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18/04/2011

APRES LES JUSTES, LES PETITS-ENFANTS DES JUSTES

… en attendant les arrière petits-enfants, puis ensuite, les arrière-arrière petits-enfants… Il y a encore de la marge.

 

« La Fondation France-Israël présidée par Nicole Guedj, conduira une délégation de 20 petits-enfants de Justes français parmi les Nations en Israël du 30 Avril au 4 Mai 2011.

 

« Mémoires de Justes parmi les Nations » est une initiative de la Fondation France Israël, qui ambitionne de transmettre la mémoire de la Shoah autrement, notamment aux nouvelles générations françaises. En accordant une attention particulière aux descendants de Justes parmi les Nations, il s’agit à la fois d’humaniser cette mémoire parfois lointaine mais aussi de la positiver en soulignant les actes héroïques de ceux de nos concitoyens qui se sont élevés contre la barbarie nazie.

 

A l’occasion des cérémonies de la journée de commémoration nationale de la Shoah en Israël, ces « Ambassadeurs de la mémoire » rendront hommage à leurs grands-parents mais aussi aux 3 158 Justes français parmi les Nations, qui ont sauvé des Juifs au péril de leur vie pendant la Seconde Guerre Mondiale. A Yad Vashem, ils auront la fierté de découvrir le nom de leurs grands-parents sur le mur des Justes parmi les Nations et de rencontrer des rescapés, dont certains ont été protégés par leurs aïeux. De nombreuses rencontres avec des Israéliens seront également initiées pour pérenniser les liens indéfectibles qui unissent l’histoire des Justes parmi les Nations à celle de l’Etat d’Israël.

 

Ce projet a reçu le soutien public du Président de la République Française, Monsieur Nicolas Sarkozy, qui a déclaré lors de son allocution au dernier dîner du CRIF : « Ces Justes dont les petits-enfants peuvent faire désormais le pèlerinage à Yad Vashem grâce à la fondation France- Israël et au magnifique travail de Nicole Guedj ». Précisons enfin que le comité français de Yad Vashem est étroitement associé à ce voyage et participe activement à sa mise en œuvre. »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=24549&artyd=57

05/04/2011

« Augmentation de 15 % des fonds pour les rescapés de la Shoah »

« Le gouvernement allemand a convenu mardi d'augmenter les fonds alloués aux survivants de la Shoah de 15 %. Soit de 110 millions d'euros en 2011 à 126,7 millions d'euros en 2012. C'est ce qu'a annoncé l'organisation Claims Conference (Conférence de revendication matérielle des biens juifs contre l'Allemagne).

 

Selon le nouvel accord conclu entre Berlin et l'organisation juive chargée de négocier au nom des victimes juives du nazisme, les fonds fournis par l'Allemagne devraient atteindre 136 millions d'euros en 2013 et 140 millions d'euros en 2014.

 

En tout, l'Allemagne devrait donc allouer à la Claims Conference 513 millions d'euros entre 2011 et 2014 pour aider les survivants de la Shoah.

 

"Avec la baisse des sources de financement liées à ces compensations, cet accord à long terme obtenu par la Claims Conference est crucial pour répondre aux besoins grandissants des survivants de plus en plus âgés de la Shoah", a déclaré dans un communiqué le président de Claims Conference, Julius Berman. "Cela fournira aux survivants et aux organismes qui s'en occupent la certitude que le financement sera disponible pour faire face à la demande croissante des prochaines années."

 

La Claims Conference fournit des soins à domicile et d'autres services aux personnes âgées rescapées de la Shoah, dans 46 pays du monde. Chaque année, l'organisation rencontre des responsables allemands pour discuter des fonds alloués aux survivants du génocide perpétré par les Nazis contre le peuple juif durant la Deuxième Guerre Mondiale. Aujourd'hui, les plus jeunes des rescapés ont plus de 70 ans.

 

"Une fois de plus, le gouvernement allemand reconnaît sa responsabilité historique d'assister les victimes juives dans leurs dernières années", a déclaré Stuart Eizenstat, négociateur spécial pour Claims Conference. "Au cours des années, le gouvernement a démontré son engagement à améliorer le sort de ces victimes âgées qui ont besoin de ces fonds."

