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04/05/2013

LE GRAND DEBALLAGE SE POURSUIT….

 

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Le texte suivant est un article paru dans Marianne, signé d’Eric Conan :

 

« On ne sait ce que vont en penser les charitables personnes qui ont constitué un « Comité de soutien au Grand Rabbin Gilles Bernheim », convaincues de la « leçon pour chacun » que leur a offert le plagiaire au travers de « l’humilité, l’honnêteté et le repentir » qu’il a, selon elles, « courageusement et publiquement exprimés ». 

Car il semble que Gilles Bernheim ait encore mobilisé avec trop de modestie son honnêteté et son repentir et que ce « mélange du vrai et du faux » que Paul Valéry estimait « plus faux que le faux » imprègne son étrange destin bien au-delà des deux mensonges qu’il a reconnus. 

Il n’a jamais eu l’agrégation de philosophie qu’il laissait accroire et s’est servi de textes copiés chez de nombreux auteurs pour remplir les Quarante méditations juives (Stock) qu’il disait avoir écrites en se « levant à 4h30 du matin ».

Plus grave, plus troublant, Marianne découvre aujourd’hui un plagiat massif concernant la période de l’Occupation et la mémoire de son père.

Dans un numéro spécial des Etudes du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) de mars 2006 qui a pour thème « Des mots sur l’innommable. Réflexions sur la Shoah », Gilles Bernheim, signe, en conclusion, une réflexion sur Dieulefit, où son père a trouvé refuge sous Vichy. Ce village protestant de la Drôme a accueilli et protégé durant la dernière guerre quelques 2000 personnes (juifs, enfants et adultes, et résistants) dont aucune ne fut dénoncée ni arrêtée. 

Son long texte sur le paysage de Dieulefit et l’âme de ses habitants est en fait le plagiat quasi intégral du poète gaullien Pierre Emmanuel, auteur de Jours de Colère, résistant caché à Dieulefit, collaborateur de Témoignage chrétien et d’Esprit et qui deviendra Académicien français (il démissionnera pour protester contre l'élection de Félicien Marceau, dont il dénonçait l'attitude sous l’Occupation). 

Le choix de ce texte très beau et très puissant témoigne une fois de plus d’un jugement très sûr de la part de Gilles Bernheim. Il l’a d’ailleurs respecté avec une grande attention, se contentant de supprimer toutes les allusions aux communistes et d’y loger son père à la place de Pierre Emmanuel quand celui-ci parle à la première personne.

 

 

Ci-dessous, le texte signé Gilles Bernheim paru dans Les Etudes du CRIF de mars 2006 : « Des mots sur l’innommable. Réflexions sur la Shoah » 
(En italiques, le texte emprunté à Pierre Emmanuel ; en gras, les ajouts ou modifications de Gilles Bernheim ; en rayé, le texte originel de Pierre Emmanuel modifié ou supprimé par Gilles Bernheim) 

« Peut-on passer de l’évocation de la détresse à celle d’un apaisement, d’une confiance ? La luminosité d’un nom peut-elle succéder à l’évocation des ténèbres ? Peut-être. C’est pourquoi je ne pourrais achever cette étude sans évoquer Cet admirable village français, dont le nom est à lui seul une promesse, et qui fut, dans l’extrême division des consciences, une image de l’unité de la patrie : j’ai nommé Dieulefit, dans la Drôme. 

J’y vins en juillet 1940 : Pierre Jean Jouve le poète s’y était installé ; je me proposait de passer quelques jours auprès de lui ; je devais rester y rester quatre ans, ne quittant Dieulefit que pour de brefs voyages, à Lyon, Avignon ou Paris). Mon père - accompagné de sa famille - y vint en juillet 1943 ; il se proposait d’y passer quelques jours ; il devait y rester plusieurs mois, ne quittant Dieulefit que pour de brefs voyages à Grenoble, Annecy ou Avignon. 

