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09/10/2007

DES OCCASIONS DE NOUS RETROUVER…

La XIIe Table Ronde de TERRE ET PEUPLE se tiendra le dimanche 21 octobre à Villepreux, au Domaine de Grand’Maison dans les Yvelines, à partir de 10h (entrée : 8 euros)

Sur le thème Liberté pour l'Histoire, vous pourrez entendre : Gabriele ADINOLFI (Italie) Président de Polaris  "Les Italiens assument toute leur Histoire" ; Patrick BRINKMANN (Suède)  Président de Kontinent Europa Stiftung  "L'enjeu européen du combat pour la liberté de l'Histoire" ; Maître Eric DELCROIX (France)  "Les juges doivent-ils écrire l'Histoire ? » ; Pierre KREBS (Allemagne) Président du Thule-Seminar  "Le droit des Allemands d'avoir la mémoire de leur Histoire" ; Andreas MOLAU (Allemagne) Candidat du NPD aux élections en Saxe  "Politique et Histoire" ; Enrique RAVELLO (Espagne) Président de Tierra y Pueblo  "L'Histoire de la Guerre d'Espagne : un enjeu idéologique" ; Dr Gert SUDHOLT (Allemagne) Directeur de la revue Deutsche Geschichte  "Un éditeur doit se battre pour le droit à l'Histoire" ; Tomislav SUNIC (Croatie)  "L'Histoire victimaire comme identité négative" ; Pierre VIAL (France)  Président de Terre et Peuple "Qui veut empêcher l'Histoire d'être libre ?".

Je serai parmi les auteurs qui signeront leurs livres en marge de cette Table Ronde.

La semaine suivante, à Paris, nous fêterons le 1er anniversaire de la revue SYNTHESE NATIONALE, sur le thème : Face aux dangers qui menacent notre civilisation, COMMENT DÉFENDRE NOTRE IDENTITÉ ?

Samedi 27 octobre 2007 de 13 h. 30 à 18 h. 30 Grande salle du Théâtre de l’Asiem, 6, rue Albert de Lapparent 75007 Paris (Métro Ségur)

Seront présents à cette manifestation : Bernard Antony Président de Chrétienté Solidarité ; Alexis Arette Ancien syndicaliste agricole ; Nicolas Bay Secrétaire général du MNR ; Martial Bild Directeur de Français d’abord ; Odile Bonnivard Porte- parole de Solidarité des Français ; Jérôme Bourbon Journaliste à Rivarol ; Xavier Guillemot Directeur de l’Idée bretonne ; Roland Hélie Directeur de Synthèse nationale ; Anne Kling Défendons Notre Identité ; Bruno Larebière Le Choc du Mois ; Frédéric Pichon Europae gentes ; Olivier Pichon Directeur de Monde et Vie ; Philippe Randa Ecrivain et éditeur ; Fabrice Robert Président du Bloc identitaire ; Catherine Robinson Journaliste à Présent ; Pierre Sidos Président de l’Oeuvre française ; Chantal Spieler Présidente de Solidarité alsacienne ;  Robert Spieler Président d’Alsace d’abord ; Jean-François Touzé Conseiller régional FN d’Ile-de-France ;  Pierre Vial Président de Terre et Peuple

Invité d’honneur : Filip Dewinter, député (Vlaams Belang) d’Anvers

De 14 à 16 h. Tables rondes; de 16 à 18 h. 30 Interventions. Nombreux stands : Livres, journaux, blogs, associations…

Participation : 6 € - Venez nombreux !

www.synthesenationale.com

08/10/2007

NO MORE WARS FOR ISRAEL

0437f5438d0b96f4e270597e8b41be27.jpgUn correspondant de Floride, que je remercie au passage, m’a parlé du journaliste américain Jeff Rense, qui dérangerait beaucoup outre Atlantique. Car il ne craint pas d’aborder les sujets qui fâchent, c’est même sa spécialité. Jeff Rense est qualifié par Wikipédia anglais de « théoricien de la conspiration ». Il considère notamment que l’attaque du 11 septembre 2001 était orchestrée par des néoconservateurs du gouvernement, la CIA et le Mossad.

Comme vous le voyez, et que l’on partage ses vues ou non, ce journaliste essentiellement de radio et de télévision, sort des sentiers battus. Je vous recommande vivement son site, www.rense.com , vous y ferez sûrement des découvertes.

On y apprend, entre autres, qu’une conférence intitulée NO MORE WARS FOR ISRAEL (Plus de guerres pour Israël) se tiendra très bientôt, du 12 au 14 octobre, dans le Orange County, au sud de la Californie. Le lieu précis n’était pas indiqué sur le site, afin, paraît-il, d’empêcher les menaces et intimidations habituelles sur les hôteliers. Je constate que ce genre de pratiques existe donc aussi là-bas. En France en tout cas, nous avons eu maintes fois l’occasion de constater que ça fonctionnait 5 sur 5 et que hôteliers et restaurateurs s’aplatissaient sans demander leur reste.

La conférence entend lancer un appel pour que cesse ce cycle sans fin de guerres au Moyen-Orient menées par les Etats-Unis pour venir en aide à un pays désigné sous le vocable de « worthless parasitic and terrorist nation by the name of Israel that has been subjugating the Arab Christian and Muslim population of Palestine for nearly sixty years ».

