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11/12/2006

Alain Soral préface "La France LICRAtisée"

La préface qui suit figure uniquement dans la première édition du livre, parue aux Editions Déterna/Dualpha:
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On me demande de préfacer un livre critique sur la LICRA (pour un livre apologétique, je me doute qu’on aurait pas fait appel à moi).

D’emblée je sais que je devrais dire non. Une préface pour un livre critique sur la LICRA c’est, outre un énième travail non payé, la certitude de m’attirer des ennuis. C’est qu’ils sont méchants, et organisés, les antiracistes professionnels, surtout envers les petits Français comme moi qui ont le malheur d’être nés « de souche », peau claire et yeux bleus…

Malgré la qualité évidente du bouquin, son objectivité morale, je devrais donc répondre non. Les gens qui me veulent du bien m’y incitent d’ailleurs instamment. N’ai-je pas déjà un procès pour « incitation à la haine raciale » sur les bras ?

Etrange République Française, en effet, où un écrivain républicain, parce qu’il critique les communautarismes et un certain républicanisme à deux vitesses qui, par sa jurisprudence, n’est pas pour rien dans la destruction de notre universalisme citoyen, se voit pourchassé par la justice. Envoyé au tribunal par le Procureur de la République sur ordre d’une obscure association communautaire qui l’accuse d’avoir manqué de respect au fameux peuple élu ! De peuple de France, de citoyen, de République une et indivisible qui ne reconnaît dans la sphère publique ni communauté ni lobby, il n’en est même plus question. Je sais bien que le droit c’est le droit du plus fort, mais ces derniers temps, sur certaines questions, on se passe ouvertement du droit.

Je devrais donc refuser d’écrire cette préface, par trouille, par soumission, parce que j’ai bien compris, moi aussi, comme tout ceux qui fréquentent les hautes sphères et les cimes, pour qui tapine la raie publique dans la réalité… Mais voilà, je suis d’un naturel taquin, c’est plus fort que moi, je n’aime pas trop faire là où on me dit de faire. Péter de travers sur certains sujets me procure cette sensation orgueilleuse de me différencier des chiens.

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