C’est, à trente kilomètres du Rhône, un gros bourg qui s’accroche à la terre aride, tout entouré de monts en éventail. Ni Dauphiné, ni Provence : un paysage en cul-de-sac, fermé par le trapèze du Miélandre, croupe de bête puissante, derrière laquelle se lèvent les grands soleils d’été. 

Si rude que soit le sol, il est partout à la mesure de l’homme : l’air est net, la lumière concise ; aucun détail n’échappe à l’œil, tout est en vue. Peu d’ombre, des arbres robustes, mais tassés dans l’effort de surgir ; l’olivier est plus bas, à vingt kilomètres, mais le châtaignier n’est pas moins tourmenté, ni le chêne trapu des montagnes. Dans la perspective, parfois, une haie de peupliers, dont le jet surprend, approfondit derrière elle l’espace. 

Le vent ne cesse jamais : il faut s’y faire non sans peine ; mais il est d’essence lumineuse, la vigueur des lignes en est accusée. Ici se vérifie, sur le mode le plus austère, la loi du paysage français : une rigueur, mais presque musicale ; un magistère de l’esprit, mais la flexion harmonieuse du cœur. Terre de sensibilité profonde et pudique, pénétrée loin par la conscience, méditée, retenue longtemps, jusqu’à ne plus se distinguer de l’esprit. 

Peut-être n’est-il pas sans importance, pour le paysage même, que Dieulefit soit protestant. Sur les hauteurs environnantes subsistent encore des déserts, sortes de cirques naturels, majestueusement assis dans les arbres, loin des routes, près de Dieu : poursuivis par les dragons du Roi, les Réformés, avec un instinct biblique de la grandeur, se choisirent ces hauts lieux pour temples ; la Bible et le paysage y sont en accord. 

Des générations traquées se sont adossées à cette impasse où la vallée se refermait : elles s’y sont fortifiées ; ont fait front ; ne se sont jamais soumises ; comme cette héroïne protestante, elles ont gravé sur la montagne un mot : « Résister ». Le souvenir des persécutions ne s’est point effacé des mémoires calvinistes : aujourd’hui, comme au temps des dragonnades, le cœur protestant est du côté du proscrit. 


Dieulefit le montra bien, qui fut un lieu d’asile et de réconciliation. De ses deux mille habitants, la moitié la plus instable est catholique : signe de division, comme le génie français en a souffert tant d’exemples. Mais ici, surmontée, presque insensible, et qui stimule sans déchirer. Quand un groupe humain a su triompher d’une division radicale sans ruiner sa diversité, son sens de l’universel sort grandi de cette épreuve : ses différences, qui semblaient jadis inconciliables, ont trouvé leur fond commun de vérité ; elles reflètent l’ensemble sous l’aspect, sans en trahir l’unité vivante. 

Unité sans égoïsme, tout le contraire du statu quo : saluant l’universel où qu’il se trouve, et le reconnaissant comme sien. A Dieulefit, nul n’est étranger : celui qui va débarquer tout  à l’heure, rompu par un affreux trajet d’autobus, affamé, poursuivi peut-être, et qui vit dans la terreur des regards braqués sur lui, qu’il se rassure, la paix enfin va l’accueillir, il se trouvera parmi les siens, chez lui, car il est le prochain pour qui toujours la table est mise. 


Le village vit doubler sa population pendant la guerre, sans cesser d’être homogène, sans perdre son identité. Et je ne parle pas des milliers de réfugiés de toute sorte qui passaient, s’asseyaient un instant, rompaient le pain avec leurs frères, et repartaient avec la certitude qu’ici du moins ils étaient aimés. Dans le tourbillon d’un exode qui, pour beaucoup, dura quatre années, ceux-là qui sentaient sous leur pas se dérober toute la terre, qui n’avaient plus ni bien, ni patrie, croyaient rêver qu’ils prenaient pied sur le sol ferme. 

