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25/02/2012

LE JOUR DE GLOIRE EST ARRIVE …

 

 

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« Inauguration à Bruxelles du premier parlement juif européen saluée comme 'un grand jour pour les Juifs en Europe' »

 

C’est effectivement un très grand jour car un parlement juif européen, ça manquait au programme. C’est vrai: dans la longue théorie des lobbys pro-israéliens en Europe déjà existants (voir catégorie spéciale du blog) je m’étais arrêtée au chapitre 11. Pas faute de munitions, mais vaincue par la fatigue.

 

Ceci dit, dans le lot, il n’y avait pas de parlement, c’est un fait. Cette regrettable lacune vient d’être comblée, avec la complicité des asservis européens qui ne ratent aucune occasion de faire triompher partout et en tout lieu la démocratie, la vraie. Ces asservis ne se sentent pas très concernés par les peuples européens, mais le peuple juif, ça ils connaissent. Ils ne connaissent même que lui … Et rien n’est trop beau pour lui manifester leur soumission pleine et entière.

 

Au CRIF, on a été très discrets sur cet événement planétaire. Ils ont peut-être pigé qu’il était plus sage de ne pas trop la ramener sur le sujet. Car enfin, il faudrait quand même un jour finir par savoir : juifs ou Français d’abord ? On dirait que les deux partent de plus en plus dans des directions opposées. Un parlement juif européen, ça finit par faire réfléchir même les plus bouchés, non ?

 

Ceci dit, pas de panique : tout ça n’est qu’une petite tempête dans un très petit verre d’eau. Une opération de pub. Coûteuse, j’en conviens, mais une opération de pub destinée de toute évidence à inciter fortement l'Union européenne à servir de chair à canon contre l'Iran: 120 personnages « élus » par Internet provenant de 47 « pays ». Je mets « pays » entre guillemets car il y en a d’étonnants dans la liste, comme Gibraltar par exemple. J’ignorais que ce fût un pays, mais maintenant, je le sais. Il y a aussi le Monténégro, Saint-Martin, Monaco … Tiens, je n’ai pas vu le Vatican ? Pas d’élu du Vatican ? C’est un scandale. Mais heureusement, pour gonfler les effectifs, il y a toute la série folklorique des Kazakstan, Kirgizstan, Tadjikistan, Turkmenistan et autres Uzbekistan (je confesse ne pas avoir vérifié les orthographes).

 

Pour la France, vous lirez le nom des bienheureux élus ci-dessous, Pierre Besnainou en tête, dont vous trouverez très facilement le pedigree par ailleurs.

 

Sur les 403 810 votants en tout et pour tout des 47 « pays », 74 563 « Français » se sont donné la peine de s’exprimer. Soit un peu plus du dixième de la communauté juive vivant dans le pays. Chiffres qui traduisent une profonde indifférence, qui doit amener à considérablement relativiser cette « représentation ».

 

Pour donner d’autres ordres de grandeur : 76 764 votants en Allemagne pour environ 200 000 juifs ; 56 803 en Angleterre pour 350 000 juifs et 1 217 en Italie, pour 29 000.

 

Cette énième opération de marketing et de lobbying de plus en plus éhonté a été appuyée par les inévitables responsables juifs américains venus en masse soutenir les revendications et autres diktats de leurs congénères.

 

Mais assez bavassé : voilà les infos :

 

 

« BRUXELLES (EJP)---La réunion inaugurale des 120 membres élus du premier Parlement juif européen, un nouveau forum innovateur où s’exprimeront les idées et les préoccupations des Juifs européens, s’est tenue  jeudi 16 février dans le bâtiment du Parlement européen à Bruxelles.

 

Les membres du Parlement représentent 47 pays et ont été élus par plus de 400.000 personnes en Europe de l'est, centrale et occidentale qui ont voté via internet et ont ainsi montré un intérêt et une demande sans précédent pour une organisation nouvelle transparente et démocratiquement élue, indique l'Union juive européenne (EJU), l'organisation à la base de la création de ce parlement.  

