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28/03/2012

ON N’EN A PAS ASSEZ ! ON EN VEUT ENCORE !!!

Mais oui, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Il faudrait commencer dès la maternelle, ça serait mieux !

Il y en a qui n’apprendront décidément jamais que le mieux est l’ennemi du bien et qu’à force de gonfler les gens …

 

 

« Mardi 27 mars 2012 : lancement du site internet « Enseigner l’histoire de la Shoah »

 

Les programmes scolaires officiels prévoient que l’histoire de la Shoah soit enseignée dès l’école élémentaire en CM2, puis approfondie à différents stades du parcours secondaire, général et technologique, en troisième et en première. Pour aider les enseignants dans leur mission, le Mémorial de la Shoah, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, a créé le site internet « Enseigner l’histoire de la Shoah ». Premier portail pédagogique sur l’histoire de la Shoah à l’intention des enseignants, il propose de nombreuses ressources pédagogiques et historiques, notamment des pistes pour la réalisation de séquences adaptées au niveau des élèves.

Ce site sera régulièrement mis à jour et permettra aux enseignants de disposer d’un outil de travail porté par une institution entièrement dédiée à l’enseignement de la Shoah.

Le soutien du ministère de l’Éducation nationale pour ce projet s’inscrit dans le cadre de la convention de partenariat signée en 2012 entre le ministère et le Mémorial.

Le site www.enseigner-histoire-shoah.org ouvre le 27 mars 2012, date symbolique marquant l’anniversaire du départ de France du 1er convoi de déportation pour Auschwitz, le 27 mars 1942. 

(…) 

Effectués en complément du cours d’histoire, les visites et voyages d’études en France et en Europe [ suivez mon regard …] permettent aux professeurs de confronter leurs élèves à différents sites historiques représentatifs de la destruction des Juifs. Cette rubrique recense les différents lieux qu’il est possible de visiter et donne des informations pratiques sur le financement et l’organisation des voyages. Afin de s’inscrire dans une démarche pédagogique, les voyages nécessitent un travail de préparation en amont et un travail de restitution dont des exemples sont proposés en ligne.

Outils et ressources

Le Mémorial de la Shoah met à disposition des professeurs une série d’outils et de ressources historiques pour la préparation d’un cours. Un lexique, des fiches thématiques, une chronologie historique de la Shoah, des cartes et de nombreux documents d’archives commentés sont consultables et téléchargeables. Des bibliographies, filmographies, sélections de sites internet ont également été réalisées pour permettre aux professeurs de trouver les ouvrages, textes et documents de référence pour aborder les thématiques qu’ils souhaitent dans le cadre du cours.

Formations

Différents séminaires de formation sont organisés à destination des équipes pédagogiques. Approfondissement de la connaissance de l’histoire de la Shoah et réflexion sur son enseignement dans une approche disciplinaire ou interdisciplinaire sont au cœur de ces séances. Cet espace présente l’offre disponible et propose également des articles d’historiens, de professeurs et pédagogues qui livrent leurs réflexions et leurs retours d’expériences autour de l’enseignement de l’histoire de la Shoah, un sujet en constante évolution et faisant l’objet de nombreux colloques, séminaires et publications.

Pour rester en contact

Une newsletter spécialement adaptée aux enseignants présentera régulièrement les actualités autour de l’enseignement et de la mémoire de la Shoah. L’inscription se fait sur le site via l’onglet « S’inscrire à la newsletter ». Pour toute question ou suggestion, il est possible de contacter l’équipe du site « Enseigner l’histoire de la Shoah » via un formulaire en ligne. Le graphisme et le développement informatique du site www.enseigner-histoire-shoah.org ont été assurés par la société LP active. Maîtrise d’ouvrage et conception éditoriale : Mémorial de la Shoah, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie association. »

Source :  http://www.crif.org/fr/actualites/mardi-27-mars-2012-lancement-du-site-internet-%C2%AB-enseigner-l%E2%80%99histoire-de-la-shoah-%C2%BB/30547

 

 

A propos de « gonfler les gens », ce n’est pas un propos en l’air, voyez plutôt :

 

« Une étude réalisée par l’Anti-Defamation League dans dix pays européens révèle la persistance de préjugés antisémites multiséculaires chez des millions d’Européens. Pourcentage de personnes interrogées qui ont répondu qu’il est "probablement vrai" que "les Juifs parlent trop de l’Holocauste":


