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22/03/2007

17) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique « Extraits de La France LICRAtisée »

SES MOYENS D’ACTION – 17e extrait : VIVE L’IMMIGRATION MASSIVE ! (2)

medium_islam-burka.2.jpgLa version « lune de fiel »

Sous le titre « La laïcité dans les États arabes », le DDV fait, en avril 1975, le tour des constitutions des pays arabes pour conclure qu’il n’existe pas de laïcité dans ces pays, car elle est incompatible avec la doctrine traditionnelle de l’islam « qui confond largement l’État et la religion musulmane mais accorde aux minoritaires un régime de tolérance. Cette tolérance n’est jamais que relative. Elle dépend des circonstances. Le sort des noirs catholiques du Soudan massacrés par leurs concitoyens musulmans de Khartoum, celui des Kurdes d’Irak, la législation d’exception qui frappe les juifs dans plusieurs pays arabes et notamment en Irak témoignent des caractères que peut parfois revêtir cette « tolérance ».

L’article rappelle enfin les propos tenus par un professeur libanais lors d’une conférence en 1969 : « Foncièrement théocratique, l’islam est organiquement réfractaire à tout système politique ayant pour but la séparation de la religion et de l’État et donc à toute conception de laïcité dans le sens que l’on donne à ce mot en Europe ».

Voilà qui est clair. Il est vrai que le but de cette enquête est de démontrer que face à ces pays obscurantistes, Israël est, lui, laïque et démocratique. Et qu’il est donc exclu d’envisager, comme Yasser Arafat l’avait fait, la création d’un État où juifs et palestiniens vivraient côte à côte.

Pour Le Droit de Vivre, il règne plus de liberté en Israël que dans aucun autre pays arabe, et dans ce cas : « Pourquoi donc les citoyens d’Israël abandonneraient-ils leur liberté, qui est effective, en échange d’une liberté qui leur est promise par un État qui n’existe pas, et par des hommes qui n’ont prouvé aucune disposition particulière en vue de sauvegarder la liberté des juifs ?».

En 1978, le DDV fait la critique d’un nouveau titre de l’Encyclopédie du monde actuel – une collection éditée par le Livre de Poche – consacré aux Arabes. D’emblée il indique, le contraire serait surprenant, que le conflit israélo-arabe n’est pas présenté avec l’objectivité nécessaire et qu’il s’inspire souvent des thèses de l’extrémisme arabe. Sa critique se poursuit en ces termes:  « Si l’on montre les arabes, il faut les montrer tels qu’ils sont. On ne peut omettre d’analyser leur tentative d’asservissement du monde industrialisé par le chantage pétrolier. On doit montrer l’anachronisme et la cruauté de leurs systèmes sociaux : la législation barbare qui prévaut encore en Libye et en Arabie ; la conduite inhumaine qu’ils ont eue en 1967 comme en 1973, quand de nombreux prisonniers israéliens ont été torturés et assassinés en Syrie et en Egypte. On doit montrer le fanatisme religieux qui a conduit, notamment pendant les dix-neuf années d’occupation transjordanienne de Jérusalem, à la destruction de nombreux lieux saints juifs et à leur profanation systématique ».

En 1979, sous le titre « Des femmes et des moeurs », le DDV nous apprend que : « Comme chacun sait, maintenant, avec l’arrivée au pouvoir en Iran de la religion islamique, les femmes musulmanes ne sont pas à la noce. Obligation leur est faite de porter le voile, de se soumettre à la seule volonté de leur époux, de se consacrer uniquement et exclusivement à la tenue de leur maison et aux besoins de leurs enfants. Là où l’islam dirige les États, l’émancipation de la femme est devenue impossible ».

