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29/07/2007

ALYA MASSIVE DES JUIFS RUSSES… EN ALLEMAGNE

f2d671510aca52819df365916198c63f.jpgL’Etat d’Israël ne fait pas mystère de sa volonté d’attirer le maximum d’émigrants juifs de la diaspora sur son territoire. Il en a un besoin vital, ne serait-ce que pour contrebalancer les effets de la démographie de ses citoyens arabes. Toute une batterie de mesures incitatives a été déployée à cet effet et Ariel Sharon n’avait pas craint en son temps de dramatiser la situation des juifs de France pour les inciter à partir. Certains sautent le pas, on l’a vu, et font leur alya, ou montée vers Israël.

 

Mais il y a le revers de la médaille, autrement dit le retour à la case départ d’une partie non négligeable de ces émigrants, sans compter le départ d’Israéliens vers d’autres cieux. Une déperdition suffisamment importante pour être devenue un sujet de préoccupation pour le gouvernement.

La vérité, c’est que l’on assiste, malgré les départs fortement médiatisés, comme celui de France la semaine dernière, à un net déclin de l’émigration vers Israël. Pire encore, et ce phénomène est nouveau, alors que Russes et Ukrainiens émigraient en masse il y a un certain nombre d’années, beaucoup de ces « Israéliens » de fraîche date retournent à présent vivre dans leur ancien pays. Il en va de même pour l’Allemagne.

Plus de 4 000 Israéliens sont ainsi redevenus Allemands en 2006, soit une très nette augmentation par rapport aux années précédentes. Et l’on chiffre à 300 000 le nombre de citoyens de l’Etat hébreu qui pourraient potentiellement suivre cette voie. En renonçant pour cela à la double nationalité, condition mise par l’Allemagne.

Comme si cela ne suffisait pas, l’émigration juive russe a déserté Israël pour aller s’installer, elle aussi, … en Allemagne. Depuis les années 90, on assiste en effet à un véritable exode de cette population, vivement encouragé par le gouvernement allemand au moyen de divers avantages. Résultat : la communauté juive allemande a triplé de volume. Ce qui a occasionné une brouille persistante entre les responsables de cette communauté et le gouvernement israélien qui, furieux d’être frustré de cette masse d’immigrants potentiels, a décidé une contre-attaque.

Israël a ainsi décidé d’étendre les compétences de Nativ, une agence d’émigration initialement créée pour la seule Russie, à l’Allemagne, afin d’essayer d’inverser la tendance et de repêcher, au moyen de cours d’hébreu et de divers programmes incitatifs,  les 220 000 juifs russes qui s'y sont installés aux cours des 10 dernières années. Cet élargissement des compétences interviendra dès septembre 2007.

Cette explosion de la communauté juive allemande en raison de l’arrivée massive des Russes est cependant loin de ne faire que des heureux. En témoignent ces propos d’une habitante de Düsseldorf : « Nous étions 1 200 à Düsseldorf et nous sommes 15 000 maintenant. Les « Russes » s’intègrent très bien, si bien même que c’est nous, les « anciens » qui nous trouvons « submergés » (…) En fait, la plupart ne se sentent pas juifs du tout, ils viennent d’un régime communiste où la religion n’avait pas de place. Beaucoup sont mariés à des Russes non juifs, dont les enfants n’ont aucune idée de la religion, mais ils profitent des privilèges d’immigration. (…) Et en plus, ils sont en majorité et nous attendons pratiquement le moment où ce seront eux qui mèneront la barque, malgré leurs convictions athées ».

Je suis sûre que, comme moi, vous n’aurez pas manqué d’apprécier la saveur de cette réaction …. « Submergés, profiter des privilèges, eux qui mèneront la barque »…. Voyons, voyons, que faites-vous, Madame, de l’enrichissement par les différences, de l’accueil de l’étranger, de la tolérance universelle ? Je me demande vraiment ce qu’en penserait la LICRA…

Source : www.guysen.com

28/07/2007

DIFFUSION DE LA FRANCE LICRAtisée

 

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Je ne vous apprendrai rien en vous disant que la France est un pays où règne la censure, qu’elle soit extérieure ou auto-imposée. Cette dernière étant du reste bien plus dramatique encore puisque gravée au fer rouge dans des esprits conformistes et timorés.

