18.12.2009

PUISQU’ON PARLE DE CHURCHILL …

Je lis ça et là des extraits d’un texte, Winston Churchill, le guerrier visionnaire, où l'on donne à penser que Churchill aurait  « si bien perçu  la centralité terrifiante de l'antisémitisme dans l'idéologie nazie que Hitler renonça finalement à venir parler avec lui en 1932. « La supériorité de  Churchill ne tient pas, comme on a souvent tendance à le croire, à sa seule énergie, mais à son intelligence du phénomène hitlérien. Dès 1925, il avait lu Mein Kampf et avait été convaincu de tenir entre ses mains le nouveau « coran du fanatisme de la Guerre », porteur d'un message redoutable, quoique confus et verbeux.

D'emblée, la vraie raison de la haine de Hitler à l'égard des Juifs lui devint évidente : le Führer avait le culte de la force brutale, régénératrice à ses yeux. Pour lui, l'être humain n'était rien d'autre qu'un animal supérieur condamné à lutter à mort pour survivre. Les Juifs, incarnation par excellence des valeurs universelles, représentaient à ses yeux des agents de désintégration à éliminer d'urgence. Churchill avait si bien perçu la centralité terrifiante de l'antisémitisme dans l'idéologie nazie que Hitler renonça finalement à venir parler avec lui en 1932. Cet été-là, l'homme d'État britannique se trouvait en Allemagne afin de visiter les lieux où jadis s'était illustré son ancêtre, le duc de Marlborough, dont il préparait la biographie. Dès son arrivée, un envoyé officieux du Führer s'était manifesté avant de se volatiliser rapidement. « C'est ainsi qu'Hitler perdit son unique chance de me rencontrer », conclut superbement le mémorialiste. »


Source: Le Figaro Littéraire - extraits d'un texte ("Winston Churchill, le guerrier visionnaire") d'Éric Roussel sur les « Mémoires de guerre, tome I (1919-1941)» de Winston Churchill, traduit, présenté et annoté par François Kersaudy. Editions Tallandier.

 

Churchill avait peut-être lu Mein Kampf en 1925, mais en 1920, il tenait - lui-même - des propos sans ambiguïté sur la révolution bolchevique et ses principaux acteurs. Rappelons-les aussi, ça fera une moyenne :

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Sous le titre Sionisme contre Bolchevisme : un combat pour l'âme du peuple juif, il écrivait le 8 février 1920 dans le Sunday Herald :

"Les Juifs internationaux

En violente opposition à toute cette sphère de l'effort juif, se dressent les complots des Juifs internationaux. Les adhérents de cette sinistre confédération sont pour la plupart des hommes qui ont été élevés parmi les malheureuses populations des pays où les Juifs sont persécutés à cause de leur race. La plupart, sinon tous, ont abandonné la foi de leurs ancêtres, et rejeté hors de leurs esprits tous les espoirs spirituels de l'Autre Monde. Ce mouvement parmi les Juifs n'est pas nouveau. Depuis les jours de Spartacus-Weishaupt à ceux de Karl Marx, en passant par Trotsky (Russie), Bela Kùn (Hongrie), Rosa Luxembourg (Allemagne) et Emma Goldman (Etats-Unis), cette conspiration à l'échelle mondiale pour le renversement de la civilisation et pour la reconstitution de la société sur la base de l'arrêt du développement, de la malveillance envieuse, et de l'impossible égalité, a été en croissance constante. Elle a joué, comme l'a si habilement montré un écrivain moderne, Mme Webster, un rôle clairement reconnaissable dans la tragédie de la Révolution Française. Elle a été la source principale de chaque mouvement subversif pendant le 19ème siècle ; et maintenant pour finir, cette bande de personnages extraordinaires venus des bas-fonds des grandes villes d'Europe et d'Amérique ont attrapé le peuple russe par les cheveux et sont devenus les maîtres pratiquement incontestés de cet énorme empire. 

Les Juifs terroristes

Il n'y a pas de raison d'exagérer la part jouée dans la création du Bolchevisme et l'apport réel à la Révolution Russe par ces Juifs internationaux et pour la plupart, athées. Elle est certainement très grande ; elle dépasse probablement en importance toutes les autres. A l'exception notable de Lénine, la majorité des personnages dirigeants sont des Juifs. Plus encore, l'inspiration principale et le pouvoir dirigeant viennent des dirigeants juifs. Ainsi Tchitchérin, un pur Russe, est éclipsé par son subordonné nominal Litvinov, et l'influence de Russes comme Boukharine ou Lunacharsky ne peut pas être comparée avec le pouvoir de Trotsky, ou de Zinoviev, le dictateur de la Citadelle Rouge (Petrograd), ou de Krassine ou de Radek -- tous des Juifs. Dans les institutions des Soviets la prédominance des Juifs est encore plus stupéfiante. Et la part la plus marquante, sinon la principale, dans le système de terrorisme appliqué par les Commissions Extraordinaires pour Combattre la Contre-Révolution [Tchéka] a été prise par les Juifs, et en quelques cas notables par des Juives. 

La même importance néfaste a été obtenue par les Juifs pendant la brève période de terreur durant laquelle Bela Kùn domina en Hongrie. Le même phénomène s'est présenté en Allemagne (spécialement en Bavière), dans la mesure où cette folie a pu se déchaîner du fait de la prostration temporaire du peuple allemand. Bien que dans tous ces pays il y avait beaucoup de non-juifs en tous points aussi mauvais que les pires des révolutionnaires juifs, la part représentée par les derniers en proportion de leur nombre dans la population est stupéfiante ».

http://library.flawlesslogic.com/ish_fr.htm

Si vous souhaitez vérifier l’exactitude de la traduction, voici le texte original :

http://209.85.229.132/search?q=cache:czHwWJBexgYJ:www.sov...