En 1980, c’est la critique du livre Le dhimmi – Profil de l’opprimé en Orient et en Afrique du nord depuis la conquête arabe, ouvrage écrit par l’historienne Bat Ye’or - pseudonyme de Giselle Littman – qui fournit une fois de plus l’occasion au DDV de mettre les choses au point : « L’un des mythes les plus tenaces colportés au sujet de l’islam et dont la propagande des pays arabes se sert abondamment, est celui de la tolérance dont auraient joui les non musulmans, notamment les juifs, en terres arabes (…) Basé sur des textes arabes et des témoignages d’époque, il [le livre, ndla] établit ce qu’a été véritablement la relation de vainqueur à vaincu que les musulmans ont imposée à tous les peuples ayant vécu, en quasi-esclaves, dans les pays qu’ils ont conquis par les armes, et aux individus qui n’ont pas embrassé l’islam. La loi réglant ces relations, le djihad, doit, selon l’islam, durer jusqu’au jour du jugement dernier ! ».

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21/03/2007

16) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique « Extraits de La France LICRAtisée »

SES MOYENS D’ACTION – 16e extrait : VIVE L’IMMIGRATION MASSIVE ! (1)

medium_immigr.4.gifFrères ennemis au Proche-Orient, mais frères en Europe

Il apparaît clairement à la lecture des DDV que juifs et arabes sont fondamentalement considérés comme frères. On y évoque à plusieurs reprises leur origine commune, les uns et les autres étant des sémites, c’est-à-dire des descendants de Sem, fils de Noé. Selon la tradition biblique, les arabes se seraient ensuite détachés à partir d’Ismaël, fils d’Abraham, et les juifs à partir d’Israël (autre nom de Jacob), petit-fils d’Abraham.

Ces considérations bibliques établies, et avant de développer le thème proprement dit de l’immigration, il faut prendre en compte deux aspects qui lui sont étroitement liés et qui permettent de mieux comprendre les actions et réactions de la LICRA :

– Il existe une double vision du monde arabo-musulman, selon qu’il est considéré sous l’angle des rapports avec l’État d’Israël ou sous l’angle de l’immigration vers l’Europe, et par voie de conséquence, il existe un double discours adapté à ces deux cas de figure

– L’assimilation, celle des juifs comme celle des arabes, est toujours condamnée en termes très virulents. Ce qui amènera la LICRA dans un premier temps à défendre bec et ongles le droit à la différence. Avant de se rendre compte de ses effets pervers, ce qui la conduira à infléchir quelque peu son discours.

Une double vision du monde arabo-musulman et un double discours : La version « lune de miel »

C’est la version destinée à faire accepter la poussée migratoire massive en direction, notamment, de la France et de sa communauté juive. Elle nous apprend, à travers les pages du DDV, que juifs et arabes ont généralement cohabité pacifiquement. Et qu’en tout état de cause, la situation des juifs a toujours été bien moins cruelle dans les pays arabes qu’en occident. Pas d’holocauste, peu de pogroms antijuifs dans le monde musulman. Rien à voir avec ce qui se passait dans cette Europe foncièrement hostile.

André Chouraqui, Français juif né en Algérie, installé ensuite en Israël où il devient maire-adjoint de Jérusalem, illustre parfaitement cette vision des choses dans ces propos tenus en avril 1969 et rapportés par Le Droit de Vivre : « La division est moins profonde qu’il y paraît. Nos deux peuples sont frères, nos langues sont jumelles, nos histoires, depuis la Bible, sont parallèles. Nous avons une même vocation : que notre Dieu, celui d’Abraham, devienne le Dieu des nations. En fait, depuis trois mille ans, nous avons vécu en symbiose : Hérode, le roi des juifs, était iduméen, c’est-à-dire arabe. Mahomet a pris son inspiration dans l’héritage biblique. Pendant tout le Moyen Age, les juifs ont vécu généralement en paix au milieu des arabes. Les pogroms eux-mêmes y étaient moins graves que les incidents entre tribus arabes. L’histoire des juifs dans ces pays ressemble à une idylle par rapport à ce qu’ils ont connu en occident, depuis les bûchers jusqu’aux fours crématoires ».

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22/02/2007

15) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique "Extraits de La France LICRAtisée".

