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13/12/2010

LA LÊCHE EHONTEE DE M. BORLOO

 

 

images.jpgLe mirobolant président du parti radical se sent pousser des ailes et se dit que si un Sarkozy y est arrivé, pourquoi pas lui ? On resterait de toute façon strictement dans le même registre. En tout cas, il fait pile tout ce qu’il faut pour se placer dans les rails et se faire bien voir de ceux qui dirigent l’orchestre et distribuent les partitions dans ce pays. Personne ne pourra lui reprocher le contraire. Voyez plutôt ci-dessous.

 

Et on dirait que le parti radical a plein de sous, puisqu’il peut organiser des raouts de 800 invités. Pourtant, ce n’est pas le nombre de ses élus qui doit remplir les caisses…

 

 

Acte 1 :  "Le CRIF au dîner de la République"

 

"Richard Prasquier, le président du CRIF, faisait partie des 800 invités de Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, qui a organisé, jeudi 9 décembre 2010 à Paris, un dîner de la République à l’occasion du 105ème anniversaire de la loi sur la laïcité. Les deux hommes avaient eu un entretien, le même jour dans la matinée, au cours duquel, l’ancien ministre avait évoqué avec le président du CRIF l’actualité de la laïcité et les difficultés de l’enseignement de la Shoah à l’école.

 

Jean-Louis Borloo a décidé de faire ce dîner de la République, ouvert aux acteurs de la vie politique et de la société civile, un rendez-vous annuel. L’ancien ministre d’Etat, chargé de l’écologie et de l’énergie, s’est livré à un plaidoyer pour la laïcité estimant que la loi de 1905 était « une grande loi de réconciliation » entre « une France ouverte et une France repliée ».

 

Richard Prasquier a pu, à la table d’honneur, échanger des propos avec André Rossinot, le maire de Nancy et ancien président du Parti radical, Mgr Antoine Hérouard, le secrétaire général de la Conférence des évêques de France, Mgr Gabriel, archevêque de l’Eglise russe orthodoxe, le représentant du recteur de la grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, et la célèbre navigatrice Maud Fontenoy.

 

De nombreuses personnalités étaient présentes au dîner, qui selon Libération et Le Parisien, a rappelé celui du CRIF : Xavier Bertrand, Henri Guaino, Rama Yade, Fadela Amara, Jean-Pierre Chevènement, Malek Boutih, Jean-Michel Baylet, Jean-Marie Bockel, etc."

 

Acte 2 :  "Borloo à Prasquier : Il faut tout faire pour préserver l’enseignement de la Shoah"

 

"L’ancien ministre Jean-Louis Borloo, qui est par ailleurs président du parti radical, a reçu Richard Prasquier, le président du CRIF, jeudi 9 décembre 2010.

 

Les deux hommes ont évoqué le rôle central de la laïcité en France. Jean-Louis Borloo doit organiser, ce jeudi 9 décembre, un dîner de la République à l’occasion du 105ème anniversaire de la loi sur la laïcité.

 

Jean-Louis Borloo et Richard Prasquier sont tombés d’accord sur l’idée qu’il faut donner de la vie et du sens aux mots de la tradition républicaine.

 

Jean-Louis Borloo a fait part de son inquiétude sur les entraves possibles à l’enseignement de la Shoah. Il faut tout faire pour le préserver, a-t-il ajouté."

 

Sources : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

 

25/11/2010

UN DE PERDU, UN DE RETROUVE

Nous parlions ces jours derniers du décès de Samuel Kunz, qui a plongé dans l’affliction ses persécuteurs qui espéraient un beau procès bien pédagogique pour février prochain. Il a eu le toupet de mourir avant. Raté, donc, pour celui-là. Mais tout n’est pas perdu car un autre se profile aussitôt. Ils en ont combien encore comme ça, dans leur manche ?

J’ai un peu de mal à comprendre : il aurait 60 ans, ce chef SS ? Quel âge ça lui faisait à la seconde guerre mondiale ? Il doit y avoir erreur. Une fois n’est pas coutume.

« Vers l'extradition d'un chef SS ?

Le centre Simon Wiesenthal a appelé l'Allemagne à extrader l'ancien SS hollandais Klaas Faber, 60 ans, déjà sous le coup d'un mandat d'arrêt hollandais. Faber, responsable de la mort de 22 personnes, avait fui en Allemagne après sa condamnation à mort en Hollande prononcée en 1952.