Du reste, ce "guerrier visionnaire", dont le bilan est assez controversé, est censé s'être mordu les doigts plus tard d'avoir choisi Staline et avoir regretté d'avoir "tué le mauvais cochon":

"In Churchill's single-minded decades-long obsession with preventing a single hegemonic power from arising on the European continent that would pose a threat to the British Empire, he failed to see that his alliance with Stalin produced exactly that. "As the blinkers of war were removed," John Charmley writes, "Churchill began to perceive the magnitude of the mistake which had been made." Churchill is alleged to have blurted out after finally realizing the scale of his blunder: "We have slaughtered the wrong pig!"

But it was too late. For decades Churchill worked for the destruction of Germany. Yet only after Stalin had devoured half of Europe did this "great statesman" realize that destroying the ability of Germany to act as a counterbalance to Russia left Europe ripe for invasion and conquest by a resurgent Russia.

By 1946 Churchill was complaining in a voice of outrage about the Iron Curtain of tyranny that descended on Eastern Europe. But Churchill helped to weave the fabric."

http://209.85.229.132/search?q=cache:rdeMq_remPIJ:mises.o...

15.12.2009

L’ANTISEMITISME EST LE POISON DE NOTRE REPUBLIQUE

Parfaitement. Ce n’est pas le déficit public absolument abyssal que nous allons généreusement léguer aux suivants, l’éducation dite nationale qui s’en va en charpie, la pauvreté qui augmente, le communautarisme qui explose. Non, non, tout ça, ce n’est rien. Tout va très bien, madame la Marquise. Il y a UNE chose qui est intolérable aujourd’hui en France, et c’est l’ANTISEMITISME. Qu’on se le dise.

 

22.jpgD’ailleurs, la sommité qui a prononcé cette phrase historique sait parfaitement de quoi elle cause car il s’agit de Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur. Qui recevait dimanche le Prix de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme décerné par l’Union des patrons et professionnels juifs de France (UPJF). Et qui ne pouvait décemment pas les décevoir.

 

« Le ministre de l'Intérieur a annoncé dimanche 13 décembre au soir une forte hausse des actes antisémites au cours des neuf premiers mois de l'année 2009. "704 faits ont été recensés : 123 actions et 581 menaces, qu'il s'agisse d'agressions verbales, de dégradations de bâtiments ou d'inscriptions", a souligné Brice Hortefeux qui s'exprimait devant l'Union des patrons et des professionnels juifs de France.


Cela représente plus du double des manifestations d'antisémitisme recensées lors des neuf premiers mois de 2008 : "350, dont 99 actions et 251 menaces", selon les chiffres communiqués par le ministère de l'Intérieur.

L'augmentation d'une année sur l'autre des manifestations d'antisémitisme (+101,14%), est principalement due à celle des menaces (+131,47%), les actes antisémites ont augmenté de 24,24%.

L'augmentation constatée en 2009 est «en partie clairement liée à la situation internationale», notamment l'exacerbation du conflit israélo-palestinien en janvier, selon le ministre.

Condamnant les dégradations découvertes dimanche à la mosquée de Castres, le ministre a rappelé qu'un "programme de subventions pour la sécurisation des lieux de cultes et des structures culturelles de la communauté juive portant sur 5 ans" avait par ailleurs été mis en place depuis 2004. Quinze millions d'euros ont ainsi été investis pour sécuriser, par alarme et videosurveillance 349 bâtiments, dont 107 écoles et crèches, 81 associations et centres communautaires et 161 synagogues.

Qualifiant de "poison pour notre République" l'antisémitisme, le ministre a annoncé la nomination prochaine d'un préfet, au sein de son ministère, chargé de coordonner la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. "Je crois utile qu'un haut fonctionnaire puisse, au sein du ministère de l'Intérieur, s'assurer de la coordination de nos actions" en la matière, a ajouté le ministre. Ce préfet aura "une autorité suffisante sur les acteurs de la sécurité pour, en lien avec le préfet de police et les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie, préparer les décisions qui s'imposent chaque fois que nécessaire, pour prévenir et réprimer ces actes inadmissibles", a-t-il expliqué, précisant qu'il serait nommé "dans les prochains jours".


Brice Hortefeux a reçu des mains du Président de l'UPJF, Richard Portugais, le Prix de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Deux autres prix ont été remis ce même jour. Le premier à Mme Dominique Lunel pour les relations qu'elle a permis d'établir entre le gouvernement de Nicolas Sarkozy et  la communauté juive de France et plus particulièrement avec l'UPJF. L'autre prix a été remis à Eric Raoult, secrétaire national de l'UMP à l'Outre-mer, pour son action dans la lutte contre l'antisémitisme.

 

Source : http://www.guysen.com/topnews_Antisemitisme-Hausse-des-ac...  

 

14.08.2009

UN HOMMAGE TARDIF POUR KNUT HAMSUN

La Fondation Internationale Raoul Wallenberg a fait très clairement connaître son vif mécontentement devant l’hommage rendu actuellement en Norvège à Knut Hamsun. Un hommage plus que tardif, pourtant, comme on le verra.

« Nous ne comprenons pas que les Norvégiens puissent honorer quelqu’un qui était un criminel et qui incitait aux crimes. (…) Hamsun était un grand écrivain, et alors ? Qu’est-ce qui est le plus important : l’art ou l’intégrité ? » a déclaré Baruch Tenembaum, son fondateur.

 

Ce dernier, décidément très remonté, a adressé de surcroît une missive courroucée au ministre norvégien des affaires étrangères pour se plaindre du soutien ainsi indirectement apporté à « l’un des plus sinistres régimes de l’Histoire ».

