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05/10/2012

Le CRIF se lasse de "l'antisémitisme obsessionnel" de Jean-Marie Le Pen

Et nous, on se lasse de cette formidable houtspah qui consiste à prendre les goyim pour de parfaits abrutis ayant complètement oublié certains faits qui remontent à 1986. Explication de texte après la lecture du communiqué ci-après émanant du CRIF :

 

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« Dans une interview accordée à Minute à l'occasion du 40e anniversaire de son parti, le président d'honneur du Front national a évoqué, à nouveau, un "pacte" imposé par une organisation juive, cette fois-ci le B’nai Brith, qui « interdirait à la droite française tout accord avec le parti d'extrême droite ». Mensonger et absurde, pour les représentants de la communauté juive.

 

Pour Richard Prasquier, président du CRIF, ces déclarations sont le fait de "la sénilité ou d'un antisémitisme obsessionnel, probablement les deux. Cette vision conspirationniste du monde, c'est une caractéristique des antisémites, malheureusement c'est bien le cas de Monsieur Le Pen". Il demande même à Marine Le Pen de lui retirer le titre de président d'honneur du Front National. "Elle devrait lui demander de se mettre au garage, et de ne plus faire de déclarations aussi provocantes." Le B'nai B'rith, l'une des plus anciennes organisations représentant la communauté juive, a réagi via son président en France, Serge Dahan : "Tout ceci relève du mensonge et de l'absurdité. En aucun cas, le B'nai B'rith n'a la capacité ni la volonté d'imposer quoi que ce soit.". »

 

Source : http://www.crif.org/fr/revuedepresse/le-crif-se-lasse-de-lantis%C3%A9mitisme-obsessionnel-de-jean-marie-le-pen/32760

 

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Et maintenant, l’explication de texte : Le Pen n’est nullement sénile, on peut lui reprocher bien des choses, mais pas ça. Rappelons au CRIF qui a la mémoire courte pour certaines choses, mais très longue pour d’autres, les faits suivants :

 

En 1986, grâce au tripatouillage de scrutin de Mitterrand, 35 députés FN entrent à l’Assemblée nationale. La LICRA, le CRIF et Cie ne couinent pas car c’est pour le bon motif : emmerder la droite classique au maximum et continuer à assurer la gauche contre les bourrasques électorales. Chirac, qui espère se faire élire président en 1988, et s’imagine donc avoir un besoin vital du vote qui n’existe pas, ne risque pas de sortir des rails. Bien trop dangereux. Il promettra donc tout ce qu’ « on » voudra lui faire promettre.

 

Et ce qu’il a promis en l’occurrence nous est complaisamment révélé par le journal Le Monde, en date du 26 mars 1986 : sous le titre Inquiétude dans la communauté juive, on peut lire :

 

« Enfin, les associations B’nai B’rith « lancent un appel à la vigilance, attirent l’attention des partis de la nouvelle majorité contre toute tentation de vouloir reprendre les slogans extrémistes sur l’insécurité et les idées xénophobes à l’encontre des immigrés » et « rappellent aux représentants de ces partis leurs engagements pris, au cours des forums du B’nai B’rith, devant la communauté, déclarations reprises après proclamation des résultats du vote, de ne s’allier en aucun cas au Front national ».

 

C’est pourtant clair, non ? Alors, que le CRIF et le B’nai B’rith ne viennent pas la ramener aujourd’hui. Et qu’ils aient au moins l’honnêteté d’assumer ce qu’ils firent promettre en 1986 aux représentants de la « nouvelle majorité ».

 

Devant ce diktat, que firent Chirac et la cohorte des « responsables » politiques terrorisés à l’idée de la fatwa qui les frapperait, via les médias, en cas d’insubordination?  Ils s’aplatirent et rampèrent, comme d’habitude.

 

Pour « la communauté », l’essentiel était sauf : la droite restait divisée et la gauche triomphait. La gauche et les idées de gauche car avec Chirac, on restait dans le même trip.

 

On voit le résultat, aujourd’hui. Et s’ils dérouillent, qu’ils ne viennent pas se plaindre, en prime.