En vertu de quoi mon livre, quoique ne contrevenant en rien aux lois en vigueur, n’est pas distribué dans les librairies « classiques ». Son sujet même fait de lui un « hors la loi » qui n’a pas droit de cité dans les rayonnages de la pensée totalitaire. Il n’est diffusé qu’à travers les circuits de vente par correspondance ou dans certaines librairies très sélectionnées.

Mais il y a quand même des esprits hardis, qui ne craignent pas de passer outre les diktats évoqués plus haut. Et qui s’en trouvent récompensés. Il y a ici à Strasbourg quelques buralistes – proches de nos idées - qui ont accepté de mettre mon livre sur leurs rayonnages, et qui ont la surprise de les vendre fort bien. Ce qui prouve qu’il y a, en dehors de nos milieux,  un public pour ce type d'ouvrages et  que tout le problème est d’arriver à toucher ces lecteurs potentiels désireux de lire autre chose.

Je me dis donc qu’ailleurs, il pourrait en être de même. Si donc, vous avez dans votre entourage soit une librairie décomplexée, soit un buraliste courageux, qui accepterait de mettre mon livre en vente, faites-le moi savoir. Je prendrai contact avec lui et lui enverrai quelques exemplaires en dépôt-vente. Je pense que cela pourrait aider à certaines prises de conscience, ici et là …

27/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 7

7)  L' American Jewish Congress (Le Congrès juif américain)

cabe6f7a8b1bb43dafc514d2156ade3f.jpgA ne pas confondre avec son presque homonyme vu avant-hier. Il s’agit là encore d’une très puissante organisation créée en 1918 par des responsables religieux et communautaires juifs, tous sionistes, afin de présenter une position unifiée des juifs américains lors de la Conférence de Paix tenue à Versailles en 1919.

Auparavant, en 1918, s’était tenu leur 1er congrès qui verra parmi ses délégués une certaine Golda Meier Meyerson, du Milwaukee, plus connue par la suite sous le nom de Golda Meir. L’AJCongress ne tardera pas à se transformer lui aussi en groupe de pression ayant pour but de défendre les intérêts juifs partout dans le monde. Sioniste de la première heure, le Congrès considère être parmi les premiers à avoir défendu l’idée d’un Etat juif. En 1933, il prendra la tête du boycott général des produits allemands. Il a, soit dit en passant, le boycott assez facile. En 2002, il avait appelé au boycott du Festival de Cannes en raison de l’affreuse vague d’antisémitisme qui, chacun s’en souvient, s’était soudainement abattue sur le pays. En 1936, il contribuera largement à la création du Congrès juif mondial (World Jewish Congress).

Ses objectifs prioritaires sont les mêmes que ceux que nous avons déjà rencontrés : soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël et lutte contre le « nouvel antisémitisme ». Viennent ensuite, sans doute afin de diversifier les terrains d’action et les réseaux: la préservation de la liberté religieuse aux Etats-Unis (!!!), la promotion de l’indépendance énergétique du pays et l’aide aux pays musulmans « modérés » - suivez mon regard.

Car l’Europe intéresse vivement, à plus d’un titre, l’AJCongress.  Ses dirigeants ont fait, comme il se doit, leur tournée d’inspection sous nos cieux. Ils ont mené une action de lobbying intense à Bruxelles, au bénéfice des Etats-Unis. Et chez nous, ils ont même prêché la bonne parole…à des convertis, ce qui était facile. Voyez plutôt : lors de leur visite en 2004 a été scellé un accord de coopération entre l’AJCongress et l’Union des Patrons et Professionnels Juifs de France (UPJF), association communautaire comme son nom l’indique, créée en 1997. Cet accord, qui prouve clairement la pénétration de plus en plus agressive de ces lobbys en France, n’a pas fait que des heureux, même dans lesdits milieux communautaires, puisqu’il a été dénoncé par Actualité Juive en septembre 2004. D’autant qu’il aurait été accompagné de fortes sommes d’argent, destinées à quoi ? Mystère…

