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28/09/2010

UNE RESCAPEE DE 98 ANS TEMOIGNE

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Le CRIF nous apprend hier qu’Eva Golgevit, "résistante M.O.I. [main d’œuvre immigrée], rescapée des camps de la mort, signera son livre Ne pleurez pas mes fils" au cercle culturel yiddish du Farband, à Paris, le 6 octobre prochain. 

Bien. Vous lirez ci-après le communiqué de l’officine, qui reprend en fait la préface du livre, signée Maxime Steinberg :

 

« La solidarité est au cœur de la vie d’Eva.

Cette femme juive d'origine polonaise, au dynamisme peu commun, s’est toujours investie dans ce sens. Dès septembre 1940 à Paris, où elle s’est mariée et a donné naissance à son premier fils, elle s’engage dans le groupe Solidarité, section juive du mouvement de résistance communiste de la MOI (Main-d’œuvre immigrée). Au même titre que ces héros de la Résistance, son arrestation est le résultat de filatures des Brigades spéciales françaises.

 

Emprisonnée, comme la majorité de son réseau, elle est déportée par le convoi n° 58 du 31 juillet 1943.  Son groupe est soudé par un double lien de solidarité et d’amitié. À son arrivée à Auschwitz début août 1943, elle est projetée dans l’un des lieux les plus terrifiants et abjects de cet enfer : le Block 10 où les nazis pratiquaient des « expériences médicales » sur des cobayes humains. Durant dix mois, elle parvient cependant à échapper au pire, physiquement et psychiquement. C’est encore grâce à sa force morale et aux complicités qu’elle suscite qu’avec quelques camarades, elle sort de cet enfer, puis de celui de Birkenau où s’achève alors l’extermination massive des Juifs de Hongrie. Après environ trois mois, Eva parvient à être transférée dans un camp annexe d’Auschwitz, Rajsko (ferme agricole expérimentale), dans lequel les conditions de survie sont relativement moins dures. En janvier 1945, devant l’avancée de l’Armée rouge, les nazis procèdent à l’évacuation des camps entraînant dans leur fuite éperdue les survivants de cet enfer. Avec ses deux camarades encore en vie, Eva aura survécu à trois « marches de la mort » qui la mèneront aux camps de Ravensbrück et de Malchof. Au-delà des horreurs dont elle témoigne dans son récit, Eva livre à ses fils et au lecteur un chant d’espoir empreint de cette foi en la vie dont elle ne s’est jamais départie. »

 

Cette femme a aujourd’hui … 98 ans. Je pense que comme moi ses tribulations à Auschwitz à partir de début août 1943 jusqu’à la libération du camp en janvier 1945 vous auront remplis d’admiration. Quelle chance dans la malchance ! D’abord résister dix mois à ce terrifiant block 10. Puis échapper à Birkenau pour réussir à se faire transférer dans une ferme agricole expérimentale !

 

Ce qui m’étonne un peu, c’est qu’elle ait attendu un âge aussi avancé pour faire connaître une histoire si peu banale. L’explication tient peut-être au fait qu’elle n’a pas réellement écrit ce livre, qui a été suscité par d’autres, car au détour de l’un ou l’autre site, on apprend fortuitement que  « Ce témoignage a été recueilli par Jean Golgevit et Annie Rapoport Rayski, mis en forme par Claudette Krynk. »

 

Voilà donc au moins trois personnes à être intervenues sur ce témoignage basé sur des souvenirs remontant à bientôt 70 ans. L’éditeur du livre se trouve être la Fondation pour la mémoire de la shoah. Justement, le CRIF présentait la directrice adjointe de la Fondation, Gabrielle Rochmann, dans la même lettre électronique. Mme Rochmann y déclarait sans penser à mal: « Comme vous le savez, notre dotation provient de la restitution des fonds spoliés aux Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec les intérêts de cette dotation, nous finançons d’une part le Mémorial de la Shoah, d’autre part des projets examinés à travers 5 commissions : Solidarité, Histoire de l’Antisémitisme et de la Shoah, Mémoire et Transmission, Enseignement de la Shoah et Culture juive. »

 

Oui, vous avez bien lu : avec les intérêts de cette dotation. Et pourtant, il paraît qu'il y a des rescapés qui fouillent les poubelles en Israël pour subsister (http://www.un-echo-israel.net/Quand-les-rescapes-de-la-Shoah ).

 

Pour finir, car nous aimons aller au fond des choses, voici ci-après un portrait d’Eva Golgevit trouvé sur le site mémoire-net (mémoire locale et seconde guerre mondiale). J’ai particulièrement apprécié la phrase : « Eux, communistes juifs, savent ce que sont Hitler et son régime. » En 1939 ! Par contre, dans le même temps, ils continuaient d’admirer « l'URSS, premier pays à avoir établi le socialisme ». Pays mirifique où, bien entendu, aucune atrocité n’avait été perpétrée jusqu’en 1939!!!