 

04/10/2012

DECES D’UN SURVIVANT DES SONDERKOMMANDOS

 

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Le CRIF nous apprend le décès de Shlomo Venezia, survivant des Sonderkommandos de Birkenau : « Cet homme extraordinaire que l’Histoire a épargné, mais que le destin a frappé durement est mort paisiblement dans la nuit du 30 septembre alors qu’il souffrait d’une grave insuffisance respiratoire, suite lointaine d’une tuberculose pulmonaire, conséquence de la déportation. »

 

Il allait avoir quatre-vingt-neuf ans.

 

Le 6 avril 2007, je parlais de la parution tardive de son livre de souvenirs en ces termes :

 

 

Un ouvrage intitulé Sonderkommando – Dans l’enfer des chambres à gaz, a été récemment  publié par Shlomo Venezia. Il est préfacé par Simone Veil, qui écrit notamment ceci : « Je lis de très nombreux récits d’anciens déportés qui me replongent chaque fois dans la vie du camp. Mais celui de Shlomo Venezia est particulièrement bouleversant puisqu’il est le seul témoignage complet que nous ayons d’un survivant des Sonderkommandos… La force de ce témoignage tient à l’honnêteté irréprochable de son auteur qui ne raconte que ce que lui-même a vu, sans rien omettre… Avec ses mots simples, Shlomo Venezia redonne vie aux visages émaciés, aux regards exténués, résignés et souvent terrorisés, de ces hommes, de ces femmes et des enfants qu’il croise une seule et dernière fois… »

Bon, moi, je veux bien, mais je me pose quand même quelques questions… Shlomo Venezia, juif italien né à Salonique en Grèce, est déporté à Auschwitz-Birkenau à l’âge de 21 ans. Il y restera du 11 avril 1944 au 26 janvier 1945, affecté aux Sonderkommandos, équipes de détenus juifs chargés de brûler le corps des victimes des chambres à gaz. Il survivra cependant à ses épreuves, ainsi que sa sœur, son frère et ses deux cousins, eux aussi déportés au même endroit.

Cet homme avait donc 22 ans en 1945. Il en a aujourd’hui 83. Pourquoi avoir attendu plus de soixante ans pour faire publier aujourd’hui ce qu’il n’a apparemment pas jugé utile ou nécessaire de faire connaître durant tout ce temps ? Et à cet âge avancé, jusqu’à quel point a-t-on encore le droit de faire une confiance totale à sa mémoire ? Surtout s’agissant d’un sujet aussi passionnel et de faits aussi anciens?

 

 

 

Je profite de ce post pour faire savoir à mes lecteurs que je travaille toujours à mon prochain livre. J’en ai encore pour un moment.

26/06/2012

Poutine dans le système … vous parlez d’un scoop !!!

 

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Vladimir Poutine se trouve actuellement en visite officielle en Israël accompagné d’une suite de 300 personnes. Visite hautement stratégique qui démontre essentiellement la volonté des Russes de ne plus laisser le terrain du Moyen-Orient et ses nombreuses possibilités aux seuls Américains.

 

Alors, oui, Poutine a fait hier la déclaration suivante à Netanya, lors de l’inauguration d’un mémorial dédié à la victoire de l’Armée Rouge sur l’Allemagne nazie :

 

« Il est inadmissible de refaire l'histoire, les générations futures devant connaître la vérité sur les héros de la Seconde Guerre mondiale

 

Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que les doctrines nazies criminelles, quel que soit leur déguisement, restent dans le passé, pour que les conclusions du Procès de Nuremberg soient toujours inébranlables. Il est de notre devoir de garder et de défendre la vérité sur la guerre, de nous opposer à toute tentative d'innocenter les acolytes du nazisme".

 

Et d’autres choses encore, bien douces à entendre du côté de Tel-Aviv.

 

Je lis sous la plume de certains qu’il s’agit-là d’une déclaration « atterrante ». Sans doute des personnes qui s’imaginaient, parce que les dirigeants russes semblaient s’opposer aux américano-sionistes sur certains dossiers comme l’Iran ou la Syrie, qu’ils s’opposaient au système tout court.

 

Je pense, moi, qu’il n’en est rien. La Russie de Poutine joue effectivement sa petite musique conforme à ses intérêts mais s’agissant du système global, ses dirigeants en sont partie prenante. Et totalement solidaires lorsqu’il s’agit de défendre la colonne vertébrale qui maintient l’ensemble. Il serait donc illusoire d’en attendre plus qu’ils ne peuvent donner.

