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24/02/2011

« Anne Sinclair tacle Sarkozy sur son blog »

 

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Mignons tout plein, non? La "gauche" dans toute sa spendeur. ils en ont de la chance, les militants du PS!

 

 

Bon, l’info date d’il y a quelques jours mais je l’avais gardée sous le coude parce qu’enfin, faut quand même pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages…. Et ce serait juste un peu ce que la moitié du président du FMI – tous deux somptueuses icônes de la gauche caviar dorée sur tranche, s’il en est – se permet de faire. Et de donner des leçons du haut de sa grandeur en oubliant quelques menus points de détail issus d’un passé proche que je me ferai un devoir de rappeler ensuite. D’abord l’info :

« Il est soumis au devoir de réserve sur la politique nationale, contrairement à sa femme... Quelques heures avant l'intervention de Dominique Strauss-Kahn sur France 2 dimanche soir, son épouse, Anne Sinclair s'est lâchée sur son blog. Sans le citer nommément, elle accuse Nicolas Sarkozy de «jouer avec le feu» en ouvrant un débat sur l'islam. «Voici qu'après les malheureuses tentatives pour affoler les esprits sur l'identité nationale, après la loi sur la burqa, les dérapages sur les Roms, on nous annonce de toute urgence un débat national sur l'islam», déplore-t-elle. «Et après tout le fracas qui a déjà eu lieu, quel résultat? Marine Le Pen à 20% dans les sondages. Belle réussite. Certains à droite comme Alain Juppé s'émeuvent à juste titre devant la perspective de remuer encore une fois cette trouble marmite », poursuit-elle, sans langue de bois ». (http://fr.news.yahoo.com/82/20110222/tfr-anne-sinclair-tacle-sarkozy-sur-son-4abdc0f.html )

Trouble marmite ? Quel culot ! A qui la faute ? Mme Strauss-Kahn a sans doute oublié qu’il fut un temps pas si lointain où elle s’appelait Mme Ivan Levaï, du nom d’un journaliste particulièrement percutant dans ses analyses. Dans La France LICRAtisée, au chapitre Vive l’immigration massive !, je rappelais ce qui suit à propos de ce bobo très pontifiant (nous sommes en 1984) :

« Commence également à se poser avec de plus en plus d’acuité le problème de la délinquance liée à l’immigration, même s’il s’agit là d’un sujet particulièrement tabou. Le journaliste Ivan Levaï, membre du comité directeur de la LICRA, se plaint en novembre 1984, lors d’un dîner-débat sur le droit à la différence, de ce qu’à cause de Le Pen, le « terreau de l’insécurité »’  soit devenu un problème politique. Et il cite à titre d’exemple le nombre d’interpellations sur la sécurité à l’Assemblée nationale, qui est passé de 7 en 1976 à 83 en 1982 ! Ivan Levaï y voit d’office l’effet Le Pen, qui n’avait pourtant, en 1982, pas encore opéré sa grande percée. N’aurait-il pas été plus pertinent d’y voir plutôt une montée bien réelle de l’insécurité ? Une insécurité qui ne fera que croître par la suite, alors qu’il était possible de l’endiguer dès ses débuts par une politique de fermeté à l’égard des délinquants.

Un tel refus de voir la réalité en face est assez sidérant. Et l’on mesure à quel point Jean-Marie Le Pen a joué un rôle essentiel pour la gauche. En rejetant tous les problèmes de l’immigration sur lui – problèmes dédaigneusement qualifiés de « fonds de commerce du FN » - elle a surtout évité d’avoir à les affronter, et plus encore, à les résoudre. C’est simple, si Le Pen n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer. 