7ef5f8bcc239aeba7a4c252de439b864.jpgLa réponse de l’UPJF à Actualité Juive ne manque pas d’intérêt : « Tout d’abord, nous revendiquons pleinement l’existence d’un accord avec nos frères américains, qui nous apportent leur savoir-faire, leur expérience et leur professionnalisme afin de devenir une véritable force de proposition en France. Cette volonté d’organiser notre communauté en tant que force politique dans le but d’améliorer l’image d’Israël et de lutter efficacement contre la résurgence de l’antisémitisme, constitue une première dans l’histoire de la communauté juive française. Cette initiative est aujourd’hui indispensable et complémentaire de l’action du CRIF, dont la neutralité est nécessaire afin de mener à bien sa mission.

Sur le soutien financier apporté à l UPJF, force est de constater que le fantasme de voir le « lobby juif américain » tirer les ficelles de la politique mondiale et s’attaquant maintenant à la politique française n’épargne pas certains représentants de notre communauté, ni votre journaliste ! (…) L’UPJF reçoit effectivement un soutien financier de son partenaire américain, exclusivement destiné à financer des opérations de communications et de lutte contre la désinformation ainsi que des formation destinées à lutter contre l’antisémitisme et l’antisionisme qui sévissent dans notre pays et non à financer la vie politique française comme le laisse entendre votre article. »

Bref, vous l’aurez compris, l’UPJF voit grand et se rêve en groupe de pression « à l’américaine ». Il est vrai que l’époque lui est favorable pour le moment et qu’il bénéficie pour ce faire, des gros moyens et de l’expérience de véritables orfèvres en la matière…

L’UPJF poursuivait d’ailleurs, dans la même réponse : « Il en va exactement de même du soutien que nous pouvons apporter à tel ou tel candidat, et ce, contrairement à ce que voudraient faire croire nos détracteurs, quelle que soit leur couleur politique. Nous soutenons ces hommes et ces femmes en fonction de leurs prises de positions sans équivoques sur l’antisémitisme, les Juifs et leur soutien à l’Etat d’Israël. »

C’est sans doute pour soutenir « tel ou tel candidat » qu’ils ont décerné à Sarkozy leur prix de l’Homme politique de l’année en 2006.

25/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 6

6) LAmerican Jewish Committee (AJC)

edaaea62f7d2e43d4878fd0b19da6ac2.jpgPoursuivons notre petite série obsessionnelle. Je vous invite tout de suite à ne pas confondre l’AJC ci-dessus mentionné avec un autre AJC, qui est l’American Jewish Congress, que nous examinerons plus tard. Etonnant, non ? On a l’impression d’ouvrir des poupées gigognes russes, chacune donnant accès à une autre puis à une autre et ainsi de suite…

En tout cas, vous pouvez constater que le quadrillage est bien fait et que les moyens financiers n’ont pas l’air de manquer. L’AJC qui nous occupe aujourd’hui a été créé en 1906 par des juifs américains pour défendre leurs coreligionnaires victimes de pogroms en Russie. Lui aussi a fait du chemin depuis ses débuts car outre son siège à New York, il dispose à présent de 33 bureaux sur tous les Etats-Unis et de 8 représentations à l’étranger, dans les pays suivants : Allemagne, Belgique, France, Inde, Israël, Italie, Pologne, Suisse.

6335b446eeb24d52e05dff4451b69bcb.jpgL’AJC, qui a un statut d’ONG,  s’est en effet spécialisé dans une activité « diplomatique » très internationale et à haut niveau. Lorsque ses dirigeants se déplacent, ce n’est pas pour rencontrer le lampiste, je vous prie de le croire. Il a même ouvert il y a une paire d’années à Bruxelles le Transatlantic Institute pour renforcer les liens entre l’Union Européenne, les USA et Israël - encore une officine qu’il sera fort instructif d’examiner de près lorsque son tour viendra. Pour vous donner une idée de l’importance de l’AJC aux Etats-Unis mêmes : son gala annuel, l’an dernier en mai 2006, s’est tenu en présence de George Bush, Angela Merkel et Kofi Annan, entre autres. De quoi faire pâlir même le CRIF.

