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09/05/2012

PEUR DES MUSULMANS OU DES IMPÔTS ?

« Salon de l’Alya: Affluence de France

Le salon de l’Alyah, organisé et géré par l’Agence Juive, a eu lieu dimanche 06 Mai le jour des élections françaises à l’issue desquelles les Français ont élu François Hollande comme nouveau président remplaçant   Nicolas Sarkozy, considéré comme le choix privilégié de la communauté juive de France.

«Je ne me souviens pas avoir vu un tel nombre de personnes qui s’intéressent à l’Alya depuis les jours où des files de gens se pressaient devant  l’ambassade israélienne à Moscou », a déclaré le président de l’Agence Juive Nathan Sharansky, qui a assisté à la foire.

La foire annuelle attire habituellement environ 2.000 visiteurs, selon l’Agence juive.

La communauté juive française est la plus grande en Europe, avec quelques 500.000 membres, selon l’Agence juive. »

 

(http://www.leptithebdo.net/2012/05/09/salon-de-lalya-affluence-de-france/)

 

Ca, c’est l’info basique. A partir de là, j’ai lu évidemment l’une ou l’autre interprétation, du style « bon voyage » ou son contraire : « c’est terrifiant, tout ça à cause de l’antisémitisme qui règne en France ».

J’observe en premier lieu que tenir ce salon de l’alya pile le jour du second tour était naturellement délibéré, le but étant précisément de placer un nouveau couplet sur l’antisémitisme ambiant et futur. Car, sous Hollande, certains responsables communautaires font mine de craindre le pire. Pourtant on a vu Hollande reçu en grande pompe au dîner du CRIF et il n’avait pas l’air d’avoir les canines trop affûtées.

D’ailleurs, comme il sait où est son devoir, dès avant son élection, il avait assuré se rendre bientôt en Israël…

Comme j’ai déjà consacré plusieurs articles à cette question de l’alya, je ne vais pas recommencer*. Sinon pour repréciser que les candidats au départ peuvent conserver la nationalité française en endossant l’israélienne – ça peut toujours servir.

Donc, en réalité, ce que je crois, moi, c’est que ce sont moins les musulmans qui effraient, que les mesures fiscales promises par Hollande.

Or il existe en Israël une politique fiscale extrêmement favorable pour les nouveaux arrivés (voir lien ci-après). Nul doute – et c’est bien compréhensible – que ces considérations bassement matérielles  ne jouent un rôle décisif dans la décision de certains de transporter leurs pénates de l’autre côté de la Méditerranée. Bien plus que cet "antisémitisme" perpétuellement dénoncé.

D’ailleurs en août 2010, le baron Edouard de Rotschild, principal actionnaire de Libé, a fait également son alya, en compagnie de sa fortune de 300 millions d’euros. Il avait donc tellement peur des musulmans, lui aussi ?

Heureux en tout cas ceux qui disposent de ce pays d’accueil en forme de (presque) paradis fiscal.

http://209.85.229.132/search?q=cache:rdN5LVvQKN8J:www.terredisrael.com/Fiscalite1.php+alya+double+nationalit%C3%A9&cd=6&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

 

*http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2010/04/08/ou-est-l-avenir-de-la-communaute-juive-francaise.html

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2007/07/2...

08/04/2010

OU EST L’AVENIR DE LA COMMUNAUTE JUIVE FRANCAISE ?

L’article suivant a été écrit par Isi Leibler, ancien président du conseil des gouverneurs du Congrès juif mondial, président du Jerusalem Center for Public Affairs et du Diaspora-Israel Relations Committee.

« Juifs français : une communauté en danger ?

La communauté juive française est la troisième plus grande au monde. Et pourtant, depuis dix ans, la situation des 500 000 à 600 000 Juifs français n'a cessé de se détériorer. Tous reconnaissent la même évolution : la montée inéluctable de l'antisémitisme. L'agressivité est devenue si prononcée que les Juifs redoutent aujourd'hui de porter leur kippa en public même au cœur de Paris, dans la rue la plus touristique du pays, l'avenue des Champs Elysées. On peut l'attribuer à une combinaison de facteurs dont la montée en puissance de l'islamisme radical, la renaissance d'un antisémitisme quotidien, et sur la scène internationale, le soutien traditionnel de la diplomatie française aux pays arabes depuis les années De Gaulle.