 

(…)

Avec près de vingt années de recul, il est extraordinaire de constater dans le texte l’arrogance de certains journalistes donneurs de leçons à partir de leur microcosme parisien. Ainsi, sous le titre Banalisation dangereuse du racisme, on peut lire dans Le Droit de Vivre [journal de la LICRA] ces propos d’Ivan Levaï, encore lui :

« Le journaliste que je suis est un témoin. Je constate que l’immigration est l’un des thèmes forts des élections de mars 1986. Certains, dans leur logique discriminatoire, voudraient exclure les étrangers. Je viens de déjeuner avec Yves Montand. Faudra-t-il expulser les Italiens de cette génération ? Demandera-t-on à Isabelle Adjani, Marie-José Nat et bien d’autres, de quitter le pays ? »

Incroyable à la fois de suffisance et de mépris pour les "moisis", non ? C’est grâce à des gens comme ça et au boulot des officines spécialisées - sans oublier la classe politique qui pour avoir la paix a totalement abdiqué - que nous sommes dans la mélasse – ou la « trouble marmite » - aujourd’hui. Cela fait plus de 25 ans que les mêmes, très largement issus d’une minorité extrêmement minoritaire quantitativement dans le pays, nous imposent leurs dogmes, leurs diktats, leurs quatre volontés. Et ça continue, bien tranquillement. Pourquoi se gêner ? « Ils » sont tellement cons …

 

18/03/2007

MEMOIRE POUR TOUS - 3

Assez de repentance à sens unique. Non au monopole du droit à la mémoire ! Si les juifs ont le droit de ne pas oublier leur holocauste et l’idéologie nazie qui l’a inspiré, les victimes du communisme ont, elles aussi, le droit de ne pas oublier leur propre holocauste et l’idéologie marxiste qui l’a inspiré.

 3) Quelques faits et chiffres concernant le goulag,  extraits de Holocauste de gauche de Anne Yélen

medium_marx_fildefer.3.jpgCe n’est pas Staline tout seul qui a créé le stalinisme. Il est trop facile de lui faire endosser la responsabilité des horreurs perpétrées par le communisme. Staline a trouvé dans le dogmatisme marxiste les justifications nécessaires à la dictature. Et d’ailleurs, la terreur rouge est apparue bien avant la monopolisation du pouvoir par Staline. Dès le mois de juin 1918, Lénine a déjà fait fusiller 16 000 personnes, et c’est Trotski qui « inventera » les premiers camps de concentration et de travail forcé, qui seront ouverts dès 1919. . Ce qui n’empêche nullement, soit dit en passant, nos intellos branchés de continuer à se déclarer « trotskystes »…

Environ 28 millions d’êtres humains auraient été jetés dans la machine à broyer du goulag, qui est bel et bien un holocauste perpétré au nom de l’égalité par des racistes de classe n’admettant pas les différences sociales. Ce faisant, ils ont fabriqué au moins deux classes : celle qui a droit de vie, de torture et de mort sur la seconde, écrasée comme un insecte avec d’autres moyens que les chambres à gaz, quoique tout aussi efficaces.

Dès 1920, il y avait au moins 107 camps en activité sur le territoire soviétique et plus tard apparut le modèle de ce système carcéral sadique : les îles Solovki, dans la mer Blanche. Au-dessus des entrées, on pouvait lire cette inscription cynique : « La liberté par le travail ». On voit que les nazis n’ont rien inventé. Le système des camps connut un essor cancéreux en 1930 quand Staline utilisa les prisonniers pour exploiter les terres inhabitables du Grand Nord (la Kolyma). Les motifs de châtiment étaient la plupart du temps dérisoires : avoir refusé de « coucher » avec un bolchevique…avoir possédé deux vaches, etc…

En 1980 – oui, 1980 – l’appareil soviétique de la terreur comptait approximativement : 2000 camps de travail forcé (oui, 2000), 275 prisons, 85 hôpitaux psychiatriques-prisons (17 à Moscou, 10 à Léningrad, 58 en province). Les « cliniques » où étaient acheminés les dissidents appartenaient à trois catégories : les « isolateurs », les « services réservés » et les cliniques spéciales où étaient envoyés les gens condamnés à des « traitements obligatoires ». Des centaines de milliers de victimes seront séquestrées et torturées dans ces dispositifs d’internement pour simple délit d’opinion.