Quels sont ses objectifs ? Serez-vous étonnés si je vous dis qu’il s’agit de combattre l’antisémitisme, de soutenir à fond Israël « dans sa recherche de paix et de sécurité » et d’assurer le bien-être des juifs aux USA, en Israël et partout dans le monde ? Comment y arriver ? Pas très compliqué : il suffit de « promouvoir des sociétés pluralistes et démocratiques où toutes les minorités seraient protégées », moyen le plus sûr de combattre l’antisémitisme. C’est en tout cas la recette qui a été appliquée chez nous, avec des résultats mitigés, cependant. Preuve que même les meilleurs plans peuvent gripper…

L’AJC avait reçu Sarkozy lors de son déplacement aux States en 2004. Le courant a très bien passé, comme vous pouvez vous en douter et pour resserrer encore des liens décidément étroits, devinez la requête adressée à l’AJC par ….le même, alors ministre de l’Intérieur ? Tenez-vous bien, car dans notre beau pays, on fait à présent de plus en plus fort, et comme disait un humoriste, lorsque les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites…  Donc, l’AJC est venue… entraîner la police française à Paris, en décembre 2006, à combattre les "crimes de haine". Parfaitement. On a pu lire sur son site (http://www.ajc.org/site/apps/nl/content2.asp?c=ijITI2PHKo...) que l’organisation se félicitait « de la proposition française d’accueillir un symposium international pour former les policiers français et européens à combattre les "crimes de haine", sous la direction de Paul Goldenberg, expert pour le compte du American Law Enforcement et de l’American Jewish Committee. Un programme mis en route il y a deux ans, était-il précisé de même source. Dans un premier temps, Sarkozy avait en effet accueilli en France en décembre 2005, après les révoltes dans les banlieues, les deux chefs de la police israélienne, Gideon Ezra et Moshe Karadi, venus dispenser leurs conseils à la police française ….

De son côté, le directeur exécutif de l’AJC, David Harris, avait fait une tournée en Europe en 2005 et déclaré en toute simplicité, en France, devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, et le premier ministre, qui s’était naturellement déplacé pour l’occasion : « En ma compagnie se trouve une délégation de l'American Jewish Committee qui vient de visiter plusieurs capitales européennes dans le but d'approfondir et d'étendre le dialogue transatlantique. Notre organisation a été créée voici près d'un siècle en réponse aux pogroms qui sévissaient alors contre les Juifs d'Europe de l'Est. Dès le début, l'AJC a poursuivi deux buts complémentaires. Le premier était d'assurer la sécurité des communautés juives, tant dans le monde qu'aux Etats-Unis, et de leur porter assistance. Le second, directement inspiré de la tradition prophétique du judaïsme, était d'apporter notre contribution au bon fonctionnement politique et social des sociétés où nous vivons.

En conséquence, durant tout le 20e siècle et jusqu'à aujourd'hui, notre institution s'est impliquée profondément dans le combat pour défendre et étendre les droits de l'homme, les libertés individuelles et la dignité de la personne humaine. Ce faisant, nous avons puisé aux sources des valeurs les plus pérennes de la Révolution française. ».

Je trouve ce petit préambule assez éclairant à plus d’un titre. L’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) a d’ailleurs pu titrer fort judicieusement: « L’intervention croissante des organisations juives américaines en France donne un souffle inattendu au militantisme juif de l’Hexagone ».

24/07/2007

MONTEES ET DESCENTES

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Demain 25 juillet, 600 juifs français quitteront la France pour faire leur alya en Israël, sur trois vols au départ de Marseille et Paris. Faire son alya, mot qui signifie « montée », veut dire s’installer définitivement dans l’Etat hébreu et donc devenir Israélien puisqu’en vertu de la « loi du retour » cette nationalité est automatiquement accordée. Ce départ a été fêté en grande pompe le 19 juillet en présence notamment du grand rabbin de France Sitruk et de l’ambassadeur de France en Israël, Daniel Shek. Ces « olim » devraient normalement être rejoints d’ici la fin de l’année par environ 2 500 de leurs compatriotes, soit une moyenne de 10% de plus que l’année précédente.