Ils mettaient des semaines à rééduquer leur liberté, à s’adapter aux visages de bon aloi qui se donnaient à eux d’avance. Mais, tôt ou tard, ils cédaient au bien-être, se détendaient. Leur hostilité de parias s’effaçait, ils s’accordaient à l’ambiance fraternelle, devenaient des visages quotidiens.
 J’ai vécu dix ans au pays natal et tout l’été dix années encore : mais Dieulefit est ma petite patrie. Mon père n’y a vécu que quelques mois, mais Dieulefit est restée sa petite patrie

Je suis sûr de n’être Je suis sûr qu’il n’était point le seul à penser de la sorte, parmi les centaines d’errants que ce village adopta. Les uns fuyant des quatre coins de l’Europe, Alsaciens, Belges, Polonais, Allemands ; d’autres, Américains ou Anglais, trapped, pris au piège, et sous la menace des camps ; des repris de justice (celle de Vichy) qui préféraient la savoir à distance ; des gens qui avaient un passé, hypothèque bien regrettable en un temps où les dénonciateurs patentés n’arrêtaient pas de racler leurs souvenirs ; des Juifs enfin, quelques-uns français, la plupart on ne savait d’où, par centaines, si terrorisés qu’on lisait leur identité dans leurs yeux. 

Mais autour d’eux, chacun se refusait de le voir, pour ne pas humilier leur détresse. En tout, près de deux mille nouveaux venus. Presque tous, quand ils n’avaient déjà de faux papiers, en recevaient tout un jeu, par les soins d’une femme admirable, secrétaire de la mairie. 


Cet indice matériel montre bien la force d’assimilation du village ; ou plutôt, son pouvoir unifiant. Dieulefit, pendant ces années de guerre, illustra consciemment la leçon de l’Epître aux Galates : « Il n’y a ni Juifs ni Grecs », il n’y a que des hommes sous le regard de Dieu ; une seule définition de l’homme, et qu’il faut défendre partout, en tout homme où elle est menacée. 

Je ne sais si mon voisin, l'électricien communiste, ou Mlle Marie, la vielle couturière protestante qui venait ravauder notre linge, auraient pu formuler cette définition: mais le pourrais-je moi même ? Quand Mme Peyrol qui ne décolérait pas contre son poste, qu'elle débranchait parfois, de rage, pour le rebrancher aussitôt, s'écriait avec son accent du midi « Tous les hommes sont des hommes quand même », cette simple équation se suffisait: A est A, et ne sera jamais non-A. 

Nous sommes La France est un vieux peuple, qui sait depuis longtemps ce qu’est l’homme, depuis si longtemps, en vérité, que ce savoir est tout instinctif. Il passe les mots, il est prompt, plus que l’esprit lui-même. Il ne se trompe jamais. 

Cette évidence de l’instinct est l’apanage singulier des plus pauvres : il ne leur vient jamais à l’esprit (et pour cause) de se juger en fonction de leurs biens. Ils n’en sont que plus exercés par le sens nu de la valeur, à saisir l’homme sous l’écorce. L’âme des habitants de Dieulefit était nette comme le paysage alentour : tendre et dure, se dessinant en lignes simples, mais dont la courbe sait moduler toutes les nuances du cœur. Ils ne savaient pas vivre dans la confusion. 

Cette inaptitude au mensonge fut l’un des traits dominants du peuple
 de ces hommes et singulièrement de ceux qui créditent les autres d’une franchise égale à la leur. Lorsqu’on les trompe ou qu’ils se sentent trompés, ils ne supportent pas l’imposture : non qu’elle les blesse, mais elle atteint l’homme en eux. 

Dès juillet 1940, les trois quarts des habitants de Dieulefit avaient décelé le mensonge : rien, désormais, n’entamerait le jugement qu’ils avaient une fois porté sur lui. Rien ne pourrait les empêcher de témoigner clairement que le vrai n’a qu’un visage. Ils étaient protestants, nourris d’une Parole qui n’accepte aucun compromis
 ; même un communiste, s’il est de souche réformée, retrouve naturellement les accents impérieux de la Bible ; l’homme communiste ne sort point ex-abrupto de la seule idéologie

Ce petit peuple, fier de sa constance, ne s’est jamais démenti : il fut l’image de la communauté française, de l’univers français. Il accomplit cette catharsis dont l’opération devait préserver notre pays de la désintégration morale. Mais, par une grâce dont il fut peu d’exemples en ce temps où l’horreur confondait la pensée, Dieulefit, sans cesser de participer à la souffrance du monde, resta dans la lumière et la joie. 