SES MOYENS D'ACTION - 15e extrait: L'affaire Maurice Papon

medium_207665.jpgAncien secrétaire général de la préfecture de la Gironde de juin 1942 à août 1944, chargé des questions de police et des affaires juives, Maurice Papon poursuit après la guerre une carrière brillante, devenant préfet de police, député RPR, puis ministre du budget de Valéry Giscard d’Estaing de 1978 à 1981.

 

L’affaire éclate en mai 1981, entre les deux tours de l’élection présidentielle. Maurice Papon, âgé de soixante-dix ans, est brusquement accusé de complicité dans la déportation de 1 690 juifs de Bordeaux entre 1942 et 1944. Il est curieux de noter que ses homologues de Toulouse, Montpellier et Marseille, par exemple, ne seront pas poursuivis, alors que de chacune de ces villes partiront pourtant en moyenne 6 000 à 8 000 déportés, soit nettement plus que de la Gironde.

S’il est inculpé dès 1981, ce n’est pourtant qu’au terme de dix-sept années de batailles juridiques que son procès s’ouvrira enfin en 1997, dans un climat de lynchage médiatique intense. Maurice Papon avait demandé dès 1981 la constitution d’un jury d’honneur composé de résistants, dont fit notamment partie le R.P. Michel Riquet, membre de la LICRA. Le jury d’honneur parvint à une conclusion modérée, reconnaissant la qualité de résistant de Maurice Papon à partir de 1943, mais considérant qu’il aurait dû démissionner de ses fonctions en 1942. Le R.P. Riquet réagira en 1986 à une présentation faite par Le Droit de Vivre des conclusions du jury d’honneur, présentation qu’il juge « manipulatrice ». Il adresse donc au journal une lettre qu’il conclut en ces termes : « On peut avoir une idée différente au sujet de la démission que M. Maurice Papon aurait dû donner, mais il est certainement contraire à toute objectivité comme à toute équité de le poursuivre pour des crimes contre l’humanité qu’il n’a jamais commis ».

A la fin de 1991, pendant l’instruction, et dans le but d’alourdir encore le dossier Papon, la LICRA publie un communiqué rappelant sa responsabilité dans les événements de la nuit tragique du 17 octobre 1961 à Paris, pendant la guerre d’Algérie : « Souvenons-nous : le 17 octobre 1961, il y a trente ans, sur directives du préfet Maurice Papon, des milliers d’Algériens furent pourchassés dans les rues de Paris, matraqués, abattus comme du gibier, noyés dans la Seine ou arrêtés et torturés dans les commissariats. (…) Cet épisode sinistre de notre proche histoire, comparable à bien des égards à la Nuit de cristal en Allemagne nazie ou à la rafle du Vel’ d’Hiv, n’a laissé aucune trace dans la mémoire officielle… »

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18/02/2007

14) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique "Extraits de La France LICRAtisée".

SES MOYENS D'ACTION - 14e extrait: La loi antiraciste de 1972 (2e partie)

medium_chard171.3.gifLa loi autorise par ailleurs les organisations antiracistes ayant plus de cinq ans d'existence - ce qui est le cas de la LICA, évidemment - à se porter partie civile. Elles pourront désormais prendre l'initiative des poursuites. La LICA reconnaît modestement à son congrès de décembre 1972: "Le vote de cette loi consacre l'aboutissement de quarante-cinq années de lutte conduite à cette fin par l'organisation, ses militants, ses amis politiques et ses juristes". Juristes au premier rang desquels figure, il convient de le noter, Gérard Rosenthal, ancien avocat de Léon Trotski.

Grâce à cette loi, la LICA peut désormais poursuivre tous ceux qu'elle désigne comme racistes. Elle jouit du privilège exhorbitant de déclarer qui est raciste et qui ne l'est pas. Qui est antisémite et qui ne l'est pas. Elle peut distribuer à sa guise les bons et les mauvais points.