 

Vous imaginez Poutine déclarer tout uniment qu’il faut dynamiter les conclusions de Nuremberg ? Il aurait bonne mine. Je suppose qu’il connaît bien son histoire récente, Poutine, et qu’il sait pertinemment le rôle qu’ont joué les Soviétiques, bien d’accord avec les Américains, dans le déroulement de ce procès fort étonnant. Le procureur chargé de juger les crimes nazis était soviétique alors que dans le même temps, les victimes de Staline se comptaient par dizaines de millions. Et Katyn ? C’est bien le tribunal de Nuremberg qui attribua sans sourciller le massacre aux Allemands, alors que l’on savait déjà à l’époque que c’était Staline qui avait fait le coup.

 

Ah non, Poutine n’a aucun intérêt à ouvrir cette boîte de Pandore empoisonnée… Il a au contraire tout intérêt, comme les autres, à bien la cadenasser.

 

Le jour où cette boîte explosera – et ça finira fatalement par arriver, même si nous ne sommes plus là pour le voir – ce jour-là le système sautera. Et pas avant. Car il s’agit du pilier central qui soutient tout l’édifice. Que ce pilier vienne à manquer et tout s’écroulera.

 

Mais il faut être naïf pour croire que Poutine pourrait se charger de ce boulot.

 

 

Si vous voulez en savoir un peu plus sur le procès de Nuremberg, je vous recommande la lecture d’un petit opuscule « La face cachée de Nuremberg » écrit par Mark Weber. Sûrement facile à trouver sur internet.

15/06/2012

MORT DU PHILOSOPHE ET ECRIVAIN ROGER GARAUDY

  

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à l’âge respectable de 98 ans, et après une vie fort bien remplie. Il est intéressant de lire l’article qui lui est consacré par le journal Le Monde (voir lien plus bas). Intéressant par l’usage des mots. J’ai été fascinée par la terminologie qu’emploie le journaleux en question, il ne doit même pas s’en rendre compte d’ailleurs, c’est de l’ordre du réflexe conditionné.

 

Donc, il fut un temps où Roger Garaudy était « fréquentable ». « Un temps où, déjà auteur d'une quarantaine de livres, il jouissait de la pleine respectabilité accordée aux intellectuels en vue ». Mais ça, c’était quand il était communiste. Conclusion imparable: on est forcément fréquentable quand on est communiste.

 

Hélas pour lui, il a commencé à se poser des questions gênantes sur les vertus du stalinisme. Ca le rendait déjà moins fréquentable.

 

Puis il a « sombré dans la négation du génocide hitlérien ». Evidemment, là, rien n’allait plus et ça a commencé à sérieusement chauffer pour lui. Conclusion : lorsque l’on s’intéresse à certaines questions interdites, on ne s’interroge pas, on n’utilise pas sa capacité de réflexion. Non, non, on sombre, on fait naufrage. Et on disparaît fatalement de la surface où s'ébattent les fréquentables. Intéressant.

 

Je ne vais pas refaire une notice nécrologique de ce grand bonhomme aux opinions bien arrêtées et assumées. D’autres l’ont fait et le feront avec talent.

 

Je me bornerai à rappeler ce que j’écrivais dans La France LICRAtisée sur les rapports inédits entre l’abbé Pierre et Roger Garaudy :

 

 

« Roger Garaudy et l’abbé Pierre

 

Les procès à répétition ne suffisent cependant pas à endiguer le flot des parutions révisionnistes. Face aux offensives répétées de ces derniers et à la fragilité évidente de certains témoignages, il faut imposer le silence coûte que coûte. Frapper plus fort et rendre le sujet shoah définitivement tabou. Ce sera le rôle assigné à la loi Fabius- Gayssot, votée en 1990. Cette loi n’empêchera pourtant pas l’ancien communiste Roger Garaudy de publier en 1995 un ouvrage retentissant, Les mythes fondateurs de la politique israélienne.

 

Il s’agit là d’un nouvel épisode particulièrement marquant de l’histoire du révisionnisme. Dès la parution du livre, tout l’establishment unanime se déchaîne contre lui. C’est qu’il a enfreint le tabou suprême : non seulement il remet en cause un certain nombre de vérités officielles concernant la shoah, qu’il replace dans le contexte meurtrier de l’époque, mais il se montre également très critique envers la politique d’Israël à l’égard des Palestiniens.