Allemagne: 43%

Autriche: 45%

Espagne: 47%

France: 35%

Hongrie: 63%

Italie: 48%

Norvège: 25%

Pays-Bas: 31%

Pologne: 53%

Royaume-Uni: 24%

 

Et ils appellent ça « la persistance de préjugés antisémites multiséculaires » ! Face à ces dérives plus qu'inquiétantes, une seule solution, comme je le disais : commencer tout de suite à la maternelle. Et à la sortie, en faire un sujet obligatoire (et surtout éliminatoire) au bac. Pour le moins …

07/01/2011

LE CRIF FAIT CE QU’IL VEUT. MAIS NOUS N’EN N’AVIONS JAMAIS DOUTE

Je ne vais pas me faire le relais permanent de cette passionnante saga, mais enfin, je trouve très éclairant le texte qui suit. Il est une excellente illustration de ce que je démontre dans mon bouquin. Du reste, je suis verte de jalousie : moi aussi je suis passée en conseil de discipline, deux fois même, pour des propos sur l’immigration. Hélas, trois fois hélas, le CRIF n’a pas levé le petit doigt pour moi. Et j’ai été révoquée sans plus de façons.

 

Il y a quand même une question que je me pose : il n’y a donc aucun parent, bon sang, pour s’opposer à ces déplacements holocaustiques de plus en plus déplacés ? Personne n’ose moufter ? C’est triste à dire, mais le principal problème de ce pays, ce sont vraiment … les Français. Ou ce qu’il en reste.

 

 

« Catherine Pederzoli : «Le CRIF a été à mes cotés à tous les instants. Je tiens à le remercier de tout mon cœur»

 

Vous venez d’être réintégrée dans un prestigieux lycée de Nancy. Comment vivez-vous ce moment ? Quelles conclusions tirez-vous de cette affaire ?

 

Je viens d'être réintégrée dans un prestigieux lycée de Nancy : le lycée Henri Poincaré.  Cela intervient après un conseil de discipline de plus de 7h où maître Terquem, mon avocat, a lancé une offensive argumentative remarquable! Je dois avouer qu’en terme de punition, il y a vraiment pire.

 

En effet, si l’on  considère cette affectation comme un premier pas vers ma réhabilitation, professionnelle, intellectuelle et morale, elle ne serait pas pleine et entière tant que mon dossier administratif n’aura pas été vidé de toute accusation. N’oublions pas que le dysfonctionnement, responsable de la volonté de réduire voire supprimer les voyages de la mémoire de la Shoah, est tout entier du côté de la direction du lycée. Par conséquent, je dois poursuivre mon action, et en ce sens  maître Terquem s'y emploie.

 

Aujourd'hui, j'ai eu l'immense plaisir de retrouver des classes d'élèves. Enfin, je vais pouvoir enseigner ! Cette rentrée scolaire retardée par la suspension de 4 mois, m'a redonné des forces ! Priver un enseignant d'exercer le métier qu'il a choisi et qu'il aime est une punition, une sanction qui va bien au-delà de l'aspect administratif. J’espère donc reprendre mes activités autour de la mémoire et proposer bientôt à la direction de mon nouveau lycée, un projet de voyage de la mémoire de la Shoah. La garantie accordée par le Recteur dans sa déclaration concernant ce voyage est aussi un engagement qui doit être respecté!

 

Le CRIF s’est fortement mobilisé à vos côtés. Est-ce que son intervention a été pour vous un soutien concret et moral important ?

 

Depuis septembre 2007, date d'arrivée de la proviseure dans mon lycée, j'ai été en bute à des tracasseries perverses de sa part à cause du voyage de la mémoire de la Shoah. Elle a déployé toute son énergie dans ce seul but : abattre ce voyage. En juin 2009, suite à un de ses rapports au Recteur, elle annonçait sa volonté de me faire sanctionner. L'intervention de Mr André Rossinot maire de Nancy, ancien ministre, qui du reste soutient depuis 15 ans le voyage de la mémoire de la Shoah, auprès du recteur de Nancy a été décisive pour écarter la sanction. Cependant la hargne délirante de la direction du lycée a continué de s’exercer contre moi. La proviseure rédigeait encore un énième rapport contenant de fausses accusations, conduisant alors le directeur du cabinet du Recteur et son DRH à me convoquer devant un conseil de discipline pour la rentrée scolaire  de janvier 2010.