Les Français sont en effet en tête de l’alya européenne. Le nombre d’olims américains et canadiens progresse lui aussi, mais moins : de 5 à 10 % cette année. De toute manière, la « montée » vers Israël n’a jamais fait vraiment recette là-bas: depuis la création d’Israël, seuls 125 000 juifs d’Amérique du nord ont sauté le pas. Chiffre qu’il faut mettre en parallèle avec le nombre de juifs provenant de Russie : 185 000 pour la seule année 1990.

Pourtant, tout n’est pas rose dans l’Etat hébreu et alors que certains « montent » ou rêvent de le faire, d’autres s’en vont ou voudraient bien pouvoir. Ainsi, Israël souffre d’une véritable fuite de ses cerveaux, généralement en direction des Etats-Unis, un record qui le place loin devant la Corée du sud, le Canada, l’Australie et Taïwan, eux aussi grands exportateurs vers les USA. A tel point que le ministère de l’Intégration vient de débloquer des crédits pour essayer d’endiguer le phénomène. Selon les chiffres communiqués par le ministère, 16 000 scientifiques ont fait leur alya depuis les années 90. Seuls 10 000 se seraient intégrés au sein des industries civiles et militaires locales. Les autres, soit quand même près de 40%, ont disparu dans la nature. D'une façon générale, les chances de voir un universitaire âgé de 30 à 40 ans quitter Israël sont 15 fois supérieures que pour un simple bachelier indique une étude réalisée par le centre Shalem et présentée au Comité des sciences et des technologies de la Knesset en juin 2006.

Dans le même ordre d’idée, un sondage récent indique que près de la moitié des jeunes Israéliens de 14 à 18 ans interrogés préféreraient vivre ailleurs s’ils le pouvaient, et 68% d’entre eux estiment que la situation d’Israël n’est « pas bonne ». On demandait aux jeunes s’ils pensaient qu’Israël avait réussi à promouvoir la justice sociale, à relever les défis socio-économiques, à offrir à tous ses citoyens un bon niveau de vie et à aider les populations les plus fragiles à trouver un emploi.

Quelque 85% des jeunes ont répondu que l’Etat avait totalement ou partiellement échoué à répondre à ces objectifs et 54,9% … que les relations entre les populations arrivées récemment et les plus « anciennes » étaient loin d'être au beau fixe.

Sources: www.guysen.com / http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3427762,00.html

23/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 5

5) Le B’nai B’rith

4aed553f7324dc8a366c4faa1e0f9559.jpgNous avons vu que l’ Anti-Defamation League était en quelque sorte le bras armé du B’nai B’rith (BB), ce qui nous amène tout naturellement à nous intéresser aujourd’hui à cette très puissante (mais n’est-ce pas un pléonasme ?) organisation juive, dont le siège central se trouve à Washington. Et tout d’abord, est-ce une franc-maçonnerie ?

L’organisation s’en défend farouchement et on peut comprendre pourquoi. Une franc-maçonnerie – théoriquement parangon de la tolérance et de l’universalisme fraternel - qui ne serait ouverte strictement qu’aux seuls juifs, comme c’est le cas du BB, ce serait peut-être un peu difficile à faire passer, n’est-ce pas ? Imaginons une seconde une franc-maçonnerie interdite aux juifs, vous voyez le tableau d’ici ? Donc, ce n’est pas une franc-maçonnerie et si on y parle de Loges, de tenues ouvertes et fermées selon que les réunions sont publiques ou strictement privées, ou encore de rituel qui règle lesdites réunions afin « de permettre l’expression de chacun dans un climat d’écoute », eh bien, ça n’a quand même rien à voir. Et si Sigmund Freud, distingué membre du BB de Vienne a commencé son discours en Loge, lors de son 70e anniversaire en 1926, par ces mots : « Vénérable Grand Président, distingués Présidents, chers Frères… », une fois encore, qu’est-ce que ça prouve ?