 

D'autre part, les survivants qui ont été emprisonnés dans un ghetto par l'Allemagne nazie pendant au moins 18 mois recevront 9 euros supplémentaires pour leurs allocations mensuelles. Le Fonds d'Europe Centrale et de l'Est, qui aide les Juifs de l'ancien bloc soviétique vivant dans une relative pauvreté, verra son budget annuel augmenter de 2,8 millions d'euros. »

 

 

Source: http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1300962205869&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

19/03/2011

ENCORE PLEIN DE MALHEURS POUR CE PAUVRE GUILLAUME PEPY !

uu.jpgVous savez, le président de la SNCF. Nous l’avions laissé fin janvier errant seul et misérable parmi les baraquements d’Auschwitz (mais à son retour, son service de presse nous avait affranchis, quand même). Il avait donc fait de gros efforts, sans parler des « lieux de mémoire » payés par le contribuable et autres exercices obligatoires de repentance.

Eh bien, tout ceci n’a pas suffi. Ce qui n’a absolument rien d’étonnant, car lorsqu’on a le malheur de mettre le bout du doigt dans cet engrenage diabolique, tout le reste y passe.

 

Vous vous souvenez que ses malheurs avaient en fait commencé aux States où des élus juifs voulaient voir la SNCF se mettre à plat ventre en s’accusant de tous les maux de la déportation. Pépy s’était excusé, pourtant.

 

Ce qui n’empêche à présent le dépôt dans les deux chambres du Congrès américain d’un projet de loi visant à autoriser des poursuites contre la SNCF, toujours pour le même et éternel motif : elle a convoyé des juifs vers les camps.

"Rien n'effacera jamais les atrocités commises par l'Allemagne nazie et ses collaborateurs", a déclaré la représentante démocrate Carolyn Maloney qui soutient le projet de loi.

Si la loi est adoptée, eh bien, il ne restera plus aux survivants et à leurs héritiers qu’à passer à la caisse. Ce n’est pas bien grave, ce n’est pas Pépy qui paiera, naturellement, mais les Français. Comme d’habitude.

Car le contrat en vue pour la SNCF : 2,6 milliards de dollars pour relier Orlando et Tampa en Floride, sans compter d’autres qui pourraient s’ajouter, mérite sûrement ces quelques sacrifices.

On peut d'ailleurs se demander si c'est tellement la vocation de la société "nationale" d'aller construire des lignes aux USA. Le réseau français devrait suffisamment l'occuper. Ce ne sont pas les améliorations à apporter qui manquent. Puisque les Américains sont si sourcilleux sur la morale, qu'ils construisent donc leurs lignes eux-mêmes.

http://www.juif.org/societe-israel/147454,usa-projet-de-l...

 

17/03/2011

L’enseignement de la shoah fait des vagues au Proche-Orient

 

L’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees- Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine) est un organisme de l’ONU dont la fonction est d’aider les Palestiniens vivant dans la Bande de Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie, en leur fournissant services sociaux et éducatifs.

 

Eh bien, il devient de plus en plus difficile d’apporter les lumières de la connaissance à ces peuplades. L’UNRWA avait pourtant décidé une mesure qui ne fait l’objet d’aucune discussion ni contestation dans nos pays évolués et éclairés : l’enseignement de la shoah à l’école et son inscription dans les manuels scolaires.

 

Le porte-parole de l’UNRWA en Judée-Samarie, Sami Mshasha, a déclaré que l’agence avait prévu d’enrichir les programmes éducatifs avec un volet "droits de l’homme". Lequel volet était justement l’enseignement de la shoah.

Mais loin de passer comme une lettre à la poste, cette décision a provoqué une levée de boucliers. Surtout en Jordanie.

Les professeurs jordaniens sous l'autorité de l’UNRWA menacent de prendre des mesures si cet enseignement est inscrit au programme scolaire. "Si l'agence confirme sa prise de position, nous prévoyons d'arrêter le travail et de lancer des grèves", a déclaré une source.

