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15/12/2012

12 PINGOUINS … ET MOI… ET MOI… ET MOI …

« J’ai un ami trisomique. Il est plus intelligent que moi. Michel Garroté »*

 

Voilà un constat lucide que je n’ai aucun mal à croire. Oui, l’amer Michel a encore frappé et son ire se concentre cette fois sur les « trisomiques » de l’extrême-droite, dont je suis. Des trisomiques dont le crime inexpiable est de critiquer Israël et les institutions qui le soutiennent à mort.

J’apprécie à sa juste valeur cette petite décoration à laquelle je ne pouvais décemment pas manquer de réagir un peu.

Donc, si vous voulez vous marrer (et apprendre l’existence de sites que vous ignoriez peut-être) allez lire sa dernière éjaculation:

(http://www.dreuz.info/2012/12/ripoublik-les-trisomiques-de-lextreme-droite/).

Et surtout, surtout, ne ratez pas les commentaires qui suivent et en disent plus long que bien des discours sur les trisom, pardon, sur les intellos, qui le lisent. A mourir de rire.

Je suis sûre que vous apprécierez au passage la délicatesse avec laquelle il traite le FN. Nettement moins trisomique que les autres. Dame, Fifille s’est donné assez de mal pour ça.

 

Bon, pour les derniers pingouins qui seraient arrivés sur ce site sans connaître les antécédents de cette passionnante saga - dont ceci n’est que le dernier épisode en date - voici de la lecture intelligente pour le week-end. Installez-vous bien et en avant :

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2009/08/07/israel-n-est-pour-rien-dans-tout-ca.html (07/08/09)

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2010/05/01/pauvre-michel-garrote.html (01/05/10)

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2010/05/04/de-l-insulte.html (04/05/10)

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/tag/trou+du+cul (19/09/10)

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2011/02/2...  (27/02/11)

 

Et je parie que j’en ai oublié. Le pauvre. Il s’en donne du mal, pour douze pingouins !

 

 

* Cette déclaration d'anthologie figure précisément dans les commentaires suivant son article. S'étant fait allumer par quelques défenseurs de trisomiques, il a cru devoir se justifier en ces termes.

25/02/2012

LE JOUR DE GLOIRE EST ARRIVE …

 

 

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« Inauguration à Bruxelles du premier parlement juif européen saluée comme 'un grand jour pour les Juifs en Europe' »

 

C’est effectivement un très grand jour car un parlement juif européen, ça manquait au programme. C’est vrai: dans la longue théorie des lobbys pro-israéliens en Europe déjà existants (voir catégorie spéciale du blog) je m’étais arrêtée au chapitre 11. Pas faute de munitions, mais vaincue par la fatigue.

 

Ceci dit, dans le lot, il n’y avait pas de parlement, c’est un fait. Cette regrettable lacune vient d’être comblée, avec la complicité des asservis européens qui ne ratent aucune occasion de faire triompher partout et en tout lieu la démocratie, la vraie. Ces asservis ne se sentent pas très concernés par les peuples européens, mais le peuple juif, ça ils connaissent. Ils ne connaissent même que lui … Et rien n’est trop beau pour lui manifester leur soumission pleine et entière.

 

Au CRIF, on a été très discrets sur cet événement planétaire. Ils ont peut-être pigé qu’il était plus sage de ne pas trop la ramener sur le sujet. Car enfin, il faudrait quand même un jour finir par savoir : juifs ou Français d’abord ? On dirait que les deux partent de plus en plus dans des directions opposées. Un parlement juif européen, ça finit par faire réfléchir même les plus bouchés, non ?

