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18/01/2010

PRENONS UN PEU DE HAUTEUR....

L'interview du philosophe Michel Serres qui suit n'a strictement rien à voir avec nos sujets habituels. Simplement, je suis tombée sur elle sur le site des Echos, l'ai trouvée très intelligente et pertinente et ai souhaité vous en faire profiter, au cas où vous ne la connaîtriez pas. Voici donc le point de vue de Michel Serres sur notre époque, en date du 24 août 2009:

 

"Michel Serres : " La société préfère son argent à ses enfants "

 

Pour vous qui affirmez n'être ni économiste ni financier et qui trouvez le discours économique trop envahissant, est-ce que cette crise a changé votre point de vue ?

Cette crise financière n'est qu'un des multiples feux rouges qui s'est allumé. Mais si on pense que c'est le seul, on se trompe. Citez-moi aujourd'hui, je vous prie, ce qui n'est pas en crise. Je suis universitaire ; j'enseigne dans de nombreuses universités dans le monde. L'université est en crise mondiale depuis vingt-cinq ans. La planète est en crise écologique ; tout le monde le sait. La santé, les hôpitaux sont en crise. Je ne vois pas de lieu de notre habitat qui ne soit pas dans une crise aussi considérable que celle que vous notez pour la finance et l'économie.

 

Est-ce que l'ampleur de la tempête de l'automne a modifié un peu votre vision ?

Si nous nous étions vus n'importe quand au cours des vingt-cinq dernières années j'aurais pu vous décrire l'ampleur de la tempête que subissent les instituteurs, les professeurs du secondaire et du supérieur. La génération a changé, le savoir a changé, la transmission a changé... Ce que nous avons subi dans l'enseignement est un tsunami de la même importance que ce que vous avez vécu dans la finance. La vôtre de crise a fait plus de bruit, mais la société n'a pas prêté au tsunami vécu par ses enfants une attention à la mesure de l'événement. Elle préfère son argent à ses enfants. Je me dis souvent que les gens ne se rendent pas compte de ce que vont être les prochaines générations adultes. Je vois l'importance de votre crise, les milliards en jeu, l'effondrement de certaines fortunes. Mais avez-vous conscience de l'effondrement des savoirs ? Il n'y a plus de latin, il n'y a plus de grec, il n'y a plus de poésie, il n'y a plus d'enseignement littéraire. L'enseignement des sciences est en train de s'effondrer partout.

 

Ce n'est pas une crise française celle-là non plus ?

Erreur colossale. J'enseigne aux Etats-Unis. L'effondrement est beaucoup plus important aux Etats-Unis. Tous les enseignements secondaires se sont effondrés. Tout le monde croit que c'est la faute de tel ministre. Elle a commencé en 1968 cette crise, elle était mondiale, elle reste mondiale. Vous voulez que je vous en donne une autre, de crise ? Nous étions 40 % d'agriculteurs parmi les actifs en 1900 et sur les 60 % autres combien de métiers étaient en liaison avec l'agriculture ? Aujourd'hui, en France, les agriculteurs sont moins de 4 %. C'est un autre tsunami gigantesque. Quand je suis né, nous étions un milliard et demi sur la Terre. Nous sommes sept milliards bientôt. Toutes ces crises ­débutent après la Seconde Guerre mondiale et commencent à se voir dans la décennie 1960-1970. Tout bouge en même temps : l'agriculture, la religion... Vatican 2, c'est l'amorce d'une crise formidable du catholicisme. On assiste à la précipitation des intégrismes dans la plupart des monothéismes. Il y a une crise du militaire. Il existe dans le monde une hyperpuissance - personne ne pourrait faire la guerre aux Etats-Unis - qui dépense 1.000 milliards pour une guerre contre un des pays les plus faibles du monde - l'Irak - et qui ne la gagne pas. C'est l'" Homo sapiens " qui s'est complètement transformé depuis cinquante ans. Ce n'est pas la société qui a changé, c'est la condition humaine. Regardez l'espérance de vie qui est passée en quelques générations de 30 ans à 75 ans. Beaucoup d'hommes atteignent la soixantaine sans avoir jamais souffert. Le corps a changé, le rapport à la nature a changé, le rapport à la naissance et à la mort a changé et rien n'a changé dans nos institutions politiques et économiques. Les institutions font comme si rien n'avait changé et vous ne voudriez pas que ce soit une crise ? Les politiques mais aussi les médias et les entreprises font comme si on était en 1950.