 

Des figures de proue de la communauté juive en Europe se trouvent parmi les élus comme Pierre Besnainou de France, Cefi Jozef Camhi de Turquie, Nathan Gelbart d'Allemagne, Oliver Mischon de Grande-Bretagne et Joel Rubinfeld de Belgique, mais aussi de jeunes personnalités émergentes. 

 

(…) Tomer Orni, CEO de l'Union juive européenn, a déclaré: "La vision d'un Parlement juif européen est désormais une réalité. Il constitue une étape majeure pour la représentation juive en Europe. Nous sommes profondément convaincus que ce parlement sera une force positive face à l’environnement changeant et aux grands défis auxquels doit faire face la communauté juive européenne".

 

Le dénominateur commun des 120 membres du parlement est leur identité juive et leur passion pour la défense et la promotion des intérêts et valeurs juifs à l'échelle internationale.

 

Deux parlementaires, représentant l'Europe de l'ouest et de l'est, le Belge Joël Rubinfeld et l'Ukrainien Vadim Rabinovich ont été choisis comme vice-présidents pour conduire les travaux destinés à préparer la première assemblée générale en avril prochain. 

 

"Les défis sont immenses car ils concernent ni plus ni moins que l'avenir et la place de plus de 3 millions de Juifs européens dans leurs pays respectifs", a dit M.Rubinfeld.

 

Parmi ces défis, il a cité l'antisémitisme, le problème de la déligitimation d'Israël mais aussi la promotion des valeurs juives et l'ouverture vers d'autres communautés. »

 

 

Votre sagacité n’aura pas manqué de relever le chiffre de 3 millions de juifs européens cité. A rapprocher des 403 810 votants. Soit pas tout à fait 13,5%.

 

Le gros problème, c’est que ces 13,5% mènent la danse et font du boucan pour tout le restant de la troupe qui ferait bien de se réveiller avant d’avoir à payer l’addition totale qui promet d’être salée.

 

 

France

 

Besnainou Pierre
Briefel Raymond
Fajnzylberg Roger
Haggiag Walter
Heymann Elinadav
Jacaret Gilberte
Malka Yael
Marciano Aryeh
Moskowicz Jean-Marc
Ohayon Caroline
Rochard Joel
Sebban Jacques David

 

 

Sources:  http://fr.ejpress.org/article/43437

 

www.eju.org

24/02/2012

SUITE DE LA SAGA DES FOUS FURIEUX

Vous lirez plus loin le compte-rendu, paru sur un site ultra-sioniste français, d’une conférence donnée par un rabbin de Brooklyn qui n’est pas n’importe qui puisqu’il passe pour une des figures judaïques majeures des Etats-Unis. Ce bon rabbin, qui est très exactement sur la même ligne que les dingues du gouvernement israélien, pousse ses ouailles à la guerre sainte contre l’Iran. En réalité, vous auriez besoin d’un dictionnaire pour bien comprendre le charabia utilisé mais vous verrez, le sens est très clair.

 

Avant de passer à ce compte-rendu, il faut quand même constater que, même en Israël, il existe beaucoup d’opposants à cette possible agression. Y compris au plus haut sommet de l’Etat : Shimon Pérès, le président, s’est fait vertement remonter les bretelles par Barak, le ministre de l’attaque (parce que franchement, parler de défense, c’est osé …). Un site tout aussi ultra-sioniste que celui que je mentionnais plus haut – mais un autre – qui relate l’incident, s’étrangle d’indignation, ce qui nous donne :

 

« Les  récents propos insensés du président Shimon Pérès, qui ne se départit pas de sa frustration de ne pas diriger les affaires du pays, continuent à faire des vagues. Pérès, qui sera aux Etats-Unis début mars en même temps que le Premier ministre Binyamin Netanyahou, a cru bon il y quelques jours de déclarer « qu’il dirait au président américain qu’il est opposé à une offensive militaire israélienne contre les installations nucléaires iraniennes » !