 

En tout cas, n’oubliez pas d’acheter le livre, sinon on va encore vous accuser de manquer d’un certain gène …

 

« Lorsqu'Hitler prit le pouvoir, Eva était âgée de 20 ans et venait d'arriver à Paris après maintes péripéties d'un exode pénible. Comme des milliers d'autres émigrés, chassés vers la France par la crise économique et les dictatures, elle était hantée, ainsi que les siens par la misère et la crainte de l'expulsion, démunis qu'ils étaient de papiers et de logement. 

 

Dans son quartier, elle milite sous un pseudonyme. Elle assiste aux meetings, collecte du lait, de l'argent et des médicaments pour les Républicains espagnols.

Elle participe également à la formation qui assure la sécurité des camarades juifs transitant par la France pour rejoindre l'Espagne. Eva a une grande admiration pour l'URSS, premier pays à avoir établi le socialisme. Aussi, le 3 août 1939, c'est la stupéfaction: le Pacte germano-soviétique... Eux, communistes juifs, savent ce que sont Hitler et son régime. Peu après, lorsque le parti communiste français est interdit, la presse clandestine communiste juive se retrouve hors la loi.

 

Mais une solidarité effective existe et, durant la drôle de guerre, des groupes clandestins se constituent et réussissent à imprimer des journaux en yiddish. Vient la débâcle. La France est occupée. Eva dont le mari est prisonnier se retrouve seule avec son fils. On demande aux juifs de se faire enregistrer. Déjà, elle s'organise pour lutter. Avec des femmes non communistes, elle s'occupe de Solidarité dont l'une des missions est de prendre en charge les femmes juives restées seules avec leurs enfants, souvent totalement démunies, car nombre d'hommes ont été arrêtés et déportés avec l'accord de Vichy. En 1942, les hommes commencent à être expédiés vers Auschwitz, et le 27 mai est décrétée l'obligation de porter l'étoile jaune pour les personnes d'origine juive. Puis, le 15 juillet, c'est le Vel d'Hiv.

 

La Résistance

 

Une fois son fils en sécurité, elle enlève son étoile jaune, quitte son domicile pour aller chez une amie, membre de la Résistance juive qui lui propose de faux papiers. C'est ainsi qu'elle devient belge et se nomme Gisèle Moreau. Elle est désormais en pleine illégalité et assume la fonction d'agent de liaison. Les autres femmes juives avec qui elle milite ne se contentent plus de participer à des actions de masse: elles travaillent avec les groupes F.T.P.-M.O.I., transportent des armes, agissent directement parfois. Ainsi trois jeunes femmes F.T.P-M.O.I. vont faire sauter des véhicules allemands dans les garages, à proximité de l'Ecole militaire.

 

Elles seront prises dans une rafle au métro Porte d'Orléans, les poches pleines de grenades à main. L'une d'elle, Hélène Kro, est reconduite chez elle où l'on procède à une perquisition. Or des camarades doivent y arriver dans quelques minutes. Que faire pour les alerter ? Menottes aux poignets elle se jette par la fenêtre du cinquième étage en hurlant. Elle avait 29 ans et un enfant qui en avait cinq...

 

L'arrestation et la déportation

 

Eva est arrêtée en juillet 1943 avec soixante-neuf de ses camarades de "Solidarité" devenu l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide. Elle est déportée à Auschwitz... »

 

Sources : http://www.memoire-net.org/etran/etran12.html

http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid...

28/04/2010

LA BAGATELLE DE « QUELQUE 60 MILLIARDS DE DOLLARS »

Dans L’industrie de l’holocauste, paru en français en 2001, Norman Finkelstein nous dit beaucoup de choses, dont nous allons extraire les deux paragraphes suivants, tirés du chapitre intitulé La double extorsion. Car ces deux paragraphes éclairent de façon intéressante l’article qui suivra :

 

« A l’origine, l’expression « survivants de l’Holocauste » désignait ceux qui avaient subi le terrible traumatisme du ghetto puis du camp. On estime à 100 000 le nombre de ces survivants à la fin de la guerre*. Aujourd’hui leur nombre ne peut guère dépasser le quart de ce chiffre. Comme ceux qui avaient souffert dans les camps se voyaient décerner la palme du martyre, bien des Juifs qui avaient passé la guerre ailleurs se sont fait passer pour des survivants des camps. Il y avait à cela un autre motif puissant, d’ordre matériel celui-ci. Après la guerre, le gouvernement allemand a versé des indemnités aux Juifs des ghettos et des camps. Beaucoup de Juifs se sont fabriqué un passé qui leur donne droit à figurer sur la liste des réparations **. « Si tous ceux qui se prétendent survivants le sont réellement – se demandait souvent ma mère – on se demande qui Hitler a bien pu tuer ».