Ce paradoxe est la vertu des grandes âmes, au terme d'un long effort d'intégration qui n'a rien refusé, fut-ce le mal absolu: ici l'intégration se faisait d'instinct, la vie se mobilisait tout entière, sans balancer le pour et le contre, sans s'étonner autrement du mal. Ce qui prouve que la santé vitale rejoint l'équilibre spirituel le plus haut. » 
  
Pierre Emmanuel Gilles Bernheim »

 

 

http://www.marianne.net/Le-Grand-Rabbin-Bernheim-a-aussi-...

 

 

 

30/04/2013

IL Y EN A ENCORE QUE CA ETONNE ????

En tout cas, qu’est-ce qu’on doit être contents, au CRIF… Je suggère une collecte, au FN, pour pallier cet intolérable outrage. Ou peut-être une petite obole perso du clan ? (Je précise que les caractères gras en fin d'article sont d'origine).

 

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« Libre tribune de Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Culture, à la Francophonie et à la Liberté d’expression, Président exécutif du SIEL

Au soir du 10 juin 1944, 642 civils, hommes, femmes et enfants, étaient sauvagement massacrés à Oradour-sur-Glane, victimes de la barbarie nazie. Dans l’immédiat après-guerre, la France avait décidé de conserver en l’état les ruines calcinées de ce village de Haute-Vienne afin de perpétuer l’indispensable souvenir de cette tragédie.

Près de 70 ans après ce drame, ce lieu de mémoire est aujourd’hui gravement menacé : la subvention de 150.000 euros allouée chaque année par l’Etat ne suffisant plus à entretenir ces vestiges historiques, le maire de la commune envisage de ne conserver intacts que les lieux symboliques, – église et rue centrale -, en laissant s’effondrer peu à peu le reste du village martyr.

A l’heure où la justice allemande se penche non sans courage sur la responsabilité de la division SS Das Reich dans ces massacres, en lançant depuis peu une enquête pour crime de guerre contre les six suspects toujours en vie qui appartenaient à cette unité blindée, le Rassemblement Bleu Marine s’alarme du possible abandon d’une part insigne des vestiges d’Oradour-sur-Glane, qui seraient ainsi sacrifiés sur l’autel des restrictions budgétaires : devant cette perspective inconcevable, il réclame avec force des pouvoirs publics qu’ils s’engagent franchement à doter l’intégralité du site d’Oradour-sur-Glane des moyens financiers permettant d’en assurer la préservation durable. Sur cette affaire qui malmène une fois de plus l’intégrité du patrimoine historique de la France, qu’il appartient à chacun d’entre nous de respecter avec une égale rigueur, le gouvernement Hollande ne saurait davantage fuir ses responsabilités vis-à-vis des Français en refusant plus longtemps de prendre clairement position. »

Source : http://www.frontnational.com/2013/04/le-village-doradour-sur-glane-sera-t-il-sacrifie-sur-lautel-de-lausterite-budgetaire/

 

20/04/2013

LES BEAUX COMPTES DE FEES (suite…)

 

 

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J’ai appris incidemment que le divorce entre Anne Sinclair et Dominique Strauss-Kahn avait été prononcé le 21 mars dernier par le Tribunal de Grande Instance de Paris.

Nouvelle qui m’indiffère profondément, mais quand même, je n’ai pu m’empêcher de me souvenir qu’il y a presque deux ans, lorsque l’ « affaire » a éclaté – pas celle de Dreyfus, mais presque – j’étais sûre que ça ne pouvait que finir comme ça. Malgré le grand air de la calomnie joué par l’épouse méritante, bien aidée par les médias….