 

Le scandale est d’autant plus grand que Roger Garaudy se voit soutenu par… l’abbé Pierre, qui devient ainsi, à son corps défendant, le plus illustre des révisionnistes. Qu’est donc venu faire l’abbé Pierre dans cette galère ? Son crime est d’avoir accordé sa caution morale au livre de son ami « de quarante ans » et, devant le lynchage médiatique, d’avoir persisté et signé.

 

Naïveté ou provocation ? Dans un courrier de soutien à Garaudy, l’abbé Pierre écrit : « Il est tout à fait normal que nous ayons été portés à des exagérations après la guerre. J’étais encore à Auschwitz il y a six mois, là où l’on avait inscrit sur une plaque qu’il y avait eu quatre millions de morts. Puisqu’on est revenu aujourd’hui au chiffre d’un million, c’est que le chiffre de quatre millions était exagéré ».

 

Il est des comptabilités dangereuses. L’abbé Pierre ne va pas tarder à s’en rendre compte. Sommé par les institutions religieuses, politiques et morales du pays de se rétracter, il réaffirme au contraire son soutien à Roger Garaudy aussi longtemps que « les erreurs contenues dans son livre ne lui auront pas été démontrées » et propose de convoquer un colloque d’historiens avec les révisionnistes !

 

Une proposition qui se verra repoussée avec indignation : « Le jour où l’on accepte un de ces messieurs dans un débat public à la télévision ou dans un colloque d’historiens, ils ont gagné la partie, ils sont considérés comme une école. Il faut le leur refuser impitoyablement », dira Pierre Vidal-Naquet, historien fortement engagé dans la défense des droits de l’homme.

Autrement dit, il ne faut discuter qu’entre gens du même avis.

 

Tout comme Roger Garaudy, l’abbé Pierre est désavoué par l’establishment unanime et, suprême punition, se voit exclu du comité d’honneur de la LICRA !

 

Mais il ne sera pas, curieusement, poursuivi en justice comme les autres.

 

D’ailleurs, loin de faire repentance, il ne tarde pas à aggraver son cas. Dans une interview à Libération, il déclare : « C’est un terrain sur lequel un organisme comme la LICRA déclare d’une manière absolument dogmatique qu’il s’agit d’un sujet sacré et que toute recherche historique (…) n’est pas nécessaire. Ils n’acceptent absolument pas le dialogue, contrairement à Garaudy. Ils considèrent que le débat est clos. Qu’oser le rouvrir n’est pas possible. Par exemple, sur la question des chambres à gaz, il est vraisemblable que la totalité de celles projetées par les nazis n’ont pas été construites… mais mes amis de la LICRA me disent qu’avancer de telles affirmations, c’est contester la shoah. Ce n’est pas sérieux ».

 

Séjournant après ces péripéties en Italie, il confie à la presse : « L’Église de France est ensuite intervenue pour me faire taire sous la pression de la presse, inspirée par un lobby sioniste international».

 

Un lobby sioniste international, mais où va-t-il chercher tout ça ? »

 

 

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2012/06/15/mort-de-l-ecrivain-roger-garaudy_1718993_3382.html

 

23/05/2012

LES PRIORITES DE LA SNCF

"Jérusalem : la SNCF signe une convention avec Yad Vashem sur l'étude des conditions de déportation des Juifs de France pendant la Shoah"

 

 

"La SNCF avait annoncé en février avoir déposé des copies de l'intégrale de ses archives sur la Shoah au Mémorial de la Shoah à Paris, à Yad Vashem, et à l'Holocaust Museum à Washington. La SNCF a donc signé mercredi à Jérusalem avec le mémorial Yad Vashem une convention pour favoriser l'étude des conditions de déportation de 76.000 Juifs de France durant la Shoah.

 

"Le soutien de la SNCF contribuera à la partie française du projet de recherche intitulé Convois vers l'extermination: Base de données sur la déportation des Juifs pendant la Shoah", a indiqué Yad Vashem dans un communiqué. "Nous saluons cette contribution de la SNCF à cette recherche", a déclaré Avner Shalev, président de Yad Vashem, cité dans le communiqué. "La SNCF est fière d'apporter son soutien au grand projet de Yad Vashem pour la partie qui concerne la France", a déclaré Bernard Emsellem, vice-président de la compagnie, selon la même source."