L'antisémitisme en France est multiforme. Ces dernières années, la haine des musulmans radicaux s'est d'abord exprimée dans la profanation des lieux du judaïsme français comme les synagogues. Puis, elle s'est emparée des banlieues jusqu'à l'impensable : l'enlèvement, la torture et la mise à mort d'Ilan Halimi, un jeune Juif parisien de 23 ans. Une descente aux enfers dans laquelle les médias ont joué un grand rôle. Inutile de rappeler qu'ils sont dans leur ensemble clairement hostiles à l'Etat d'Israël. C'est une chaîne française qui avait diffusé, en 2000, un reportage truqué sur la mort en direct du jeune Mohammed al-Dura sous les balles supposées de Tsahal. Des images qui avaient suscité une vague d'hostilité à l'encontre de l'Etat juif.

Sarkozy : "Je vais ralentir avec Israël"

Quel est le rapport des Juifs de l'Hexagone à la politique ? Bien que traditionnellement orientés à gauche, ils ont soutenu massivement la candidature de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles de 2007, qu'ils perçoivent comme un soutien de poids à leur communauté. Lors de son passage place Beauvau au ministère de l'Intérieur, il avait introduit une politique de tolérance zéro à l'égard des crimes antisémites. Bien que baptisé selon le rituel catholique, le locataire de l'Elysée a des origines juives. Sa mère est la descendante de Juifs sépharades de Salonique. Mais il a fallu attendre deux générations pour que la famille retrouve ses traditions juives. L'un des deux fils du président, Jean Sarkozy, marié à la fille du clan Darty, vient de faire circoncire son premier-né.

Pour la grande majorité de la communauté juive, l'élection de Nicolas Sarkozy signifiait une nouvelle ère. Les espoirs s'étaient concrétisés peu de temps après le scrutin, lorsque le nouveau président avait été l'invité d'honneur du dîner annuel du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). Il avait alors chaleureusement évoqué Israël assurant qu'il ne serrerait jamais la main d'un leader qui refuse de reconnaître l'Etat juif. Il avait, par ailleurs, appelé à l'introduction de cours obligatoires sur la Shoah dans les écoles. Mais l'euphorie s'est vite envolée. Certes, Nicolas Sarkozy a pris dans un premier temps ses distances avec l'ère Chirac et son soutien affiché au monde arabe. Mais sa politique étrangère est vite revenue dans le giron du gaullisme.

Le nouveau ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, tout comme son homologue britannique, a des origines juives, mais n'est clairement pas l'ami d'Israël. Durant la dernière Assemblée générale de l'ONU, la France a voté en faveur de la résolution Goldstone. Et plus récemment, même Sarkozy s'est fait plus dur à l'égard de l'Etat juif en qualifiant l'opération de Dubaï de "meurtre" avant de glisser cette autre petite phrase : "Je vais ralentir avec Israël".

Plus de 100 restaurants casher dans la capitale

Mais certains leaders juifs hésitent à rayer le nom de Nicolas Sarkozy de leur carnet d'adresses car le président français présente encore des atouts de poids : il entretient d'excellentes relations avec le Premier ministre Binyamin Netanyahou et a joué parfaitement le jeu contre l'Iran. Pour les plus optimistes, le navire a déjà quitté le port. En d'autres termes, Sarkozy ne peut plus, après tout ce qu'il a dit, trahir Israël. Néanmoins, contrairement à leurs homologues britanniques, les leaders de la communauté juive française n'ont jamais hésité à monter au créneau lorsque leur gouvernement accusait injustement Israël. L'ancien responsable du CRIF, Roger Cukierman, avait ouvert la voie en organisant une impressionnante manifestation dans les rues de Paris contre la politique de Chirac au cours de la dernière Intifada.

Certains attribuent les positions courageuses des organisations juives à l'intense travail de mémoire sur la Shoah en France. Mais pour d'autres, les origines ethniques de la communauté restent le facteur le plus probable. Avec la plupart des Juifs ashkénazes fondus dans la population, la communauté est composée aujourd'hui à 70 % de Juifs originaires d'Afrique du Nord. Des Juifs sépharades qui affichent clairement leurs racines et, même quand ils ne sont pas pratiquants, continuent néanmoins de suivre certaines traditions de leurs parents. Résultat : Paris compte plus de 100 restaurants qui respectent les lois de cacheroute et vous y verrez des clients qui ne portent même pas de kippa. Il y a 30 ans, il était extrêmement difficile de trouver un restaurant casher dans la capitale.