 

Ceci dit, pas de panique : tout ça n’est qu’une petite tempête dans un très petit verre d’eau. Une opération de pub. Coûteuse, j’en conviens, mais une opération de pub destinée de toute évidence à inciter fortement l'Union européenne à servir de chair à canon contre l'Iran: 120 personnages « élus » par Internet provenant de 47 « pays ». Je mets « pays » entre guillemets car il y en a d’étonnants dans la liste, comme Gibraltar par exemple. J’ignorais que ce fût un pays, mais maintenant, je le sais. Il y a aussi le Monténégro, Saint-Martin, Monaco … Tiens, je n’ai pas vu le Vatican ? Pas d’élu du Vatican ? C’est un scandale. Mais heureusement, pour gonfler les effectifs, il y a toute la série folklorique des Kazakstan, Kirgizstan, Tadjikistan, Turkmenistan et autres Uzbekistan (je confesse ne pas avoir vérifié les orthographes).

 

Pour la France, vous lirez le nom des bienheureux élus ci-dessous, Pierre Besnainou en tête, dont vous trouverez très facilement le pedigree par ailleurs.

 

Sur les 403 810 votants en tout et pour tout des 47 « pays », 74 563 « Français » se sont donné la peine de s’exprimer. Soit un peu plus du dixième de la communauté juive vivant dans le pays. Chiffres qui traduisent une profonde indifférence, qui doit amener à considérablement relativiser cette « représentation ».

 

Pour donner d’autres ordres de grandeur : 76 764 votants en Allemagne pour environ 200 000 juifs ; 56 803 en Angleterre pour 350 000 juifs et 1 217 en Italie, pour 29 000.

 

Cette énième opération de marketing et de lobbying de plus en plus éhonté a été appuyée par les inévitables responsables juifs américains venus en masse soutenir les revendications et autres diktats de leurs congénères.

 

Mais assez bavassé : voilà les infos :

 

 

« BRUXELLES (EJP)---La réunion inaugurale des 120 membres élus du premier Parlement juif européen, un nouveau forum innovateur où s’exprimeront les idées et les préoccupations des Juifs européens, s’est tenue  jeudi 16 février dans le bâtiment du Parlement européen à Bruxelles.

 

Les membres du Parlement représentent 47 pays et ont été élus par plus de 400.000 personnes en Europe de l'est, centrale et occidentale qui ont voté via internet et ont ainsi montré un intérêt et une demande sans précédent pour une organisation nouvelle transparente et démocratiquement élue, indique l'Union juive européenne (EJU), l'organisation à la base de la création de ce parlement.  

 

Des figures de proue de la communauté juive en Europe se trouvent parmi les élus comme Pierre Besnainou de France, Cefi Jozef Camhi de Turquie, Nathan Gelbart d'Allemagne, Oliver Mischon de Grande-Bretagne et Joel Rubinfeld de Belgique, mais aussi de jeunes personnalités émergentes. 

 

(…) Tomer Orni, CEO de l'Union juive européenn, a déclaré: "La vision d'un Parlement juif européen est désormais une réalité. Il constitue une étape majeure pour la représentation juive en Europe. Nous sommes profondément convaincus que ce parlement sera une force positive face à l’environnement changeant et aux grands défis auxquels doit faire face la communauté juive européenne".

 

Le dénominateur commun des 120 membres du parlement est leur identité juive et leur passion pour la défense et la promotion des intérêts et valeurs juifs à l'échelle internationale.

 

Deux parlementaires, représentant l'Europe de l'ouest et de l'est, le Belge Joël Rubinfeld et l'Ukrainien Vadim Rabinovich ont été choisis comme vice-présidents pour conduire les travaux destinés à préparer la première assemblée générale en avril prochain. 

 

"Les défis sont immenses car ils concernent ni plus ni moins que l'avenir et la place de plus de 3 millions de Juifs européens dans leurs pays respectifs", a dit M.Rubinfeld.

 

Parmi ces défis, il a cité l'antisémitisme, le problème de la déligitimation d'Israël mais aussi la promotion des valeurs juives et l'ouverture vers d'autres communautés. »

 

 

Votre sagacité n’aura pas manqué de relever le chiffre de 3 millions de juifs européens cité. A rapprocher des 403 810 votants. Soit pas tout à fait 13,5%.

