet, (en France il en allait de même), les juifs relevaient des tribunaux juifs en ce qui concerne les jugements.

fc2807ada2e76a3dc2bc2fde1ec584e3.gifShabbatai pour échapper à la mort décida alors de se convertir à l'Islam, afin d'échapper à la juridiction des tribunaux rabbiniques. Il se convertit donc et une grosse partie de ses fidèles les plus proches, pour créer la secte des Donmeh (appelés aussi les Shabbateans).

Evidemment, la grande majorité de la communauté juive devant cela ont abandonné tout crédit à son encontre, mais il a su néanmoins garder une grosse partie de ses partisans, suffisamment pour créer une secte puissante.

Or le nom musulman pris par Tzevi fut Effendi, et on sait qu'il passa la plus grande partie de ses dernières années dans les Balkans, notamment à Salonique (où il avait fréquenté les yeshivah étant plus jeune, durant de longues années, et où lui est apparue la révélation qu'il était le messie). Précisément le quartier Effendi était considéré comme un quartier Donmeh.

La particularité des Donmeh, est que ce sont des cryptos juifs officiellement musulmans. Mais ils ne se marient qu'entre eux. L'autre particularité est que Atatürk leur a fait une grande place dans son gouvernement des jeunes turcs, et dans son armée. Certaines théories en Orient, font de Atatürk un Donmeh, ce qui explique son empressement à vouloir liquider le Califat et le remplacer par un gouvernement "laïc".

Cette idée très moderne de la laïcité à l'époque a toujours été un fer de lance des lobbies juifs afin d'abolir le critère religieux dans les affaires de l'état, et leur permettre une plus grande part d'influence.

Avec Atatürk, l'influence des juifs fut particulièrement grande et ce peuple fut particulièrement choyé. Là encore de nombreux témoignages juifs en persuaderont le lecteur, d'autant qu'aujourd'hui encore, la communauté juive turque jouit d'une grande influence, et la Turquie est le principal allié d'Israël dans la région.

Le rapport avec votre article? Eh bien c'est simple: tout porte à croire que les généraux qui ont supervisé les massacres de chrétiens arméniens et grecs furent soit des Donmeh, soit des juifs.

Et c'est bien cela qu'on veut à tout prix éviter de révéler au grand jour. Du coup, oui pour stigmatiser les Turcs en tant que musulmans barbares dans les médias, non à une reconnaissance officielle que les Turcs n'accepteront pas et qui risque d'ouvrir une page noire de leur histoire.

Pour l'instant le nationalisme turc fait qu'il est impossible de remettre en cause l'origine d'Atatürk dans une discussion, mais espérons que ça finisse par changer.

Il serait vraiment intéressant de voir quelle est la part réelle d'influence de ces cryptos juifs dans l'histoire moderne de la Turquie, sachant qu'ils se cachent généralement fort bien et qu'ils effacent les traces de leurs actes. »

 

Noone

01/08/2007

POT DE TERRE CONTRE POT DE FER

def79566dbd7e3fc10cc66e605f41dd7.jpg

A plusieurs reprises, ces dernières années, la Turquie a réussi à empêcher le vote au Congrès américain d’une loi reconnaissant officiellement le génocide arménien de 1915. Le danger est cependant en train  de se profiler à nouveau et la Sublime Porte ne ménage pas ses efforts  - ni ses menaces à peine voilées – pour faire capoter ce projet à présent en bonne voie.

A ce jour, en effet, pas moins de 220 membres du Congrès ont signé la fameuse résolution 106 et cette liste a tendance à s’étoffer chaque jour davantage. Le seuil de 218 votes étant franchi, le Congrès devrait en principe disposer de la majorité des voix pour valider la résolution. Même si la motion proposée n’est pas contraignante, échappant ainsi à un veto présidentiel, elle provoque une très grande effervescence dans le camp turc qui multiplie depuis le début de l’année les visites à Washington, afin de faire pression de toutes les façons possibles.