A Berlin, les responsables du ministère de la Justice, qui affirment réfléchir à la mise à exécution de la sanction pesant sur l'assassin, se penchent sur la possibilité d'emprisonner Faber après sa condamnation.

Ce n'est pas la première que des appels à extrader le criminel nazi se font entendre. En effet, le gouvernement hollandais a plusieurs fois réclamé officiellement son extradition afin qu'il puisse purger sa peine.

Selon Efraim Zuroff, chasseur de nazis au centre Simon Wiesenthal, "l'échec allemand quant à l'extradition de Faber vers la Hollande reflète une anomalie qui doit être corrigée, afin de pouvoir rendre justice". »

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1289993724768&a...

23/11/2010

PAS DE CHANCE (SUITE)

Nous nous demandions hier comment il se faisait que le présumé criminel de guerre nazi Samuel Kunz soit mort tranquillement à l’âge de 89 ans sans jamais avoir été inquiété au préalable. Quand on connaît la persévérance des chasseurs de nazis et la volonté de les punir à tout prix, on peut effectivement s’en étonner.

Dans l’article qui suit, on trouve un semblant d’explication. Que je me permettrai de commenter à la suite de l’article :

« Le criminel de guerre nazi Samuel Kunz, est décédé dans son lit jeudi dernier, à l’âge de 89 ans, sans avoir payé pour les meurtres innombrables auxquels il a participé pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est en effet responsable de la mort de 434 000 Juifs, déportés dans le camp d’extermination de Belzec, en Pologne, où il occupait les fonctions de gardien entre janvier 1942 et juillet 1943. Il échappe ainsi à une procédure judiciaire entamée à son encontre ainsi qu’à son procès qui devait débuter au mois de février prochain.   

La mort de Kunz a été accueillie avec une profonde déception par Efraïm Zuroff, directeur du Centre Simon Wiesenthal spécialisé dans la recherche des criminels nazis. Il faut rappeler que Samuel Kunz figurait en troisième position sur la liste du Centre et que son décès met fin malheureusement à toutes les démarches devant aboutir à sa condamnation. Zuroff a précisé que Kunz avait notamment tiré à bout portant sur onze Juifs qui tentaient de s’enfuir des trains qui les transportaient vers les camps. Il avait également pour tâche de conduire les malheureux prisonniers vers les chambres à gaz. 

Kunz, né en 1921 en Russie, a combattu dans l’Armée Rouge et a été fait prisonnier par la Wehrmacht. Il a alors offert ses services aux Nazis et a été envoyé dans le camp d’entraînement SS de Trawniki où Demanjuk a également séjourné. 

Bien plus tard, après la guerre, Samuel Kunz a été capturé par les Américains et il a été appelé à témoigner dans des procès contre des criminels nazis. Ayant par la suite obtenu la nationalité allemande, il s’est installé à Bonn et a travaillé dans un ministère jusqu’à sa retraite. Ce n’est qu’en juillet dernier qu’une plainte a été déposée contre lui. Ses méfaits, commis pendant la guerre, ont été découverts au cours du procès contre Demanjuk : en effet, parmi les documents qu’ils ont consultés, les enquêteurs ont retrouvé des témoignages accablants contre Kunz, attestant qu’il avait massacré des Juifs pendant la Shoah. »

Source :http://www.israel7.com/2010/11/deces-d%e2%80%99un-crimine...

 

 

Voilà quelle serait l’explication. Qui ne me satisfait pas vraiment et pour une bonne raison : dans La France LICRAtisée, je consacrais un petit chapitre à l’affaire Demjanjuk. La première, naturellement, pas celle qui se déroule en ce moment. Je ne vais pas revenir sur toutes les péripéties de ce premier procès, mais enfin, voilà un accusé – Demjanjuk – auquel on retire sa citoyenneté américaine et qui est extradé en Israël en 1986 pour y être jugé comme criminel de guerre nazi. Il est condamné à mort en 1988. A la suite de quoi son avocat finira par prouver qu’il y avait erreur sur la personne et il sera finalement acquitté en 1993. C’est le même qui se retrouve à nouveau devant les juges en Allemagne.

 

Mais bref, il me semble quand même incroyable, et pour tout dire inconcevable, que Samuel Kunz n’ait pas fait son apparition lors de ce premier procès. Car je suppose quand même qu’avant de condamner Demjanjuk à mort, tous les documents possibles et imaginables l’incriminant avaient été examinés sous toutes les coutures. En 1993, les archives nouvellement ouvertes du KGB avaient permis de finalement innocenter Demjanjuk. Et elles n’auraient rien révélé sur Kunz ? Alors, d’où sortent ces nouveaux documents – et ces témoignages -  qui auraient in extremis permis ce procès à présent impossible?