 

La faute à qui ?

C'est la faute des philosophes. Les philosophes n'ont pas vu l'ampleur des changements du monde. Pourquoi ? Parce qu'ils étaient engagés depuis Sartre dans la politique. On est pourtant dans une des périodes les plus passionnantes qu'on ait vécues. Je vois toutes les institutions comme vraiment des dinosaures

 

Notre actuel président est pourtant réputé moderne. Si on le compare au général de Gaulle par exemple. Qu'en pensez-vous ?

C'est la même chose. Je dirais même que le général de Gaulle était plus moderniste. Il a fait la Caravelle, la bombe atomique, le marché commun... Ce n'est pas parce que le piétinement est énervé que ce n'est pas un piétinement. Cela dit, je ne jette la pierre à personne ; il est extrêmement difficile dans une période comme celle-ci de voir la sortie. Je vois où on est mais je n'ai pas de solution à vous donner.

 

Après la crise de 1929, souvent évoquée à propos de la crise actuelle, il y a eu la montée des fascismes et la guerre. Vous exprimez souvent l'angoisse de la guerre dans vos livres.

J'ai écrit " La Guerre mondiale " pour pointer que la guerre que nous faisons aujourd'hui n'est pas une guerre entre les hommes mais la guerre que les hommes font au monde. Notre rapport à la planète est un rapport de terrorisme. Nous sommes en train de gagner cette guerre contre le monde, c'est-à-dire de la perdre.

 

Mais la guerre entre les hommes ? Vous semblez faire une grande confiance à l'idée que l'Europe nous protège.

Je suis né en 1930 d'un père gazé à Verdun et d'une mère qui a été la seule à se marier dans son collège parce que tous les fiancés possibles étaient morts. J'ai vécu 1936, 1940, la guerre d'Algérie, Suez.. Entre ma naissance et trente ans, ça a été la guerre, la guerre, la guerre... Mais, depuis, la France est en paix. Elle est en paix depuis plus de soixante ans, ce qui n'est jamais arrivé depuis la guerre de Troie. Je me souviens, à Stanford, un jour avant la guerre en Irak, j'avais découpé une photo d'un sommet de chefs de gouvernement que je montrais à mes étudiants : Bush junior, Blair et Aznar. Ces trois jeunes gens vont faire la guerre et ils n'ont jamais connu la guerre. C'est une nouveauté très importante.

 

Revenons à la guerre contre la planète qui commence à inquiéter beaucoup de monde.

Je crois que cette crise-là est vraiment nouvelle et que c'est elle qui va changer le monde. Si le changement passe quelque part, il va passer par là. C'est pour cela que j'ai beaucoup écrit là-dessus. Tout le monde a la conscience vive de l'importance du problème aujourd'hui.

 

Même aux Etats-Unis ?

Les Etats-Unis étaient en retard. Il y avait encore aux Etats Unis il y a deux ans des gens qui pensaient que l'écologie était un complot contre l'Amérique.

 

Quand vous en parlez devant vos étudiants aux Etats-Unis, vous avez des réactions très différentes de ce qu'elles sont en France ?

Quand on enseigne, il n'y a plus d'auditoires nationaux. C'est la composition du cocktail de nationalités qui varie...

 

Quand on vous lit, on a parfois l'impression que vous êtes favorable à la décroissance pour résoudre le problème...

Je ne sais pas, je ne suis pas sûr, mais j'ai envie de vous parler de la disparition des dinosaures. On adore discuter des raisons pour lesquelles les dinosaures sont morts. Mais c'est tout simple : ils ont disparu parce qu'ils croissaient. C'est leur taille qui les a tués. La vie ne peut pas excéder une certaine taille. On meurt de croissance. Montesquieu se demande quelles sont les causes de la décadence des Romains. Mais c'est tout simple. Les Romains ont été victimes de leur grandeur. La taille de l'Empire romain est devenue telle qu'il ne pouvait que s'effondrer. Dans l'économie, je ne sais pas, mais, dans la vie, croissez, croissez, vous périrez. C'est " Le Lion et le Moucheron " de La Fontaine. Le lion ne peut rien contre le moucheron. Une autre intuition sur notre rapport à la nature. Dans l'histoire des sciences, on voit bien qu'il y a des disciplines qui forment le centre de gravité du savoir à un moment donné. Avant, c'était la mécanique ; maintenant, ce sont les sciences du vivant. Demain, l'économie sera centrée sur les sciences du vivant et pas sur la mécanique. Cela, je peux le dire. Dépêchez-vous de changer vos investissements.