 

Depuis lors, c'est-à-dire depuis le mois de décembre 2009 et jusqu’au dénouement final de ma suspension,  la ténacité des interventions répétées de Richard Prasquier, tant auprès du recteur qu’au niveau ministériel voire plus haut, a permis de repousser efficacement  les menaces les unes après les autres.

 

C'est dire comment je fus accompagnée de près par le CRIF dès cette période et comment la connaissance du problème est ancienne pour le CRIF !! D’ailleurs, dès l’annonce de ma suspension en septembre 2010, le Président du CRIF fut parmi les premiers à intervenir auprès des autorités compétentes.

 

Après la rédaction du rapport de l'inspection générale le 5/07/2010 le CRIF est intervenu pour condamner la remise en cause de l'enseignement de la Shoah et les voyages de la Mémoire sur plusieurs jours. Enfin, la présence, l’écoute et le soutien moral du Président du CRIF m’ont été très précieux jusqu’au dénouement de l’affaire. Je tiens sincèrement à l’en remercier de tout cœur. »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

06/10/2010

COMMENT PEUT-ON TROP UTILISER LE MOT SHOAH ?

C’est vrai, ça : jamais on ne pourra trop utiliser le mot shoah. Matin, midi et soir. A l’école, à l’usine, au bureau. A la ville et aux champs. Les jours ouvrables et le dimanche. Et un petit rab les années bissextiles. Bref, partout, en tous lieux, en toutes circonstances, du berceau à la tombe, jamais, jamais, on n’entendra suffisamment parler de la shoah.

La France est punie et comme la mauvaise élève qu’elle est, elle a sa punition à faire, son devoir « de mémoire » éternellement à recommencer.

Vous noterez que le débat dont il est question plus bas a été organisé par l’association de la presse israélienne à Paris (tiens, ça existe ? – de quoi se mêle-t-elle* ?) et que le communiste ou ex-communiste  Konopnicki est porte-parole du comité de soutien ( !) de l’enseignante douloureusement bafouée.

« Prasquier : «l'enseignement de la Shoah, ce n'est pas seulement l'Histoire, c'est l'apprentissage de la citoyenneté»

« L'enseignement de la Shoah en France est "exemplaire" même si on perçoit "des menaces" sur sa poursuite, a déclaré mardi 5 octobre 2010 le président du CRIF, Richard Prasquier, lors d'une conférence de presse sur le cas de Catherine Pederzoli, enseignante d'histoire à Nancy suspendue par son administration. "L’enseignement de la Shoah, ce n'est pas seulement l'Histoire, c'est l'apprentissage de la citoyenneté", a-t-il ajouté.

Il a parlé de "menaces" contre cet enseignement parce que le cas de Catherine Pederzoli n'est pas le seul (il a parlé d'autres sanctions ou intimidations) et parce que les survivants qui pouvaient témoigner disparaissent. Richard Prasquier a jugé certains termes utilisés dans le rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale visant Mme Pederzoli "inacceptables" et s’est dit "indigné" que des inspecteurs aient pu utiliser des arguments comme "l'excès d'emploi du mot Shoah". Le débat qui a été organisé par l'association de la Presse israélienne à Paris réunissait Richard Prasquier, Catherine Pederzoli et l'écrivain Guy Konopnicki, porte-parole de son comité de soutien. »

* Si l’association de la presse israélienne à Paris s’intéresse tellement à l’éducation nationale, qu’elle veuille bien jeter un coup d’œil sur le système scolaire de la « démocratie-phare » du Proche-Orient. Assez curieux dans son genre. Nous y reviendrons un jour prochain.