 

* Henry Friedlander, « Darkness and Dawn in 1945 : The Nazis, the Allies, and the Survivors”, in US Holocaust Memorial Museum, 1945 – the Year of Liberation, Washington, 1995, pp. 11-35

** Voir par exemple Tom Segev, The Seventh Million, p.248

 

“La question des réparations est un moyen unique pour comprendre le fonctionnement de l’industrie de l’Holocauste. Comme on l’a vu plus haut, l’Allemagne, alignée sur les Etats-Unis dans la guerre froide, fut vite réhabilitée et l’holocauste nazi rapidement oublié. Pourtant, au début des années 1950, la République fédérale, après négociations avec des institutions juives, signa des accords pour l’indemnisation des victimes. Sans guère de pressions extérieures, elle a versé à l’heure actuelle quelque 60 milliards de dollars. »

 

Ce qui nous amène à l’article suivant, paru ce jour. A voir la façon dont le gouvernement traite ces « survivants », ou « rescapés », qui seraient au nombre de 270 000, on peut se demander s’il est tellement convaincu de leur « qualité » si je puis dire. Mais comme leur utilité est ailleurs, difficile pour ce même gouvernement de ne pas faire un petit geste, que voici :

 

« Déblocage pour les rescapés de la Shoah

 

La commission parlementaire de la Constitution, la Justice et la Loi vient de lever l'interdiction sur le transfert des noms et autres données à la Caisse nationale de santé concernant les rescapés de la Shoah. Des milliers de personnes vont ainsi pouvoir recevoir une aide financière et des réductions en matière de santé dans les prochains jours, d'après un porte-parole du ministre des Affaires sociales.

 

Cette décision fait suite à l'insistance du président de la commission parlementaire des finances, Moshé Gafni, auprès du gouvernement. Il s'était exprimé devant la commission, deux semaines plus tôt, en faveur de la redistribution des allocations aux survivants de la Shoah.

 

 

50 millions de shekels alloués à 80 000 personnes

 

 

Cette aide a été mise en place par le gouvernement deux ans plus tôt. Toutefois, en raison de la lourde bureaucratie et de plusieurs désaccords au sein des ministères de la Santé, des Finances et des Affaires sociales, les bénéficiaires n'ont toujours rien perçu. Les ministres concernés sont enfin parvenus à un accord début avril. La somme administrée aux 80 000 survivants s'élève à 50 millions de shekels par an. Cela comprend la prise en charge des soins et du matériel médicaux à hauteur de 90 %.

 

 

Selon une étude de l'Institut Meyers Brookdale, publiée en 2009, de nombreux rescapés de la Shoah souffrent de problèmes cardiaques et de désordres psychologiques chroniques en raison de leur expérience. Et beaucoup de traitements sont aujourd'hui très mal couverts par la Caisse de santé.

 

 

D'après les récents chiffres officiels, 270 000 rescapés vivraient aujourd'hui en Israël. Certaines organisations non-gouvernementales (ONG), estiment qu'un tiers d'entre eux vivent en-dessous du seuil de pauvreté, survivant grâce à la seule pension de l'Etat et quelques aides supplémentaires. Ils doivent ainsi parfois choisir entre s'acheter de la nourriture ou des médicaments. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1271934545469&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

14/04/2010

UNE CAMPAGNE DECHAINEE

La hache de guerre est bel et bien déterrée. La parenthèse Jean-Paul II est refermée. Entre le Vatican et les organisations juives, c’est désormais l’affrontement ouvert. Enfin, disons plus exactement que ces dernières lancent toutes leurs munitions contre le pape et l’Eglise. Et les accusations ne font pas dans la dentelle, vous allez voir.

 

Nous aussi, nous sommes pour que les historiens puissent étudier toute cette sombre période sans pressions et sans exclusive. Pas seulement certains épisodes valorisants ou utiles.

 

 

 « Le secret se lève peu à peu… »


« L’Allemagne tente d’empêcher la publication de documents sur la manière dont Adolf Eichmann a réussi à s’enfuir en Amérique du sud.
Le BND (Bundesnachrichtendienst), les services de renseignements allemands, semblent vouloir bel et bien sauver l’honneur du Vatican et du régime nazi en empêchant que soient ouvertes certaines archives sur Adolf Eichmann rassemblées dans un impressionnant document de quelque 4 500 pages.

Ces archives, qui selon certains spécialistes contiendraient tous les noms de ceux qui ont aidé de nombreux nazis à fuir après la guerre, ont été récemment " mises au secret " et interdites d'accès pour cinquante années supplémentaires. En fait, certains de ces documents capitaux démontreraient comment l’Allemagne et le Vatican ont ensemble organisé la fuite à l'étranger des responsables nazis. Mais si le BND assure avec tant d'insistance que ces archives ne renferment " aucune preuve de ce genre ", alors pourquoi ce nouveau décret adopté par le gouvernement de Berlin allongeant d'un nouveau demi-siècle le secret planant sur la mémoire si douloureuse et gênante relative à cette époque… ?

« Une grande partie des renseignements contenus dans ces archives proviennent de sources étrangères et s'ils sont publiés un jour, explique un officiel allemand, les agences de renseignements étrangères ne voudront plus partager leurs informations avec l’Allemagne de peur que leurs propres sources soient divulguées ». Or, la plupart des historiens, journalistes et juristes connaissant cette affaire ne sont pas convaincus par cet argument… Et ce, alors que le tribunal administratif de Leipzig étudie leur requête demandant la levée immédiate du secret pesant sur ces archives.