 

Le gros problème, c’est que ces 13,5% mènent la danse et font du boucan pour tout le restant de la troupe qui ferait bien de se réveiller avant d’avoir à payer l’addition totale qui promet d’être salée.

 

 

France

 

Besnainou Pierre
Briefel Raymond
Fajnzylberg Roger
Haggiag Walter
Heymann Elinadav
Jacaret Gilberte
Malka Yael
Marciano Aryeh
Moskowicz Jean-Marc
Ohayon Caroline
Rochard Joel
Sebban Jacques David

 

 

Sources:  http://fr.ejpress.org/article/43437

 

www.eju.org

01/12/2010

LOBBYS PRO-ISRAELIENS EN EUROPE 11

11  - CONGRES JUIF MONDIAL (CJM) – CONGRES JUIF EUROPEEN (CJE)

 

Il s’agit de deux organisations distinctes, mais nous allons les réunir pour indiquer que toutes deux ont un bureau à Bruxelles afin de surveiller ce qu’il s’y trame. Celui du CJE est récent puisqu’il date de 2009. Rappelons que le Congrès Juif Européen, qui rassemble les responsables de quelque quarante communautés juives d’Europe, soit environ 2,5 millions de personnes, est présidé par Moshe Kantor, également vice-président du Conseil pour la Tolérance vu par ailleurs. Pourquoi l’ouverture de ce bureau ?  « Nous avons réalisé qu’il y avait un vide au niveau européen, et qu’il y avait le besoin d’une organisation puissante travaillant avec les institutions européennes. Ceci est plus facile quand vous êtes à Bruxelles », déclarera sans rire à l’European Jewish Press la secrétaire générale adjointe du CJE.

 

Et sans doute aussi pour imiter le Congrès Juif Mondial qui opère essentiellement aux Etats-Unis, mais a son bureau à Bruxelles depuis plus longtemps. Le CJM est présidé par Ronald Lauder, le fils de la reine des cosmétiques Estée Lauder. Son prédécesseur, Isaac Singer avait fait en 2004 à Bruxelles un discours qui n’était pas passé inaperçu : «  Le nouveau juif est là et il va falloir compter avec nous. Romano Prodi a dit qu’il allait surveiller l’antisémitisme, eh bien nous, nous allons surveiller Romano Prodi. Nous allons combattre tous ceux qui ne nous aiment pas. Avec la force des États-Unis et d’Israël, nous allons changer le monde avec nos propres méthodes, pas les vôtres. »

 

20/11/2010

LOBBYS PRO-ISRAELIENS EN EUROPE 9 - 10

Nous avons vu très récemment la création d’un nouvel OVNI à Bruxelles, financé par l’Union européenne, donc par vous et moi : l’Infrastructure européenne de recherche sur la Shoah. Comme l’ont fait remarquer avec finesse l’un ou l’autre commentateur du blog, nous allons enfin voir s’éclairer toutes les zones d’ombre qui entouraient certains événements !

 

Nous poursuivons aujourd’hui notre petit tour d’horizon des organisations de première importance gravitant autour de l’UE, réclamées à cor et à cri par les institutions communautaires/sionistes qui ont un intérêt vital à ce que le soufflé ne retombe surtout pas. Notons bien que ces zinzins sont tous dotés d'un budget conséquent aux frais du contribuable européen à qui on se garde bien de demander son avis. Ils possèdent également des dénominations au caractère de plus en plus orwellien :

 

9) Le Réseau d’information européen sur le racisme et la xénophobie (Racism and Xenophobia European Network - RAXEN)

 

Créé en 2000 sous l’impulsion de l’EUMC précédemment décrit, il est chargé de collecter des informations et de préparer des rapports nationaux sur la situation du racisme et de l’antisémitisme dans les huit pays participants, à savoir :  France, Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Suède. Les données recueillies au niveau national sont ensuite traitées au niveau européen.