« Avec tout le respect qui est dû au président de l’Etat et à ses états de service dans le passé, les Etats-Unis n’ignorent pas qu’il y a un gouvernement élu à Jérusalem qui est seul habilité à prendre les décisions et assumer les responsabilités» a déclaré le ministre de la Défense Ehoud Barak. Ce dernier n’a pas non plus manqué de rappeler « que c’était ce même Shimon Pérès qui s’était opposé à Menahem Begin en 1981 à propos du bombardement de la centrale atomique irakienne d’Osirak, accusant alors Begin de mener Israël vers une seconde Shoah ».

 

 

Ambiance … Vous noterez que par une inversion désormais classique, est "insensé" celui qui refuse la guerre. Et sensé celui qui est prêt à faire sauter la planète pour défendre les intérêts sionistes.

Toujours est-il qu'il va s’en passer des choses, à Washington, début mars. Surtout si le bon rabbin s’en mêle.

 

A ce propos, voilà justement le compte-rendu dont il était question au début :

 

 

Rabbi-Moshe-Wolfson.jpg« Rav Wolfson : « Nous ne devons pas paniquer, Hachem fera des miracles pour nous. Car le temps de la Geoulah est arrivé. »

 

Voici une conférence qui a été donné mardi soir dernier par le Rav Moshe Wolfson de la Congrégation Emounas Yisroel à Boro Park, à Brooklyn (New York). (…) Le Rav Moshe Wolfson, shlita, a parlé mardi soir dans sa Kehila, Emunas Yisroel à Boro Park, demandant sans ambages pourquoi il n’y a pas de plus grand tollé au sein de la communauté sur les risques de guerre et spécifiquement vis à vis des  ambitions nucléaires de l’Iran.

« Pourquoi ne réagissons pas ? Où est l’éveil? Pourquoi tout le monde sont si apathiques? » demandé Rav Wolfson, qui est aussi Mashgiach de yeshiva Torah Vodaath. « Tout le monde est occupé, nous n’entendons pas de discours alarmistes? Ne savons-nous pas que nous devons percer les cieux pour avoir la miséricorde du Maitre du Monde? »

 

Rav Wolfson a déclaré dans son Beth Hamidrach comble de près de 1000 personnes, que le potentiel pour une guerre englobant l’Iran, Israël, l’Europe et les Etats-Unis au cours des prochaines semaines est un fait réel, et que le Klal Yisrael doit se préparer spirituellement.

 « Tout le monde sait qu’il y a actuellement un danger croissant de l’Iran – et c’est une grande erreur pour celui qui ne sait pas cela,» a dit Rav Wolfson. « Pourquoi un juif ne sait pas ce qui se passe en Israël? Chacun doit savoir ce qui se passe en ce qui concerne les juifs dans le monde. Chacun doit savoir ce qui se passe en Eretz Yisrael». (…)

Rav Wolfson a cité le Pesikta, qui dit que l’année où le Machia’h viendra toutes les nations s’affronteront. L’étincelle qui fera exploser, selon le Midrach, sera quand le roi de Paras – qui est l’Iran moderne – vont menacer « saoudite », sans doute l’Arabie saoudite, comme cela se passe aujourd’hui.

Saoudite ira pour une alliance avec Edom – la culture d’Edom est son monde occidental d’aujourd’hui, en Europe et aux États-Unis. Paras alors détruira le monde et les juifs seront dans la tourmente. Hashem dira alors: « Ne craignez pas, le temps pour votre Geoulah est venu. »

 

 

Bon alors, on est rassurés. Si le monde est détruit  mais les juifs sauvés, que peut-on demander de plus, hein, je vous le demande ?