 

 

Source: http://www.juif.org/antisemitisme-juif/172732,jerusalem-la-sncf-signe-une-convention-avec-yad-vashem-sur-l-etude.php

28/03/2012

ON N’EN A PAS ASSEZ ! ON EN VEUT ENCORE !!!

Mais oui, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Il faudrait commencer dès la maternelle, ça serait mieux !

Il y en a qui n’apprendront décidément jamais que le mieux est l’ennemi du bien et qu’à force de gonfler les gens …

 

 

« Mardi 27 mars 2012 : lancement du site internet « Enseigner l’histoire de la Shoah »

 

Les programmes scolaires officiels prévoient que l’histoire de la Shoah soit enseignée dès l’école élémentaire en CM2, puis approfondie à différents stades du parcours secondaire, général et technologique, en troisième et en première. Pour aider les enseignants dans leur mission, le Mémorial de la Shoah, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, a créé le site internet « Enseigner l’histoire de la Shoah ». Premier portail pédagogique sur l’histoire de la Shoah à l’intention des enseignants, il propose de nombreuses ressources pédagogiques et historiques, notamment des pistes pour la réalisation de séquences adaptées au niveau des élèves.

Ce site sera régulièrement mis à jour et permettra aux enseignants de disposer d’un outil de travail porté par une institution entièrement dédiée à l’enseignement de la Shoah.

Le soutien du ministère de l’Éducation nationale pour ce projet s’inscrit dans le cadre de la convention de partenariat signée en 2012 entre le ministère et le Mémorial.

Le site www.enseigner-histoire-shoah.org ouvre le 27 mars 2012, date symbolique marquant l’anniversaire du départ de France du 1er convoi de déportation pour Auschwitz, le 27 mars 1942. 

(…) 

Effectués en complément du cours d’histoire, les visites et voyages d’études en France et en Europe [ suivez mon regard …] permettent aux professeurs de confronter leurs élèves à différents sites historiques représentatifs de la destruction des Juifs. Cette rubrique recense les différents lieux qu’il est possible de visiter et donne des informations pratiques sur le financement et l’organisation des voyages. Afin de s’inscrire dans une démarche pédagogique, les voyages nécessitent un travail de préparation en amont et un travail de restitution dont des exemples sont proposés en ligne.

Outils et ressources

Le Mémorial de la Shoah met à disposition des professeurs une série d’outils et de ressources historiques pour la préparation d’un cours. Un lexique, des fiches thématiques, une chronologie historique de la Shoah, des cartes et de nombreux documents d’archives commentés sont consultables et téléchargeables. Des bibliographies, filmographies, sélections de sites internet ont également été réalisées pour permettre aux professeurs de trouver les ouvrages, textes et documents de référence pour aborder les thématiques qu’ils souhaitent dans le cadre du cours.

Formations

Différents séminaires de formation sont organisés à destination des équipes pédagogiques. Approfondissement de la connaissance de l’histoire de la Shoah et réflexion sur son enseignement dans une approche disciplinaire ou interdisciplinaire sont au cœur de ces séances. Cet espace présente l’offre disponible et propose également des articles d’historiens, de professeurs et pédagogues qui livrent leurs réflexions et leurs retours d’expériences autour de l’enseignement de l’histoire de la Shoah, un sujet en constante évolution et faisant l’objet de nombreux colloques, séminaires et publications.