 

En France existe à cet effet un Centre d’études sur les discriminations, le racisme et l’antisémitisme (CEDRA) qui rassemble à son tour un certain nombre de structures complémentaires : l'Ined (Institut national des études démographiques), le Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences Po), le Cadis (Centre d’analyse et d’intervention sociologiques) et le Réseau RECI Ressources pour l'Egalité des Chances et l'Intégration).

 

Et pourtant, en dépit de tous ces machins, il paraîtrait que l’ « antisémitisme » ne fait que croître et embellir. A désespérer. Je suggère qu’on en crée d’autres, ceux-là étant notoirement insuffisants.

 

 

10) Le Conseil européen pour la tolérance et la réconciliation  (European Council on Tolerance and Reconciliation - ECTR)

 

Ce machin au nom pompeux est l’un des petits derniers. Créé à Paris en 2008, il est présidé par l’ancien président polonais, Aleksander Kwaśniewski, et co-présidé par Moshe Kantor, président du Congrès juif européen.

 

L’ECTR se considère comme le « chien de garde » de la tolérance en Europe et à ce titre, prépare des recommandations pratiques aux gouvernements et aux organisations internationales afin d’ « améliorer les relations interreligieuses et interethniques sur le continent ».

 

On a l’impression qu’il a surtout été créé pour recycler tous les « ex » laissés sur le carreau par l’ingratitude des électeurs. Voyez plutôt les éminences qui le composent:

José María Aznar, ancien premier ministre d’Espagne ; Erhard Busek, ancien vice-chancelier d’Autriche ;  George Vassiliou, ancien président de Chypre ; Vaira Vike-Freiberga, ancienne présidente de Lettonie ;  Václav Havel, ancien président de la république tchèque ; Rita Süssmuth, ancienne présidente du Bundestag allemand ; Igor Ivanov, ancien ministre russe des affaires étrangères ; Milan Kučan, ancien président de Slovénie ; Alfred Moisiu, ancien président de l'Albanie ;  Göran Persson, ancien premier ministre suédois ; Sait Talât Halman, ancien ministre turc de la culture.

 

Depuis, tout ce beau monde se démène pour tenter de faire cohabiter vaille que vaille ceux qu’ils ont contraints à vivre ensemble sans leur demander leur avis, lorsqu’ils étaient au pouvoir. Sans oublier LA priorité des priorités, qui consiste à combattre un antisémitisme tant conjoncturel que structurel, selon les termes du président du CRIF, à moins que ce ne soit l’inverse. En tout cas, un antisémitisme effrayant qui déferle sur l’Europe, comme chacun sait. Toutes ces préoccupations se traduisent par des « semaines de la tolérance », notamment pour commémorer le 70e anniversaire de la Nuit de Cristal (en oubliant soigneusement toutes les intolérances et incivilités mineures perpétrées par les communistes et autres bolcheviks pendant des décennies, qui restent totalement hors sujet).

 

N’oublions pas de citer également parmi des activités dont l’importance n’échappera qu’aux malpensants les plus éhontés, la remise d’une Médaille de la Tolérance, afin de récompenser les Bons et les Purs. Elle vient d’être remise pour la 1ère fois au roi d’Espagne Juan Carlos. 

 

17/11/2010

CA MANQUAIT AU TABLEAU ! MAIS HEUREUSEMENT,

cette scandaleuse omission va être réparée :

 

"Lancement de l’Infrastructure européenne de recherche sur la Shoah"

 

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"La Commission européenne et le président du Conseil européen ont lancé, mardi 16 novembre 2010, l’Infrastructure européenne de recherche sur la Shoah. Le lancement a eu lieu à Bruxelles en présence du ministre israélien de l'Education, Gideon Saar. Un projet qui doit permettre de regrouper sur une même plateforme le plus grand nombre de données disponibles.