 

 

 

Sources : http://alyaexpress-news.com/2012/02/rav-wolfson-nous-ne-devons-pas-panique-hachem-fera-des-miracles-pour-nous-car-le-temps-pour-la-geoulah-est-arrive/  

 

http://www.juif.org/go-news-168407.php

 

23/02/2012

NE ME RETENEZ PAS, JE VAIS FAIRE UN MALHEUR !

Les dirigeants israéliens sont de fous furieux va-t-en guerre. Ce n’est pas nouveau, mais leur parano atteint des sommets. On aimerait bien entendre l’un ou l’autre candidat à la présidentielle s’exprimer sur ce sujet essentiel qui menace tout simplement la paix mondiale.

 

 

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La dernière trouvaille de l’Etat hébreu pour bien jeter de l’huile sur le feu et bien embraser les esprits, est la suivante : «l'Iran sera en mesure d'attaquer les Etats-Unis avant trois ans». Carrément. C’est le ministre israélien des Finances, Yuval Steinitz, qui vient ainsi ajouter son  grain de TNT à la mayonnaise, nouvel argument censé décider enfin les USA à faire ce qu’eux-mêmes, Israéliens, hésitent quand même à faire tous seuls.

 

Donc, idée : "L'Iran dépense des milliards de dollars afin de produire des missiles intercontinentaux balistiques et nucléaires dans le but de menacer l'Europe et les Etats-Unis". En bonne logique israélienne, les USA et l’Europe reconnaissants devraient séance tenante déclarer la guerre à un pays aussi belliqueux.

 

 

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Et pour le cas où ce ne serait quand même pas le cas, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, prévenait le même jour qu'Israël ne s'inclinera pas devant les pressions russes et américaines concernant une éventuelle attaque contre l'Iran.

 

Quel empressement à vouloir à tout prix attaquer l’Iran ! Pourquoi ne parle-t-on jamais des autres pays disposant de l’arme atomique tout autour de l’Iran : l’Inde, le Pakistan ou … Israël. Ils ne sont pas dangereux, ceux-là ? Ils n’ont pas envie d’attaquer les Etats-Unis ?

 

En voilà, des sujets intéressants pour une campagne électorale…

 

22/02/2012

TRANS-EUROPE EXPRESS…

En rangeant mes petits papiers, je tombe sur une coupure de presse parue dans les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA) le 21 août 1992. Bientôt 20 ans. Il s’agissait de la critique (terme particulièrement impropre, mais enfin, je n’en trouve pas d’autre) d’un opuscule que venait tout juste de pondre Jean-Louis Bianco, alors ministre mitterrandien des Transports. M. le Ministre s’était risqué, sans doute pour se distraire cet été là, et aussi plus vraisemblablement pour des raisons plus électorales, à un genre particulièrement casse-gueule : la politique-fiction. Un genre que j’affectionne, surtout avec le recul.

 

Vos yeux émerveillés vont (re)découvrir ci-dessous, sous la plume admirative d’un plumitif des DNA, l’Europe des mille et une merveilles que nous promettait ce bon Jean-Louis en 1992. Une Europe bien socialiste où tous les petits copains se partageaient de formidables fromages dans l’allégresse et la prospérité générales. Il s’agissait alors de faire passer la pilule du traité de Maastricht (février 1992) et d’agiter sous le nez des Français déjà passablement réticents des oripeaux étincelants, aux couleurs de l’arc en ciel.

 

20 ans après, ce qu’est devenue l’Europe des technocrates bruxellois dominée par une pensée unique étouffante – gauche/droite réunies et confondues dans le même mépris des peuples - fait plus penser à un corbillard qu’à un train de luxe. Mais se trouve-t-il un seul journaliste pour aller demander quelques comptes à l’ancien délirant alors ministre et aujourd’hui toujours député ? Et éventuellement lui rappeler que le « rare optimisme », lorsque l’on est un responsable politique, ça porte en principe un autre nom.

 

 

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 "Trans-Europe express ..."