Ainsi, selon le journaliste Gabriele Weber, ces dossiers montreraient clairement qu’Eichmann, “ l’architecte de l’Holocauste ”, n’a pas du tout fui en Amérique latine par ses propres moyens : beaucoup de fonctionnaires auraient été soudoyés en Allemagne et à l'étranger, et ces documents montreraient en détail le rôle précis joué par le Vatican.
« Il y a de bonnes raisons de croire qu’Eichmann a reçu l’aide de l’Allemagne, de certains hauts fonctionnaires italiens et du Vatican », prétend-il.

Cette évidente responsabilité du Vatican ne constitue guère une surprise pour rabbi David Skolsky, le directeur des Archives de la Shoah à Bné-Brak (Ginza'h Kiddush Hachem : « Après tout, nous savons tous que le Vatican a commis des crimes pendant toute cette période, et il n’est pas surprenant d’entendre que le soutien se soit étendu aussi aux chefs nazis en fuite », remarque-t-il. Et d'ajouter que le rabbin Moché Prager, z”l - le fondateur de " Ginza'h Kiddush Hachem ", a lui-même écrit plusieurs articles sur le rôle du Vatican.

Esther Farbstein, qui est conseillère aux archives de Bné-Brak, a précisé quant à elle qu’il était important de faire la différence entre le Vatican " en général ", qui avait pour politique de ne pas aider les Juifs persécutés, et les églises qui ont souvent agi seules ici et là : « En France et en Belgique, les églises ont ainsi parfois organisé des plans de sauvetage de Juifs pourchassés par les S.S., la gestapo et les forces nazies ». Selon elle, le Vatican n’est pas intervenu pour arrêter les massacres, et c’est justement dans les régions les plus profondément catholiques comme la Slovaquie, qu'on a enregistré la plus vaste collaboration locale avec les nazis.

Au Vatican, on répète à ce sujet que le " Saint Siège " et le fameux pape Pie XII n’avaient aucune influence sur les nazis. Mais en Hongrie par exemple, l’opposition du Vatican aux massacres de masse a eu un effet certain, même si cet appel a été prononcé bien trop tard…

Comment Eichmann s’est enfui…

On sait qu'Adolf Eichmann était le responsable en chef de toute la logistique de la " Solution finale ". C'est en 1946 qu'il fut arrêté par l’armée américaine sous le faux nom d'Otto Eckmann. Mais il a pu ensuite s'échapper et il est parvenu à se cacher un certain temps en Allemagne même. Puis Eichmann a quitté l’Allemagne en 1950 pour l’Italie, se présentant comme un " réfugié " sous le nom de Riccardo Klement.
Avec l’aide de Rome et de l’évêque allemand Aloïs Hudal, qui était connu pour aider les nazis à échapper à la justice européenne, Eichmann obtint ensuite du Comité international de la Croix Rouge un " passeport humanitaire " et un visa pour l’Argentine. Il passera donc dans ce pays une quinzaine d'années, parfois même sous son vrai nom : il y fondera même une famille et travaillera à l’usine VW. Or en 1960, une équipe du Mossad fut envoyée à Buenos Aires avec l’ordre de le kidnapper et de le ramener en Israël pour y être jugé. Il sera pendu le 31 mai 1962 après avoir été condamné pour " crimes contre l’humanité ".

Les " ratlines "…

L’évêque allemand Aloïs Hudal avait joué un rôle-clé pour aider les nazis à se procurer des passeports afin de s’enfuir par les " ratlines ", ces fameuses routes et autres " voies d'évacuation " vers des lieux sûrs en Amérique du sud, comme l’Argentine, le Paraguay, le Brésil et le Chili. D’autres trouvèrent aussi refuge aux États-Unis, au Canada ou dans tout le Moyen-Orient.

Aloïs Hudal était le recteur de l’Institut " Pontificio Istituto Teutonico Santa Maria dell Anima " à Rome, un séminaire pour prêtres autrichiens et allemands. Or après la fin de la guerre, il sera nommé en 1944 comme représentant du Vatican pour s’occuper des " détenus civils " parlant allemand en Italie. C'est sous les instructions personnelles transmises par le pape Pie XII qu'il a ensuite fait transférer de nombreux responsables nazis en Amérique du sud, grâce notamment à " Caritas ", une organisation catholique de charité couverte par la Croix Rouge…

Hudal était un ami proche de Walter Rauff, l'inventeur des chambres à gaz mobiles. Il l’aurait aidé personnellement, ainsi que 30 000 autres criminels nazis - dont Eichmann et Franz Stangl, le sinistre commandant du camp d'extermination de Treblinka - à fuir l’Europe avec des passeports du Vatican.