Nathan Ramet, président du Musée Juif de la Déportation et de la Résistance de Belgique, présent au lancement de cette Infrastructure européenne, qui va bénéficier d'une enveloppe de 7 millions d’euros sur quatre ans. »

Que voilà de l’argent sortant de la poche du contribuable judicieusement dépensé. A mettre d’urgence dans notre série sur l’Europe (on va lui donner le n° 8). Dire qu’il se trouve encore des citoyens européens pour ne pas comprendre l’extrême utilité des zinzins de Bruxelles. Qui oeuvrent pourtant pour la Mémoire, pour l’Avenir, pour la Démocratie, pour … enfin, vous complèterez.

Et qui jamais, au grand jamais, ne se laisseraient aller à s’aplatir devant les pressions, diktats et autres injonctions en provenance d’une communauté qui a tellement souffert. Qui a souffert plus que quiconque au monde depuis le commencement des temps.

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

02/11/2010

LOBBYS PRO-ISRAELIENS EN EUROPE – 7

Nous allons reprendre notre petit tour d’horizon des organisations sionistes et/ou « antiracistes » gravitant autour de l’Union européenne. Qui se lamente en ce moment-même de devoir se serrer la ceinture. Puisqu’il faut tailler dans les dépenses, peut-être serait-il judicieux de commencer par supprimer tous ces machins coûteux et inutiles qui n’ont été créés que pour complaire à certains groupes?

 

images.jpg7 -  L’Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (European Union Agency for Fundamental Rights - FRA)

 

Elle existe depuis 2007, mais n’est qu’un développement, si l’on peut dire, de ce qui existait précédemment sous le nom d’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes (European Monitoring Centre on Racism and Xenophobia, EUMC), installé à Vienne. Nous allons très vite rencontrer le sionisme car l’EUMC remonte à 1994, date à laquelle l’UE créa une commission consultative sur le racisme et la xénophobie, également connue sous le nom de commission Kahn, d'après le nom de son président Jean Kahn. Qui n’était autre que le président du CRIF à l’époque. C’est cette commission qui fut à l’origine de la création de l’Observatoire, dont Kahn fut le premier président. Il s’agissait de fournir des données « objectives, fiables et comparables » sur les phénomènes racistes et xénophobes partout en Europe afin d’aider les technocrates à prendre les mesures adéquates.

 

Le Prix Jean Kahn fut créé dans la foulée « en vue de favoriser la diversité et de couronner une contribution d'exception dans la lutte contre le racisme et la discrimination en Europe. » 

 

Tout cela constituait un bon début, mais d’aucuns jugeaient que l’on pouvait faire mieux. C’est pourquoi en 2007 le Conseil de l’UE décida d’aller plus loin: « Il y a donc lieu de créer, en développant l'actuel Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes, une Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne qui fournirait aux institutions et aux autorités compétentes de la Communauté et aux États membres, lorsqu'ils mettent en œuvre le droit communautaire, des informations, une assistance et des compétences en matière de droits fondamentaux, afin de les aider à respecter pleinement ces derniers lorsque, dans leurs domaines de compétence respectifs, ils prennent des mesures ou définissent des actions. » 

 

Voilà pourquoi l’EUMC a cédé il y a trois ans la place à la FRA qui reste basée à Vienne. Les éminences eurocratiques étaient aux anges lors de l’inauguration et le vice-président de la commission, Frattini, déclara: "Il nous faut promouvoir les droits fondamentaux si nous voulons bâtir une Europe dont nous pouvons tous être fiers; une Europe riche de sa diversité, dont les citoyens vivent intégrés et côte à côte dans une société débarrassée des inégalités entre les sexes, les races, etc. Nos concitoyens y sont largement favorables, puisqu'une récente étude montre que 73% d'entre eux souhaitent davantage de décisions au niveau de l'Union sur la promotion et la protection des droits fondamentaux. La nouvelle agence sera l'un des instruments clés à cet égard."