 

22/11/2010

ENCORE UNE MEDAILLE DES JUSTES DECERNEE A TITRE LARGEMENT POSTHUME

Est-il véritablement utile, dans la France de 2010, de continuer à distribuer des médailles des Justes pour commémorer des actes datant de plus de 65 ans ?

 

Bien sûr que oui car ces remises officielles répondent à un objectif bien précis, qui est fort bien explicité à la dernière ligne : « et reconnaissant qu'entre 1940 et 1944, « dans une France ayant commis l'irréparable, certains ont su distinguer le bien du mal ».

 

Voilà. Pour le cas où on l’aurait oublié, je le souligne: la France a commis l’irréparable entre 1940 et 1944. Tout le monde a bien compris ? Sinon, ne vous inquiétez pas trop, des remises de médailles, il y en aura encore. Et vous aurez bien d’autres occasions de vous battre la poitrine.

 

Et puisque la France a commis l’irréparable il y a 70 ans, aujourd’hui elle doit payer, payer encore, payer toujours. Et soutenir Israël. Et combattre l’Iran. Etc, etc. Voilà l’utilité de ces médailles. Et voilà pourquoi on racle les fonds de tiroir pour en trouver encore et éternellement.

 

 

« Sœur Saint-Cybard reconnue «Juste parmi les Nations»

 

 

Le 7 novembre 2010, le Grand Rabbin Claude Maman, Conseiller Rabbinique en charge des Derniers Devoirs auprès du Grand Rabbin de France a participé à une émouvante cérémonie aux côtés de l’Evêque d’Angoulême Mgr Claude Dagens.

 

« La médaille des  Justes » a été remise à titre posthume aux petits neveux de la religieuse charentaise Sœur Saint-Cybard, en présence de Natan Holchaker, délégué aquitain du comité Yad Vashem, Michel Harel, de l'ambassade d'Israël, de Daniel Soupizet, ancien maire de Lesterps, de François Julien-Labruyère, l'éditeur qui a publié le récit de Josie Lévy Martin en 2007, et de Josie Lévy Martin.

 

En 1944, Sœur Saint-Cybard (disparue dans l’anonymat) avait caché dans l’école catholique de l’Esterps, la petite Josie, alors âgée de 5 ans. Témoignage : « Sous son allure parfois sévère, sœur Saint-Cybard cachait une grande générosité […]. Elle fut pour moi guide de bonté, lumière transperçant l'obscurité. » Parmi les discours les plus poignants, celui de Laurent Alaton, sous-préfet de Confolens, dévoilant une page méconnue de son histoire familiale et reconnaissant qu'entre 1940 et 1944, « dans une France ayant commis l'irréparable, certains ont su distinguer le bien du mal » ».

 

 

Source :  http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

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21/11/2010

70% des Israéliens refusent de pardonner à l’Allemagne

Très instructif sondage que les Allemands devraient intensément méditer …. Sans doute n’ont-ils pas encore suffisamment payé :

 

« Un peu moins du quart des Israéliens pardonnent l'Allemagne pour les crimes nazis, selon un sondage publié dimanche par le Centre d'Etudes académiques. Ce centre se charge précisément d'examiner le ressenti des Israéliens par rapport à certains événements historiques.

Conduite par l'Institut Geocartographia, l'étude a été menée auprès 500 hommes et femmes de plus de 18 ans - un échantillon censé représenter la population juive israélienne.

 

Les laïcs plus "cléments" que les religieux

 

Les sondés devaient répondre à la question suivante : "Aujourd'hui, 65 ans après la Seconde Guerre mondiale, est-il temps de pardonner le peuple allemand et l'Allemagne pour les crimes commis durant la Shoah ?"

 

Vingt-trois pour cent des personnes interrogées disent avoir pardonné l'Allemagne, contre 70 % qui refusent. Sept pour cent s'estiment indécis. Le Centre d'Etudes académiques a remarqué que, étonnamment, plus l'âge des sondés était élevé, plus ces derniers étaient disposés à pardonner.

 

Egalement intéressant : les Juifs laïcs s'avèrent plus cléments à l'égard de l'Allemagne que les Israéliens religieux et ultra-orthodoxes.