Après la guerre, Franz Stangl - qui s’était fait remarquer et désigner comme le " meilleur commandant de camp " pour son efficacité barbare en Pologne - a été capturé par les Américains après la guerre. Il fut remis aux Autrichiens et transféré, fin 1947, vers une prison civile ouverte à Linz d’où il est sorti. Il s’est ensuite retrouvé en Italie avec Gustav Wagner, l'un des commandants du camp de Sobibor, justement grâce à Hudal et son réseau du Vatican qui leur auraient fourni de faux passeports pour se rendre au Brésil.
Le " Saint-Siège " s'obstine à nier tout cela, mais de l’aveu même de Stangl recueilli par Gitta Sereny, une historienne de la Shoah, c’est Hudal en personne qui l’a aidé. Stangl a ainsi expliqué qu’il était allé chercher lui-même l’évêque Hudal, dont il avait entendu qu’il aidait efficacement les responsables allemands en fuite. Et de fait, Hudal lui a trouvé un logement à Rome, puis des papiers, de l’argent et un passeport de la Croix Rouge avec un visa pour la Syrie, où l’évêque a continué à lui envoyer de l’argent et lui a même trouvé un emploi dans une usine textile.

Un autre nazi, Erich Priebke - l'un des responsables des massacres des grottes Ardeatine à Rome en 1944 où 335 Italiens, dont 75 Juifs, furent assassinés de sang froid -, a lui aussi explicitement mentionné ce prêtre.

En 1946, Priebke a réussi à s’enfuir d’un camp anglais de prisonniers au nord-est de l’Italie et a rejoint Rome. Il a raconté à la journaliste du quotidien italien " La Repubblica ", Emanuela Audisio, que Hudal lui avait fourni un faux visa pour gagner Buenos Aires, ce qui a été reconnu par l’historien du Vatican, le père Robert Graham SJ…
Hudal a également aidé le sinistre " docteur de la mort " du camp d’Auschwitz, Josef Mengele, et aussi les chefs nazis Aloïs Brunner, Klaus Barbie - entre autres responsable du camp de détention de Drancy près de Paris - et aussi Edward Roschmann, surnommé " le boucher de Riga ". Grâce à ses services zélés, d’autres nazis ont pu trouver refuge en Italie. Dans ses mémoires, Hudal raconte d'ailleurs sans aucune gêne comment il leur a fourni à tous des faux papiers !

Dans leur fort intéressant livre intitulé " Unholy Trinity " (" Une Trinité fort peu sainte "), les historiens Mark Aarons et John Loftus écrivent que Hudal a été le premier prêtre catholique à s’occuper de si près des criminels nazis. Selon eux, c'est suite à des articles très critiques parus au début des années 50 dans la presse nationale italienne qu'il a été ensuite forcé à démissionner de ses fonctions ecclésiastiques en 1953.

 

 

Le réseau croate…

Un autre réseau était celui qu'animaient des prêtres de Croatie dirigés par le père Krounoslav Draganovic. Cette organisation était très sophistiquée avec un QG. établi à Rome au séminaire " San Girolamo degli Illirici ".
À ses débuts, cette " ratline " devait fournir de l’aide aux membres du mouvement pronazi des Oustachis de Croatie, dont Ante Pavelic, le cruel dictateur croate, avait lui-même bénéficié. Rappelons que les collaborateurs directs des nazis que furent les Oustachis ont commis des atrocités innommables pendant la Shoah, comme l’assassinat de plus d’un demi-million de Juifs et de Serbes en Croatie.

L'existence et le mode de fonctionnement de cette " ratline " de Draganovic étaient en fait un " secret de polichinelle " au sein de la communauté des services internationaux de renseignements, tout comme à Rome… Mais quand le délégué spécial britannique dépêché au Vatican, Francis Osborne, demanda à Domenico Tardini, un haut fonctionnaire du Vatican, d’autoriser la police militaire britannique à fouiller les institutions de Vatican installées même en dehors du territoire du Saint-Siège à Rome, Tardini a refusé en niant obstinément que l’Église catholique ait protégé des criminels de guerre…

Cependant en 1947, l’agent spécial de la CIA, Robert Clayton Mudd, devait rapporter que des membres du cabinet oustachi de Pavelic Ustacha habitaient encore soit à San Girolamo, soit au Vatican même. Après avoir réussi à infiltrer un agent dans le monastère de San Girolamo, Mudd a pu confirmer la présence de nombreux membres oustachis qui attendaient leurs papiers et des visas pour l’Amérique du sud.
Précisons enfin que cette " ratline " du père Draganovic a chaque fois été mentionnée par tous les historiens sérieux du Vatican.

 

 

Qui payait ces réseaux ?

En fait, les historiens de la Shoah ont prouvé que le coût de cette fuite organisée des criminels nazis avait été payé… par leurs victimes !
En effet, le fameux " trésor " d'or des Oustachis - évalué à 80 millions de dollars - était constitué par les biens que les membres de cette milice avaient volés à leurs victimes avant de les assassiner. Les traces de cet argent ont été retrouvées au grand camp de concentration croate où environ 700 000 Juifs et Serbes ont été massacrés.
Cet or fut conservé dans la Banque du Vatican et a servi à payer les circuits d'évacuation de ces " ratlines ". William Bill Dorich, un journaliste américain qui a déposé une plainte contre la Banque du Vatican, déclare à ce propos : « Les nazis se sont enfuis en Argentine avec l’or qu’ils ont arraché des dents de ma famille ! ».