La liberté d'expression des opposants à l'immigration massive qui démarre à peu près à ce moment-là va se trouver considérablement restreinte, dans la bonne vieille tradition des méthodes de la gauche qui consistent à exclure et à diaboliser l'adversaire au lieu de débattre avec lui.

Cette loi marque véritablement une nouvelle étape dans la montée en puissance de la Ligue, qui ne se privera pas désormais d'user et d'abuser de son nouveau droit de se porter partie civile. Sous le titre "Conseil juridique", elle annonce dès octobre 1972: "Tous les adhérents et amis de la LICA qui ont éprouvé un acte relevant de la discrimination raciale seront heureux d'apprendre que, renouant avec une vieille tradition, la LICA assurera désormais une permanence juridique (...) Les conseils de nos juristes seront donnés tous les samedis après-midi de 14h à 16h dans nos bureaux, 40 rue de Paradis à Paris 10e".

D'innombrables procès vont suivre au fil des années. Il vaudra mieux désormais éviter d'émettre la moindre critique, même sur le mode humoristique. Cela va aller très loin et finir par instaurer un véritable filtre idéologique auquel les journalistes en tout premier lieu seront priés de se soumettre.(...)

La Ligue fait preuve d'une extraordinaire pugnacité dans les procès qu'elle intente: lorsqu'elle se voit déboutée une première fois, puis une seconde fois en appel, elle n'hésite pas à se tourner vers la Cour de cassation. Même lorsque l'affaire est, somme toute, mineure. C'est le cas à Dijon en 1983. Elle poursuit Pierre Jaboulet-Verchère, directeur de Beaune-Information pour incitation à la haine raciale en raison d'un tract "Je suis un arabe heureux" vantant les "avantages" dont bénéficieraient les maghrébins en France. Le tribunal correctionnel relaxe le prévenu. Espérant un "jugement plus éclairé" en appel, la LICRA perd cependant une seconde fois. Qu'à cela ne tienne, elle se tournera vers la Cour de cassation pour que l'affaire soit rejugée.

(dessin de Chard)

11/02/2007

13) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique "Extraits de La France LICRAtisée".

SES MOYENS D'ACTION - 13e extrait: La loi antiraciste de 1972 (1ère partie)

1972 est une année faste pour la LICA et la première année noire pour la liberté de pensée et d'expression en France, car cette loi va offrir à la Ligue un levier extrêmement puissant dont elle se servira sans relâche au cours des décennies suivantes.

Cette législation antiraciste, la LICA la réclamait depuis l'origine. Elle avait déjà obtenu en avril 1939 la promulgation du décret-loi Marchandeau, qui punissait les injures et diffamations racistes. Cependant, seules les personnes directement visées par les faits avaient la possibilité de déclencher l'action publique. Les associations en tant que telles ne le pouvaient pas. La LICA souhaitait beaucoup mieux. Elle va l'obtenir grâce à la ténacité de deux membres de son comité central, les sénateurs Gaston Monnerville, radical de gauche, et Pierre Giraud, socialiste, qui présenteront, défendront et feront voter la loi antiraciste. L'action de Gaston Monnerville, en particulier, membre de la première heure de la LICA et président du Sénat de 1948 à 1968, sera décisive en la matière.

Dans ses Mémoires, Jean Pierre-Bloch notera: "Juillet 1972 marque une date inoubliable dans l'histoire du combat antiraciste mené par la LICA. Le projet de loi réprimant le racisme est voté à l'unanimité par le parlement français. La nouvelle loi réclamée par la LICA depuis sa création et dont j'avais élaboré le texte avec Gaston Monnerville, avant la dernière guerre, alors que nous siégions tous les deux à la chambre des députés...".

C'est donc assez improprement que la loi de 1972 est appelée loi Pleven, du nom du garde des sceaux de l'époque. Le gouvernement ne souhaitait pas cette loi, considérant que la législation française était suffisante et que la Constitution assurait correctement l'égalité des droits et des devoirs de tous les citoyens. Il existait déjà de toute manière la loi de juillet 1881, qui réglementait la liberté d'expression dans la presse et en sanctionnait les abus. Le gouvernement ne prendra donc pas l'initiative de la loi, mais il laissera faire.