 

Il y a gros à parier que ces 73% de concitoyens européens souhaitant la protection des droits fondamentaux sont loin d’y mettre le même contenu que les commissaires de Bruxelles. Il suffit de voir comment sont traitées les aspirations et les volontés populaires lorsqu’elles ont le front de s’écarter de la pensée dominante.

 

 http://www.fra.europa.eu/fraWebsite/home/home_en.htm

08/10/2010

LOBBYS PRO-ISRAELIENS EN EUROPE – 6

 

6 – Le groupe d’amitié France-Israël de l’Assemblée nationale

 

Nous restons cette fois encore dans l’hexagone. Tout d’abord, précisons qu’il existe pléthore de « groupes d’amitié » au sein de l’Assemblée nationale. C’est que nos chers, très chers élus, apprécient les voyages au frais de la princesse. Difficile de le leur reprocher. Allez sur le lien en fin d’article et vous pourrez faire votre choix. Evidemment, toutes les destinations ne sont pas également prisées : le Lesotho par exemple, n’a tenté qu’un unique parlementaire, à la fois président et seul membre de son mini-groupe. Pour le Malawi, ils sont trois. Le Bangladesh, la Somalie ou la Papouasie, ce n’est pas terrible non plus. Il y a nettement plus d’amateurs pour les Seychelles, les Maldives ou Monaco, allez savoir pourquoi.

 

Voyons ce que nous dit le site officiel de l’Assemblée nationale : « Les groupes d’amitié de l’Assemblée nationale regroupent les députés portant un intérêt particulier pour un pays étranger. Leur but premier est de tisser des liens entre parlementaires français et étrangers ; ils sont également des acteurs de la politique étrangère de la France et des instruments du rayonnement international de l’Assemblée nationale. Leur agrément par le Bureau de l’Assemblée est obligatoire et soumis à conditions. Lorsqu’il n’est pas possible de créer un groupe d’amitié avec un État internationalement reconnu, le Bureau peut agréer un groupe d’études à vocation internationale disposant des mêmes moyens administratifs et financiers. »

 

Car bien sûr, il y a les « moyens administratifs et financiers » à la clé. Certainement généreux, comme on les connaît. Où serait l’intérêt de ces amitiés multilatérales, sans cela ?


Maintenant que nous avons situé la chose, voyons ce qui nous intéresse : wikipédia nous informe que « Le groupe d’amitié France-Israël est un organisme politique du Parlement français qui regroupe des députés et des sénateurs français favorables à une bonne entente entre la France et Israël. Son président est Claude Goasguen. (..)  Il possède un peu plus d'une centaine de députés, ainsi qu'une soixantaine de sénateurs. C'est, avec le Groupe d'amitié France-États-Unis d'Amérique, le plus important des groupes d'amitié. » Ce qui ne vous étonnera pas trop.


il est intéressant de comparer les deux listes de membres (112 membres pour Israël contre 132 pour les USA) : une bonne moitié figurent sur les deux, dont les inévitables Goasguen et Raoult. Qu’est-ce qu’ils aiment voyager, ces gars-là. On comprend du reste qu’ils aient envie de changer d’air, même si ce n’est pas vraiment pour ça qu’ils ont été élus. Leurs électeurs ne doivent sans doute pas trop connaître ces petits avantages collatéraux.

 

Sur le site de la Ligue de Défense juive, on pouvait lire le communiqué suivant en octobre 2007: « Claude Goasguen vient d’être nommé par le président de l’Assemblée nationale, président du groupe d’amitié France-Israël. Le député UMP de Paris succède ainsi à Rudy Salles, député Modem des Alpes maritimes.

 

Dans un courrier adressé à Richard Prasquier, il a écrit au président du CRIF : « Soyez sûr que je serai à la hauteur de cette fonction qui m’honore et que j’assumerai avec courage et fidélité. » Nous pouvons le féliciter : cgoasguen@assemblee-nationale.fr ».