Mais surtout l'attachement des Juifs français à Israël est sans faille. Près de 300 000 personnes, soit la moitié de la communauté, se rendent en Israël au moins une fois par an. Tout est dit. Pour des raisons sentimentales, nombreux sont ceux qui achètent des appartements en Terre promise qui, malheureusement, restent vides la plupart de l'année.

Rester ou faire son aliya ?

Durant l'une de mes dernières visites à Paris, j'ai croisé Richard Prasquier, l'actuel président du CRIF. Tout comme son prédécesseur Cukierman, il est l'un des derniers survivants ashkénazes de la Shoah. Tous les deux ont des enfants résidant en Israël et représentent cette catégorie de leaders dont l'espèce est en danger. Prasquier s'est fait lyrique lors de l'impressionnant dîner du CRIF marquant le 25e anniversaire de l'organisation. Autour de lui 800 invités, dont le président Nicolas Sarkozy, et 23 ministres. Mais aussi des leaders politiques, des ambassadeurs et des représentants de l'Eglise catholique et de l'islam. On a surtout entendu ce soir-là le Premier ministre, François Fillon : antisémitisme, extrémisme islamique, relations avec Israël, menace iranienne. Tous les sujets ont été abordés et diffusés en prime-time sur les écrans de télévision français.

 

Prasquier s'est beaucoup investi dans le dialogue entre Juifs et Musulmans français, qui, contrairement aux extravagances américaines, n'a jamais été conditionné à un "compromis" sur Israël. L'opération Plomb durci a compliqué la tâche de Prasquier. Il l'assure : la France n'est pas un pays antisémite et la majorité de ses dirigeants s'échinent à combattre les racines de la haine traditionnelle vouée aux Juifs. Ainsi, la tâche pour l'organisme est rude : maintenir à flot la troisième plus grande communauté du monde dans un environnement délicat.

 

 

Le problème, c'est qu'elle contient également quelques moutons noirs : certains Juifs antisionistes très bavards dans les médias. Heureusement, ils ont été mis au ban de la communauté qui, elle, se sent liée à l'Etat juif. Surtout que l'avenir n'est pas rose en France. La majorité des Juifs ont une vision assez pessimiste.

 

 

Malgré l'interdiction du voile intégral et les efforts pour endiguer l'extrémisme islamique, l'intégration des Musulmans dans la société française est un échec cuisant. Par ailleurs, si la courbe des naissances continue sur sa lancée dans l'Hexagone, la France deviendra dans les 50 prochaines années une nation à majorité musulmane. Dans cet environnement délicat, la communauté juive française pourrait revoir son avenir et Israël devrait davantage s'y intéresser. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?apage=2&cid=1268045719835&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

 

Quelques remarques : Les médias français « clairement hostiles à l’Etat d’Israël » ? Je n’avais pas vraiment noté la chose. Il est vrai que pour certains, l’hostilité commence dès le plus petit embryon de début de critique.

 

« Près de 300 000 personnes, soit la moitié de la communauté, se rendent en Israël au moins une fois par an. Tout est dit. » Là, je suis assez sceptique. Ce que je croirais plutôt, c’est que certains y vont plusieurs fois par an et sont comptabilisés plusieurs fois dans ces « 300 000 personnes » qui seraient plutôt 300 000 visites.

 

« Tout comme son prédécesseur Cukierman, il est l'un des derniers survivants ashkénazes de la Shoah ». Allons bon, lui aussi ? Prasquier  est pourtant né en juillet 1945.

 

« Par ailleurs, si la courbe des naissances continue sur sa lancée dans l'Hexagone, la France deviendra dans les 50 prochaines années une nation à majorité musulmane. Dans cet environnement délicat, la communauté juive française pourrait revoir son avenir et Israël devrait davantage s'y intéresser. »

 

Ca, c’est le pompon. Après avoir fait entrer les musulmans à tour de bras pendant trente ans et criminalisé toute opposition, la LICRA et consorts commencent à se rendre compte de l’étendue des dégâts. Mais attention, ce n’est pas de leur faute, hein !

Finalement, ce n’est pas trop grave, car eux ont une solution de repli : quand les choses tourneront trop au vinaigre, « la communauté juive française pourrait revoir son avenir », autrement dit nous signifier : « salut les copains, on vous a assez vus, on nous attend ailleurs ».

 

26/07/2009

LE GRAND AIR DE LA CALOMNIE ….