 

« Un voyage en première classe pour le « oui » à Maastricht, avec Jean-Louis Bianco, le ministre de l’Equipement et des Transports dans le rôle de la motrice. Le roman de politique-fiction le plus chaud de l’été aurait pu s’intituler : Maastricht, dix ans après …

 

180 pages : « Trans-Europe express » se lit comme un polar. D’abord le décor : l’Europe, en l’an 2002. Soit vingt pays au total. La Communauté européenne vient d’accueillir la Bohême, la Slovénie et la Hongrie, après l’Autriche, la Norvège, la Suisse, la Finlande et la Suède. Après le « référendum d’infirmation de  1996 » le Danemark a enfin ratifié le traité d’union …

 

Au Parlement de Strasbourg, les décisions sont prises à la majorité relative : « 10 voix pour les grands pays, 2 pour les petits … ».

Ensuite les personnages. En Afrique du Sud, Nelson Mandela a été élu président. C’est un socialiste, Bjorn Engholm, qui est maintenant chancelier d’Allemagne … Felipe Gonzales, dans le fauteuil de Jacques Delors est désormais président de l’Europe, Bernard Kouchner, prix Nobel de la paix, est toujours entre deux avions cargos. On consulte toujours François Mitterrand, retiré à Latché … Mais au fait, qu’est devenu Jean-Louis Bianco ? L’auteur, par modestie, reste muet.

 

Rare optimisme

 

L’Europe de Maastricht, qui effrayait tant en 1992, marche en 2002. Et plutôt bien. En cinq récits, enlevés comme les meilleurs thrillers, plausibles comme le réveil des vieilles nations de l’Europe centrale, Jean-Louis Bianco nous a peaufiné un cours de géopolitique d’un rare optimisme.

Exemples :

Dans l’ex-Yougoslavie, le Kosovo a été pacifié grâce à l’intervention de l’Eurocorps, le corps d’armée européen, dont les bases avaient été jetées au printemps dernier lors du sommet franco-allemand de La Rochelle. Une revanche épistolaire sur les affaires croates et bosniaques de 1992 …

 

« La guerre des monnaies n’a pas eu lieu », un accord ECU-dollar-yen a pu être signé à temps. Les billets de la banque européenne sont à l’effigie de Charlemagne, Léonard de Vinci et Newton …

Arrêt à Strasbourg. « Malgré l’heure de pointe, la circulation était fluide. Le centre-ville était devenu piéton depuis la décision de Catherine Trautmann. Les commerçants avaient commencé par protester et puis finalement les vélos avaient fait leur apparition ».

 

Le Parlement « des vingt » vient de créer « Europol » pour gagner la bataille de la drogue contre la Mafia. Le héros de l’épisode « traverse le Kristkindelmark. On est à la veille de Noël. Il achète les DNA qui titrent sur toute la largeur de la une : l’Europe stoppe la Mafia ».

 

« J’ai voulu parler de l’avenir, parce que c’est le pays où je compte passer le restant de mes jours » confesse Jean-Louis Bianco dans la préface. Reste au ministre le devoir de dépasser la fiction du conteur. »

 

                                

 

                                  xxx

 

Ah, mais c’est que la fiction, c’est quand même plus commode que l’action. Il n’y a qu’un énarque distingué pour pondre une phrase pareille sans en mesurer la connerie : « Les commerçants avaient commencé par protester et puis finalement les vélos avaient fait leur apparition ».

 

Vachement pratiques, les vélos, en plein hiver, quand on a deux ou trois gosses à déposer à l’école et à rechercher, avant d’aller soi-même au boulot. Il est vrai que ces impayables donneurs de leçons, avec leurs chauffeurs, ne connaissent pas ces menus problèmes.

 

Qui est Jean-Louis Bianco ? Entre autres un chantre forcené de l’immigration massive dont vous retrouverez le pedigree dans les archives du blog (21/4/11).

 

18/02/2012

CONFERENCE SUR LIBRE TEAMSPEAK

Demain dimanche 19 février, Anne Kling sera l'invitée du Libre TeamSpeak...