 

Vous accordez beaucoup d'importance au droit. Notre monde a beaucoup de problèmes de régulation : finance, droits d'auteur sur Internet...

Dans une société, il y a des zones de droit et des zones de non-droit. La forêt était jadis une zone de non-droit infestée de malandrins et de voleurs. Un jour, pourtant, un voyageur traversant la forêt de Sherwood constata que tous les voleurs portaient une sorte d'uniforme ; ils portaient tous un chapeau vert et ils étaient sous le commandement de Robin Hood. Robin, qu'est-ce que ça veut dire ? Celui qui porte la robe du juge. Robin incarne le droit qui est en train de naître dans un lieu où il n'y avait pas de droit. Toutes les lois qu'on veut faire sur les droits d'auteur et la propriété sur Internet, c'est de la rigolade. Internet est un lieu de non-droit comme la forêt dont nous parlions. Or un droit qui existe dans un lieu de droit n'est jamais valable dans un lieu de non-droit. Il faut que dans ce lieu de non-droit émerge un nouveau droit. Dans le monde de demain doit émerger un nouveau droit. Si vous voulez réguler le monde d'aujourd'hui avec le vieux droit, vous allez échouer, exactement comme on a fait sur Internet. Il faut attendre que dans la forêt d'Internet on puisse inventer un droit nouveau sur ce lieu de non-droit. Plus généralement, dans cette crise qui fait entrevoir un nouveau monde, ce n'est pas le droit ancien qui va prévaloir.

 

Vous avez écrit qu'il nous manque un droit de la Terre.

Oui, c'est cela que j'ai voulu dire en écrivant " Le Contrat naturel ". Pour avoir avec la planète non des relations de parasite mais des relations de symbiose, il faut passer contrat.

 

Vous n'imaginez pas une organisation internationale édictant ce nouveau droit ?

Je me souviens d'un dialogue avec l'ancien secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali. Chaque fois que je parle de l'eau, me disait-il, mes interlocuteurs me répondent qu'ils ne sont pas là pour parler de l'eau mais pour défendre les intérêts du pays qu'ils représentent. Tant qu'il y aura des institutions intergouvernementales, la Terre ne sera pas représentée. Regardez ce qui se passe pour les poissons. Nous discutons des quotas de pêche avec les autres pays européens pour en avoir le plus possible. Pendant ce temps les poissons disparaissent. Les poissons n'ont pas la parole. Eh bien, moi, je suis pour cette utopie, que les poissons aient la parole. Je voudrais une institution mondiale qui représente l'eau, la terre, le feu... le vivant. Il faudrait des savants qui aient fait le serment de ne pas représenter un pays, une idéologie, une entreprise... et qui représentent les poissons et l'air et l'eau. Les institutions internationales aussi sont peuplées de dinosaures. On a envoyé un politique pour représenter la France pour les pôles ! Vous rendez-vous compte ? J'aime beaucoup Michel Rocard mais il connaît les pôles comme moi le coréen.

 

Finalement, vous nous avez peu cité La Fontaine que vous aimez tant le faire. La situation économique ne s'y prête pas ?

Le patron d'une très grande banque française qui est mon ami m'a invité à déjeuner il y a quelque temps. Il était très ennuyé par cette crise. " Ecoute, lui dis-je, que les Américains aient fait tous ces prêts aventureux, je le comprends ; ils n'ont jamais appris à l'école "La Laitière et le pot au lait". Mais, toi, tu le sais que le pot va tomber de la tête à un certain moment. Pourquoi ta banque a-t-elle pris des risques pareils alors que tu le sais par coeur ? " Toutes les bulles crèvent. " La Laitière et le pot au lait ", c'est un raisonnement financier parfait. Elle raisonne exactement comme un golden boy."