Le syndicat des travailleurs arabes de l'UNRWA a affirmé dans un communiqué que "les enseignants, les étudiants et leurs parents, ainsi que tous les Palestiniens, avaient été choqués de la décision de l'organisation. Ces derniers sont allés jusqu'à les qualifier de "tentatives de faire dérailler l'organisme de secours de son devoir principal qui est de fournir des services humanitaires".

Le communiqué soulignait que la shoah ne devait pas être un sujet autorisé à l'enseignement dans les écoles de l'UNRWA. Les membres du syndicat exigent que l'enrichissement au programme soit apporté par l'enseignement sur le droit de retour des Palestiniens.

À la fin de leur déclaration, les travailleurs exhortent notamment les enseignants à refuser, par tous les moyens possibles, de contribuer au nouveau programme".

 

 

Source : http://www.guysen.com/article_Les-Jordaniens-contre-l-ens...

 

25/02/2011

AVIS DE RECHERCHE

L’un ou l’autre de mes distingués lecteurs étant peut-être dans ce cas de figure, je me fais un devoir de transmettre l’appel. C’est que sous le nom des plus ésotériques de cette Fondation se cachent … des sous ! des sous ! toujours des sous !

Encore que depuis 1936 … ce qui nous fait la bagatelle de 75 années de passées, j’ose espérer que les survivants n’ont pas attendu ce pactole pour vivre. Mais suis-je bête! Quand on aime, est-ce qu’on compte ?

 

 

« Fondation CASIP-COJASOR

 

La Fondation Casip-Cojasor vous informe de l'existence d'un programme d'assistance de la « Claims Conference », destiné aux victimes autrichiennes du nazisme. Ce fonds AHSEAP, s'adresse à toute Personne juive, d'origine autrichienne ou ayant vécue en Autriche, et qui a dû fuir les persécutions nazies à partir de juillet 1936.

 

Ce programme fournit des aides financières dans les domaines de la santé et de l'habitat. La Fondation Casip-Cojasor vous rappelle également que son bureau Claims est à votre disposition pour vous apporter toute aide et assistance nécessaires à la constitution de dossiers d'indemnisation Claims Conference « Article 2 » et « Hardship Fund »- destinés aux personnes juives ayont subi des persécutions durant la guerre 39-45 - et vous accompagne pour toute démarche relative à ces dossiers. »

 

Fondation Casip-Cojasor

Service des Survivants de la Shoah

47 Bd de Belleville

75011 Paris

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

11/02/2011

KAGANOVITCH = EICHMANN

eich.jpgIl y a 50 ans se tenait le procès d’Adolf Eichmann, l’un des rouages zélés du système nazi. Bien évidemment, on va avoir droit aux commémorations de rigueur, histoire de bien repasser le plat, pour le cas où quelqu’un risquerait d’oublier. Cela va commencer par une exposition au mémorial de la shoah, comme on le verra ci-après.

 

Certes, Eichmann était un assassin. Du genre bien propre sur lui, qui n’a jamais tué personnellement et n’a fait qu’obéir aux ordres. Ce qui ne minore pas sa responsabilité, je m’empresse de le préciser.

 

Là où je ne suis plus du tout d’accord, c’est quand je constate la stupéfiante amnésie qui frappe la mémoire d’autres rouages très zélés d’un système au moins aussi pervers que le nazi. La mémoire d’autres assassins. Prenons-en un au hasard, car il se trouve que pile cette année, on pourrait également commémorer le 20e anniversaire de son décès Pas par exécution, comme il l’aurait cent fois mérité, lui aussi, mais bien tranquillement dans son plumard. Je veux parler de Lazare Kaganovitch, l’assassin aux ordres de Staline, qui joua un rôle de premier plan lors de l’Holodomor, le génocide par la faim des années 1932-33 en Ukraine et dans le Caucase du nord. Génocide qui fit au bas mot six millions de victimes, dont deux millions d’enfants morts de faim. Voilà un crime contre l’humanité dont on nous parle nettement moins. Curieux, non ?