Selon la presse turque, un conseiller spécial du Premier ministre Erdogan s’est rendu aux Etats-Unis afin d’y rencontrer secrètement la présidente démocrate de la Chambre des représentants américains, Nancy Pelosi. A l’occasion de cette rencontre, l’émissaire aurait fait part des « soucis » du gouvernement d’Ankara devant un possible vote de la résolution,  indiquant qu’une telle adoption porterait sérieusement atteinte aux liens bilatéraux avec la Turquie.

Une délégation de l’Association des Industriels et Hommes d’Affaires de Turquie (Tüsiad), principale organisation patronale turque, s’est ensuite rendue aux Etats-Unis où elle a rencontré de hauts responsables de l’administration américaine, des représentants du monde économique et des dirigeants de différents lobbies influents au Congrès.

De son côté, le ministre turc des affaires étrangères, Abdullah Gül, n’a pas négligé de demander l’aide des organisations juives américaines dans cette affaire. Venu lui aussi à Washington, il y a rencontré les dirigeants des groupes de pression suivants: United Jewish Communities Federation, American Jewish Committee, Anti-Defamation League, Jewish Institute for National Security Affairs, American Jewish Congress, Chabad-Lubavitch, B'nai B'rith International et Orthodox Union. Il leur a demandé de faire obstacle à la loi présentée par le démocrate Adam Schiff, juif lui-même, et représentant, en Californie, d’une circonscription électorale particulièrement peuplée d’Américano-Arméniens.

Cerise sur le gâteau : c’est carrément une délégation de la communauté juive de Turquie qui a également fait le voyage pour abonder dans le même sens. Menée par Silvio Ovadia, figure emblématique de la communauté juive turque, la délégation a exprimé sa vive inquiétude à l’égard du « très agressif lobbying anti-turc des groupes de pression arméniens à Washington », et a mis en garde contre les effets désastreux qu’aurait sur les relations turco-américaines le vote de cette motion. Rappelant les liens stratégiques unissant Israël, les Etats-Unis et la Turquie, la délégation a souligné la nécessité de faire barrage aux « manoeuvres révisionnistes et d’intoxication des lobbyistes arméniens ».

Décidément très turcolâtre, la délégation n’a pas oublié l’argument qui tue : à savoir que durant la seconde guerre mondiale, les autorités turques avaient permis le sauvetage de dizaines de milliers de juifs fuyant les nazis. Et que cet épisode méconnu de l’histoire de l’Holocauste avait fait l’objet d’un documentaire, Desperate Hours, réalisé et financé par des organismes juifs aux Etats-Unis pour rendre hommage aux Justes turcs.

On ne pourra pas dire que les Turcs n’auront pas fait le maximum…

Comment va réagir la Maison Blanche ? Jusqu’à présent, elle a toujours réussi, par des moyens divers et variés, à empêcher le vote d’une telle loi. Bush en fin de mandat, et plutôt déstabilisé par l’enlisement des conflits, pourra-t-il cette fois encore s’y opposer, même en arguant de la « sécurité nationale » ? C’est que les Etats-Unis ont intérêt à conserver des liens d’amitié avec la Turquie, alliée de longue date au sein de l’OTAN, seul pays ami d’Israël dans la région et voisin de l’Iran, de la Syrie et de l’Irak.

Le parlement israélien, de son côté, a officiellement rejeté la thèse du « génocide » arménien. Pas question d’amalgame entre la shoah et la tragédie arménienne. "Nous rejetons les tentatives de créer une similarité entre l’Holocauste juif et les allégations arméniennes. Rien de comparable à l’Holocauste n’a eu lieu. Ce qu’ont enduré les Arméniens est une tragédie mais pas un génocide" avait déclaré en 2001 le Prix Nobel de la Paix et ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres.

La résolution viendra probablement à l’ordre du jour de la Chambre des Représentants début septembre, quand le Congrès reprendra sa session d’automne. Il sera intéressant d’observer la suite des événements…

Sources : www.collectifvan.org / www.tetedeturc.com / www.armenews.com