 

Source: http://www.lesechos.fr/info/inter/300371103-michel-serres-----la-societe-prefere-son-argent-a-ses-enfants--.htm

13:46 Publié dans Entretiens | Lien permanent | Commentaires (4)

07/02/2007

Interview pour le blog de l'édition indépendante

Jean Robin, auteur du livre La Judéomanie, m’a demandé de répondre aux questions suivantes pour son blog consacré à l’édition indépendante (http://edition-independante.blogspot.com )

1.  Vous avez intitulé votre livre "La France LICRAtisée". Vous en déduisez qu'une simple association dicte sa politique à un pays plusieurs fois millénaire comme la France ?

Cette « simple » association est en réalité beaucoup plus que cela. Née en 1927 dans le droit fil de la révolution bolchevique, elle a travaillé étroitement avant la seconde guerre mondiale avec les communistes français dans le but clairement avoué d’importer les bienfaits de ladite révolution dans notre pays. Après la guerre, outre ses activités de gauche toujours poursuivies, la shoah lui a fourni le prétexte à une culpabilisation intense du peuple français et de sa classe politique « de droite », coupables à ses yeux d’avoir produit le régime de Vichy. Etroitement associée au monde politique tout au long de son histoire, cette « simple » association a su magistralement imposer ses diktats et ses choix. Et donc orienter très fortement la politique de notre pays.

2. Avez-vous soumis votre manuscrit à des maisons d'édition "établies" avant de le soumettre aux éditions Dualpha ?

Par « établies », je suppose que vous voulez dire « du système » ? Non, je n’ai pas soumis mon manuscrit à des maisons d’éditions du système car je savais fort bien que j’aurais perdu mon temps et mon énergie. Le système au pouvoir fait étroitement barrage aux vérités qui dérangent et seul un éditeur de combat pouvait accepter d’éditer mon livre.

3. L'antiracisme peut-il selon vous mener au racisme ?

Il faudrait commencer par définir ce que l’on entend par racisme. A partir du moment où les organisations dites antiracistes considèrent toute démarche de défense identitaire comme du racisme, on voit à quel point le sens réel de ce mot est dénaturé.
Cela dit, les outrances et le matraquage permanents de ces mêmes organisations, s’accompagnant d’une chasse aux sorcières impitoyable à l’encontre de tous les rebelles, ne peuvent à la longue que se retourner contre elles et leurs objectifs. L’antiracisme instrumentalisé au service des « droits de l’homme », droits systématiquement à sens unique – toujours pour certains et jamais pour les autres - engendre fatalement des tensions et exacerbe des pulsions regrettables. Mais compréhensibles.

4. L'antiracisme est-il selon vous le communisme du 21è siècle ?

N’est-ce pas ce que l’on a déjà dit à propos de l’islam ?
Je me méfie en général des formules qui veulent à tout prix faire entrer une réalité dans un moule préfabriqué. Je suis une pragmatique et à ce titre, je constate que, communisme du 21e siècle ou pas,  l’antiracisme a du plomb dans l’aile. Qui a dit qu’on pouvait mentir à tout le monde un certain temps, à quelques-uns tout le temps, mais qu’on ne pouvait pas mentir à tout le monde tout le temps ? Encore une formule, allez-vous me dire, mais je la trouve assez pertinente. Nous sommes hélas arrivés à ce stade où la situation du pays est si calamiteuse que malgré le bourrage de crâne permanent des médias et des politiques, les gens commencent quand même par se poser quelques questions… Je crois que l’antiracisme a mangé son pain blanc.

5. Comment vous est venue l'idée de proposer à Alain Soral de réaliser la préface de votre livre ?

Vous en connaissez beaucoup, des écrivains qui « en ont » suffisamment pour accepter d’apporter leur caution à un livre qui s’attaque à une des vaches sacrées du système, la toute-puissante LICRA ? Moi pas. Alain Soral avait à la fois le talent et le courage pour le faire. Et il l’a fait. Pour la petite histoire, je vous signale que dans un premier temps, j’avais demandé cette fameuse préface à un écrivain issu de la « communauté », qui passe pour plutôt indépendant. Il a prudemment refusé. Ce qui ne m’a guère étonnée.