 

kag.jpgVous allez lire deux textes. Le premier est tout récent. Il concerne Eichmann, le bourreau nazi. Celui qui suivra est l’article larmoyant et assez incroyable dans son genre – quoique sans surprise – que pondra le distingué journal « de référence » Le Monde lors du décès du bourreau bolchevique, Kaganovitch. Cet article, paru sous la signature de Bernard Féron, est daté du 28 juillet 1991. Voilà du grand et du beau journalisme. Pas un mot évidemment sur l’Holodomor. Juste une petite allusion discrète à son « efficacité » répressive et à sa « poigne de fer ». Mais c’était pour « vaincre les résistances» et « venir à bout de l’inertie ». Alors, hein, dans ce cas … Mais vous verrez par vous-mêmes, vous apprécierez.

 

Qu’attend donc l’Ukraine pour demander des réparations à ses tortionnaires et à leurs descendants ? Il n’y a pas de raison.

 

 

 «Le procès Eichmann», une exposition au Mémorial de la Shoah

 

Exposition temporaire, 8 avril – 30 septembre 2011

 

Le 11 avril 1961 débutait à Jérusalem, l’un des procès les plus spectaculaires de l’histoire contemporaine : celui d’Adolf Eichmann. Alors que la plupart des pays européens cherchaient tant bien que mal à refouler les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, l’annonce inopinée de la capture puis du jugement d’un homme présenté, non sans exagération, comme l’un des principaux architectes de la « Solution finale », rouvrait un dossier resté en suspens depuis Nuremberg. Événement total, entièrement filmé, le procès d’Adolf Eichmann, l’un des coordinateurs de la politique nazie d’extermination des Juifs, a connu un retentissement considérable.

 

Il constitue le premier grand procès individuel des crimes commis dans le cadre de la Shoah par une juridiction nationale. Il soulève la question de savoir comment juger, malgré le temps écoulé, des crimes d’une nature et d’une ampleur sans précédent tout en évitant les écueils d’une justice d’exception, contraire aux principes démocratiques. Il n’est pas le premier procès à donner la parole aux survivants de la Shoah, mais il constitue une tribune exceptionnelle pour les témoins, en Israël, pays qui n’existait pas au moment des faits. Le procès Eichmann déclenchera ainsi un débat jamais réellement clos sur l’identité israélienne. Enfin, héritier de Nuremberg et précurseur des procès plus récents, le procès Eichmann propose la première interprétation officielle, discutée de manière contradictoire en présence d’un de ses acteurs de premier plan, du processus qui a conduit à l’extermination de cinq à six millions de personnes en quelques années à peine. Rarement un procès a montré avec une telle intensité les relations à la fois étroites et conflictuelles entre la justice, la mémoire et l’histoire, un trinôme devenu l’une des composantes essentielles de la manière dont les sociétés contemporaines abordent le passé.

 

A l’occasion du cinquantième anniversaire de cet événement, le Mémorial de la Shoah présente une exposition exceptionnelle comprenant des originaux issus des archives du Mémorial (Centre de documentation juive contemporaine – CDJC) et qui furent fournies à l’accusation pour le procès, mais surtout de nombreux documents et films originaux rendus disponibles dans le cadre d’un partenariat avec les Archives de l’État d’Israël qui conservent l’intégralité de ces sources : extraits de l’interrogatoire préliminaire et des journaux tenus par Adolf Eichmann en prison, enregistrements sonores, photographies ou réactions au procès. Ces archives sont complétées par d’autres dont des extraits de la correspondance de Hannah Arendt ou de David Ben Gourion, alors Premier Ministre, et des documents prêtés par le gouvernement argentin.

 

Enfin dans le cadre de ce partenariat, l’intégralité des images du procès, filmées par Leo Hurwitz (environ 250 heures) seront consultables dès l’ouverture de l’exposition au Mémorial de la Shoah, seul dépositaire de la totalité de ces films en Europe. »

 

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

 

 

Article paru dans Le Monde le 28 juillet 1991 :

 

« LA MORT DU DERNIER COMPAGNON DE STALINE

 

Lazare Kaganovitch, la fidélité jusqu’à l’absurde

 

L’ancien lieutenant de Staline, Lazare Kaganovitch, qui fut étroitement associé aux grandes purges du régime, est mort à son domicile moscovite, jeudi 25 juillet. Connu pour son « efficacité » répressive, Lazare Kaganovitch, qui était entré au Parti six ans avant la révolution de 1917, n’avait jamais renié son attachement à Staline. Il était âgé de quatre-vingt-dix-huit ans.