Pour rester en contact

Une newsletter spécialement adaptée aux enseignants présentera régulièrement les actualités autour de l’enseignement et de la mémoire de la Shoah. L’inscription se fait sur le site via l’onglet « S’inscrire à la newsletter ». Pour toute question ou suggestion, il est possible de contacter l’équipe du site « Enseigner l’histoire de la Shoah » via un formulaire en ligne. Le graphisme et le développement informatique du site www.enseigner-histoire-shoah.org ont été assurés par la société LP active. Maîtrise d’ouvrage et conception éditoriale : Mémorial de la Shoah, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie association. »

Source :  http://www.crif.org/fr/actualites/mardi-27-mars-2012-lancement-du-site-internet-%C2%AB-enseigner-l%E2%80%99histoire-de-la-shoah-%C2%BB/30547

 

 

A propos de « gonfler les gens », ce n’est pas un propos en l’air, voyez plutôt :

 

« Une étude réalisée par l’Anti-Defamation League dans dix pays européens révèle la persistance de préjugés antisémites multiséculaires chez des millions d’Européens. Pourcentage de personnes interrogées qui ont répondu qu’il est "probablement vrai" que "les Juifs parlent trop de l’Holocauste":


Allemagne: 43%

Autriche: 45%

Espagne: 47%

France: 35%

Hongrie: 63%

Italie: 48%

Norvège: 25%

Pays-Bas: 31%

Pologne: 53%

Royaume-Uni: 24%

 

Et ils appellent ça « la persistance de préjugés antisémites multiséculaires » ! Face à ces dérives plus qu'inquiétantes, une seule solution, comme je le disais : commencer tout de suite à la maternelle. Et à la sortie, en faire un sujet obligatoire (et surtout éliminatoire) au bac. Pour le moins …

26/03/2012

LE JOURNAL D’ANNE FRANK

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Pourquoi revenir là-dessus aujourd’hui ? Tout simplement parce que ce document continue aujourd’hui encore sa belle carrière de best-seller, lecture quasi obligatoire pour tous les jeunes occidentaux. Un passage obligé, en quelque sorte, dans le long cheminement qui les mènera - avec un petit voyage à Auschwitz - à l’état de citoyens conscients du lourd héritage d’opprobre et de culpabilité qu’il leur faudra à leur tour endosser de gré ou de force. Comme le dit si bien Wikipédia : « Le livre est considéré comme l'un des piliers de la littérature de la Shoah et l'une des œuvres-clés du vingtième siècle. Le Journal d'Anne Frank est classé à la 19e place des 100 meilleurs livres du XXe siècle. Plus de 25 millions d'exemplaires du livre ont été vendus et il est traduit dans plus de 70 langues ».   

 

J’ai eu la curiosité, allez savoir pourquoi, de relire cette « œuvre-clé du XXe siècle ». Je l’ai donc commandée pour quelques petits euros sur internet dans la version publiée par Calmann-Lévy en 1950. Bien sûr, je l’avais déjà lu autrefois, ce fameux Journal, composé de lettres à une amie imaginaire. C’était déjà chaudement recommandé à l’époque. J’ai certainement dû être fort triste pour cette pauvre fille persécutée par les méchants Allemands. J’avoue que je n’en ai pas gardé un souvenir bien clair.

 

Par contre, je viens de le relire avec beaucoup d’attention et n’étant hélas plus écolière mais maîtresse de maison, cette fois j’ai été fortement impressionnée par le tour de force qu’a représenté cette claustration volontaire de huit adultes ou quasi adultes dans un espace relativement réduit et ce, durant vingt-cinq mois. J’avoue ne pas comprendre comment ces huit personnes entourées d’ennemis et/ou cernées par des voisins qui ne devaient surtout rien voir ni entendre, ont pu se ravitailler, se chauffer, évacuer leurs inévitables déchets, s’éclairer, j’en passe et des meilleures, et ce, non pas pendant huit jours, mais pendant un peu plus de deux ans. Et pas dans la cambrousse, mais au beau milieu d’Amsterdam. Même en tenant compte des quelques amis de l’extérieur qui aidaient, paraît-il, on a beaucoup de mal à y croire.

 

Mais là où j’ai carrément sursauté, c’est page 62, à la lecture de ce passage : « Si cela se produit déjà en Hollande, qu’est-ce que ce doit être dans les régions lointaines et barbares dont Westerbork n’est que l’antichambre ? Nous n’ignorons pas que ces pauvres gens seront massacrés. La radio anglaise parle de chambre à gaz. Peut-être est-ce encore le meilleur moyen de mourir rapidement. J’en suis malade » (lettre du 9 octobre 1942).

 

Et page 182, deuxième mention des chambres à gaz : « Je n’en crois rien. La radio anglaise a toujours dit la vérité. Admettons même que leurs émissions soient exagérées, ça ne vous empêchera pas de reconnaître la réalité. Car vous ne pouvez nier le fait que des millions de gens paisibles sont assassinés ou gazés sans aucun ménagement, en Russie aussi bien qu’en Pologne » (lettre du 3 février 1944).