Comme il est pathétique ! A tel point qu’il m’a quasiment fendu le cœur. Je me décide donc à  affirmer ici le plus clairement du monde que contrairement à ce que colportent médisants et autres nuisibles, LE LOBBY JUIF N’EXISTE PAS. Du moins en France. Voilà, il fallait que ce soit clairement affirmé, je me sens mieux.

 

Je parie que vous vous demandez d’où je tiens une info aussi claire, nette et définitive. Eh bien, d’une source incontestée : c’est Pierre Besnainou, président du Fonds Social Juif Unifié, par ailleurs président de l’AMI (Association Alya et Meilleure Intégration*) qui l’a écrit dans Le Figaro, à propos de l’affaire Halimi, qui, entre nous, n’a pas fini de faire couler de l’encre.

Voici donc ce que cet homme informé nous révèle:

 

« (…)  Le Garde des Sceaux ayant finalement demandé au Parquet de faire appel des peines inférieures aux réquisitions, le bruit s’est répandu, d’abord subrepticement, puis de façon parfaitement assumée, et les faiseurs d’opinion se le sont approprié, pour le faire répéter par mille sentinelles : nous aurions assisté, avec cette affaire, à la victoire d’une force d’influence secrète et déterminée, capable, par la solidité de ses réseaux et la fermeté de ses obstinations, de faire plier jusqu’au gouvernement de la République. Oui, vous avez compris : l’affaire Halimi, c’est le retour, ou plutôt l’émergence aux yeux de tous, dans notre pays, du lobby juif.

 

Et cela, nous ne pouvons ni l’entendre, ni le supporter, ni l’accepter. C’est l’attaque de trop. Après la haine qui a tué dans une cave, la justice qui fut rendue en secret, voici l’ère du soupçon, qui elle s’ouvre au grand jour.

 

Nous ne pouvons pas l’accepter, parce que le Garde des sceaux a décidé en conscience, au nom de l’intérêt général dont elle est garante, de faire appel, et que laisser entendre qu’elle ait cédé à des pressions d’ordre communautaire est simplement une agression contre l’idée que l’on peut se faire de la République et de sa dignité.

 

Mais nous ne pouvons pas l’accepter, surtout, pour une raison très précise, que je vous livre brutalement : il n’y a pas de lobby juif en France. Que les choses soient claires, une fois pour toutes : où les Juifs auraient-ils trouvé les ressources de leur empire souterrain ? D’où pourrait venir leur puissance secrète? De leur nombre ? Ils sont 1% de la population française. De leur argent ? Ne pourrait-on pas tordre enfin le cou de ce mythe effroyable, qui a précisément tué Ilan- et rappeler que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté est, en moyenne, supérieur chez les Juifs de France à ce qu’il est dans l’ensemble de la population française ? De leur place dans les médias ? Certains médias qui, précisément, répètent à tout bout de champ que les Juifs sont un lobby…

 

Les Juifs n’ont pas l’influence qu’on leur prête à dessein. (…)  

Si une mémoire blessée tient lieu de lobby, nous pouvons assumer cette accusation. Mais pas davantage. Pour l’honneur de la communauté juive de France. »

 

« Si une mémoire blessée tient lieu de lobby, nous pouvons assumer cette accusation », c’est beau, ça. N’empêche, et ça me chipote un peu, qu’il pose quand même quelques questions intéressantes, dans son article. Si j’osais, je lui suggérerais de lire La France LICRAtisée, il y trouverait quelques éléments de réponse …

 

« D’où pourrait venir leur puissance secrète ? » C’est vrai, c’est une bonne question. Que je me suis souvent posée, par exemple lorsque je voyais toute la classe politique accourir comme un seul homme, le doigt sur la couture du pantalon, au dîner annuel du CRIF. Et y tenir les propos les plus conformes à ce que l'on attendait d'eux.

Mais voilà, c'était une mauvaise interprétation. Le lobby juif, ça n’existe pas, tout simplement. Finalement, c’est plutôt une bonne nouvelle. On se demande vraiment dans ce cas où Julien Dray est allé chercher les propos parfaitement déplacés qu’il a tenus en mars 2007. Alors porte-parole de Ségolène Royal, il racontait à Israël Magazine : « qu’il y a une tentation de la communauté, ces dernières années, de se transposer sur le modèle américain » et qu’il « faut sortir de la logique de lobby, et se comporter de manière républicaine. Parce que si on va vers un affrontement lobby contre lobby, le lobby juif perdra ».