 

On peut s’étonner de ce que les juifs norvégiens ne soient pas eux-mêmes à l’origine de ces protestations et de ce que celles-ci aient dû venir de l’extérieur. Il faut dire qu’ils sont tellement peu nombreux en Norvège – quelque chose comme 1 500, essentiellement à Oslo et à Trondheim – sur une population de quelque cinq millions d’habitants …

Apparemment pas de LICRA ou de CRIF chez eux pour faire monter la mayonnaise, quelle pitié !

 

Voilà pour les protestations. Pour l’hommage, il est en effet plus que tardif car Knut Hamsun a été traité en paria dans son propre pays dès la fin de la 2e guerre mondiale. On pourrait même dire qu’il a été traité honteusement.

 

images.jpgNé en 1859, il est l’un des grands écrivains norvégiens et son influence dans le domaine de la littérature s’est étendue bien au-delà de ses fjords natals. L’ensemble de son œuvre d’alors sera d’ailleurs couronnée en 1920 par le Prix Nobel de littérature.

 

Tout va se gâter à la seconde guerre mondiale. En avril 1940, l’Allemagne envahit la Norvège pour s’emparer de ses bases navales. Roi et gouvernement fuient à Londres. Vidkun Quisling, qui avait fondé en 1933 une organisation politique s’inspirant du NSDAP, s’autoproclame premier ministre. Knut Hamsun, qui a toujours été germanophile et qui de plus déteste la culture anglo-saxonne, commet alors le péché mortel entre tous: il soutiendra Quisling durant tout le conflit.

 

Ce dernier est condamné pour trahison et exécuté en octobre 1945. Hamsun a alors 86 ans. Que faire de ce personnage désormais encombrant mais qui reste quand même le grand écrivain du pays ? Il n’y en a pas tellement… Comme il n’a pas l’obligeance de se faire hara-kiri, ce qui aurait résolu le problème, on va élégamment régler son cas en le déclarant … gâteux. Il se trouvera des psychiatres pour le qualifier de « personnalité aux facultés mentales affaiblies de façon permanente ». L’Etat norvégien le condamnera en sus à verser une énorme somme afin de lui faire chèrement payer « le soutien moral apporté à l’occupant ».

 

Furieux du diagnostic des psychiatres – on peut comprendre ça – Hamsun va leur opposer le démenti le plus cinglant qui soit : en 1949, à l’âge de 90 ans, il publie Sur les sentiers où l’herbe repousse, où il règle magistralement quelques comptes. Sans gâtisme aucun.

 

Il mourra dans l’opprobre et la misère en 1952.

 

Voilà, très succinctement, le personnage auquel la Norvège se décide aujourd’hui, pour le 150e anniversaire de sa naissance, à faire l’hommage d’un timbre à son effigie, d’un musée en son honneur à Hamaroey et d’une pièce commémorative.

 

Pour la circonstance, son petit-fils, Leif Hamsun, a laissé tomber ce jugement très retenu : « C’était après tout un des meilleurs auteurs dont la Norvège ait accouché. Politiquement, il était inapte et toute la famille prend ses distances à cet égard ».

 

Voilà qui devrait mettre un peu de baume au cœur de Baruch Tenembaum.

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01.02.2009

LA JUDEE DECLARE LA GUERRE A L’ALLEMAGNE

Ce titre fait la une du quotidien britannique Daily Express le 24 mars 1933. Hitler est Chancelier depuis quelques semaines. En URSS, les horreurs de l’Holodomor, la famine orchestrée par le pouvoir bolchevique en Ukraine, battent leur plein. Elles feront des millions de victimes, dans l’indifférence absolument générale. Les juifs oublieront de se mobiliser pour dénoncer  les dérives inhumaines d’un régime largement porté par eux au pouvoir.

 

Voici la traduction de l’article du Daily Express « JUDEA DECLARES WAR ON GERMANY », sous titré « JEWS OF ALL THE WORLD UNITE » (Les juifs du monde entier unis dans l’action) publié le 24 mars 1933 :

 

« Tout Israël s’unit dans son courroux contre les assauts lancés par les nazis aux juifs en Allemagne.

Adolf Hitler, porté au pouvoir par un appel au patriotisme élémentaire, fait l’histoire d’une façon à laquelle il s’attendait peu. Pensant unir la seule nation allemande par sa conscience de race, il a provoqué une renaissance nationale de tout le peuple juif.

L’apparition du symbole du svastika de la nouvelle Allemagne a réveillé le lion de Judas, ce vieux symbole guerrier du défi juif.

Quatorze millions de juifs dispersés dans le monde se sont rassemblés comme un seul homme pour déclarer la guerre aux persécuteurs allemands de leurs coreligionnaires. Les différences de classes ou de partis et les antagonismes ont été abandonnés pour un but commun : se tenir aux côtés des 600 000 juifs d’Allemagne qui sont terrorisés par l’hitlérisme et l’antisémitisme, et contraindre l’Allemagne fasciste à mettre fin à sa campagne de violence et de suppression dirigée contre sa minorité juive.

La communauté mondiale a décidé de ne pas rester passive face à la résurgence des persécutions médiévales des juifs.

 

L’Allemagne peut être sommée de payer le prix fort pour l’antagonisme d’Hitler envers les juifs. Elle est confrontée au boycottage commercial, financier et ministériel. Elle peut se trouver dans l’isolement spirituel et culturel, en reculant devant la croisade ardente que les juifs de tous les pays lancent pour défendre leurs frères affligés.

Le prince négociant juif quitte son comptoir, le banquier la salle de réunion du conseil d’administration, le boutiquier son magasin et le colporteur son attirail pour s’unir dans ce qui est devenu une guerre contre les ennemis hitlériens du juif.

 

ACTION CONCERTEE

 

Les plans de l’action concertée juive prennent forme en Europe et en Amérique pour rendre coup pour coup, en représailles contre l’Allemagne hitlérienne.