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Anne kling.jpgLe dimanche 19 février à 21h nous recevrons Anne Kling, auteure de plusieurs livres traitant des lobbys communautaires, notamment La France LICRAtisée, préfacé par Alain Soral, dans lequel elle démonte complètement cette organisation crée de toutes pièces par des militants communistes dans les années 1920.
Elle viendra nous présenter son nouvel ouvrage à travers une conférence éponyme intitulée FN... Tout ça pour ça ! cliquez ici 

Vous pouvez découvrir le travail d'Anne Kling en écoutant son intervention lors de la dernière Table ronde de Terre et peuple cliquez ici 

Plus d'informations : cliquez là

 

16/02/2012

TABOU

Les médias-Pravda n’évoquent pas l’hypothèse d’une possible cohabitation en 2012. Ils craignent beaucoup de donner de mauvaises idées aux Français. Et pourtant, l’idée risque de leur paraître plutôt séduisante, s’ils parviennent à y penser tous seuls.

Finalement, les Français ont survécu – et plutôt bien – à trois épisodes récents qui ont vu, par la force des choses, un rééquilibrage des pouvoirs : de 1986 à 1988, Mitterrand président, Chirac premier ministre ; de 1993 à 1995, Mitterrand toujours président, Balladur premier ministre ; de 1997 à 2002, Chirac président, Jospin premier ministre.

 

Or, les Français, même ceux qui ne l’expriment pas clairement de cette façon, se méfient des politiques et en ont assez de voir trop de pouvoir concentré entre les mains d’un seul homme. Le pouvoir rend fou, c’est bien connu. Mais surtout, il ne rend pas plus intelligent. Ni plus capable.

 

Donc, pourquoi pas une cohabitation ? Or, si les médias officiels du système se gardent bien d’évoquer la chose, sur Internet, on n’a pas ces pudeurs et on en cause passablement depuis décembre dernier.

J’ai fait le tour des sites et tous, je dis bien tous sans exception, du moins à ma connaissance, ne parviennent à envisager dans ce cas de figure qu’une seule possibilité : la réélection de Sarkozy et la victoire de la gauche aux législatives suivantes. Et tout le monde brode avec délectation sur ce scénario.

 

Curieux. Moi, j’imagine au contraire un autre scénario fort possible lui aussi : les Français qui ne peuvent pas sacquer Sarkozy et ont des boutons à l’idée de l’avoir encore pendant cinq ans, se débarrassent de lui. Première priorité. Quitte à élire Hollande à la place. Et dans la foulée, le mois suivant, ils élisent une assemblée nationale de droite, histoire d’empêcher la gauche de faire trop de dégâts. Et de rétablir l’équilibre.

 

On m’objectera que c’est demander beaucoup de subtilité aux Français. Or là, nous ne sommes plus dans le domaine de la raison, mais de l’instinct d’un peuple, que le ras le bol des politiques de tous poils peut conduire à trouver tout seul des solutions un peu originales pour leur limer les dents.

On m’objectera encore les possibilités de nuisance du FN. Mais… patience, nous verrons bien.

En tout cas, ce scénario, inédit, me paraît au moins aussi plausible que son contraire.

13/02/2012

L’ « ENTERTAINMENT » EN POLITIQUE …

… et ses limites …

 

 

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Le 28 janvier 2010, je rappelais, à propos d’un article sur Obama, un papier plus ancien encore, paru dans Le Monde. En cette période électorale, je vous le laisse redécouvrir, ça vous fera rire (jaune, hélas).

 

Eh oui, les temps ont passablement changé depuis cette heureuse époque pourtant pas si lointaine où les politiques faisaient leur cinoche devant les foules éblouies : un bon acteur, une bonne histoire, un bon récit … On a vu ce que ça a donné. Pour les histoires, ils sont encore assez fortiches. Mais hélas, trois fois hélas, même les meilleurs spécialistes d’Internet, recrutés à grand frais avec l’argent sorti de la poche des contribuables, finissent un jour ou l’autre par se casser le nez et les dents sur les réalités non virtuelles.