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23/12/2006

Entrevue avec Anne Kling pour NovoPress

1) Anne Kling, vous publiez un livre au titre évocateur, La France LICRAtisée. Qu’est-ce qui pousse une femme à partir en croisade contre une officine aussi influente ?

J’ai constaté dans le cadre de mon combat politique la forte influence de la LICRA dans des domaines aussi sensibles et variés que la vie politique, la justice, l’éducation nationale. J’ai moi-même été victime de l’acharnement judiciaire qu’elle manifeste à l’encontre de tous ceux qui ne partagent pas ses dogmes, puisque j’ai été poursuivie en 2000, à son instigation, pour incitation à la haine raciale. J’avais commis le crime inexpiable d’évoquer dans un tract un lien possible entre immigration et délinquance des jeunes. J’ai été relaxée en 2001.
Par ailleurs, et assez curieusement, j’ai également pu constater dans le public en général, mais aussi dans nos propres rangs, une méconnaissance certaine de l’étendue et de la puissance de la capacité « d’action », dirons-nous, de la LICRA. Et pourtant, des décennies de pressions, vetos et diktats incessants de sa part ont largement contribué à façonner le visage de la France d’aujourd’hui. J’ai souhaité en savoir plus, découvrir la façon dont elle parvenait à des résultats aussi étonnants et, devant la quasi absence de documents sur la question, j’ai décidé de mener l’enquête moi-même.

2) Dans votre enquête sur la LICRA, avez-vous trouvé des révélations concernant cette structure au sein de laquelle se retrouvent bon nombre de professionnels du soi-disant antiracisme? Quelles furent simplement vos sources ?

Mais les écrits de la LICRA, tout simplement ! Quelles sources plus irréprochables et moins contestables pourrait-on trouver? La LICRA publie depuis 1932 un journal intitulé Le Droit de Vivre, véritable organe de combat dans lequel s’expriment toutes ses actions et réactions, thèmes et anathèmes. Il constitue une source précieuse et éminemment instructive. Je souhaitais au départ démontrer l’influence déterminante de la LICRA dans la vie politique française au cours des trente dernières années, qui ont marqué une véritable mutation de la France. Mais je me suis vite rendue compte qu’il fallait démarrer cette enquête bien plus tôt, car les racines de son pouvoir étaient en réalité beaucoup plus anciennes. Les circonstances de la création de la LICRA sont passionnantes et très éclairantes pour la suite des événements. Elle a été créée en 1927 dans le droit fil de la révolution bolchevique d’octobre 1917, par des communistes de la première heure. C’est donc tout l’historique de ce pouvoir que j’ai commencé par retracer. J’ai ensuite examiné l’action plus directement contemporaine de la LICRA à partir de 1967, date qui inaugure une nouvelle période de notre histoire : de profonds bouleversements s’annoncent pour notre pays et au plan international, la guerre des Six Jours va entraîner de fortes évolutions au sein de la communauté juive mondiale, qui influenceront à leur tour l’action de la LICRA.

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15/12/2006

Jeune Alsace - Entretien avec Anne Kling

medium_alsace.jpgAnne Kling, vous venez de faire paraître une enquête au pays de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme. Quelles sont les raisons qui vous y ont poussée?

En 2000, j’ai été poursuivie sur dénonciation de la LICRA pour incitation à la haine raciale à propos d’un tract évoquant un lien possible entre immigration et délinquance des jeunes. J’ai été relaxée, mais j’ai pu constater en cette occasion, et plutôt douloureusement, le très fort pouvoir exercé en France par la LICRA. Un pouvoir qui fait d’elle, depuis des décennies, le partenaire quasi obligé du monde politique, de la justice et même de l’éducation nationale. Etonnant, non ? Comment une « simple » association, que ses statuts qualifient d’apolitique, peut-elle réussir à exercer pareil pouvoir ?

J’ai souhaité en savoir un peu plus sur une officine aussi puissante, et me suis aperçue qu’à part quelques hagiographies publiées par la Ligue elle-même, il n’existait en réalité aucun ouvrage documenté sur la question. J’ai donc décidé de mener l’enquête moi-même. Elle s’est avérée en tous points passionnante et instructive. Elle m’a menée en droite ligne jusqu’à la révolution bolchevique de 1917, la LICRA ayant été créée en 1927 par des communistes de la première heure. Ce qui projette, vous en conviendrez, un éclairage singulièrement révélateur sur l’action qu’elle mènera avec constance à partir de ce moment-là.