D'autres témoins ont raconté que l’or oustachi avait été transporté dans dix gros camions vers Rome au monastère franciscain Saint Jérôme, où le leader croate Ante Pavelic, s’était lui-même caché après la guerre.

D'ailleurs courant 1986, le gouvernement américain a dévoilé que le Vatican avait lui-même organisé la fuite en Argentine de Pavelic et de 200 de ses proches conseillers. Avant de fuir ainsi l'Europe, ces fascistes se cachaient dans des églises en se déguisant en prêtres - Pavelic s’est ainsi enfui déguisé en prêtre catholique, d'autant que de nombreux prêtres catholiques croates furent eux-mêmes des membres des Oustachis. On sait aussi que les aumôniers de l’armée croate incitaient à la violence contre les Juifs et que pendant toute la guerre, l’Église a appuyé le gouvernement fasciste de Pavelic.

Au sein du monastère franciscain de Sirkoï Brijeg, des journalistes ont pu filmer un sanctuaire secret en l’honneur des Oustachis. Une plaque dédiée aux moines qui avaient été membres de cette organisation pronazie a été filmée dans un grand sanctuaire aux murs recouverts de photos de soldats oustachis, certains habillés en uniformes nazis. Ce sanctuaire a certes disparu par la suite, mais la preuve de son existence est restée sur les cassettes vidéo tournées sur place, ce qui a servi comme preuve pour déposer une plainte contre la Banque du Vatican concernant la curieuse " disparition " de l’or oustachi…

Peu à peu toutes sortes de preuves historiques apparaissent les unes après les autres pour montrer le rôle réel que jouèrent le Vatican et l'Église catholique pendant la guerre. Reste à savoir si l’Allemagne acceptera à présent d’ouvrir au public les 4 500 pages capitales de documents relatifs à cette période. »

 

Source : http://www.hamodia.fr/article.php?id=989

11/04/2010

«Nouvelles subventions pour les survivants de la Shoah»

« Le gouvernement a l'intention d'approuver, dimanche lors du conseil des ministres, une série de mesures qui réduiront le montant de la facture d'électricité mensuelle des survivants de la Shoah. C'est ce qu'a fait savoir, vendredi, le ministre des Infrastructures nationales Ouzi Landau.

 

 

L'accord a été adopté entre le ministère des Infrastructures nationales et le Premier ministre, Binyamin Netanyahou. Il prévoit pour les milliers de survivants vivant en-dessous du seuil de pauvreté jusqu'à 50 % de subventions sur leurs factures d'électricité. Selon un porte-parole du ministère, Netanyahou a déjà donné l'approbation préliminaire à la réforme - qui vient en prévision du jour de commémoration de la Shoah (lundi) et sera mise en œuvre sous 45 jours avec l'assistance du ministre des Affaires sociales, Isaac Herzog, et l'accord du ministère des Finances.

 

 

7 000 rescapés vivent dans la précarité

 

 

"Nous parlons d'un pas important dans le domaine de l'humanitaire", a déclaré Netanyahou. "Le gouvernement a la responsabilité d'aider les survivants de la Shoah et de faire tous les efforts nécessaires pour prendre soin d'eux comme il se doit." Il ne s'agit que d'une réforme parmi toute une série prévue par le gouvernement pour améliorer les conditions de vie des survivants, a-t-il ajouté.

 

 

La semaine dernière, le ministère des Affaires sociales a annoncé la mise en place de subventions couvrant jusqu'à 90 % des besoins de santé des rescapés. Cette réforme comprend notamment des coûts réduits sur les soins dentaires, les lunettes, les appareils auditifs et les services personnels.

A l'heure actuelle, près de 80 000 survivants de la Shoah vivent en Israël, dont 7 000 dans la précarité. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1270724841513&a...

 

 

Le 6 avril, effectivement, je rapportais le premier train de mesures en faveur des rescapés de la shoah et m’interrogeais sur l’affectation des fonds énormes qui ont été débloqués au cours des années par différents pays, notamment l’Allemagne, « pour les survivants de la shoah ».

 

 

Un exemple parmi d’autres : la Conférence pour les réclamations matérielles des Juifs contre l'Allemagne - connue sous le nom de Conférence des réclamations - s'est réunie à Berlin à la mi-mars. Cette fois, une  somme de 91 millions d'euros a été négociée lors de la rencontre annuelle avec le ministre allemand des Finances.

 

 

Gregory J. Schneider, vice-président exécutif de la Conférence des réclamations, a fait part au Jerusalem Post des objectifs-clés de cette année : assurer une augmentation des services de soins à domicile et le paiement de pensions pour permettre aux survivants de la Shoah de vivre dans la dignité.