Il est vrai que l'année précédente, en 1971, il y avait eu l'affaire de la grâce accordée par Georges Pompidou au milicien Paul Touvier, grâce qui avait déchaîné les foudres de la LICA . Un rééquilibrage s'imposait-il?

La loi de 1972 crée un délit nouveau, celui de provocation au racisme: "Ceux qui, par l'un des moyens énumérés à l'article 23 (discours, cris, menaces, écrits, imprimés, affiches ou autres) auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance, ou de leur non-appartenance à une ethnie, une race ou une religion déterminée, seront punis d'un emprisonnement d'un mois à un an et d'une amende de 2 000 à 300 000 FF ou à l'une de ces deux peines seulement".

06/02/2007

12) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique « Extraits de La France LICRAtisée »

SES MOYENS D’ACTION – 12e extrait : L’arsenal des législations antiracistes se met en place

 

« Il s’agit de voter pour les antiracistes, de ne voter et faire voter que pour eux. Il s’agit de voter et faire voter contre tous les autres ! ». Tel est le mot d’ordre de la LICA apolitique aux électeurs lors des législatives de 1967. A peine élus, tous les députés reçoivent un questionnaire leur demandant notamment : « Croyez-vous que les lois actuelles soient suffisantes pour endiguer la résurgence du racisme et de l’antisémitisme dans notre pays ? ». Nous sommes en 1967 et que les Français aient à cette époque d’autres préoccupations qu’un supposé racisme ou antisémitisme importe peu ! L’essentiel n’est pas là. L’essentiel est de contribuer à créer un climat dont l’exploitation permettra de tracer le chemin du pouvoir pour la gauche, même si cet objectif apparaît encore lointain.

Pour y parvenir, il faudra travailler les esprits et arriver à accoucher, au forceps s’il le faut, d’une France nouvelle. Une France qui ne pourra cependant être vraiment nouvelle que si sa population subit des modifications sensibles. L’immigration de peuplement, essentiellement afro-maghrébine, sera donc à partir de ce moment-là systématiquement soutenue et encouragée.

Il était inévitable que cette pression immigrationniste rencontre des oppositions. Notamment de la part de la droite, par nature plus soucieuse d’identité et de cohésion nationales. Ou du moins dont on s’attendrait à ce qu’elle le soit.

Dès le départ, ces oppositions vont donc être délégitimées et même criminalisées. Toutes les questions sensibles vont sortir du champ politique, trop dangereux car il autorise le débat, pour entrer dans la sphère morale, forteresse à peu près inexpugnable dont la LICRA se fera gardienne vigilante. Seront désormais stigmatisés sous le vocable de racistes tous les opposants à ce qui deviendra très vite la pensée unique. Faute d’applaudir sans réserve à la multiculturalité obligatoire et au métissage – nouvel horizon radieux offert aux masses – on sera lynché et exclu de la vie publique.

Pour punir et dissuader les esprits forts, rien de plus efficace qu’un arsenal juridique renforcé. Celui de la France va vite devenir, en matière d’antiracisme, l’un des plus répressifs qui soient au monde. Il ouvrira toutes grandes à la LICRA les portes du combat judiciaire et très vite, dans la foulée, politique.

29/01/2007

11) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique "Extraits de La France LICRAtisée"

LE SECRET DE SON INFLUENCE - 11e extrait: La France est spécialement coupable (suite)

Mais pour que la dimension "morale" produise son plein effet paralysant, il était nécessaire que le débat se déplace. Les questions sensibles seront donc extraites du champ politique, qui a le tort de permettre l'expression d'opinions divergentes, et introduites dans une sphère qui n'admet, elle, aucune contradiction: celle de la défense obligatoire et inconditionnelle des droits de l'homme. Opération présentant le très grand avantage de délégitimer par avance toute velléité de débat.