A Londres, New York, Paris et Varsovie, les commerçants juifs s’unissent dans une croisade commerciale contre l’Allemagne.

Les résolutions d’interrompre les relations commerciales avec l’Allemagne ont été prises partout dans le monde juif des affaires.

Un grand nombre d’hommes d’affaires à Londres ont résolu de ne plus acheter de marchandises allemandes, même au prix de grandes pertes financières.

Une action similaire est entreprise partout aux Etats-Unis. Des réunions massives à New York et dans d’autres villes américaines, auxquelles plusieurs milliers de juifs indignés assistaient, ont appelé au boycottage total des marchandises allemandes. L’embargo commercial dirigé contre l’Allemagne est déjà entré en vigueur en Pologne. En France, un interdit d’importation des marchandises d’Allemagne est actuellement proposé par des cercles juifs.

 

Un boycottage concerté au niveau mondial par des acheteurs juifs va sans doute entraîner de lourdes pertes dans le commerce d’exportation allemand. Les commerçants juifs, partout dans le monde, sont d’importants acheteurs des produits de fabrication allemande, en premier lieu des produits en coton, en soie, des jouets, de l’appareillage électrique et des meubles.

La réunion des entrepreneurs juifs du textile a été convoquée pour lundi afin d’examiner la situation et déterminer les mesures à prendre vis-à-vis de l’Allemagne.

 

MENACE SUR LE COMMERCE MARITIME

 

L’Allemagne est un grand emprunteur sur les marchés monétaires étrangers, où l’influence juive est considérable. L’antisémitisme continu en Allemagne va vraisemblablement se retourner contre elle. Un tournant est en passe d’être franchi par les financiers juifs pour exercer des pressions afin de stopper l’action antijuive.

Le trafic maritime transatlantique allemand est menacé de la même manière. Les paquebots renommés Bremen et Europa peuvent beaucoup souffrir du boycottage juif anti-allemand. Les voyageurs juifs transocéaniques représentent une partie importante de la clientèle de ces paquebots, en raison de leur rôle considérable dans le commerce international. La perte de leur clientèle serait un coup grave pour le commerce atlantique allemand.

Les préparatifs à l’échelle mondiale sont faits pour organiser de grandes manifestations de protestation juives afin d’attirer l’attention sur les souffrances des juifs allemands entre les mains des « hitlérites » et d’appeler à l’action pour stopper l’antisémitisme allemand.

La totalité de la communauté américaine a été soulevée par une vive indignation sans précédent. Un décret rabbinique, à New York, a proclamé le lundi suivant jour de jeûne et de prière consacré à la campagne contre Hitler.

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22.01.2009

QUE FONT ET QUE DISENT NOS ELUS ?

10.   MARTINE AUBRY, MAIRE SOCIALISTE DE LILLE

 

images.jpg« Martine Aubry, Premier secrétaire du Parti socialiste a reçu le mardi 20 janvier 2009 une délégation du CRIF conduite par son président Richard Prasquier.

 

Au cours de cet entretien qui s’est déroulé au siège du PS, les deux délégations ont évoqué la situation au Proche-Orient et ses conséquences en France.

 

Le PS et le CRIF ont décidé de poursuivre leur dialogue pour lutter ensemble contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme et d’islamophobie en France. »

 

 J’aime bien « les deux délégations ». On a vraiment l’impression que le CRIF désormais s’installe tout à fait à son aise dans son rôle quasi officiel de pouvoir reconnu en France. Ben, pourquoi se gêner ?

 

Le CRIF de toute façon ratisse très large et la classe politique dans son ensemble n’a rien à lui refuser. Il était déjà présent, « en délégation » au congrès du PS à la mi-novembre 2008 :

« Richard Prasquier a assisté à ce « moment important de la vie politique française », qui lui a permis de rencontrer de nombreux responsables. Le Président du CRIF s’est félicité du « dialogue régulier » avec les socialistes. Il a rendu hommage à François Hollande qui a « toujours manifesté une grande empathie vis-à-vis de la communauté juive d’une part et d’Israël d’autre part ».

 

Martine, qui voit loin, est prête à poursuivre cette belle collaboration. Obligatoire de toute façon, dans la belle France d’aujourd’hui, si l’on veut faire carrière dans le système.

HALLUCINANT

Source :

http://monde.fil-info-france.com/2009_janvier_17.htm

 

 

« Le Premier ministre, François Fillon a réuni et présidé, vendredi 16 janvier 2009, un comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, en présence de nombreux ministres dont Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, qui se trouvait en Israël du 13 au 15 décembre 2008 afin que "l’Holocauste soit évoqué de manière soutenue et organisée dans nos enseignements en France". Ce comité a été convoqué mardi 13 janvier 2009 en vue de "calmer les choses" face au risque d'importation en France des événements liés au conflit israélo-palestinien.

 

A un jour de 3 manifestations pour l'arrêt de la guerre dans la Bande de Gaza, dont une marche sur l'ambassade d'Israël à Paris débutant place du Châtelet samedi 17 janvier 2009, François Fillon a souhaité "renforcer les procédures judiciaires et les moyens de la justice pour faire en sorte que tous ceux qui commettent des actes antisémites et racistes soient dans les meilleurs délais interpellés, traduits devant la justice et punis". François Fillon a également déclaré qu'il faut des "juges formés" sur ces sujets."

 

Déjà, tous les tribunaux de grande instance TGI disposent d'un magistrat référant qui a été nommé pour assister et orienter le procureur de la République dans les affaires d'antisémitismes. A Bordeaux, siège de l'Ecole nationale de la Magistrature ENM, ce sont des membres du Conseil représentatif des institutions juives de France CRIF qui forment les magistrats à la lutte contre l'antisémitisme qui est une priorité nationale pour Nicolas Sarkozy, président de la République. François Fillon a également annoncé un renfort important des effectifs policiers lors de ces 3 manifestations "pro-palestiniennes".