 

Voilà donc une gamine de treize ans (pour la première lettre) et de quatorze pour la seconde, qui semble extrêmement bien informée. Qui sait, quoique enfermée dans son arrière-maison depuis octobre 1942, que les chambres à gaz fonctionnent et que « des millions » de gens sont gazés.

 

Très, très curieux. Elle était en tout cas bien mieux informée que Simone Veil qui ne faisait pas mystère, en février 1985, de son ignorance totale de la question, ignorance partagée par toute la population française à l’époque : « J’avais seize ans et demi lorsque j’ai été déportée de Drancy à Auschwitz avec ma famille. Après deux jours et demi de voyage en train, je suis arrivée à Auschwitz-Birkenau. C’était le 15 avril 1944. On nous a poussés hors des wagons, de nuit, sous la lumière d’immenses projecteurs. (…) Puis hommes et femmes ont été séparés. Nous ne croyions pas alors aux histoires de chambres à gaz. Pour nous, il ne pouvait s’agir que d’un effroyable mensonge ».

 

Pour Simone Veil, c’était donc un mensonge en avril 1944, mais une certitude pour Anne Frank en octobre 1942.

 

Karl Silberauer, le policier autrichien qui arrêtera finalement les huit reclus le 4 août 1944, après une dénonciation, fera des déclarations après la guerre. Lui aussi s’était étonné à la lecture du Journal : « Nous ignorions tous, expliqua Silberbauer, ce qui attendait les juifs. Je ne comprends surtout pas comment Anne dans son Journal pouvait affirmer que les juifs étaient gazés.»

 

Il y aurait encore bien des choses à dire et bien d’autres motifs d’étonnement, notamment l’écriture de ce Journal qui ne semble pas vraiment sortir d’une plume de treize-quinze ans, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais ça, c’est compréhensible. Daniel-Rops – de l’Académie française – nous explique les raisons de cette précocité dans sa préface (à mon édition de 1950) : « Anne Frank avait donc treize ans. Elle était jolie, le savait, sans attacher au fait une excessive importance. On l’imagine si bien, pour peu qu’on ait connu de ces très jeunes filles juives, en qui l’intelligence pétille avec une vivacité que n’ont pas souvent à leur âge les petites « Aryennes » : piquante, délibérée, sensible au point d’être impressionnable, déjà femme par maints côtés et cependant encore si véritablement enfant ».

 

Voici l’explication. Les petites « Aryennes » sont un peu lourdaudes, ce n’est pas de leur faute.

 

Si vous souhaitez en savoir un peu plus long sur tous les mystères soulevés par ce livre-clé du XXe siècle, je vous recommande fortement le lien suivant :

 

http://www.erichufschmid.net/HoloHoax/Anne-Frank-Faurisson-F.html

15/03/2012

VALERIE IGOUNET/ROBERT FAURISSON

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Marc Knobel, le commissaire politique du CRIF, se fend ce jour d’un long article pour nous révéler tout le bien qu’il pense du livre de Valérie Igounet paru ces jours-ci, ouvrage qui se propose d’offrir aux foules le « portrait » véridique d’un innommable nommé Robert Faurisson. Elle semble garder une sévère dent contre lui depuis l’époque, 2000, où elle avait publié une Histoire du négationnisme en France. Robert Faurisson sera sans doute touché, et honoré, de tant d’attention. Et d’un livre pour lui tout seul. L’auteur semble oublier que le mieux est l’ennemi du bien. Attention aux effets boomerang.

 

Sans vouloir entrer dans ce débat, je m’interroge quand même sur l’impérieuse nécessité de noircir des bouquins entiers pour démolir des thèses qui nous sont présentées comme autant d’élucubrations et de délires antisémites. En bonne logique, puisqu’elles sont si débiles, un haussement d'épaule devrait suffire. Avait-on besoin d’une loi pour cela ?