Afin de verrouiller définitivement toute opposition, ce déplacement du champ politique vers le champ moral va logiquement s'accompagner de l'installation d'un arsenal juridique antiraciste extrêmement dissuasif, que la LICRA s'emploiera à inspirer et à imposer dès les années 1970. Il suffira désormais d'un rien pour se faire traiter de raciste et la définition qui en sera imposée - en gros, est raciste celui ou celle qui, pour défendre son identité, s'oppose à l'immigration massive de populations arabo-musulmanes et à l'implantation de l'islam en France - n'aura plus aucun rapport avec celle du petit Larousse.

Enfin, le Front national, lorsqu'il apparaîtra réellement sur la scène politique, en 1983, sous le premier septennat de François Mitterrand, sera largement instrumentalisé par la gauche, qui saura s'en servir comme repoussoir absolu et réussira à stériliser tous les suffrages qui se porteront sur lui en interdisant tout rapprochement avec la droite classique, au nom de l'antiracisme. Et de la démocratie.

L'influence de la LICRA va pleinement s'exercer dans ces différents domaines, fortement liés. Tous convergent, malgré les habillages moraux et humanitaires dont ils sont revêtus, vers un unique objectif commun aux différents partenaires: la conquête, puis la conservation du pouvoir. Ou tout au moins d'une très forte influence.

17/01/2007

10) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique "Extraits de La France LICRAtisée"

LE SECRET DE SON INFLUENCE - 10e extrait: La France est spécialement coupable

Oui, notre pays a participé à la shoah par l'intermédiaire du régime de Vichy et il va en payer le prix, en terme de culpabilité toujours renouvelée. La LICRA, qui ne cessera tout au long des années de rappeler la dette imprescriptible de la France à l'égard de sa population juive, va tirer l'essentiel de son pouvoir de ce sentiment de mauvaise conscience diffus dans le pays, mais présent surtout dans sa classe politique.

Elle veillera donc avec la plus scrupuleuse vigilance à ce que le noeud coulant placé autour de cette période complexe de notre histoire ne se relâche jamais, mais au contraire se resserre de plus en plus. Se plaçant elle-même, du fait de son ancienneté et de ses liens avec la Résistance, dans une situation d'arbitre moral incontesté, elle va définitivement et totalement diaboliser le régime de Vichy. Qu'elle va aussi, au mépris de toute vérité historique, systématiquement associer à la "droite". Cela lui permettra de disqualifier d'avance cette dernière et de la mettre à la merci de la gauche, qui lui dictera sa conduite et ses choix.

Entretenir sans relâche la culpabilité est une façon de se mettre à l'abri de futures mauvaises surprises, toujours possibles. Il n'en demeure pas moins que la meilleure assurance, aux yeux de la LICRA, est encore de voir son camp politique naturel, la gauche, arriver au pouvoir. Car la gauche est internationaliste, comme elle l'est elle-même, et extirper les racines, les identités, les appartenances, est l'essence même de son combat.

La LICRA, gauche "morale", va donc s'allier tout naturellement à la gauche politique et autres forces dites de progrès pour mener de concert, au nom de l'antiracisme et des droits de l'homme, l'offensive en faveur d'une immigration massive, considérée à juste titre comme le meilleur moyen de diluer une identité et une cohésion "nationales" jugées menaçantes à divers titres. Envers ceux qui s'y opposeraient, l'argument est tout prêt et imparable: ils sont forcément racistes, nostalgiques de Vichy, pire peut-être. En réalité, l'objectif est que la France se transforme en profondeur. Que sa population - et partant son électorat - se modifient dans un sens favorable à la gauche. Qu'elle devienne plurielle, de gré ou de force.

Dans ce jeu de rôles, chacun des partenaires saura fort bien utiliser les points forts et les spécificités de l'autre. La LICRA offrira la caution morale inattaquable, les partis et responsables politiques sauront, le moment venu, adopter les mesures favorables à l'objectif poursuivi.