 

A Paris, tous les policiers nommés dans la capitale sont formés à la lutte contre l'antisémitisme et doivent faire un passage obligatoire dans les locaux du Comité français pour Yad Vashem présidé par Richard Prasquier, également président du Conseil représentatif des institutions juives de France CRIF.

 

François Fillon a demandé à Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et à la présidente du Forum des droits sur Internet, Isabelle Falque-Perrotin, de conduire "un travail plus approfondi" sur les "appels à la haine" diffusés sur les chaînes de télévision, les radios communautaires ou les sites web et les très nombreux blogs. Depuis le samedi 27 décembre 2008, début de la guerre déclarée par Israël contre le Hamas dans la Bande de Gaza dans le cadre de l'opération militaire israélienne "plomb durci", la grande majorité des médias numériques français autocensure leur forum de discussions, certains les ayant fermés. Le quotidien "Libération", le journal gratuit "20 Minutes", l'Express, Yahoo.fr et LCI ont fermé leurs sites à tous les commentaires sur le conflit. Dans un communiqué publié le jeudi 8 janvier 2009 le Bureau National de Vigilance Contre l'Antisémitisme BNVCA, présidé par le commissaire de police honoraire, Sammy Ghozlan, avait salué cette autocensure lié à l'antisémitisme. Sammy Ghozlan avait déclaré : "Pour avoir fermé leurs sites, les médias sont accusés d’atteinte à la liberté d’expression par ceux qui profitant de l’anonymat que procure l’internet, défoulent leur haine antijuive, considérant encore que l’antisémitisme est une opinion". François Fillon a aussi déclaré : "On n'est pas en Israël, on n'est pas en Palestine, on est en France. Et en France, il n'y a pas de communautés, parce que chacun est un citoyen égal devant la loi".

19.11.2008

CRISE ECONOMIQUE ET POUSSEE DE FIEVRE « ANTISEMITE »

Les nuages s’amoncellent  en Allemagne et en Europe de l’Est où, malgré les efforts méritoires des officiels, une certaine montée des sentiments « antijuifs » est de plus en plus perceptible. C’est du moins ce que l’on peut lire sur le site ynetnews qui s’en plaint amèrement  et se demande ce qui pourrait bien motiver ces très vilains sentiments.

 

La crise financière et économique qui s’apprête à déferler sur l’Europe aurait amplifié le phénomène, on se demande bien pourquoi. Voilà bien la noirceur des Européens, toujours prêts à chercher des boucs émissaires. Et à en trouver. Et toujours les mêmes, par-dessus le marché. Un manque d’imagination assez stupéfiant. Comme si l’essentiel de la haute finance internationale et les principaux outils monétaires internationaux étaient tenus par des juifs ! N’importe quoi, vraiment !

 

Il n’est pas question de la France dans cet article. Il est vrai qu’ici, cela fait longtemps qu’est affiché virtuellement le panneau Circulez, y a rien à voir. Et que les indigènes obtempèrent humblement.

 

13_wa.jpgDonc, en Allemagne, se seraient produits ces derniers temps de nombreux incidents tels que cimetières juifs vandalisés, vitres de synagogue brisées, etc. La Hongrie, qui est elle aussi fortement touchée par la crise, connaît de même une poussée de fièvre très forte. Certains Hongrois n’ont pas apprécié les cérémonies marquant le 70e anniversaire de la nuit de cristal et l’ont clairement manifesté.

Pour le moment, le phénomène est visible surtout en Europe centrale, mais il a fait une apparition en Suisse, avec un appel au boycott de commerces juifs.

 

Le conseiller scientifique de Yad Vashem, le professeur Yehuda Bauer, estime que « quand il y a une crise économique, les images antisémites du juif rapace et exploiteur refont surface ».

 

Espérons que la machinerie européenne arrivera à mettre le holà à ces manifestations incompréhensibles. La commémoration de la nuit de cristal a été l’occasion d’un grand raout à Bruxelles, organisé à l’initiative du Congrès juif européen – présidé par le russe Moshe Kantor – où de très bonnes résolutions ont été prises : celle de bien continuer à apprendre les leçons du passé afin qu’un radieux avenir de tolérance s’ouvre à nous et celle aussi de renforcer encore les lois réprimant le racisme et l’antisémitisme. Une urgence.

 

D’ailleurs, M. Kantor n’a pas mâché ses mots : il a rappelé à l’auguste assemblée que si toutes ces horreurs avaient été possibles, c’est bien parce que l’Europe avait fait preuve d’une « criminelle tolérance ». Car bien sûr, il y a tolérance et tolérance. Donc, à l’Europe maintenant d’expier jusqu’à la fin des siècles ses lourds péchés.

 

Le président du Parlement Européen, un dénommé Hans-Gert Pottering, a répondu avec fierté que les leçons de l’Holocauste avaient été bien tirées par les Européens et que c’était justement un des grands succès de l’Union Européenne. Ah, tiens.

Un grand dîner a réuni ensuite toutes ces excellences et devinez quoi : un prix a été décerné. Formidable, et tellement inattendu! Cette fois, c’est le premier ministre belge, Yves Leterme qui a reçu le Navigator of Jerusalem Prize pour ses positions sans équivoque, notamment celles concernant l’Iran. Ce Prix est un compas, histoire de ne pas perdre le nord et de rester scotché à la bonne direction.

QUI EST L’IRAN. Pour ceux qui auraient la mémoire courte, Kantor a rappelé que Hitler avait testé la capacité de résistance des Européens, tout comme le fait à présent un certain président iranien. C’est donc pour sauvegarder la tolérance et la paix universelle qu’il faudra impérativement aller attaquer l’Iran. Ainsi en a décidé Israël. Et l’Europe n’a pas intérêt à l’oublier.