 

Aaron Bock, porte-parole de la communauté juive allemande, s'est dit particulièrement surpris par les résultats du sondage. "Le nombre de personnes prêtes à pardonner est assez étonnant", a-t-il déclaré. "Il semble que le public israélien comprend mieux aujourd'hui que l'Allemagne ne doit plus être punie pour la Shoah. L'Allemagne d'aujourd'hui est différente, tout comme la nouvelle génération allemande." »

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1289993716829&a...

17/11/2010

ET SI VOUS SORTIEZ VOUS AUSSI VOS CADAVRES DES PLACARDS ?

C’est vrai ça, on commence à en avoir sérieusement marre. Vous aussi, vous avez quelques pages, avant la shoah, sur lesquelles vous pourriez utilement vous pencher. Et que vous devriez vous aussi regarder en face, ça vous changerait les idées.

Lisez donc la tartine qui suit. Je n’en donne que le début, vous verrez le reste en lien. Voilà un brave type qui tient à peine debout et qui se fait décorer … 67 ans après les faits. Ca ressemble à quoi, vous pouvez me le dire ? Ces flagellations à répétition deviennent carrément grotesques. Certes, le ridicule ne tue pas, mais il nous gonfle de plus en plus. Et voilà les gendarmes qui s’y mettent aussi. Ils n’ont rien de plus urgent à faire ?

 

 

«Regarder notre histoire en face»

"Camille Mathieu a été décoré de la Légion d’honneur par  le Préfet du Val d'Oise le 11 novembre 2010. Il est le seul gendarme en poste au camp de Drancy décoré de la médaille des Justes(1) pour avoir sauvé onze Juifs, dont plusieurs furent cachés dans sa ferme familiale. Le jour même de l'ouverture du camp, Camille fut révolté par le traitement infligé  aux internés de Drancy. Pour les aider, il fallait désobéir. Il a donc désobéi et fut révoqué  en 1943.  

 

Camille  Mathieu est une figure centrale de l’exposition itinérante sur les policiers et les gendarmes français « Justes parmi les nations » : « Désobéir pour sauver(2) ». A l’occasion du passage de cette expo à Bordeaux, la gendarmerie a organisé un colloque sur le thème : « Les gendarmes sous l'occupation : nuit, ombres et lumière(3). »  Le général d’armée Denis Vaultier, commandant la région de gendarmerie d'Aquitaine, est à l’origine de cette initiative et de ce titre, avec une idée : « regarder notre histoire en face ». La nuit, ou l’aveuglement des gendarmes qui ont refusé de voir autre chose que la lettre de la loi ; la lumière, pour ceux qui ont choisi de résister et de désobéir ; l'ombre, c’est la culture du respect de la hiérarchie militaire, ancrée dans les mentalités depuis des siècles et qui freinait l'entrée en résistance des gendarmes.

 

Ces  dernières années, de nombreuses initiatives ont permis de lever le voile sur les pages noires de l’histoire de cette institution : création d’un service historique de la gendarmerie, publication d’inventaires et de guides pour les chercheurs, ouverture de fonds d’archives, travaux universitaires, colloques, création d’un lieu d’accueil particulier pour les chercheurs (qui malheureusement n’existe plus)."

(suite en lien) :

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

 

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CA MANQUAIT AU TABLEAU ! MAIS HEUREUSEMENT,

cette scandaleuse omission va être réparée :

 

"Lancement de l’Infrastructure européenne de recherche sur la Shoah"

 

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"La Commission européenne et le président du Conseil européen ont lancé, mardi 16 novembre 2010, l’Infrastructure européenne de recherche sur la Shoah. Le lancement a eu lieu à Bruxelles en présence du ministre israélien de l'Education, Gideon Saar. Un projet qui doit permettre de regrouper sur une même plateforme le plus grand nombre de données disponibles.

Nathan Ramet, président du Musée Juif de la Déportation et de la Résistance de Belgique, présent au lancement de cette Infrastructure européenne, qui va bénéficier d'une enveloppe de 7 millions d’euros sur quatre ans. »

Que voilà de l’argent sortant de la poche du contribuable judicieusement dépensé. A mettre d’urgence dans notre série sur l’Europe (on va lui donner le n° 8). Dire qu’il se trouve encore des citoyens européens pour ne pas comprendre l’extrême utilité des zinzins de Bruxelles. Qui oeuvrent pourtant pour la Mémoire, pour l’Avenir, pour la Démocratie, pour … enfin, vous complèterez.