 

Comme je me considère actuellement en vacances et que je n’ai pas trop envie de travailler, je me contenterai de rappeler ci-après ce que j’écrivais sur ce blog le 27 mai 2011. C’est pile poil ce qui est arrivé. Je n’ai aucun mérite, c’était couru d’avance :

 

 

«  (…) Eh bien, allez savoir pourquoi, mais j’ai pensé à eux en lisant toute la logorrhée des journaleux consacrée à l’immense grandeur d’âme d’Anne Sinclair volant au secours de son époux outragé. Là aussi, on nous a joué le grand air du grand amour planant bien au-dessus de toutes les mesquineries du commun des mortels. Bien haut dans la stratosphère, là où ne parviennent pas les miasmes émis par les femmes de chambre trop entreprenantes, qui s’en prennent honteusement aux clients.

Arrêtez de nous prendre pour des jobards ! Mme Sinclair est mariée depuis vingt ans à un homme qui l’a cocufiée en long, en large et en travers. Et publiquement. Et pas qu’une fois, contrairement à ses dires : "Chacun sait que ces choses peuvent arriver dans la vie de tous les couples (…). Pour ma part, cette aventure d'un soir est déjà derrière nous ; nous avons tourné la page; nous nous aimons comme au premier jour.", disait-elle lors de la dernière grosse alerte publique, en 2008.

Et pourquoi supportait-elle ce que les femmes ne supportent plus dans nos pays, de nos jours ? Parce que, contrairement à la moyenne des femmes, elle avait, elle, la perspective de parvenir grâce à cet irrépressible coureur, au pouvoir tant désiré. Devenir la première dame de France, après avoir joué les Marianne dans les mairies. Voilà qui méritait bien quelques sacrifices. Et voilà pourquoi elle a fermé les yeux et fait comme si de rien n’était. Elle avait de grosses compensations en vue. Maintenant que ces compensations se sont pulvérisées en plein vol, que peut-elle faire, observée comme elle l’est du reste de la planète ? Sinon le « soutenir » publiquement, en attendant la suite des événements.

Mais je serais bien étonnée qu’elle reste encore longtemps dans la cage, quand les feux de la rampe auront fini par s’éteindre. Entre les déclarations publiques destinées à émouvoir dans les HLM et la réalité des faits, il doit y avoir comme une légère distorsion. Parions sans risque que le Dominique a dû entendre la soufflante de sa vie quand ils se sont enfin retrouvés entre quatre yeux. Parce que la comédie humaine est bien partout la même, qu’elle se joue à Buckingham Palace, sous les ors du FMI ou à Sarcelles. »

 

10/04/2013

« Rigoureux sur les principes », c’est effectivement le mot qui convient

Vous apprécierez vous aussi comme il convient la logorrhée suivante qui émane d’un président du CRIF bien embêté. Dame ! Même en l’enveloppant de joli papier cadeau, les « quelques défaillances » du grand rabbin de France, ça la fout mal dans le décor. Surtout en ce moment où la mer monte, doucement mais sûrement. Signe des temps qui ne trompe pas, même la presse du système en a parlé. Modérément, mais elle en a parlé quand même.

 

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« Je suis bouleversé, et nous sommes nombreux à l'être, par les développements publics et les révélations successives qui mettent en cause l'image de notre Grand Rabbin de France.

Gilles Bernheim est mon ami. Une vie comme la sienne ne peut pas être otage de quelques défaillances dans un domaine de qualification intellectuelle ou académique qui reste connexe à son activité de rabbin. Je suis convaincu que les éventuelles faiblesses, détresses ou maladresses de l'homme - qui n'en a pas? - ne l'empêchent pas d'exercer une charge dans laquelle il n'a pas failli et où il a présenté d'une voix  éloquente un judaïsme ouvert sur la cité et rigoureux sur les principes.

C'est au nom même de ces principes, que j'attends, que nous attendons tous, une explication claire et complète.