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3625292,00.html...

01.07.2007

LE MONDE ENTIER CONTRE SOI….CA NE FAIT PAS UN PEU BEAUCOUP ?

Un livre intitulé Le Monde contre soi – Anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme vient de paraître sous la plume de Paul-Eric Blanrue. Si le mot antisémitisme ne figure pas dans le titre, il n’est malgré tout pas loin puisque cette compilation de citations sur la judéophobie est qualifiée par l’auteur lui-même, de livre universaliste se proposant de lutter contre les préjugés. Il semblerait que ce livre soit malgré tout accueilli avec des pincettes du côté de la Communauté, sans doute en raison de la personnalité de l’auteur, du choix de son éditeur, etc. Pourtant, ils devraient être rassurés. Dans le texte de présentation, on lit que l’auteur

« a défriché des documents de diverses natures (livres, interviews, films, etc.), cachés, méconnus, lus ou vus trop vite, qui incommodent parfois ceux qui aimeraient mieux ne pas savoir ce que leurs contemporains et prédécesseurs ont déclaré à un moment de leur vie, en public comme en privé (…) Ce projet, qui réserve de grandes surprises, se présente comme une sorte de manuel d'éducation civique non conformiste. L'objectif de l'auteur est "d'ouvrir les yeux de ceux qui veulent savoir d'où ils viennent et à quel type d'humanité ils appartiennent." Car on ne combat que ce que l'on connaît. » 

Ailleurs dans sa présentation, Paul-Eric Blanrue utilise le terme d’énigme antisémite pour qualifier la persistance proprement étonnante à travers le temps et l’espace de ladite  « judéophobie ». Une judéophobie qui s’étendrait jusqu’à avoir carrément le monde entier contre soi…Cela fait quand même beaucoup. A ce stade, je me demande s’il ne serait pas plus judicieux de prendre le problème par l’autre bout et de s’interroger sur une telle constance. Oui, enfin, pourquoi ? Pourquoi une persistance aussi stupéfiante de la « judéophobie » dans le temps et dans l’espace ? Il n’y aurait donc jamais eu que des salauds partout et en tous lieux ? Bizarre, quand même…

 

88eec873a6ea91562fc0e648bcbc0896.jpgLorsque les responsables communautaires parlent d’ouvrages de référence sur l’antisémitisme, ils se réfèrent rarement à celui de Bernard Lazare, publié en 1894 et intitulé L’antisémitisme, son histoire et ses causes. Parce qu’il date de 1894 ? Je ne pense pas que ce soit la bonne réponse. Ce serait plutôt parce que Bernard Lazare, bien que juif, n’a pas été à proprement parler tendre avec ses coreligionnaires et qu’à cette époque où l’on avait encore le droit d’exprimer quelques vérités, il a déclaré ceci en préambule de son livre :

« On m'a reproché à la fois d'avoir été antisémite et d'avoir trop vivement défendu les Juifs, et pour juger ce que j'avais écrit on s'est placé au point de vue de l'antisémitisme ou à celui du philosémitisme. On a eu tort car je ne suis ni antisémite, ni philosémite ; aussi n'ai-je voulu écrire ni une apologie, ni une diatribe, mais une étude impartiale, une étude d'histoire et de sociologie.

Je n'approuve pas l'antisémitisme, c'est une conception étroite, médiocre et incomplète, mais j'ai tenté de l'expliquer. Il n'était pas né sans causes, j'ai cherché ces causes. Ai-je réussi à les déterminer ? C'est à ceux qui liront ces pages d'en décider. Il m'a semblé qu'une opinion aussi universelle que l'antisémitisme, ayant fleuri dans tous les lieux et dans tous les temps, avant l'ère chrétienne et après, à Alexandrie, à Rome et à Antioche, en Arabie et en Perse, dans l'Europe du Moyen Âge et dans l'Europe moderne, en un mot, dans toutes les parties du monde où il y a eu et où il y a des Juifs, il m'a semblé qu'une telle opinion ne pouvait être le résultat d'une fantaisie et d'un caprice perpétuel, et qu'il devait y avoir à son éclosion et à sa permanence des raisons profondes et sérieuses. Aussi ai-je voulu donner un tableau d'ensemble de l'antisémitisme, de son histoire et de ses causes, j'en ai voulu suivre les modifications successives, les transformations et les changements.

Dans une telle étude il y aurait eu la matière de plusieurs livres, j'ai été par conséquent obligé de resserrer le sujet, d'en montrer les grandes lignes et d'en négliger le détail. Je compte en reprendre quelques parties, et un jour que j'espère prochain je tenterai de montrer quel a été dans le monde le rôle intellectuel, moral, économique et révolutionnaire du Juif, rôle que je n'ai fait ici qu'indiquer. (…) Si cette hostilité, cette répugnance même, ne s'étaient exercées vis-à-vis des juifs qu'en un temps et en un pays, il serait facile de démêler les causes restreintes de ces colères ; mais cette race a été, au contraire, en butte à la haine de tous les peuples au milieu desquels elle s'est établie. Il faut donc, puisque les ennemis des Juifs appartenaient aux races les plus diverses, qu'ils vivaient dans des contrées fort éloignées les unes des autres, qu'ils étaient régis par des lois différentes, gouvernés par des principes opposés, qu'ils n'avaient ni les mêmes moeurs, ni les mêmes coutumes, qu'ils étaient animés d'esprits dissemblables ne leur permettant pas de juger également de toutes choses, il faut donc que les causes générales de l'antisémitisme aient toujours résidé en Israël même et non chez ceux qui le combattirent.