 

Donc, à peine nommé à cette fonction, cet élu « du peuple » s’est empressé de faire allégeance au président du CRIF. Curieux …

 

Les activités du groupe sont nombreuses, comme vous le pensez bien. L’un des derniers voyages, en juillet 2010, a conduit une délégation à Nazareth. Y participait naturellement aussi Eric Raoult, en sa double qualité de vice-président du groupe d’amitié parlementaire et de président de l’ADELMAD, que nous connaissons déjà.

 

Sachez qu’il existe aussi à l’Assemblée un « groupe d’études à vocation internationale sur les territoires autonomes palestiniens ». 54 membres, dont ... Eric Raoult, décidément insubmersible, et qui vient sans doute aux nouvelles …

 

Au Sénat aussi, on aime les voyages. Les sénateurs ont donc tout autant de « groupes d’amitié » que leurs collègues parlementaires, qui leur permettent de s’évader de leurs lourdes charges parisiennes. Et de changer d’air fort agréablement  sans débourser un liard. Ah, on comprend qu’on se batte pour les investitures !

 

Bref, là aussi, le groupe des sénateurs amis d’Israël est particulièrement copieux. Contrairement à ce que laisse entendre wikipédia, il est distinct de celui de l’Assemblée. Il est présidé par un ancien centriste qui a viré UMP, l’alsacien Philippe Richert.

 

 

http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/gagevi_alpha.as...

 

http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/organe.asp?id_o...

 

04/10/2010

LOBBYS PRO-ISRAELIENS EN EUROPE – 5

5 – Association des élus français amis d’Israël (ADELMAD)

 

Nous avons déjà passé en revue l’AFI (Association France-Israël) et les European Friends of Israel (EFI), à ne surtout pas confondre avec les European Friends of Israel Initiative. Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur l’ADELMAD. Sous ce nom assez ésotérique, se cache l’Association des élus français amis d’Israël. Qu’il ne faut pas confondre non plus avec le groupe d’amitié France-Israël de l’Assemblée nationale, que nous examinerons en son temps.

Nous nous retrouvons donc dans l’hexagone pour un nouveau tour de piste.

 

Bernard Gahnassia expliquait en 2007 ce qu’est l’ADELMAD, dont il était alors vice-président délégué : « … elle a été créée en novembre 1997 et elle a pour but d’œuvrer à une meilleure compréhension entre la France et Israël. Notre association favorise également les jumelages entre Israël et la France, par exemple entre la ville de Metula (dans le Nord d’Israël) et Nogent sur Marne ou la ville du Raincy et celle de Yavné qui se trouve dans le centre d’Israël. »

Bernard Gahnassia, l’un des co-fondateurs, est en outre maire-adjoint de Puteaux  et membre du comité directeur du CRIF.

 

A ce jour, l’association regrouperait environ 800 membres actifs. Mais elle ne semble pas avoir de site internet et cultive un certain flou quant à l’identité de ses membres. Qui pourtant, étant des élus, se doivent d’être transparents quant à leurs activités politiques.

 

Chaque année depuis sa création, l’ADELMAD organise un voyage en Israël auquel participent une bonne cinquantaine d’élus « de toutes tendances républicaines » : députés, sénateurs, maires et maires-adjoints, conseillers régionaux, etc. Le but étant de rencontrer la classe politique israélienne et de constater de visu à quel point Israël est une démocratie modèle en butte à de terrifiants ennemis qui le menacent en permanence. Et à quel point ce pays a besoin du soutien international.

Aux frais de qui, ces voyages ? Il serait intéressant de le savoir, mais là encore, la transparence est aux abonnés absents. Sans doute qu’une fois de plus, le contribuable français, qui a les idées larges et les moyens, finance. Alors, pourquoi se priver ?

 

La proximité du CRIF avec l’ADELMAD est étroite, comme on l’a vu. Il arrive que le président de l’officine soit aussi du voyage.