 

Au début des années 60, quelques Occidentaux l’avaient croisé dans le bâtiment du Soviet suprême et dans des bibliothèques de Moscou. Il consultait des documents pour rédiger des Mémoires qui, vraisemblablement, ne seront jamais édités. Quelques années plus tôt, après avoir constitué en compagnie de Malenkov et de Molotov un groupe dit « antiparti » contre Khrouchtchev, il avait été évincé du comité central, du bureau politique, du gouvernement, et prié de prendre, en attendant la retraite, la direction d’une cimenterie dans l’Oural.

 

Lazare Kaganovitch, né en 1893 dans un village ukrainien situé non loin de Kiev, était d’un an l’aîné de Khrouchtchev. Après avoir appris le métier de cordonnier, il avait adhéré à dix-huit ans au parti clandestin des bolcheviks, ce qui lui valut de commencer jeune une carrière gouvernementale. A vingt-sept ans, le voilà commissaire du peuple (ministre) dans la nouvelle République du Turkestan, secrétaire du Parti communiste et président du soviet de Tachkent. Dès ce moment, il avait choisi de suivre Staline.

 

En 1925, il revient dans la partie européenne du pays : il est nommé secrétaire du comité central d’Ukraine. L’année suivante, il est promu membre suppléant du bureau politique ; en 1928, secrétaire du comité central à Moscou et en 1930, membre titulaire du bureau politique et secrétaire de la fédération de Moscou. C’est alors qu’il acquiert une notoriété certaine. C’est en effet sous sa direction qu’est construit le métro de la capitale. Le réseau portera d’ailleurs le nom de Kaganovitch jusqu’à sa disgrâce en 1957.

 

« Poigne de fer »

 

Dès ce moment, on insiste sur « poigne de fer ». N’est-il pas systématiquement envoyé en poste là où il faut briser une résistance et venir à bout de l’inertie ? Tour à tour, il sera ministre des voies et communications (1935), de l’industrie lourde (1937), membre du cabinet de guerre (1942), ministre des industries des matériaux de construction (après la guerre), et premier secrétaire du Parti communiste ukrainien (1946) pour remettre de l’ordre dans cette république. Avant et après lui, c’est Khrouchtchev qui s’occupera de l’Ukraine. Sa mission accomplie, Kaganovitch revient à Moscou en qualité de vice-président du conseil des ministres.

 

Il conserva ce poste jusqu’en 1957. Quel rôle joua-t-il dans le groupe « antiparti » ? Il avait toujours été stalinien. Il ne pouvait admettre la dénonciation, par Khrouchtchev, du « culte de la personnalité ». « L’affaire du culte de la personnalité  est bien compliquée », dira-t-il lui-même au congrès. Stalinien parce que sa sœur Rosa aurait vécu avec Staline ? Simple rumeur incontrôlable qui circula longtemps à Moscou. Kaganovitch était plutôt, comme beaucoup, une sorte de maso-stalinien. Plus que d’autres, alors qu’il était le seul membre juif du bureau politique, il aurait eu quelques raisons d’exécrer un tyran antisémite et qui ne l’avait pas épargné. Il lui suffisait de se souvenir de ses deux frères tombés en disgrâce : Jules, qui fut vice-ministre du commerce extérieur, et Michel, le chef de l’industrie centrale aéronautique, qui se suicidera après avoir été accusé de complot hitlérien.

 

Dans ses Mémoires, Khrouchtchev l’a décrit comme un opportuniste. Et il lui a consacré ces quelques lignes meurtrières : « Nous avons vu combien Lazare était en réalité résolu et implacable. C’est le genre d’homme qui n’a pas voulu dire un seul mot en faveur de son frère Michel Kaganovitch, accusé d’être un espion allemand mis en place pour former un gouvernement de marionnettes après la prise de Moscou par les Allemands. Que peut-on imaginer de plus absurde ? … Michel Kaganovitch n’eut d’autre choix que le suicide. Et pendant tout ce temps, Lazare Kaganovitch n’a cessé de ramper devant Staline ».