Ceci n'est pas pour affirmer que les persécuteurs des Israélites eurent toujours le droit de leur côté, ni qu'ils ne se livrèrent pas à tous les excès que comportent les haines vives, mais pour poser en principe que les Juifs causèrent  en partie du moins leurs maux. Devant l'unanimité des manifestations antisémitiques, il est difficile d'admettre comme on a été trop porté à le faire qu'elles furent simplement dues à une guerre de religion, et il ne faudrait pas voir dans les luttes contre les Juifs la lutte du polythéisme contre le monothéisme et la lutte de la Trinité contre Jéhovah. Les peuples polythéistes, comme les peuples chrétiens, ont combattu, non pas la doctrine du Dieu Un, mais le Juif.

Quelles vertus ou quels vices valurent au Juif cette universelle inimitié ? Pourquoi fut-il tour à tour, et également, maltraité et haï par les Alexandrins et par les Romains, par les Persans et par les Arabes, par les Turcs et par les nations chrétiennes ? Parce que partout, et jusqu'à nos jours, le Juif fut un être insociable. Pourquoi était-il insociable ? Parce qu'il était exclusif, et son exclusivisme était à la fois politique et religieux, ou, pour mieux dire, il tenait à son culte politico-religieux, à sa loi. »

Un peu long, mais pas inintéressant, non ? L’étude de Bernard Lazare est fort instructive et mérite la lecture, spécialement les chapitres consacrés aux juifs et aux mouvements révolutionnaires. D’autant qu’ils ont été écrits en 1894. Donc, avant les événements que nous connaissons et que Bernard Lazare ne connaîtra pas car il mourra très jeune en 1903, à l’âge de 38 ans. Mais nous en parlerons demain.

25.06.2007

ANTISEMITISME?

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Avant mon départ, j’ai été prise à partie par un correspondant, en dehors du blog, dans le registre : “votre antisémitisme est indécent, votre judéophobie obsessionnelle, vos idées haineuses, etc, etc”. J’ai donc décidé de faire une mise au point pour moi-même, car il faut toujours se remettre en question, et pour ceux qui me lisent.

Ce blog reflète-t-il de l’antisémitisme ? Franchement, je ne le crois pas et je pense avoir d’excellentes raisons à cela. J’ai épousé un juif il y a trente ans, à une époque bénie où cette « qualité » relevait du seul domaine privé et n’avait pas encore envahi pratiquement tout l’espace public. Pour tout dire, à cette époque, être juif ou pas n’avait strictement aucune importance. Et on ne parlait pas d’antisémitisme car, à part quelques irréductibles, personne ne se sentait concerné.

La situation est à ce point différente aujourd’hui qu’on finit par avoir l’impression que la planète entière tourne exclusivement autour des juifs et de l’antisémitisme. Bizarre, non ? Or, pour apprécier le phénomène dans sa réalité, il faut bien se rendre compte que ce terme a totalement changé de sens. « L’antisémite n’est pas celui qui n’aime pas les juifs, c’est celui que les juifs n’aiment pas ». J’adore cette formule, que j’ai trouvée au hasard de mes lectures et qui est parfaitement pertinente. La voilà, la nouvelle définition de l’antisémitisme. Un  retournement assez génial, il faut le reconnaître.

Ce qui est sûr en tout cas, c’est que mon regard sur cette communauté, qui était très chaleureux il y a trente ans, a considérablement évolué. Peu à peu, au fil de mes activités politiques, j’ai été amenée à constater un certain nombre de réalités que je ne percevais pas auparavant. Et surtout, je me suis rendu compte qu’il était faux de parler, en France en tout cas, « des juifs » en général car, outre les disparités inhérentes à tout groupe humain, cohabitent sous ce vocable deux groupes profondément différents: la majorité, comme mon mari, qui vit sa judéité de façon distanciée et pour qui elle constitue une identité relèvant de la tradition familiale, sans plus. Qui ne se sent pas spécialement concernée par Israël et qui n’y a même jamais mis les pieds.

Et une minorité particulièrement agissante, généralement très engagée politiquement – à gauche jusqu’à une époque récente, mais les choses ont évolué – qui, elle, mène, à l’intérieur de notre pays, un combat différent et accapare la sphère publique dans des proportions sans commune mesure avec son importance numérique. C’est cette minorité, pour laquelle je ne cache pas ma profonde antipathie, qui constitue ma cible. Pour des raisons politiques, est-il besoin de le préciser.

Tout l’objet du livre La France LICRAtisée a été de démontrer de façon claire et difficilement réfutable, l’incroyable puissance de cette minorité dans la vie politique française des dernières décennies. Cette puissance, elle l’a exercée principalement à travers les médias. Car oui, c’est vrai, ce n’est pas un fantasme, cette frange minoritaire numériquement, mais très influente, très agissante, très soudée, très solidaire, est particulièrement présente dans les médias. Il y aurait une étude intéressante à faire sur la question. On remonte d’ailleurs assez facilement à la source de cette influence. Qui, au lendemain de la guerre, a été chargé de la liquidation des entreprises de presse confisquées aux pétainistes ou présumés tels ? Un député socialiste (nous étions sous la présidence de Vincent Auriol, président socialiste) qui s’appelait, le monde est petit, Jean Pierre-Bloch, futur président inamovible de la LICRA. Cet homme a eu la haute main sur la réorganisation de toute la presse française au lendemain de la guerre. Personne ne s’étonnera que beaucoup de ruisseaux d’aujourd’hui soient issus de cette source mirifique.

Etant à ce point présente dans les médias à des postes de direction, cette minorité parvient sur bien des points à faire passer son message de façon quasi totalitaire. Gare aux opinions éventuellement divergentes ! Elles se verraient automatiquement frappées du tabou suprême: antisémitisme. Mais la plupart du temps, il n’est même pas utile de brandir cette menace terrifiante. L’autocensure, obligatoire pour tous ceux qui ne souhaitent pas se suicider professionnellement et socialement, veille à la bonne conformité des opinions. Comme c’est simple ! Et efficace. Le verrouillage est particulièrement bien fait.