Cela étant posé, ce qui est par contre indiscutable, c’est que nous avons affaire à la plus grande organisation juive du monde et l’une des plus anciennes, puisque fondée aux Etats-Unis en 1843 par 12 émigrés juifs allemands – afin de symboliser les 12 tribus d’Israël -, émigrés dont 4 au moins  étaient bel et bien francs-maçons. Le B’nai B’rith, nom qui signifie Fils de l’Alliance,  a bien essaimé depuis puisqu’il est aujourd’hui présent dans 58 pays, dont 29 pays européens.

Cette organisation « philanthropique » ne fait pas mystère de sa mission qui figure sur son site, www.bnaibrith.org : « Le B’nai B’rith a pris en charge la mission d’unir les juifs dans la réalisation de leurs plus hauts intérêts et ceux de l’humanité (…) Grâce à ses membres dans 58 pays de par le monde, le statut d’ONG aux Nations Unies à New York et à Genève, la représentation à l’UNESCO, et le bureau à Bruxelles à l’U.E., nous sommes idéalement placés pour réunir, disséminer et agir sur l’information là où les intérêts juifs sont en jeu. » Au moins, c’est clair.

Ce statut officiel lui permet d’entretenir des liens particulièrement étroits avec l’Union Européenne qui fait l’objet  de ses soins attentifs. Le BB a d’ailleurs ouvert récemment un bureau pour « intensifier notre engagement dans les activités de l’Union Européenne ». Ce ne sont pas des phrases en l’air : depuis près de deux ans, l’ambassadeur aux Etats-Unis du pays qui va prendre pour six mois la présidence de l’UE est « invité » par le BB, à Washington, à venir faire son rapport sur ce que sa présidence compte entreprendre durant les six mois à venir. Ce que l’ambassadeur du Portugal vient très docilement de faire, ces jours derniers, en n’omettant pas d’assurer son honorable auditoire de toute l’amitié que voue le Portugal à Israël. Fort édifiant.

Car, vous l’aurez deviné, derrière la philanthropie, la culture, etc, etc, c’est bien le soutien indéfectible à Israël qui est au cœur de ses préoccupations, la défense des droits de l’homme – à géométrie variable, s’entend – venant en second lieu afin de resserrer les boulons.

La branche française du BB est ancienne puisqu’elle existe depuis 1932, et comme dans le cas de l’Anti-Defamation League avec le BB International, ses liens avec la LICRA sont évidents puisque Jean Pierre-Bloch a présidé conjointement les deux organisations à plusieurs reprises et notamment de 1974 à 1981. Cette branche française, qui compte quelque 2 500 membres, est présidée aujourd’hui par Marc Lumbroso. Sur son site, www.bnaibrith-france.org , au chapitre « associations amies », nous retrouvons de vieilles connaissances comme SOS Racisme ou Ni Putes Ni Soumises.

Afin de récompenser amis et méritants, le BB attribue, en Europe, ses Menora d’Or. Ont notamment été distingués en 2005, lors d’une soirée fastueuse à Monte-Carlo, le prince Albert de Monaco et Christian Estrosi. Ce dernier, par ailleurs membre du groupe d’amitié France/Israël à l’Assemblée nationale, a été récompensé pour la promotion de la mémoire de la shoah et pour avoir organisé avec le CRIF (et l’argent du contribuable) les voyages de la mémoire à Auschwitz pour les élèves des collèges. Au cours de l’année scolaire 2002/03, le Conseil général a ainsi offert à 2 700 collégiens et 300 accompagnateurs, « l’opportunité d’approcher avec lucidité et courage les conditions dans lesquelles l’irréparable, l’indicible a pu être commis ».  A quand les voyages sur les lieux de l’horreur bolchevique ?

Au niveau mondial, le BB est présidé depuis peu et pour la première fois, par un non Américain : par un Canadien pour être précis, Moishe Smith. Ce dernier a clôturé son allocution de bienvenue par ces mots : «  G-d Bless Israel. G-d bless Canada . G-d bless the United States of America . And may G-d bless all the people of the world.”  Ce qui nous permet de constater dans le texte un certain ordre de priorité qui tendrait à donner raison aux infâmes antisémites qui ont répondu au sondage récent de l’ADL (voir avant-hier).

c5160b370e27ab94eb10eb8e5dbf8884.jpgSi vous voulez tout savoir sur le BB – ses liens avec le communisme, avec l’Allemagne, et much more, comme diraient les Américains - je ne saurais trop vous conseiller de lire le livre passionnant d’Emmanuel Ratier, Mystères et Secrets du B’nai B’rith, (Editions Facta, 1993).