 

 44.jpgScènes de l'Holodomor

 

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26/01/2011

AH LA, LA, DIFFICILE DE CONTENTER TOUT LE MONDE …

C’est vrai, ça. Il y en a qui ne sont jamais contents. En ce moment, la SNCF – et son président - ont quand même des choses infiniment plus importantes à faire qu’à s’occuper bêtement de tarifs ou d’horaires de trains. Tsss… les priorités d’abord, les accessoires ensuite. Et si on n’augmente pas les tarifs, où trouvera-t-on l’argent pour financer les « lieux de mémoire » de la shoah qui ont été promis par le président Pepy, hein, je vous le demande ?

 

1)   « Près de soixante-dix ans après la Shoah, la SNCF s'excuse publiquement

 

pres-de-soixante-dix-ans-apres-la-shoah-910669.jpg«En ces jours de malheur, la SNCF avait tous les visages de la France»

 

En cédant à la ville de Bobigny un terrain de la gare d'où sont partis plus de 20000 Juifs vers la mort en 1943 et 1944, le président de la SNCF Guillaume Pepy a reconnu les responsabilités de l'entreprise, qui fut « un rouage de la machine nazie d'extermination ». « Contrainte, certes, notre entreprise a acheminé ces trains jusqu'à la frontière. Elle l'a fait », a-t-il reconnu en présence de Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

 

« En ces jours de malheur, notre entreprise avait tous les visages de la France », a encore relevé le patron de la SNCF, rappelant que « les cheminots résistants ont été l'honneur de l'entreprise et de la France ». Une « démarche de mémoire » va d'ailleurs être lancée sur les 2000 cheminots fusillés ou morts en déportation. »

 

 

2)   « Protestation contre la hausse des tarifs TGV

 

p.jpgDes associations d'usagers s'élèvent contre l'augmentation du prix moyen des tarifs TGV, Teoz et Lunea, de 2,85% à partir du 8 février, annoncée par la SNCF.

Dans un communiqué publié mercredi, l'association "SNCF ras-le-bol !" et l'Association des voyageurs-usagers des chemins de fer (Avuc) jugent cette hausse "indécente" compte tenu de la dégradation du service ces derniers mois.

"Cette annonce ne peut que renforcer notre détermination quant au maintien de la grève nationale de présentation du billet sur le réseau TER" des trains régionaux, écrivent-elles.

Cette grève, lancée lundi dernier, touche actuellement l'ensemble de la France, selon les organisateurs.

Dans un communiqué, la SNCF dit avoir reçu "l'accord des pouvoirs publics" pour cette augmentation, qui ne concerne pas le prix des cartes commerciales afin de "maintenir l'accessibilité du TGV au plus grand nombre".

L'entreprise justifie la hausse par des investissements destinés à rénover les matériels.

Après plusieurs mouvements de protestation d'abonnés, la SNCF s'est engagée à geler en 2011 le tarif des forfaits TGV pour les utilisateurs au quotidien. Elle a également réagi en dévoilant un plan de rénovation de douze "lignes malades".

Selon des données internes publiées mercredi par Les Echos, la ponctualité des trains s'est dégradée en 2010, et ce sur tous les types de trains (TGV, TER, Transilien, Corail intercités). 

Certains événements au cours de l'année 2010 ont perturbé le trafic ferroviaire, comme les intempéries en décembre ainsi que les grèves d'avril et d'octobre. Mais en les excluant, les chiffres évoluent toujours à la baisse, selon le quotidien. »

Sources : http://fr.news.yahoo.com/4/20110126/tts-france-sncf-tarif...

 

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

24/01/2011

APRES CELINE, C’EST AU TOUR DE LA SNCF. NON MAIS !!!

Pas évident pour cette malheureuse communauté de se faire entendre, dans ce pays peuplé d’antisémites (voir article suivant). Mais enfin, avec de la persévérance, elle  arrive quand même à grappiller par-ci par-là, quelques menues satisfactions. Du genre de celle qui est relatée ci-après, par exemple.