J'imagine la tourmente dans laquelle il vit, mais il doit cette explication à la communauté juive, frappée derrière lui, et plus largement à la communauté nationale dans laquelle sa place est importante et que parcourt actuellement un mouvement de rejet des élites aux suites potentiellement désastreuses. Il la doit à sa famille et surtout à lui-même.

Il a promis cette explication pour les jours prochains. Je lui garde d'ici là ma confiance et mon amitié.

Richard Prasquier

Président du CRIF »

 http://www.crif.org/fr/leditorialdupresident/le-grand-rabbin-de-france/36193 

06/04/2013

ALORS, A VOTRE AVIS, MENTEUR OU AFFABULATEUR ?????

 

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Source  L’Express

http://www.lexpress.fr/culture/livre/l-autre-mensonge-du-...

 

« Le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, est-il agrégé de philosophie? Toutes ses biographies l'affirment, sa notice du Who's who également. Un ouvrage publié en 2009 par le Consistoire Central, et qu'il a préfacé, le présente comme "agrégé de l'Université". Et lorsqu'il a été décoré de la légion d'honneur, à l'Elysée, le 3 mars 2010, le président Sarkozy a rappelé, à deux reprises, admiratif, qu'il était "agrégé de philosophie".  

Pourtant, selon nos informations, son nom n'apparaît dans aucune liste des reçus à ce concours, sans doute le plus prestigieux de l'Université française. Ses biographies précisent parfois que Gilles Bernheim l'aurait obtenu "très jeune", certaines prétendant même qu'il aurait été "major" - c'est à dire reçu premier. Le Grand Rabbin étant né en 1952, nous avons donc consulté, dans les archives de la Société des Agrégés de l'Université, tous les palmarès de l'agrégation de philosophie de 1968 à 1986.

Pas la moindre trace de son nom. Selon nos informations, la mention de cette agrégation n'apparaîtrait pas non plus dans les fichiers administratifs du Ministère de l'Education nationale.  

Gilles Bernheim aurait-il usurpé ce titre prestigieux, qui a beaucoup fait pour son aura intellectuelle au sein de la communauté juive, mais aussi au-delà? "Ce genre d'usurpation est rarissime et, à vrai dire, je ne pourrais pas vous citer un seul autre cas", confie Blanche Lochmann, présidente de la Société des agrégés.

Contacté jeudi matin par L'Express à ce sujet, Gilles Bernheim n'a fourni aucune explication. 

S'il se confirmait, ce mensonge viendrait s'ajouter à la découverte récente des nombreux plagiats commis par le Grand Rabbin dans son ouvrage publié en 2011, Quarante méditations juives (Stock). Plagiats finalement reconnus par Gilles Bernheim et mis sur le compte d'un "nègre" peu scrupuleux. "C'est la seule et unique fois que je me suis livré à un tel arrangement", a-t-il tenu à préciser dans son communiqué en forme de mea culpa.  

Pourtant, selon nos informations, on trouvait déjà deux pages plagiées dans son ouvrage Le souci des autres: au fondement de la loi juive (Calmann-Lévy), paru en 2002. C'est encore le spécialiste des plagiats Jean-Noël Darde qui a fait cette découverte. Cette fois-ci, le Grand Rabbin a emprunté des passages à l'ouvrage L'éloquence des larmes (DdB), de Jean-Loup Charvet. Et, là encore, Gilles Bernheim avait été averti dès hier que cette information allait filtrer. 

Cette usurpation d'un titre d'agrégé et la découverte de ce nouveau plagiat sont-elles compatibles avec l'exercice d'un magistère moral tel que le grand rabbinat? Seul Gilles Bernheim peut aujourd'hui répondre à cette délicate question. »

  

05/04/2013

« DISSIDENTS », VRAIMENT ?

 

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Le livre La France Orange mécanique fait un carton, paraît-il. Tant mieux pour son auteur et son éditeur. Il s’agirait de « l’enquête la plus aboutie sur un sujet tabou : l’ensauvagement d’une nation ». Comme si jamais rien de pertinent n’avait été écrit ces dernières années sur la violence et la délinquance qui règnent effectivement dans ce pays. Très curieux, cette soudaine révélation.