21/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 4

4) L’ Anti-Defamation League (ADL)

10fda27f7c41cbdf17e1d9a51aca94a7.jpgIl s’agit-là de l’équivalent d’une certaine LICRA bien connue, quoique à la puissance américaine, comme il se doit. Cette organisation de défense juive, l’une des plus anciennes aux USA, a été créée en 1913 par un avocat, Sigmund Livingston, sous les auspices du B’nai B’rith. Avec un budget annuel de plus de 50 millions de dollars, 29 bureaux répartis sur le territoire américain et un siège central à New York, elle représente un formidable groupe de pression, toujours présent sur le front de l’ « antisémitisme » et de son corollaire, la défense inconditionnelle d’Israël. Je ne m’étendrai pas sur les buts et méthodes de l’ADL, très voisins de ceux de la LICRA, en bien plus puissants néanmoins. Le point de départ est toujours le même et trouve son illustration dans ce propos de son président, Abraham Foxman, tenu en 2003 : « Nous nous trouvons actuellement face à une menace pour la sécurité et la sauvegarde du peuple juif aussi grave que celle que nous avons dû affronter dans les années 30 – si ce n’est pire ». A partir de cette constatation des plus classiques, les moyens d’action sont très similaires.

Ceux que le sujet passionne pourront se référer à leur site, www.adl.org . Je les invite à aller sur « about ADL », puis « History of ADL », ladite histoire étant décortiquée décennie par décennie. Je suis sûre que, comme moi, ils seront étonnés de la stupéfiante discrétion observée par l’ADL sur les événements de la période 1940-50 et surtout sur sa propre action en regard de ces événements, pourtant connus aux Etats-Unis.

7bd92672021a7446c98c0c402084647f.jpgParlons plutôt de son président quasiment inamovible depuis 1987, Abraham Foxman,  d’origine polonaise. Un personnage assez étonnant, toujours fidèle au poste malgré de nombreux ennuis avec la justice. Citons les plus récents : en 2000, il est obligé de reconnaître avoir touché d’énormes pots-de-vin (cacher) de Marc Rich, escroc international ayant bâti une grande partie de sa fortune en contournant l’embargo sur l’Irak et condamné pour ces faits pour violation d’embargo. En septembre 1983, un grand jury fédéral américain avait accusé Rich de plus de 50 chefs d’inculpation (fraude, commerce avec l’ennemi, etc.) Une condamnation qui aurait pu lui valoir jusqu’à 325 années de prison, mais qui est prononcée par contumace, le coupable s’étant enfui en Suisse. Foxman aurait reçu ces sommes comme intermédiaire en échange d’un pardon de Clinton. Et Clinton accordera bel et bien sa grâce présidentielle juste à la fin de son mandat. Il est vrai que Rich, le bien nommé, était également un gros donateur du parti démocrate et qu’en plus, le grand rabbin Sirat lui-même, en tant que vice-président de la Conférence européenne des rabbins, s’était fendu d’une lettre au président pour demander la grâce d’un personnage aussi méritant.

 

Pour en revenir à Foxman, il sera condamné l’année suivante, en 2001, et l’ADL avec lui, pour avoir intimidé et diffamé des parties civiles auxquelles ils devront payer des millions de dollars en dommages-intérêts.

 

de82bab5066d79dcf2f0dc4fdb7bb1a4.jpgCes mesquineries ne l’ont nullement empêché de venir pontifier à Paris l’an dernier auprès du CRIF et de recevoir à cette occasion, en octobre 2006, la Légion d’Honneur des mains de Chirac.