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

Et à l'arrivée, sans même connaître les réels tenants et aboutissants de l'affaire, ni le contenu du rapport disciplinaire, voilà ce que ça donne:

"Manifestation de soutien à Catherine PEDERZOLI, sanctionnée pour avoir enseigné la Shoah

L’UPJF, Agir Ensemble et le Collectif d’Urgence demandent la réintégration de Catherine PEDERZOLI, professeur d’Histoire-Géographie à Nancy sanctionnée pour avoir enseigné la Shoah. Devant ce scandale qui porte atteinte à la Mémoire du génocide Juif, l’UPJF, Agir Ensemble et le Collectif d’Urgence et bien entendu toutes les associations qui voudront nous rejoindre, appellent à manifester massivement devant le Ministère de l’Education Nationale 110 rue de Grenelle 75007 Paris. Rendez-vous donc le dimanche 10 octobre à 15h pour dire ensemble : « Non à la banalisation de la Shoah ! ».

Source: http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-18994-144-7-...

Lisez aussi cela pendant que vous y êtes:

http://fr.ejpress.org/article/38471

08/09/2010

Le ministre « tient à rappeler que cette suspension n’est pas une sanction »

Nous n’en avions jamais douté. Dans l’affaire de l’enseignante suspendue pour avoir quelque peu abusé de la shoah, vous ne serez pas étonnés d’apprendre que le porte-parole du gouvernement, par ailleurs ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, avant même que le fond de l’affaire ne soit jugé, s’est empressé de désavouer les inspecteurs de l’IGEN ainsi que le recteur de l’académie de Nancy-Metz. En voilà un qui ne risque pas d’avoir de l’avancement prochainement …

 

"Luc Chatel: ‘Maladresse inacceptable’ de passages du rapport sur l'enseignante suspendue à Nancy

 

PARIS (AFP)---Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, "a trouvé particulièrement inappropriés certains passages" du pré-rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale (Igen) sur l'enseignante de Nancy suspendue "qui relèvent d'une maladresse inacceptable".   

 

Catherine Pederzoli, 58 ans, de confession juive, a été suspendue quatre mois par le recteur de l'académie de Nancy-Metz après un rapport lui reprochant notamment de privilégier le terme "Shoah" à celui plus neutre de "génocide" et d'avoir consacré trop de temps à l'organisation de visites à d'anciens camps de concentration.   

 

Le tribunal administratif de Nancy a rejeté jeudi après-midi "pour défaut d'urgence" le référé déposé par le professeur.   

Dans un communiqué publié jeudi soir par son ministère, M. Chatel souligne que la décision de suspension a été prise par le recteur de l'académie de Nancy-Metz sur la base d'un pré-rapport de l'Igen "à la suite de dysfonctionnements graves au sein de l'établissement".    

 

"En aucun cas", assure le ministre de l'Education également porte-parole du gouvernement, "cette décision n'a été prise sur le fondement de l'appartenance religieuse ou des convictions de l'enseignante".    

Le ministre "tient à rappeler que cette suspension, qui n'est pas une sanction, ne préjuge pas des suites qui seront données aux conclusions du rapport final de l'Igen" et a demandé que celui-ci lui soit remis "dans les dix jours et qu'il traite aussi de la situation de l'établissement".   

 

Pour autant, M. Chatel "a trouvé particulièrement inappropriés certains passages du pré-rapport de l'Igen, qui relèvent d'une maladresse inacceptable et qui ont pu prêter à des interprétations erronées".   

Il s'en est entretenu, ajoute le communiqué, avec le doyen de l'Igen et lui a demandé "d'être particulièrement vigilant à l'avenir, conformément à la tradition d'objectivité, de laïcité et de respect qui est celle de l'inspection générale de l'Éducation nationale".
   

Enfin, le ministre rappelle que "l'histoire de la Shoah est enseignée à tous les niveaux et à tous les élèves, à l'école, au collège et au lycée. Les déplacements sur les lieux de la Shoah, tels ceux organisés par le lycée Loritz, font partie du projet pédagogique de nombreux établissements sur l'ensemble du territoire et sont soutenus par le ministère de l'Éducation nationale et l'ensemble des acteurs de la communauté éducative".
 

On a appris par ailleurs que la requête en référé de l'enseignante a été rejetée par le tribunal administratif de Nancy, pour "défaut d'urgence", a-t-on appris jeudi de son avocate.   

"Comme elle reçoit toujours son traitement durant sa suspension, le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas d'urgence, mais le fond n'a pas été abordé par les juges : il le sera ultérieurement", a indiqué à l'AFP Me Christine Tadic, l'avocate de l'enseignante."