Avant d’aller y voir un peu plus près, rafraîchissons-nous la mémoire avec quelques titres ayant paru sur ce même sujet:

- La guerre des rues – la violence et « les jeunes », de Christian Jelen (1999)

- La France africaine – islam, intégration, insécurité : infos et intox, de Jean-Paul Gourévitch (2000)

- Violences urbaines – des vérités qui dérangent, de Lucienne Bui Trong (2000)

- Violences et insécurité urbaines, d’Alain Bauer et Xavier Raufer (2000)

- Tolérance zéro – en finir avec la criminalité et les violences urbaines, de Georges Fenech (2001)

Et bien d’autres, également excellents, sortis depuis.

Il convient donc de se demander pourquoi tout à coup le microcosme médiatique se met à parler en long, en large et en travers de ce « sujet tabou ». Pourquoi justement ce livre-là est promotionné à tour de bras. Pourquoi on lui fait de la pub, même, et surtout, en l’éreintant.

Alors, au risque de paraître obsessionnelle, j’ai quand même relevé quelques points troublants.

Voyons d’abord l’auteur: « Laurent Obertone » qui se cache courageusement sous un pseudonyme, car il « aurait reçu des menaces… » est un journaliste de 28 ans. Il collabore depuis 2010 à la revue Ring, qui a elle-même élargi l’an dernier ses activités aux éditions du même nom. Les éditions qui ont précisément publié Orange mécanique.

Là, ça devient tout de suite plus intéressant. Car il convient maintenant de se pencher sur la revue Ring. Son fondateur/directeur/propriétaire est David Kersan. Sur le site du magazine, le rédacteur en chef est présenté en tant que David Serra. Deux David, donc ? Non, un seul car en fait, il s’agit de la même personne, David Serra dit Kersan. Pourquoi ? Comment ? Ca le regarde, mais c’est curieux quand même. Lui aussi a un pseudonyme ?

La revue Ring présente fièrement tout un florilège de chroniqueurs et là, on commence à y voir carrément plus clair : Alexandre del Valle, Ivan Rioufol, Elisabeth Roudinesco, Pierre-André Taguieff, Guy Millière, David Abiker, etc, etc. Y figurent aussi le magistrat Philippe Bilger et le criminologue Xavier Raufer, qui a préfacé le livre. Le jeunot n’a pas eu à aller trop loin pour trouver ses infos.

Nous sommes donc très clairement dans un contexte de droite et même d’ultradroite sioniste. Il serait d’ailleurs intéressant d’en savoir un peu plus long sur le financement de toutes ces activités… On ne s’étonnera donc pas que Zemmour, qui navigue dans les mêmes eaux, ait encensé le bouquin. Et que son auteur ait été invité partout. Normal aussi que Marine Le Pen ait assuré sa promotion, elle qui cherche éperdument à se concilier les bonnes grâces de ce milieu particulièrement actif et militant dans notre beau pays.

On ne s’étonnera pas davantage que Mediapart l’ait en revanche vertement critiqué car nous retrouvons là un clivage essentiel à qui veut comprendre quelque chose aux courants souterrains qui font encore la pluie et le beau temps en France. Souterrains, car les braves gens qui achètent le bouquin n’y voient naturellement que du feu.

Depuis que certains juifs se sont mis à dérouiller dans les banlieues - globalement depuis le début des années 2000 - un virage très net s’est en effet opéré dans la communauté : avant, on n’avait pas le droit, mais à partir de là, on pouvait taper sur les immigrés puisqu’ils étaient accusés d’antisémitisme. Et donc toute une frange « droitière » - mais sioniste, hein, attention ! – a commencé à s’opposer à la frange qui restait indécrottablement « de gauche » - quoique sioniste aussi, en général. Voilà pourquoi les Zemmour et Cie font un tabac. Ils sont chargés de taper sur les boucs-émissaires en se gardant bien d’expliquer pourquoi et comment ils sont arrivés là.