Revoilà donc des extraits de cet article qui a maintenant deux ans :

 

(…) Bon, toutes ces petites péripéties d’un système en pleine déliquescence ne me font pas trop de peine et si je les énumère, c’est pour mettre en relief un article du Monde que j’ai retrouvé en rangeant mes petits papiers et qui m’a bien fait marrer : sous le titre « La campagne de M. Obama inspire les conseillers de M. Sarkozy », en date du 4 novembre 2008, on pouvait lire des perles du genre :

 

« Et s'il y avait une recette à importer ? Le phénomène Obama fascine la classe politique française, à droite comme à gauche, et surtout... à l'Elysée. Pierre Giacometti, ancien directeur d'Ipsos devenu conseiller politique de Nicolas Sarkozy, revient d'une semaine d'immersion dans l'équipe de campagne de Barack Obama : "embedded" pour le compte du président français, qui réfléchit à la refonte stratégique de l'UMP et... à sa future campagne présidentielle. (…)

 

Mais les Français sont encore très loin de l'ultra-professionnalisation des politiques américains. "Obama, c'est l'"entertainment" en politique, analyse Christophe Lambert, communicant, membre de la cellule stratégique de l'UMP. Il applique les lois du cinéma à la politique. Un bon acteur, une bonne histoire, un bon récit. Obama, c'est la cohérence entre le héros et un scénario. C'est une superproduction politique, l'histoire d'un héros qui incarne la promesse d'une Amérique nouvelle. Il a compris, comme Nicolas Sarkozy, qu'il fallait faire de la politique un spectacle."

Pour les communicants français, les succès de M. Obama tiennent dans le recrutement, dans la société civile, des meilleurs spécialistes d'Internet, de la communication, de la publicité, des sondages, des finances, de l'économie ou encore de la diplomatie.

Xavier Bertrand, le ministre du travail, qui rêve d'un grand destin avait, lui, envoyé son chef de cabinet, Michel Bettan. "C'est le seul événement politique planétaire, analyse M. Bettan. Quatre jours de spectacle regardés par le monde entier ; 75 000 personnes qui déferlent sur la ville. L'équipe d'Obama ne laisse rien au hasard. Même lorsque le spectateur croit à la spontanéité, même lorsque ce sont de simples citoyens qui interviennent, tout a été préparé en amont par les équipes d'Obama."

Rigolo, non ? Le big problem, c’est que la politique-spectacle n’a qu’un temps, de plus en plus court d’ailleurs. Même aux States, ils s’en sont rendu compte. Quand derrière le show, il n’y a RIEN, ou pas grand-chose, les cochons de payeurs finissent par se mettre en colère. 

Et les grands communicants se prennent une gamelle.

 

08/02/2012

LES ALTERNATIFS (1)

C’est une nouvelle rubrique que je vous propose à partir d’aujourd’hui. Contrairement à ce que la lecture de la presse-Pravda pourrait laisser supposer, les juifs sont loin d’être tous sur la même longueur d’onde. Et un nombre appréciable d’entre eux font entendre des voix discordantes souvent emplies de bon sens, s’agissant d’Israël, de la shoah, des ingérences insupportables au nom d’un « devoir de mémoire » éternellement remis sur le tapis, etc, etc.

 

Comme nous, ils ont peu voix au chapitre et on ne les entend guère sur les autoroutes de l’information. Plutôt sur les chemins de traverse. Mais ils existent, c’est l’essentiel. Je les ai donc appelés les alternatifs. Nous les passerons en revue, au fil des jours.