Et qui jamais, au grand jamais, ne se laisseraient aller à s’aplatir devant les pressions, diktats et autres injonctions en provenance d’une communauté qui a tellement souffert. Qui a souffert plus que quiconque au monde depuis le commencement des temps.

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

16/11/2010

« AU TEMPS OU LA CIA AIDAIT LES NAZIS »

Le torchon brûle entre les gouvernements américain et israélien. Les States ne se sont-ils pas mis en tête d’obtenir des concessions de l’Etat hébreu ? N’importe quoi, vraiment.

Il s’agit donc d’essayer de leur nuire, puisque maintenant, ce ne sont plus de vrais et grands amis (en plus, ils ne veulent même pas attaquer l'Iran!). On avait déjà assisté l’an dernier à la saga Goldstone, le juge – juif pourtant – qui avait osé émettre un rapport ne convenant pas aux Israéliens, suite à l’opération Plomb durci. Il avait été traîné dans la boue et certains éléments de son passé avaient été exhumés et étalés pour le discréditer.

On commence à assister à une offensive du même type contre les USA. Voyez plutôt l’article suivant  où l’on voit ressurgir l’inoxydable argument – en or massif, c’est le cas de le dire - : la shoah, les nazis, les accointances forcément louches, etc, etc. Quelques rappels dans les gencives, ça leur apprendra.

Cet article, destiné à rabattre le caquet des Américains,  n’apprend cependant rien de bouleversant. Tout ce qui est « révélé » est connu comme le loup blanc et a fait l’objet d’un bouquin paru en 2005 sous le titre Pacte avec le diable - Les Etats-Unis, la shoah et les nazis (Albin Michel). J’en ai parlé sur le blog au moins deux fois, dont une le 08/08/07. Mais qu’importe, l’essentiel n’est pas là :

« Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts », disait le général de Gaulle, et avec raison. Et l’on pourrait préciser en ne rajoutant qu’un seul mot : « « Les Etats-Unis n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ».

En cette période où l’administration américaine invoque « son amitié historique » avec Israël pour arracher à Netanyahou concession sur concession, il faut se rappeler un temps où les froids intérêts américains ont convergé avec ceux de dignitaires nazis en fuite. C’est une page assez connue de l’histoire politique américaine que le « New York Times » de lundi remet en lumière après la publication d’un Rapport de 600 pages du Ministère américain de la Justice, qui a cédé aux pressions après avoir longtemps gardé au secret un certain nombre d’informations.

Ce Rapport indique qu’au moins 24 criminels de guerre nazis ont obtenu discrètement l’asile sur le sol américain grâce à la CIA, même si de manière simultanée, le ministère de la Justice créait un département chargé « de localiser et expulser les criminels nazis hors des Etats-Unis ». Le Rapport dénonce l’aspect cynique de la chose : «L’Amérique, qui se présentait comme un refuge pour les persécutés, est devenue – dans une faible mesure – un refuge pour les persécuteurs ».

Parmi les nazis cités par le Rapport, Otto Von Bolshwing, bras droit d’Adolf Eichman, et parmi les théoriciens de la « Solution Finale ». C’est en 1954 que la CIA lui permis d’émigrer aux Etats-Unis, où il collabora avec elle durant de longues années. Démasqué par les services du ministère de la Justice, il devait être expulsé en 1981 mais mourut la même année ! Autre cas, celui d’Arthur Rudolf, scientifique nazi, qui travaillait sur le projet des V-2 à l’usine de Mittelwerk, et qui arriva aux Etats-Unis en 1949 en même temps que Wernher Von Braun, et où il collabora activement avec la NASA  au point d’être considéré comme le « père » de la Fusée Saturne V. Découvert lui-aussi, il s’enfuit au Canada en 1983. Des notes datant de 1949 montrent comment le ministère de la Justice demandait avec insistance aux services d’immigration de le laisser entrer, « dans l’intérêt de la nation ».

Ces faits certes lointains devraient être médités par tous ceux qui aujourd’hui conjurent les dirigeants israéliens d’obéir aux ordres de Washington « de peur de froisser l’allié américain ». Aujourd’hui comme alors, les Etats-Unis agissent uniquement dans leurs propres intérêts, ce qui est d’ailleurs logique. Aux dirigeants israéliens d’en faire autant ! »

Source : http://www.juif.org/go-news-140761.php