En 2007 justement, le communiqué du CRIF relatant la « mission » indiquait : « Nous avons également vu Shimon Peres, le Président de l’Etat d’Israël. Enfin, nous nous sommes mobilisés pour la libération du Guilad Shahit, ce soldat franco-israélien enlevé le 25 juin 2006 par le Hamas en territoire israélien. Nous avons rencontré son père et sa famille. »

A constater la situation de Gilad Shalit à ce jour, on n’a guère l’impression que la « mobilisation » des élus ait beaucoup porté ses fruits. Aussi efficaces en Israël qu’en France, nos très chers élus.

 

En novembre 2008, l’association en était carrément à son 12e voyage en Israël. Il est intéressant d’en lire un compte-rendu journalistique pour mieux mesurer l’ « effet Sarkozy » sur les relations entre les deux pays : « À l’occasion de cette courte visite de 5 jours, la délégation des 53 élus français a été accueillie vendredi dernier dans la somptueuse Résidence de France par l’ambassadeur Jean-Michel Casa et son épouse, Isabella. Pour Georges Israël, qui se souvient d’une époque où la délégation n’était pas en odeur de sainteté auprès de la diplomatie en place, la politique de rapprochement entre les deux pays est une réalité palpable : « Fut un temps où nous devions nous battre pour organiser ces voyages. Nous étions alors clairement désignés personae non grata. Ce temps-là est révolu. »

Anne Brandy, secrétaire générale et co-fondatrice de l’association, évoque les débuts chaotiques de leur mouvement, du temps où l’ambassade israélienne avait fait appel à eux pour convaincre les députés de voter un accord économique entre les deux pays… L’importante délégation économique qui a accompagné le président Sarkozy lors de sa dernière visite d’Etat ainsi que la multiplication des visites ministérielles dans tous les secteurs confirment une relance globale et durable des relations bilatérales ». 

 

En novembre 2009, dernier voyage en date, le programme était le même que d’habitude:
« Des conférences de haut niveau concernant les réalités économique, politique, journalistique, militaire et touristique ont alterné avec des rencontres politiques. Notamment, la réception à l’ambassade de France en Israël par Christophe Bigot, le nouvel ambassadeur entouré de plusieurs de ses conseillers et de Jean Christophe Coppin, consul de Haïfa ; la visite de la Knesset, avec Nissim Zeev, accompagné de plusieurs autres députés ; la réception au ministère des affaires étrangères par son vice-ministre, Dany Ayalon ; enfin, la rencontre avec le président de l’association des élus israéliens, Mr Busaila. (…)

 
Lors de la dernière soirée à Jérusalem, le ministre Christian Estrosi, Richard Prasquier, président du CRIF et J. C. Nidam, directeur au ministère de la justice au département assistance judiciaire international, se sont exprimés sur les relations actuelles franco-israéliennes. Plusieurs députés et sénateurs, élus de Nice et membres de la délégation ministérielle ont pris part à ce dîner. (…)

Les élus ont eu le loisir d’apprécier de visu la réalité israélienne. Ils ont exprimé unanimement, à l’issue de cette expérience, leur constatation de la désinformation massive présente dans les images et les commentaires rapportés par les medias français. »

 

A ce stade, vous mourez d’envie de savoir qui préside aux destinées de cette dynamique association qui a les moyens de faire voyager une bonne cinquantaine de personnes chaque année, dans des conditions que nous supposons fort confortables. Eh bien, vous ne serez pas déçus: c’est Eric Raoult, le député-maire du Raincy, l’inaltérable ami d’Israël. Celui-là même qui avait quitté en juin dernier une bête réunion de son parti – l’UMP – sur les retraites pour venir accourir au Trocadéro soutenir Israël et clamer à la tribune: « Israël, c’est plus important que les retraites ! »

Ses électeurs sont-ils du même avis ?