Les cliniques spéciales étaient en réalité des prisons relevant du ministère de l’Intérieur. Le personnel de service (infirmier et « service général ») était composé de criminels de droit commun qui purgeaient leur peine en remplissant ces fonctions. « Ces infirmiers sont des gens tout à fait insensibles : ils ne sont absolument pas contrôlés par les médecins et ils peuvent frapper les malades comme bon leur semble. On enferme le malheureux dans une toile mouillée, de telle façon qu’il puisse à peine respirer. Quand la toile sèche, elle se rétrécit et la victime se sent encore plus mal. Le personnel médical veille toutefois à ce que le malade ne perde pas connaissance… Ceux qui ne supportent pas les injections, les tortures avec le drap mouillé, le séjour continuel au milieu des déments, finissent par se suicider » (extrait du livre de Vladimir Boukovski Une nouvelle maladie mentale en URSS : l’opposition).

Il est vrai que selon Jacques Attali, « la logique socialiste, c’est la liberté et la liberté fondamentale, c’est le suicide ».

Dans ce panorama de l’abominable, les témoignages foisonnent, quoique rarement mis en vedette. Ils disqualifient à tout jamais un régime qui pourtant, en France, n’est nullement diabolisé et trouve même des défenseurs et des apologistes. Pour quelle raison ? A qui profite le crime ?

26/02/2007

MEMOIRE POUR TOUS - 2

Assez de repentance à sens unique. Non au monopole du droit à la mémoire ! Si les juifs ont le droit de ne pas oublier leur holocauste et l’idéologie nazie qui l’a inspiré, les victimes du communisme ont, elles aussi, le droit de ne pas oublier leur propre holocauste et l’idéologie marxiste qui l’a inspiré.

2) Quelques réflexions éparses sur le marxisme, extraites de Holocauste de gauche de Anne Yélen

medium_images.jpgSi le marxisme, comme il a été dit, est un délire de l’intellect, cela ne l’a nullement empêché d’être aussi un moyen d’anéantissement des corps. Par son racisme de classe, qui n’admet pas les différenciations sociales « verticales », il a fait « plus » sur ce plan que le racisme biologique de type hitlérien. On ne cesse d’entendre rappeler la mort des juifs victimes des camps nazis et les pharisiens de s’indigner : « Plus jamais ça ! » alors que la plupart d’entre eux ont fort bien supporté, de Lénine à Mao Tsé Toung, les camps aussi terrifiants du goulag socialiste.

Si l’on appelle « génocide » l’extermination programmée de populations sans défense coupables d’être nées dans une ethnie, une classe ou une religion condamnées, le marxisme, variante extrémiste du socialisme au même titre que le nazisme [le mouvement d’Hitler se présentait comme « national-socialiste » et Mussolini fut d’abord un militant socialiste avant de créer le « Fascio »], s’est rendu coupable de génocides multiples.

Contrairement à ce que l’on cherche à nous faire croire, il n’y a pas un marxisme qui serait bon en lui-même mais dénaturé par des exécutants maladroits : c’est dans la théorie même que le ver est vrillé, dans son mécanisme de pensée que gît la perversité.

Comment s’immuniser contre cette dialectique délétère ? Peut-être en affinant son esprit de synthèse et de justesse, en examinant les grands problèmes éternels sous leurs différents aspects sans oublier de les resituer dans le courant des influences dominantes qui ont présidé à leur coloration. Sans oublier non plus de les poser au cœur même de ce que nous sommes, observateurs réagissants.