 

Ces voix discordantes par rapport à l’ultra-sionisme échevelé et forcené type CRIF ou LICRA existent également en Israël. Sans surprise, elles s’opposent à la politique des fous furieux du gouvernement. On les trouve plutôt à gauche et en particulier au journal Ha’aretz, bête noire de Netanyahu. Ce dernier aurait carrément déclaré à la mi-janvier, lors d’une soirée  au congrès de la Wizo à Tel Aviv, que « les journaux Haaretz et New York Times sont les plus grands ennemis d’Israël », ajoutant que « Les journalistes du monde entier les lisent chaque matin et s’appuient sur eux pour leurs informations et leurs campagnes anti-israéliennes. »

 

Je n’ai pas l’intention de me livrer à une enquête approfondie sur tous les personnages qui seront évoqués, mais plutôt d’apporter un éclairage sur certains éléments intéressants et révélateurs qui permettent de nuancer la perception des choses.

 

Aujourd’hui, intéressons-nous à une journaliste israélienne qui a publié il y a quelques jours, justement dans Ha’aretz, un article qui passerait pour antisémite s’il sortait de ma plume. Mais il a fait des remous sous la sienne aussi. Contrairement à ce que je disais plus haut, elle est également journaliste à la télévision et a donc une large surface médiatique. Je l’ai cependant retenue pour la teneur de ses propos:

 

Merav Michaeli:Israel's never-ending Holocaust”

 

Elle y commente un récent sondage selon lequel les juifs israéliens estiment quasi unanimement – à 98% ! - que le principe qui doit guider le pays - et même le judaïsme - est la mémoire de l’holocauste. (“The issue that should have sparked panic in the survey is the total consensus among Israeli Jews - regardless of religious, ethnic or political differences - that the "guiding principle" for the country and for Judaism itself is "to remember the Holocaust." Ninety-eight percent of the respondents consider it either fairly important or very important to remember the Holocaust, attributing to it even more weight than to living in Israel, the Sabbath, the Passover seder and the feeling of belonging to the Jewish people.”)

 

La journaliste s’interroge sur le devenir d’un peuple qui ne se définit qu’à travers un traumatisme. Certes, ce traumatisme a constitué le facteur déclenchant de la création de l’Etat, mais depuis lors, jamais ce peuple n’a cessé de s’estimer persécuté et menacé, encouragé en cela par ses dirigeants qui y ont trouvé avantage à tous points de vue.

L’holocauste constitue l’unique prisme au travers duquel est examinée chaque situation. Un prisme qui déforme la réalité et conduit à des conclusions erronées, du style « toutes nos vies ne sont qu’une longue shoah ». Affirmation que d’aucuns – et notamment certaines autorités religieuses – ne craignent pas d’asséner à tout propos. Un dolorisme fort peu en rapport avec la réalité.

Et pourtant, les survivants ont été fort mal traités dans le pays, Merav Michaeli ne se fait pas faute de le rappeler. Et ce, en dépit des sommes faramineuses destinées aux « réparations » déboursées par les contribuables des pays européens considérés comme coupables. Non seulement les survivants ont été mal traités dans le passé, mais ils continuent à l’être*, alors que dans le même temps le gouvernement se sert de leur  traumatisme pour justifier son bellicisme actuel. Et continuer à percevoir de juteuses royalties.

Pour cette énorme proportion de juifs israéliens, Israël n’a pas de rivaux, d’adversaires ou même d’ennemis. Il a bien pire. Enfermés dans leur paranoïa, ils ne perçoivent le monde autour d’eux que comme autant d’« Hitlers » toujours menaçants. Une psychose collective soigneusement entretenue dès l’école et la visite obligée des camps, qui conduit fatalement les jeunes Israéliens à assez peu se préoccuper des souffrances des autres nations.

Elle estime en conclusion que « Nos dirigeants ont réduit le judaïsme au rang de syndrome post-traumatique et nous engagent sur le chemin de l’autodestruction ».

http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/israel-s-never-ending-holocaust-1.409942

* Archives du blog : 12/9/09 ; 6/4/10 ; 11/4/10.