Face à cette situation de pouvoir quasi absolu, je considère qu’il faut malgré tout essayer de lutter et de préserver quelques espaces de parole divergente. Même si ces espaces sont limités et menacés, ils doivent au moins exister. Et semer quelques graines.

Voilà pourquoi je continuerai tant que je le pourrai à apporter d’autres éclairages, à braquer quelques projecteurs sur les zones d’ombre bien camouflées, à essayer d’appuyer là où ça risque de faire mal. Dieu sait qu’il ne manque pas de lieux où la parole totalitaire règne sans partage, sur ce blog en tout cas, on entendra autre chose.

Pas par « antisémitisme », aussi débile que n’importe quel racisme, mais par souci de rétablir quelques vérités dans leur complexité et leurs nuances, bien éloignées de l’indigeste et incroyable pâtée que l’on fait ingurgiter à une masse élevée à la pensée unique. Et qui ne s’en rend même plus compte.

Et je revendique le droit à la virulence, et même à la méchanceté. Malgré tous mes efforts, je sais que je n’arriverai jamais à atteindre le niveau de haine et de violence que ces gens ont déversées sans désemparer sur nous et nos idées depuis si longtemps. Et avec succès puisque plein de petits citoyens bien formatés volent à leur secours dès qu’ils entendent le mot fatidique : « antisémitisme ».

Nous, nous ne sommes pas des chiens de Pavlov et dans notre camp retranché, nous résisterons encore et toujours aux envahisseurs et à la pensée unique et obligatoire…Avec ou sans potion magique.

 Dessin de Konk

31.03.2007

« ANTISEMITISME » : CHURCHILL OU LES PHILOSOPHES ?

medium_racisme.gifWinston Churchill, Premier ministre britannique pendant la seconde guerre mondiale, estimait dans un article écrit en 1937 et non publié alors, que les juifs étaient "en partie responsables de l'hostilité dont ils souffrent".

Intitulé Comment les Juifs peuvent combattre la persécution, cet article a été découvert dans les archives de l’Université de Cambridge par un historien britannique, le Dr Richard Toye, qui vient de publier Lloyd George and Churchill : Rivals for Greatness.

Evoquant les persécutions antisémites menées par le régime nazi au pouvoir en Allemagne depuis 1933, Churchill déclarait notamment :
"Il serait facile d'attribuer [l'hostilité aux Juifs] à la méchanceté des persécuteurs, mais cela ne concorde pas avec tous les faits. (…)  L'antisémitisme existe même dans des pays où juifs et gentils sont égaux au regard de la loi et où de nombreux juifs ont trouvé non seulement un asile, mais aussi des opportunités".
"Ces faits doivent être pris en compte dans toute analyse de l'antisémitisme", poursuivait Churchill. "Ils devraient particulièrement être pris en considération par les juifs eux-mêmes.  (…) Il se peut en effet qu'involontairement, ils invitent à la persécution, qu'ils soient en partie responsables de l'hostilité dont ils souffrent".

Car toujours selon lui, "le fait central qui domine les relations entre juif et non juif est que le juif est « différent ». Il a l'air différent. Il pense différemment. Il a une tradition et un héritage culturel différents. Il refuse d'être assimilé".

Voilà donc, en 1937, l’opinion d’un homme politique européen qu'il est difficile de soupçonner d’antisémitisme.

Inutile de préciser que sur l'épineuse question de la responsabilité de l'antisémitisme, les intellectuels et/ou philosophes juifs ou non juifs français ont une opinion tout à fait différente. Pour appuyer leur démonstration, tous les arguments, même les plus follement tarabiscotés, sont appelés à la rescousse.

On en a un exemple assez frappant dans les extraits suivants, tirés d'un texte publié par Robert Redeker en mai 2004 sur le site de l’Arche, le mensuel du judaïsme français. Il est intitulé Les Pangloss de la gauche radicale et le théorème de Churchill, et sous-titré Pourquoi les orphelins de la révolution ont besoin de haïr le juif . Les arguments sont ceux d'un philosophe - assez fascinants dans leur genre - mais le postulat, lui, est bien clair:  l'antisémitisme,  c’est forcément de la faute des autres. Rien que des autres.

« Aujourd’hui, aux yeux de nombre de progressistes, les Juifs représentent l’anti-politique - comme ils ont été jadis pour d’autres l’anti-religion puis l’anti-race. Entendons : ils figurent l’obstacle à l’angélisation de la politique, à la représentation irénique de la politique que se fabrique le camp de la gauche radicale.

Le présupposé fondateur de cet angélisme se dit en quelques mots : les politiques possibles ; leur messianisme d’essence gnostique est un anti-leibnizianisme. Ils ne peuvent souffrir cette vérité : le pire a déjà existé. Ils ne peuvent accepter cette lumière : le libéralisme n’est pas la pire des choses qui puisse arriver à une société humaine.(…). Un des ressorts de l’antisémitisme progressiste apparaît : l’existence des Juifs empêche la gauche radicale de haïr radicalement les sociétés libérales modernes. Cette haine empêchée, cette haine impossible, ce reste de haine - ce qui reste de la haine anticapitaliste - se reporte dès lors sur les Juifs, alimentant la judéophobie progressiste actuelle.

La récente forme prise par la haine des Juifs - fort bien indexée par Taguieff comme « nouvelle judéophobie » - s’explique par l’obstacle qu’ils sont au déferlement du néo-gnosticime politique voyant dans le monde actuel, celui du libéralisme, le mal absolu. Le Juif est senti comme une menace parce qu’il incarne une triple réfutation : celle de l’illusion religieuse, de l’illusion raciste, et de l’illusion politique. »

C’est pourtant simple à comprendre, l'antisémitisme. Mais Churchill n’y avait pas pensé._,_.___