Et lui aussi, il savait ce qu’il disait. Pensez, avec un frère ex président du Bétar France …

A mon humble avis, le grand écueil des lobbys - y compris de ceux qui n'existent pas - c'est qu'enivrés par toujours plus de succès, il arrive fatalement un jour où ils en font un peu trop et du coup, ce qui était plus ou moins camouflé, se retrouve exposé à tous les regards. Dans ce sens, il a bien raison, Pierre Besnainou, cette dernière péripétie de l'affaire Halimi, c'est vraiment "l'attaque de trop".

___________________________ 

* La semaine dernière, 220 Français ont choisi Israël comme nouveau pays et y ont fait leur alya. Ils ont reçu en grande pompe leur Téouda Zéout, la carte d’identité israélienne. Comme dit Guysen, « ils sont désormais des citoyens israéliens à part entière ». Ce qui ne les empêche pas de conserver aussi leur carte d’identité française.

Si les considérations fiscales résultant de l’alya vous intéressent, voici un sujet de méditation:

http://209.85.229.132/search?q=cache:rdN5LVvQKN8J:www.terredisrael.com/Fiscalite1.php+alya+double+nationalit%C3%A9&cd=6&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

24/07/2007

MONTEES ET DESCENTES

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Demain 25 juillet, 600 juifs français quitteront la France pour faire leur alya en Israël, sur trois vols au départ de Marseille et Paris. Faire son alya, mot qui signifie « montée », veut dire s’installer définitivement dans l’Etat hébreu et donc devenir Israélien puisqu’en vertu de la « loi du retour » cette nationalité est automatiquement accordée. Ce départ a été fêté en grande pompe le 19 juillet en présence notamment du grand rabbin de France Sitruk et de l’ambassadeur de France en Israël, Daniel Shek. Ces « olim » devraient normalement être rejoints d’ici la fin de l’année par environ 2 500 de leurs compatriotes, soit une moyenne de 10% de plus que l’année précédente.

Les Français sont en effet en tête de l’alya européenne. Le nombre d’olims américains et canadiens progresse lui aussi, mais moins : de 5 à 10 % cette année. De toute manière, la « montée » vers Israël n’a jamais fait vraiment recette là-bas: depuis la création d’Israël, seuls 125 000 juifs d’Amérique du nord ont sauté le pas. Chiffre qu’il faut mettre en parallèle avec le nombre de juifs provenant de Russie : 185 000 pour la seule année 1990.

Pourtant, tout n’est pas rose dans l’Etat hébreu et alors que certains « montent » ou rêvent de le faire, d’autres s’en vont ou voudraient bien pouvoir. Ainsi, Israël souffre d’une véritable fuite de ses cerveaux, généralement en direction des Etats-Unis, un record qui le place loin devant la Corée du sud, le Canada, l’Australie et Taïwan, eux aussi grands exportateurs vers les USA. A tel point que le ministère de l’Intégration vient de débloquer des crédits pour essayer d’endiguer le phénomène. Selon les chiffres communiqués par le ministère, 16 000 scientifiques ont fait leur alya depuis les années 90. Seuls 10 000 se seraient intégrés au sein des industries civiles et militaires locales. Les autres, soit quand même près de 40%, ont disparu dans la nature. D'une façon générale, les chances de voir un universitaire âgé de 30 à 40 ans quitter Israël sont 15 fois supérieures que pour un simple bachelier indique une étude réalisée par le centre Shalem et présentée au Comité des sciences et des technologies de la Knesset en juin 2006.

Dans le même ordre d’idée, un sondage récent indique que près de la moitié des jeunes Israéliens de 14 à 18 ans interrogés préféreraient vivre ailleurs s’ils le pouvaient, et 68% d’entre eux estiment que la situation d’Israël n’est « pas bonne ». On demandait aux jeunes s’ils pensaient qu’Israël avait réussi à promouvoir la justice sociale, à relever les défis socio-économiques, à offrir à tous ses citoyens un bon niveau de vie et à aider les populations les plus fragiles à trouver un emploi.

Quelque 85% des jeunes ont répondu que l’Etat avait totalement ou partiellement échoué à répondre à ces objectifs et 54,9% … que les relations entre les populations arrivées récemment et les plus « anciennes » étaient loin d'être au beau fixe.

Sources: www.guysen.com / http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3427762,00.html