 

 

Julius Berman, président de la Conférence des réclamations a rappelé que "la priorité absolue est de continuer à obtenir des fonds pour aider les indigents, les victimes juives de la Shoah, vulnérables pendant les dernières années de leurs vies. Ces victimes doivent savoir que la Conférence des réclamations les assistera aussi longtemps qu'ils en auront besoin. »

 

 

Les victimes ne semblent pas vraiment avoir vu la couleur de tout ce pactole à juger par leur état de pauvreté actuelle.

Autre point curieux : le 6 avril 2010, l’article que je rapportais faisait état de 270 000 survivants de la shoah vivant en Israël.

Cette fois, on parle de « près de 80 000 survivants de la Shoah vivant en Israël ». Une grosse différence, quand même.

« L'antisémitisme : un sentiment en hausse »

C’est du moins ce qu’affirme le Congrès juif européen. Carrément 100% d’augmentation, à l’en croire. Et le pire : « Les actes de violences de 2009 ont été perpétrés par des individus d'origine arabe ou musulmane. » Des individus d'origine arabe ou musulmane ? Ce ne serait pas légèrement raciste, ça, comme formulation? Je me trompe ? A votre avis, faut-il alerter la LICRA ? Elle a tout prévu : vous verrez plus bas le début de son formulaire de dénonciation (tout en demeurant anonyme, c’est plus prudent).

 

« A la veille des commémorations de Yom Hashoah, les experts en étude de l'antisémitisme ont présenté des données faisant état d'une hausse de 100 % des actes antisémites. L'accent est mis sur la délégitimation du peuple juif et de l'Etat hébreu en Europe.

Le Congrès juif européen ainsi que l'Institut Stephen Roth pour l'étude du racisme et de l'antisémitisme contemporains à l'Université de Tel-Aviv ont publié un rapport conjoint sur l'état de l'antisémitisme dans le monde.

 

"Je déclare la guerre aux criminels sionistes". Les campagnes de délégitimation de l'Etat hébreu sont de plus en plus importantes chez les opposants à Israël.

Selon cette enquête, 2009 était la pire année en termes de manifestations antisémites de ces vingt dernières années. Les plus mauvais élèves apparaissent être le Royaume-Uni, la France, suivis par le Canada.

 

Le Dr Moshé Kantor, président du Congrès juif européen explique : "Quand il s'agit des Juifs ou de l'Etat juif, les deux extrêmes fonctionnent tel un miroir dans leur expression de la haine et dans leur envie d'éliminer l'influence et la présence juives (...) De façon surprenante, certaines de ces organisations qui s'opposent sur d'autres sujets, s'unissent au contraire dans leur haine des Juifs et d'Israël."

 

Bien que l'extrême-droite demeure une force significative dans la perpétration d'actes antisémites, les actes de violences de 2009 ont été perpétrés par des individus d'origine arabe ou musulmane.

 

Une hausse qu'il faut, selon le Dr Moshé Cantor, entamer par le biais d'un changement dans les discours, une lutte des dirigeants au pouvoir, et l'éducation. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1270724842368&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

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07/04/2010

ENCORE DE L’ARGENT PUBLIC BIEN EMPLOYE

Ce n’est pas le contribuable français qui va payer, mais le néerlandais. Il n’en demeure pas moins étonnant de vouloir aujourd’hui remettre en place des baraquements que l’on avait volontairement démantelés dans les années 1970. Et pour la modique somme de 10 à 20 millions d’euros, on ne sait pas au juste. Mais qu’importe ! Est-ce que l'argent compte dans ce cas?

 

Il n’empêche qu’à ce tarif-là, ces baraquements vont coûter plus cher que des châteaux. Il y a peut-être des mal-logés, même aux Pays-Bas, qui seraient heureux de bénéficier de la même sollicitude publique, non ? Et puis d’ailleurs, ils vont venir d’où, ces baraquements qui avaient été « démantelés » ? Bizarre.

 

 

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« Le camp de déportation de Westerbork va retrouver ses baraquements »

 

« 107 000 des 140 000 juifs vivant aux Pays-Bas y ont transité avant leur déportation vers les camps de concentration : le camp de Westerbork, entièrement démantelé dans les années 70, va retrouver certains de ses anciens baraquements. « Beaucoup de jeunes visiteurs, en arrivant ici, sont déçus car il n'y a presque plus rien à voir », explique Albert Gilbert, coordinateur de projet au « Centre du souvenir » de Westerbork. Une clairière de 25 hectares parsemée d'arbres et de pans de murs, une maison délabrée, celle du commandant, et 90 mètres de voie ferrée aux extrémités recourbées vers le ciel sont quasiment les seuls vestiges du camp de transit.

