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27/03/2010

QUE SERAIS-JE SANS TOI ?

Qui vins à ma rencontre …. Vous vous souvenez sans doute de la chanson de Jean Ferrat. Eh bien, elle m’est venue à l’esprit en lisant le discours assez époustouflant dans son genre qu’a prononcé Alan Dershowitz, avocat démocrate, professeur de droit à Harvard, devant l’AIPAC.

 

L'American Israël Public Affairs Committee,  ce puissant groupe de pression pro-israélien, tenait son congrès à Washington en début de semaine. 7 500 personnes étaient présentes, dont une délégation du CRIF. Netanyahou avait fait le voyage depuis Israël, et l’on a pu entendre à la tribune Hillary Clinton et Tony Blair.

 

Le discours que vous allez lire est long mais très révélateur des lignes de force de la politique israélienne et de l’image que ce pays entend imposer au monde. Avec de plus en plus de difficulté, il est vrai. Ce qui ressort surtout, et fait froid dans le dos, c’est le degré aigu de paranoïa de sa classe dirigeante et de ses soutiens à l’étranger.

 

 

images.jpg« Discours du Professeur Alan Dershowitz à l'AIPAC

(Traduction et adaptation par Hanna pour sionisme.xooit.com)


« Merci. Merci. "Wow", quelle merveilleuse conférence. Quel grand spectacle de soutien pour Israël, à un moment aussi critique (Applaudissements).

Le monde devrait être fier et devrait apprécier les réalisations incroyables et ce que fait Israël. Aucun pays au monde n’a autant fait pour le monde en 61 ans, comme l’a fait Israël – (applaudissements) – Les exportations des technologies israéliennes ont sauvé plus de vies musulmanes et arabes que l’ensemble des pays arabes et musulmans réunis. (Applaudissements).

Les réalisations de haute technologie d’Israël dépassent celles de l’ensemble de l’Europe et de la plupart des pays d'Asie. Israël a accompli plus pour l’environnement que pratiquement n’importe quel pays dans le monde. Israël a enseigné au monde comment mener des guerres contre le terrorisme sur le plan éthique en ayant le souci d’éviter les pertes civiles (Applaudissements).
Israël : Aucun pays dans le monde, face à des menaces comparables, a un meilleur bilan concernant les droits de l’homme que celui d’Israël. Et si vous ne le croyez pas, écoutez Richard Kemp, quand il décrit et compare Israël aux autres armées du monde, face aux menaces des terroristes qui se cachent parmi les civils.

Lorsque le juge Brennan, probablement le plus libéral des juges, ayant siégé à la Cour suprême, est allé en Israël il a dit ceci
 : "Si jamais, le terrorisme s'importe aux Etats-Unis, il n’existera qu’un seul pays, susceptible d’apprendre aux Etats-Unis, comment lutter contre le terrorisme de manière équilibrée afin de respecter les droits de l’homme". Au sujet d'Israël, il devrait être exprimé de la fierté et de la reconnaissance. (Applaudissements).

Mais, au lieu de cela, Israël, est le seul pays au monde aujourd’hui, dont la légitimité continue d’être remise en question, sans cesse mise en doute, constamment remise en question.

C’est, d’autant plus paradoxal, absurde, qu'étant donné qu'aucun pays n’a jamais été établi, sur des bases juridiques plus solides. Israël a été établi, après que les déclarations de la Société des nations ont été acceptées, par les Nations Unies, selon la loi internationale, malgré cela, sa légitimité demeure contestée. Comparez-le à d’autres pays, qui ont commencé avec les révolutions ou ont pris tout simplement une terre appartenant à d’autres gens, Israël a payé pour chaque centimètre, de son territoire, payé avec de l’argent, payé par le sang de ses enfants. (Applaudissements)