Vous noterez que le président de la SNCF s’est bien gardé de nous préciser combien d’argent (public) serait encore englouti dans la transformation de l’ancienne gare de Bobigny en « lieu de mémoire ». Un oubli sans doute. Ou alors, ça ne nous regarde pas. On peut s’attendre au pire, lorsqu’on songe au coût de la simple « restauration » d’une baraque d’Auschwitz.

Si la SNCF a de l’argent en trop, qu’elle améliore donc son service et baisse ses tarifs. Au lieu de se vautrer dans la servilité la plus éhontée.

 

« La SNCF s'explique mardi à Bobigny sur son rôle dans la Shoah

PARIS (AFP)---En lançant mardi la transformation en lieu de mémoire de l'ancienne gare de Bobigny, d'où plus de 22.000 juifs internés au camp de Drancy sont partis vers les camps de la mort, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, doit s'expliquer sur le rôle de la compagnie dans la Shoah.

Les heures sombres de l'histoire de la SNCF, qui a transporté quelque  75.000 juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, ont déjà fait l'objet de  plusieurs procès - jamais perdus par la compagnie. 

Elles ont été remises en lumière ces derniers mois, des élus américains  ayant exigé que les compagnies qui sont candidates à des contrats aux  Etats-Unis et qui avaient transporté des déportés présentent explications et  excuses, et éventuellement indemnisent les descendants.

Or, la SNCF est très intéressée par les projets de trains à grande vitesse aux Etats-Unis, notamment en Californie et en Floride.

Finalement, la loi californienne qui la menaçait directement a été  censurée, avant son départ, par le gouverneur Arnold Schwarzenegger, cependant que le représentant démocrate de Floride, qui avait déposé un projet de loi similaire au niveau fédéral, a été battu aux élections en novembre.

La compagnie française a néanmoins pris la chose assez au sérieux pour  dépêcher des dirigeants outre-Atlantique, pour rencontrer élus et associations  juives.

En Floride en novembre, Guillaume Pepy a fait le point sur sa position, exprimant "sa profonde peine et son regret" pour les conséquences de ces transports, "réalisés sous la contrainte "de la réquisition".

M. Pepy s'est référé au discours prononcé par le président français Jacques Chirac en juillet 1995, lors des commémorations de la Rafle du Vel' d'Hiv' : 

"Ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'Etat français".

"En tant que bras de l'Etat français, la SNCF reprend à son compte ces mots et la peine qu'ils reflètent pour les victimes, les survivants et leurs familles qui ont souffert à cause de notre rôle pendant la guerre", écrit alors le patron de la SNCF.

La compagnie a même créé un site internet, qui présente en anglais son rôle pendant la Shoah: http://www.sncfhighspeedrail.com/heritage.

Des descendants de victimes se sont émus en France de ce que la SNCF ait une repentance à géométrie variable, dictée, ont-ils dit, par des intérêts commerciaux.

A cela, Guillaume Pepy a rappelé à plusieurs reprises que son entreprise travaillait alors sous la menace armée des nazis. 2.000 cheminots sont morts pendant le conflit.

Tandis qu'un rapport qualifié de "sérieux" par les historiens interrogés par l'AFP a établi ses responsabilités en 1996, la SNCF a ouvert ses archives, installées au Mans, en 2000.

Elle a aussi signé en décembre un partenariat avec le Mémorial de la Shoah à Paris pour le développement des activités pédagogiques destinées aux scolaires sur la période de la Seconde Guerre mondiale.

M. Pepy a annoncé à plusieurs reprises qu'il s'expliquerait plus en détail à l'occasion du lancement du lieu de mémoire de Bobigny.

En présence de Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, il cèdera alors à Bobigny le terrain de la gare de marchandises de cette ville, d'où sont partis vers le camp d'extermination d'Auschwitz, en 1943 et 1944, 21 convois transportant 22.407 personnes internées dans le camp voisin de Drancy.

Longtemps occupée par un ferrailleur, cette gare désaffectée de la ligne de grande ceinture a failli être démolie dans les années 1980. Elle a été classée en 2005 ».

   

 Source : http://fr.ejpress.org/article/39503