Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/03/2012

C’EST A LA LICRA QU’IL FAUT DEMANDER DES COMPTES EN PRIORITE

images.jpg 

Le tsunami Merah va laisser des traces. Ce tueur a eu le grand tort de s’attaquer à des juifs, ce qui ne pardonne pas. Il se trouve que j’ai chez moi une abondante documentation datant de l’époque – 2000 – où je me retrouvais en correctionnelle grâce à la LICRA. Rien de plus facile donc que de retrouver les coupures de presse relatant, avec les précautions d’usage, naturellement, car la parole n’avait pas encore été libérée (par qui ?), les agressions et crimes commis en ces années-là par des « chances pour la France ». Seulement voilà : ces « chances » s’attaquaient alors prioritairement aux de souche, et ce n’était pas bien. Non, c’est vrai, ce n’était pas bien, mais quand même, il fallait relativiser et ne surtout pas trop en parler. Car sinon, on « faisait le lit de l’extrême-droite ».

D’ailleurs, c’est la LICRA qui le disait, et elle ne badinait pas avec ces salopards de racistes d’extrême-droite. Donc, ces crimes passaient pudiquement au rayon faits divers et on parlait vite d’autre chose. Et pourtant, il y en a eu un paquet, vous le savez aussi bien que moi.

Les choses ont évolué en même temps que l’antisémitisme musulman se développait dans les banlieues et s’attaquait à présent à des cibles a priori intouchables. Pour culminer aux crimes récents et au déchaînement planétaire de lamentations qui a suivi.

Du coup, voilà que les assoces dites antiracistes, elles aussi intouchables par définition, sont enfin montrées du doigt. Il était temps ! Et ce, sur les sites ultrasionistes de droite, qui se déchaînent contre l’islamisme « radical ». A juste titre, s’entend, sauf qu’on aurait aimé les voir réagir avant que les victimes ne soient juives.

Mais vous allez voir qu’il y a quand même encore des pudeurs qui font qu’on ne bouscule pas trop la LICRA et qu’on évite soigneusement d’en parler. Exemple : « Ces donneurs de leçons récitent depuis des lustres une propagande ayant décrété qu'il ne fallait pas "montrer du doigt" ni critiquer les dérives d'une religion surprotégée. L'aveuglement volontaire sur la montée de l'islam radical en France est comptable de la tragédie natio­nale. Toute une construction idéologique s'effondre tandis que tombent les masques des associations subventionnées (SOS-Racisme, Mrap, Indivisibles, etc.) : mises au service des minorités ethniques et religieuses, elles ont imposé un politiquement correct qui a interdit d'élémentaires critiques et rappels à l'ordre contre les embrigadements ».

Cette prose, toute récente, est d’Ivan Rioufol. Il a raison bien sûr, sauf que nous, ça fait des décennies qu’on le dit. Mais voyez qui il nomme : SOS-Racisme, Mrap, Indivisibles. Bon, je veux bien, mais c’est la LICRA qui a mené le bal pendant longtemps. C’est elle qui renvoyait les gens devant les tribunaux, le moyen le plus sûr de les faire taire. Mais elle se retrouve pudiquement dans les « etc ».

Même son de cloche sur un site très voisin idéologiquement, toujours à propos dudit Merah : « Nous devons aider Riposte Laïque, que nous soutenions leurs positions ou pas (ce qui est mon cas). Nous devons les aider parce que la police de la pensée, toujours les mêmes usual suspects SOS Racisme, MRAP, LDH, ne s’arrêteront pas là, et que nous devons leur résister. »

A peu de chose près, les mêmes accusés, mais toujours pas de LICRA. Vous ne trouvez pas ça curieux ?

Alors, j’ai bien envie de rafraîchir un peu la mémoire de ces éplorés et leur rappeler que c’est la LICRA, et elle seule, qu’il faut mettre au tout premier rang des accusés.

Je vais rappeler pour quels propos j’ai été renvoyée en correctionnelle en 2000 sur dénonciation de Raphaël Nisand, alors président de la LICRA du Bas-Rhin (aujourd’hui maire socialiste d’une ville du département). Le président national de la LICRA était alors Patrick Gaubert (aujourd’hui président du « Haut Conseil à l’Intégration », où il a succédé à Blandine Kriegel – on reste dans les mêmes eaux, et avec le même succès).

Donc, voilà ces propos pour lesquels j’ai été poursuivie pour « provocation à la discrimination nationale, raciale, religieuse par parole, écrit, image ou moyen de communication audiovisuelle » :

« Non seulement les violences urbaines progressent, mais elles changent de nature, devenant de plus en plus le fait de mineurs, ce qui est nouveau et inquiétant. Osons le dire : ces jeunes violents, dans une forte proportion, sont des français issus de l’immigration maghrébine et africaine, culturellement mal assimilés et socialement mal intégrés » (…) « A l’heure actuelle, pour s’intégrer à la horde, les plus jeunes doivent apprendre eux aussi à insulter, à racketter, à agresser. Seule une tolérance zéro pourra donner à réfléchir aux petits frères, sœurs, copains, copines, tentés de suivre de (mauvais) exemple des grands qui jouent aux « caïds » en toute impunité pour le moment ».

C’est lorsqu’on énonçait des vérités basiques de ce type qu’on se retrouvait devant un tribunal il y a douze ans. Mérah avait une bonne dizaine d’années à l’époque, il avait une belle carrière devant lui. C’est à ce moment-là qu’il fallait agir. Au lieu de faire taire, au moyen des tribunaux, ceux qui annonçaient le danger.

La LICRA avait demandé au tribunal de me condamner à payer de fortes sommes « pour le préjudice moral subi ». Mais j’avais été relaxée. Innocente que j’étais à l’époque, je m’étais réjouie sans comprendre les raisons profondes de cette relaxe. Aujourd’hui (on évolue vite en dix ans, mais cette affaire m’a considérablement éclairée, merci la LICRA), j’y vois plus net. Les deux avocats engagés dans cette affaire, pour la partie civile et la défense (Nisand et Goldnadel) étaient juifs tous deux… Je vous laisse tirer vous-mêmes les conclusions…

Au lieu de se lamenter sur le soi-disant antisémitisme régnant en France, les juifs « de la rue » seraient plus avisés de demander des comptes à ceux qui les ont mis dans ce pétrin. A leurs responsables communautaires et associatifs. Ils ont des noms, de hautes fonctions, car ce pays tellement antisémite n’a pas été trop méchant envers eux, il faut le reconnaître. Quoique plutôt discrets pour le moment, ils sont toujours là, toujours insubmersibles.

Responsables et coupables.