Dans la préface qu’il vous accorde, l’écrivain Alain Soral écrit : «…Pour en revenir à la LICRA, en fonction des valeurs qu’elle affiche et qu’elle prétend défendre, là on se situerait plutôt dans l’exploitation…de la crédulité humaine ! C’est d’ailleurs la vertu de ce livre, et son sérieux, de l’expliquer très bien. » Au-delà de l’exploitation d’une telle crédulité, que doit savoir le grand public qu’il ne sait pas encore sur la LICRA ?

Le grand public sait de la LICRA ce qu’il est autorisé à croire. C’est-à-dire ce que les médias relaient à longueur de colonnes. Des médias qui, je ne vous apprendrai rien, sont très majoritairement à gauche en France. Ou ralliés à la pensée unique dominante et au politiquement correct imposé, ce qui revient strictement au même. Pour l’essentiel, le combat LICRA/médias est donc commun : imposer aux esprits les dogmes internationalistes et anti-identitaires propres à la gauche pour les faire accéder au pouvoir. Car il faut savoir que depuis sa création, bien avant la seconde guerre mondiale, la LICRA n’a jamais cessé de mener un véritable combat politique, quoique bien dissimulé par le rideau de fumée de l’antiracisme.

Elle a ainsi soutenu de toutes ses forces l’immigration de peuplement arabo-musulmane et imposé une série de lois liberticides pour empêcher toute contestation. Tout comme elle a systématiquement diabolisé les partis défenseurs de l’identité, au point de les expulser purement et simplement de la vie publique. Encore une fois, elle a parfaitement réussi à mener à bien ce véritable programme politique en s’abritant derrière l’affichage neutre d’une association « apolitique » et « non-confessionnelle », uniquement préoccupée de morale et de défense des droits de l’homme !

Que sait le grand public de la réalité de ce combat mené avec opiniâtreté – et pleine réussite - depuis des décennies? Rien ou pas grand-chose. Cela dit, en matière d’ignorance et de crédulité, la LICRA n’est de loin pas seule en cause. On pourrait remplir une encyclopédie avec tout ce que l’on cache soigneusement aux Français. Finiront-ils par ouvrir un jour les yeux ?

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13/12/2006

Union des Patriotes Alsace

Entretien avec Anne Kling

 Anne Kling, qui vient d'écrire son premier ouvrage "La France LICRAtisée" a accepté de répondre à nos questions sur son livre et sur l'Union des Patriotes en Alsace.

medium_aaannekling.jpg

Anne Kling, du RPR à diverses formations de la droite nationale ou identitaire, ou autrement dit du système à la résistance, pouvez-vous nous décrire votre parcours politique, et surtout quelles ont été les raisons de votre évolution?

C’est pourtant vrai que j’ai débuté au RPR…J’ai l’impression d’une vie antérieure…Vous avez parfaitement résumé la situation : j’ai parcouru en quelques années la route qui mène du système à la résistance. Ce qui me permet d’autant mieux de comprendre comment le système arrive à intoxiquer les Français. Songez que j’ai adhéré au RPR en 1995 parce que je croyais qu’il était à droite ! Toute mon éducation politique était à faire. J’ai relativement vite compris que ce parti fonctionnait curieusement et je l’ai quitté en 1998. A ce moment-là j’ai rejoint La Droite de Charles Millon, qui ressemblait à un espoir. Cet espoir a vite été déçu car le système tout entier s’est acharné sur Millon qui n’était malheureusement pas de taille à résister. Mais La Droite avait eu l’intelligence de nouer des contacts en dehors de Paris et c’est ainsi que j’ai rencontré Robert Spieler et son mouvement régionaliste. Enfin de vrais combattants ! Bien que n’étant pas régionaliste moi-même, j’ai travaillé avec eux, et sur ces entrefaites, la LICRA a jugé pertinent de me poursuivre en justice pour incitation à la haine raciale. C’était en 2000, et franchement, en cinq ans, j’avais eu le temps de comprendre comment le système fonctionnait, et au bénéfice de qui !

Pour la petite histoire, je précise que j’ai été relaxée en 2001.

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