Vous croyez que mon explication est tirée par les cheveux ? Demandez-moi alors quel avocat « Laurent Obertone » a choisi pour le défendre contre Mediapart ? Gilles-William Goldnadel, l’un des pontes du CRIF. Un pur hasard, sans doute…

Non, vous voyez, de « droite » ou de « gauche », on a vraiment l’impression que ce sont toujours les mêmes qui tirent les ficelles et qui occupent tout l’espace médiatique. En promotionnant qui délivre le message requis au bon moment. Et naturellement, en observant toujours l’omertà totale à l’encontre des autres. Ce qui n’est pas grave en soi. Mais au moins, il faut en avoir conscience pour ne pas mourir idiot.

 

03/04/2013

ALLEZ, ON L’INSCRIT POUR LE TOME 2 ?

 

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« Gilles Bernheim reconnaît avoir eu recours pour l'un de ses livres aux services d'un nègre qui a plagié divers ouvrages, dont Questions au judaïsme de Jean-François Lyotard.

Quarante Méditations juives (Stock, 2011) reprend des passages d'un livre d'entretiens donné par Jean-François Lyotard en 1996. Il confesse aujourd'hui au magazine l'Express une «terrible erreur». Gilles Bernheim a avoué qu'il avait eu recours à un nègre pour cet ouvrage-là, par manque de temps, dans un contexte où ses obligations ne lui permettaient pas de porter toute l'attention nécessaire à la rédaction d'un livre.  

«C'est la seule et unique fois que je me suis livré à un tel arrangement (…). J'ai été trompé. Pour autant, je suis responsable», affirme cet agrégé de philosophie, diplômé du séminaire israélite de France. Il ajoute: «Je demande pardon aux auteurs dont des textes ont été copiés, aux personnes qui ont lu ces méditations, ainsi qu'à mon éditeur qui n'était pas informé de l'existence d'un tiers.»

«Une réaction précipitée et maladroite »

Il regrette également avoir commencé par démentir les accusations du site Strass de la philosophie (étayées ensuite par l'auteur du blog de Jean-Noël Darde, Archéologie du copier-coller) qui avait relevé des similitudes entre son livre et celui du philosophe Jean-François Lyotard, Questions au judaïsme (DDB). Par la voix de son porte-parole, le Grand Rabbin Bernheim avait en effet publié un communiqué le 20 mars dans lequel il prenait acte de ces ressemblances mais les expliquait par le fait que ses Quarante Méditations juives s'inspiraient de cours qu'il avait donnés et distribués dans les années 1980, laissant entendre que c'est Jean-François Lyotard qui se serait inspiré de ses leçons. «Ma réaction devant la première évidence de plagiat a été émotionnelle, précipitée et maladroite, confie ce chevalier de la Légion d'honneur. Je l'analyse rétrospectivement comme du déni. Aujourd'hui, je le regrette.»

Dans son communiqué publié de Jérusalem où il se trouve actuellement (daté du 2 avril à 22 heures), le Grand Rabbin précise  « qu'il y aurait, dans ce livre, d'autres plagiats qui n'ont pas été identifiés à ce stade.» Dans un entretien donné à L'Express, Jean-Noël Darde, maître de conférences à Paris-VIII et auteur du blog Archéologie du copier-coller, avait en effet relevé d'autres emprunts putatifs, notamment à Charles Dobzynski et à Jean-Marie Domenach, deux écrivains catholiques.

Dès son retour à Paris, Gilles Bernheim a indiqué qu'il écrirait à Dolores Lyotard pour lui présenter ses excuses et toute l'admiration qu'il voue au philosophe du poststructuralisme. »

Source LE FIGARO

http://www.lefigaro.fr/livres/2013/04/03/03005-20130403ARTFIG00414-le-grand-rabbin-bernheim-reconnait-son-plagiat.php

 

28/03/2013

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