 

A la lecture de l’article de Knobel (lien ci-dessous), vous comprendrez que l’auteur est allée farfouiller dans le passé familial, professionnel, etc, de Faurisson, pour nous livrer un diagnostic imparable : c’est un fasciste et un antisémite. Y a même des gens de sa famille qui sont au Front national, c’est tout dire ! Bon, et alors ? On s’en fout, de ce qu’il est. Il a bien le droit de penser ce qu’il veut. Ou alors, c’est déjà défendu ? Occupons-nous plutôt des thèses qu’il défend et voyons si on peut les démolir une bonne fois pour toutes. Ce ne serait pas ça, l’important ? Et la vraie démarche scientifique de l’historien ?

 

Pour éclairer votre lanterne, vous trouverez ci-après un autre lien qui vous conduira au texte de l’entretien de Valérie Igounet avec Robert Faurisson, en date du 5 mai 2000.

 

http://www.crif.org/fr/node/30345

http://robertfaurisson.blogspot.com/2000/05/valerie-igounet-et-son-histoire-du.html

Et pour finir, voici quelques extraits des réponses de Mme Igounet lors d’un forum du Nouvel Observateur, en date du 26 janvier 2004 :

 

« Question de : Internaute

Pourquoi un débat public n'a-t-il jamais eu lieu en France entre historiens et négationnistes ?

Réponse : Il n'y a jamais eu de débat public en France parce que les historiens déconsidèrent et méprisent les négationnistes. On ne peut débattre avec des personnes qui utilisent le mensonge comme centre de leurs discours.

Question de : Internaute

Est-ce mépriser, dénigrer, insulter la communauté juive (pour le simple fait qu'elle soit juive) de contester l'existence d'un plan d'extermination de la population juive pendant la 2ème guerre? Pour faire court, est-ce antijuif?

Réponse : A votre avis ?

Question de : Internaute

Pour quelles raisons principales les négationnistes sont-ils des menteurs?

Réponse : Les négationnistes sont des menteurs parce que leur discours dépend, répond avant tout à leur idéologie. Le négationnisme n'a aucun fondement scientifique. On part du postulat : "Les chambres à gaz n'ont jamais existé" et on développe son pseudo-discours à partir de cet item.

Question de : Internaute

Vous n'êtes pas un peu politiquement correcte par hasard ?

Réponse : Vous croyez ?

Question de : Internaute

Lorsque les Temps Modernes parlaient, en juillet 1946, à propos du procès de Nuremberg, de "contes de bonne femme" et de "l'outrecuidance de vouloir prévenir le jugement de l'avenir", n'y avait-il pas déjà là un peu de révisionnisme ?

Réponse : Il faut savoir qu'à la découverte des camps nazis, l'ignorance était totale*. Il a fallu des années pour pouvoir avoir une idée précise sur ce qu'a été le génocide.

Question de : Internaute

L'holocauste a-t-il existé vraiment ? Pourquoi des condamnations sévères frappent-elles les historiens qui tentent de développer des thèses différentes ? Y a-t-il eu autant de morts Juifs ? Les chiffres cités faisant souvent l'objet d'âpres contestations.

Réponse : "Pourquoi des condamnations sévères frappent-elles les historiens qui tentent de développer des thèses différentes ?" Ce n'est pas parce qu'on prétend être historien qu'on l'est. Ces gens dont vous parlez sont tout sauf historiens.

Question de : Internaute

Le N° spécial du Nouvel Obs sur la Shoah n'apporte aucun élément susceptible de lever le doute. A votre avis, pourquoi ?

Réponse : Parce qu'il y a eu génocide.

Question de : Internaute

Peut-on, comme vous l'avez brillamment fait, retracer l'histoire du négationnisme sans se trouver parfois ébranlé par certains arguments, certaines dénégations de témoignages? Ou, au contraire, la fréquentation assidue de ces textes, de la récurrence systématique de leurs propos, contribue-t-elle à une certaine nausée INTELLECTUELLE?

Réponse : Avoir lu ces textes pendant des années m'a fortifié dans l'idée que ce discours repose sur un délire idéologique et il est évident que ce n'était pas une partie de plaisir.

http://tchat.nouvelobs.com/societe/forum_avec_valerie_igounet,20081210163422663.html

 

*Puisque l’ignorance était totale, ce qui est exact, pourquoi donc ne cesse-t-on jamais de faire néanmoins grief aux Français de leur soi-disant passivité devant le sort des juifs ?