 

Durant la Seconde guerre mondiale, entre juillet 1942 et septembre 1944, 93 trains sont partis de Westerbork pour Auschwitz, Sobibor, Bergen-Belsen et Theresienstadt. Ils transportaient 107 000 juifs. Seuls 5 000 d'entre eux ont survécu. Au centre du camp, 102 000 pierres rouges, une étoile de David en métal sur chacune d'elle, rendent hommage à ceux qui ne sont pas revenus, comme Anne Frank, morte à 15 ans à Bergen-Belsen. Huit baraquements au moins devraient retrouver leur emplacement d'origine d'ici 2013. Leur retour, financé principalement par l'Etat, devrait coûter 10 à 20 millions d'euros.  « Grâce aux baraquements, ceux de l'époque, pas des reconstitutions, nous voulons retrouver l'esprit du camp », souligne Albert Gilbert. Le camp de Westerbork accueille 400.000 visiteurs par an. »   

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19636&artyd=5

 

02/04/2010

VITE, VITE, VITE, AVANT QUE LE RIDEAU NE TOMBE DEFINITIVEMENT

« Anciens nazis : la traque continue

La Serbie a émis vendredi un mandat d'arrêt international à l'encontre d'un homme vivant aux Etats-Unis et soupçonné de crimes de guerre nazis contre des Juifs de Belgrade lors de l'occupation allemande.

 

 

Peter Egner, aujourd'hui âgé de 88 ans, est accusé d'avoir servi dans une unité nazie responsable de la mort d'environ 17 000 civils en 1941 et 1942. Le ministère public serbe a expliqué que l'unité avait utilisé une camionnette spécialement conçue pour gazer ses victimes avec du monoxyde de carbone.

 

 

Un Demjanjuk bis ?

 

 

L'homme, qui a toujours nié les faits, vit actuellement dans une maison de retraite dans les environs de Seattle. Les autorités américaines envisagent de révoquer sa citoyenneté, puisqu'il aurait menti sur son passé dans les années 60 en remplissant les formulaires de naturalisation. Un air de déjà vu avec l'affaire Demjanjuk, le "boucher de Sobibor" actuellement jugé en Allemagne. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1268045715908&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

 

Une « camionnette spécialement conçue pour gazer ses victimes avec du monoxyde de carbone » ?  Du genre de celle qu’avait inventée Isaï Davidovitch Berg, ainsi que nous l’a révélé Soljénitsyne ? Mais bon, lui, c’était dans les années 1930 au NKVD et c’était pour éliminer les « ennemis du peuple », ce qui faisait quand même une sacrée différence.

 

 

C’était même parfaitement moral et autorisé. La preuve ? Personne n’est jamais venu réclamer soixante-cinq ans après.

Alors comme ça, les nazis auraient récupéré ce procédé simple comme bonjour mais efficace ? Copieurs, va !

 

30/03/2010

FAUT-IL VRAIMENT S'EN ETONNER?

Il y a comme ça des rencontres d’informations qui devraient faire réfléchir. Ce matin, je trouve ces deux infos sur Guysen exactement l’une en-dessous de l’autre. Les voici dans l’ordre :

 

« Lundi 29 mars 2010 à 17 :32

D’anciens déportés demandent des indemnisations à la Deutsche Bahn

D’anciens déportés de la Seconde Guerre mondiale ont demandé des indemnisations à la compagnie de chemin de fer allemande Deutsche Bahn, qu’ils considèrent comme l’héritière de la Reichsbahn de l’époque des nazis, dans une déclaration reçue ce lundi. »

 

« Lundi 29 mars 2010 à 17 :29

Un Israélien sur deux estime que la réputation internationale du pays est très mauvaise

Selon un sondage, suite à la crise des relations israélo-américaines, presque un Israélien sur deux (48%) estime que la réputation internationale du pays est mauvaise. Le sondage note également une inquiétude grandissante sur l'avenir des relations entre les deux pays. »

 

 

Je me demande si les responsables communautaires et autres élites qui téléguident les demandes incessantes dans le genre de celle mentionnée plus haut se rendent compte de l’effet désastreux qu’elles finissent par engendrer, effet qui se répercute en bout de chaîne sur l’Etat d’Israël car il y a forcément amalgame dans l’esprit des gens. Amalgame qui ne peut être que renforcé par le soutien frénétique de la majorité de l’intelligentsia juive de la diaspora à l’Etat hébreu.

Bon, je sais bien qu’Israël y met du sien de toute façon et que bien des raisons politiques et militaires expliquent en priorité cette exécrable réputation aujourd’hui avérée.

Un fait d’autant plus regrettable que pendant un temps assez long, Israël fut soutenu et admiré par les peuples occidentaux.

 

Tout s’est irrémédiablement dégradé en raison principalement d’un conflit qui s’éternise et des mauvais traitements infligés aux Palestiniens. Mais aussi en raison de ces récriminations incessantes, de ces requêtes la plupart du temps parfaitement abusives, de cette culpabilité des Européens maladivement entretenue. Qui créent de toutes pièces ce climat d’ « antisémitisme » qui est en fait de l’exaspération de moins en moins camouflée.

Les élites juives seraient bien inspirées d’intégrer ces paramètres dans leurs savantes cogitations, au lieu d’accuser toujours et éternellement les autres.

 

 

Source : http://www.guysen.com/news_D-anciens-deportes-demandent-des-indemnisations-a-la-Deutsche-Bahn_269343.html

http://www.guysen.com/news_Un-Israelien-sur-deux-estime-que-la-reputation-internationale-du-pays-est-tres-m_269342.html