VOIR le TOUT et en faire le TOUR, recommandait  Lanza del Vasto lorsqu’il écrivait : « Quand le marxiste est minoritaire…c’est toujours lui qui tient le beau rôle… C’est lui qui dénonce les scandales financiers, politiques, policiers, militaires, coloniaux, judiciaires, qui réclame l’abolition des abus, la cessation des guerres,…la paix pour le sauvage et pour le nègre…

Mais dès que débarrassé de ses ennemis, il a enfin les mains libres…dès qu’il dicte sa loi, il devient inique, brutal, cruel, froid, perfide, menteur, implacable, impitoyable, inhumain… D’où vient cet étrange retournement ? Il n’y a pas de retournement. Il y a ceci : qu’on voit enfin le tout et qu’on en fait le tour » (extrait de : Les Quatre Fléaux, Denoël, 1959)

Eh oui, dès que le marxisme a les mains libres…s’installe le goulag. Il n’y aura pas longtemps à attendre. Le système concentrationnaire bolchevique naît officiellement le 15 avril 1919, date du décret n° 45 du gouvernement soviétique portant le titre : « Au sujet des camps de travaux forcés ». Un système qui sera vite perfectionné. Un camp de la mort, destiné à la suppression physique des détenus, commencera à fonctionner dès 1921. Il s’appelait Holmogor et était situé près de la ville d’Arkhangelsk.

15/02/2007

MEMOIRE POUR TOUS - 1

Assez de repentance à sens unique. Non au monopole du droit à la mémoire ! Si les juifs ont le droit de ne pas oublier leur holocauste et l’idéologie nazie qui l’a inspiré, les victimes du communisme ont, elles aussi, le droit de ne pas oublier leur propre holocauste et l’idéologie marxiste qui l’a inspiré.

Sous le beau titre de MEMOIRE POUR TOUS, inspiré par l’écrivain Anne Yelen, seront régulièrement diffusés sur ce blog des rappels qui doivent être faits. Ne serait-ce que pour fournir aux jeunes générations aux connaissances historiques souvent hémiplégiques d’utiles éléments de réflexion. Et de comparaison.

1) Le texte suivant est extrait du livre Les fils du goulag, publié en 1976 par l’écrivain français d’origine arménienne, Armand Maloumian.

« Oui, évidemment, c’est atroce, me dit-on souvent, mais enfin, en URSS, il n’y avait pas de chambres à gaz, de fours crématoires, de camps de la mort. » Si les milliers de camps d’extermination par le travail, les camps de mort lente qui existaient et existent encore aujourd’hui, si les prisons disciplinaires et les camps de concentration ne sont pas des camps de la mort, que sont-ils ?

Des fours crématoires et des chambres à gaz, effectivement, je n’en ai jamais entendu parler. En revanche, des camps du silence, oui. Des camps où les prisonniers sont enchaînés, oui. Du cannibalisme dans les camps ou pendant le transport de prisonniers, oui. Des massacres dans les camps où les gardiens ont ouvert le feu sur des prisonniers sans défense, oui. D’exterminations de prisonniers politiques irréductibles par des droits communs armés par les soins des gardiens de haches et de barres, oui. De cellules où on laisse le prisonnier en linge de corps par -30° pendant des semaines, oui. De bateaux transportant des prisonniers où ceux-ci sont jetés vivants à la mer, oui. De prisonniers enchaînés dans leurs baraques, brûlés vifs à coup de lance-flammes, oui. De prisonniers tués par des gardiens d’une balle dans la tête, oui. De prisonniers déchiquetés par des chiens sur l’ordre des gardiens, oui. De mines de plomb où le prisonnier, atteint de saturnisme au bout de quelques mois de travail, meurt dans d’atroces douleurs, oui. De la pose de voies ferrées par -50°, oui.

Tout cela a bel et bien existé, existe et existera sous des formes plus ou moins différentes tant que l’URSS sera l’URSS. Si tous ces moyens d’extermination, de mort lente, ne sont pas l’équivalent dans l’horreur des fours crématoires et chambres à gaz nazis, que sont-ils alors ? »