Ce processus de délégitimation a véritablement débuté en 1975, lorsque les Nations Unies ont pris tellement de temps, et tant d’énergie dans des discussions afin de savoir si le Sionisme était du racisme. Et, savez-vous, ce qui se passait au même moment, en 1975, moment où les Nations Unies se perdaient dans des discussions ridicules et fanatiques
 ? Un million de personnes étaient assassinées dans un génocide au Cambodge, sans que les Nations Unies n'y prêtent  la moindre attention. Ils étaient bien trop occupés à délégitimer et condamner Israël. Après 1975, ce fut par la Conférence de Durban en 2001, que la stratégie de délégitimation s’y est établie, et y a pris racine. Ce qui a été fait, s’est retourné contre Israël. Ils ont accusé Israël de racisme, ils ont accusé Israël d’apartheid, ils ont accusé Israël de génocide, en accusant Israël de créer un holocauste.

Ce qui a été fait est contraire à l’entière conception des droits de l'homme. A la suite de Durban, les campagnes de boycott ont été lancées à l’encontre des institutions israéliennes, des institutions universitaires, des institutions qui essaient de guérir le cancer et les maladies du cœur, ainsi que la maladie de Parkinson. Et, cela continue à ce jour – Au moment même où nous parlons, la Norvège et l’Angleterre poursuivent les campagnes de boycott à l’encontre des institutions universitaires israéliennes. Vous savez ce qui est arrivé la dernière fois qu'ils ont essayé de boycotter Israël en Angleterre ? Quelques-uns d'entre nous ont édité une pétition, qui a pour titre : " Si vous boycottez l'Israël, ce sont vos universités qui en souffriront, nous ne viendrons plus parler dans vos universités." Nous avons fait circuler cette pétition, pensant que nous n’aurions que 400 ou 500 signatures, or, ce sont 11 000 universitaires américains, des prix Nobel, des Présidents d’Universités, qui ont signé cette pétition – (Applaudissements)


Le message était clair
 : "Si vous essayer de boycotter Israël, à votre tour, c'est vous qui serez boycottés, et ce sont vos universités qui en souffriront". Les universités en Israël sont parmi les plus grandes de ce monde, aujourd’hui, personne ne devrait tenter de boycotter ces grandes universités, ces lieux de science.

Ensuite, est arrivé le concept que nous appelons "la guerre partisane, par le droit international", instaurant des campagnes pour délégitimer Israël, en utilisant la tactique juridique, des moyens légaux, en utilisant le droit international, en utilisant le droit humanitaire, en utilisant tout cela afin de le retourner contre Israël, les campagnes de désinvestissement, de distorsions des droits de l’homme. Quand l’année dernière, vint Durban II, et la tentative de recommencer de nouveau, nous étions prêts et nous sommes allés à Genève, et nous nous sommes défendus. Et, nous avons gagné à Durban II. Ils ont invité Ahmadinejad. Nous avons invité Elie Wiesel.

Nous avons dit : "Qui est la personne qui parle des droits de l'homme aujourd'hui ?" (Applaudissements).

-Un des moments forts- l'un des moments forts de ma vie, fut quand j'ai été arrêté par la police suisse pour avoir osé essayer d'affronter Ahmadinejad, pour avoir juste voulu lui poser une question : "Niez-vous l'Holocauste ? Avez-vous été à Auschwitz ? Quels sont les livres que vous avez lus sur l'Holocauste ?" Difficile pour lui de débattre sur sa négation de l'Holocauste. Il nie l'Holocauste, en essayant d'apporter l'opprobre sur le peuple juif d'Israël, pour cela j'ai été arrêté, seulement pour avoir oser l'affronter de manière pacifique. Mais, à Durban, les étudiants se sont soulevés contre Ahmadinejad et il a été hué, et les gens sont sortis, nous avons gagné à la seconde rencontre, à Durban. (Applaudissements)


Le message important est, "Nous ripostons. Nous ne nous asseyons pas sur ces genres d'abus". Et quand Richard Goldstone - (Applaudissements)


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