Et il est toujours là, prêt à pourfendre l’ « antisémitisme » où qu’il se trouve. Et même ailleurs. Il vient d’ailleurs tout juste de s’indigner d’un sondage tout récent commandé par l’ADL et publié cette semaine. Ce sondage a été réalisé dans 6 pays européens : Autriche, Belgique, Hongrie, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni et son résultat est sans appel : les Européens seraient de plus en plus antisémites. Jugez plutôt : la moitié des sondés estiment que les juifs sont plus loyaux à l’égard d’Israël que de leur pays et plus d’un tiers croient que les juifs ont beaucoup d’influence dans le monde des affaires et des finances. On se demande où ils vont chercher tout ça ! Il paraîtrait même que beaucoup s’imaginent que les juifs américains contrôlent la politique des USA au Moyen Orient, « an old canard » selon les termes mêmes de Foxman. Bref, ce dernier est particulièrement mécontent et après ce qu’on a appris hier, les Européens feraient bien de se méfier....

20/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 3

3) Le monde sous haute surveillance : l’ Office of Global Anti-Semitism
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En politique, à l’heure actuelle, la réalité dépasse la fiction. Ce qui se passe en ce moment aux Etats-Unis nous prépare un monde à la Orwell en vitesse accélérée. Mais qui en parle vraiment ?

Nous allons délaisser aujourd’hui les groupes de pression proprement dits – non que la matière manque, au contraire elle pullule – pour nous intéresser au résultat d’un coup magistral par eux réussi: faire payer au contribuable américain la lutte contre l’ « antisémitisme »….sur toute la planète.

Eh oui, aux States, on sait voir grand. Comment faire pour fermer la bouche à toutes les critiques à l’égard d’Israël ? Et accessoirement aux curieux qui s’intéressent mal à propos à la shoah ? Telles étaient en substance les angoissantes questions. La réponse ? Le Global Anti-Semitism Awareness Act of 2004.

Loi votée à l’unanimité de ses deux chambres par le Congrès des Etats-Unis et signée par George Bush le 16 octobre 2004…. juste avant les élections du 2 novembre.

On ne peut pas dire qu’on ait beaucoup entendu parler de cette loi en Europe. Le Département d’Etat s’y était opposé, estimant qu’elle accordait un statut trop exclusif à une ethnie et à une religion. Mais que pèse le Département d’Etat face aux lobbys ? Ceux-ci ont fait le forcing, avec succès, naturellement.

La loi commence par recenser un certain nombre d' « actes antisémites » qui ont eu lieu fin 2003/début 2004, y compris le feu mis à une synagogue à Toulon le 23 mars 2004 !

Pour lutter contre ces forfaits sans nom, les Etats-Unis, s’arrogeant le titre de gendarme mondial, s’engagent à combattre l’antisémitisme OU QU’IL SE MANIFESTE SUR LA PLANETE. En coopération avec les instances internationales comme l’Union Européenne ou l’ONU. On en a d’ailleurs déjà vu des effets.

Admirez l’astuce : les axes du mal vont considérablement se diversifier et gare aux rebelles au Nouvel Ordre Mondial ! Joli coup, non ?

La loi a créé un Bureau spécial au sein du Département d’Etat pour gérer ce problème fondamental, l’Office of Global Anti-Semitism. Voilà pourquoi je parlais des contribuables payeurs de gré ou de force. A la tête de cet Office : un activiste de la plus belle eau, Gregg Rickman. C’est lui qui dans les années 90 présidait la commission chargée de faire cracher les banquiers suisses. Il en avait tiré un livre, en 1999, délicatement intitulé Swiss Banks and Jewish Souls (Banques suisses et âmes juives). Ah les salauds ! Les Suisses, bien sûr, attention !

La loi assimile clairement l’antisionisme à l’antisémitisme. Pourtant, le sionisme n’est-il pas une doctrine et un mouvement politiques ? A ce titre, il serait permis de le critiquer, non ?

Eh bien, non. Le sionisme est à présent un article de foi et il est obligatoire d’y adhérer sans réserve. Le Dieu de Bush, celui des fondamentalistes chrétiens et juifs, n’a pas l’air de plaisanter. Et franchement, l’Amérique, ces jours-ci, me colle la chair de poule.

Ah, j’oubliais : il y a quand même quelques opposants, même là-bas : http://www.truthtellers.org/alerts/jewishheaddepartofanti...