A voir la liste des participants ( http://nomorewarsforisrael.blogspot.com/ ), on ne devrait pas s’ennuyer à cette conférence, qui est dédiée à Mordechai Vanunu.

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Mordechai Vanunu est cet ancien ingénieur du centre nucléaire de Dimona, en Israël, qui avait révélé en 1986 l’existence du programme nucléaire militaire israélien. Après son enlèvement en Italie par le Mossad et un procès secret, il avait été condamné à 18 ans de prison pour espionnage et trahison. Il a été libéré en 2004. Circonstance agravante : il s’est converti au catholicisme.

07/10/2007

DES CHIFFRES

6afd69f0a39f9b4d5a476dbeaf7e518d.pngLe camp de Majdanek, situé en Pologne près de la ville de Lublin, fut ouvert par les nazis en octobre 1941 en tant que camp de travail forcé, qui devint camp de concentration en février 1943. Il fut le premier camp important libéré par l’Armée rouge le 24 juillet 1944.

Les soviétiques déclarèrent que 1,7 million de personnes avaient été tuées à Majdanek. A l’ouverture du procès de Nuremberg, ils avaient révisé ce chiffre à 1,5 million, qui fut indiqué dans le document russe (URSS-29) accepté et pris en compte par le Tribunal militaire, conformément à l’article 21 de son statut qui stipulait : Le tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis. Il considérera également comme preuves authentiques les documents et rapports officiels des gouvernements des Nations unies, y compris ceux dressés par les commissions établies dans les divers pays alliés pour les enquêtes sur les crimes de guerre, ainsi que les procès-verbaux des audiences et les décisions des tribunaux militaires ou autres tribunaux de l’une quelconque des Nations unies.

Le nombre des morts de Majdanek fut révisé à la baisse dans les années suivantes puisque dès 1948, un rapport de la Commission enquêtant sur les crimes des nazis en Pologne établissait le nombre des victimes du camp à 360 000. En 1951, dans son livre Bréviaire de la haine – Le IIIe Reich et les juifs, Léon Poliakov écrivait ceci : « Signalons enfin le camp de Maïdanek, près de Lublin. Maïdanek n’était pas un camp d’extermination immédiate ; c’était un camp de travail, c’est-à-dire un camp d’extermination différée, dans lequel, conformément aux conclusions de la Commisssion d’enquête du gouvernement polonais, plus de 200 000 juifs – ainsi que non-juifs – ont trouvé la mort en 1943 et 1944 ».

L’Encyclopédie multimedia de la shoah consacre deux paragraphes à la question, qui curieusement, ne concordent pas entre eux :

Les victimes de Maïdanek comprenaient des Juifs de Pologne, notamment de Lublin, Varsovie, Radom et Bialystok ; un petit nombre de Juifs d’Europe occidentale, plus de 100 000 Juifs non polonais et des dizaines de milliers de prisonniers de guerre soviétiques, moururent à Maïdanek de froid, de dénutrition et de maladie pendant l’hiver 1941-42, qui fut particulièrement rude.

De 170 000 à 235 000 personnes moururent ou furent tuées à Maïdanek, dont 60 000 à 80 000 Juifs. La plupart succombèrent à la dénutrition, aux maladies, au froid et sous la torture, ou du fait du travail exténuant effectué sous la menace. Le nombre de victimes des chambres à gaz de Maïdanek n’est pas connu avec exactitude.

Pour finir, Tomasz Kranz, directeur de la section de recherche du Musée d’Etat de Majdanek, au terme d’une étude très poussée, a établi le nombre total des victimes de Majdanek à 78 000. Ce chiffre a été annoncé en décembre 2005.

05/10/2007

L’ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE (AIU)

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Nous avons passé en revue un certain nombre d’organisations juives américaines très influentes. Il ne faut pas oublier cependant que la France, qui a toujours abrité la plus importante communauté juive d’Europe occidentale, a su, elle aussi, et ce dès le XIXe siècle, créer des rassemblements destinés à protéger les communautés et les intérêts juifs. A peu près à la même époque que le B’nai B’rith aux Etats-Unis (1843), s’est créée à Paris, où elle fonctionne toujours, l’Alliance Israélite Universelle (AIU).

Fondée en 1860 pour venir en aide aux diverses populations juives, elle revendique aujourd’hui « la diffusion d’un judaïsme fidèle à la tradition, tolérant et ouvert sur le monde moderne ». Sans oublier bien sûr la défense des inoxydables droits de l’homme et le dialogue inter-religieux.

Ses fondateurs avaient voulu réaliser la synthèse des idéaux de 1789 et des principes du judaïsme. Une alliance qui devait assurer le bonheur de l’humanité. Le plus connu d’entre eux, Adolphe Crémieux – avocat, député, ministre de la justice de Gambetta – n’apparaîtra cependant pas tout de suite dans le projet. Il avait en effet été « profondément déstabilisé par la récente conversion de ses enfants au catholicisme, à l’initiative de son épouse ». Déstabilisé ? C’était pourtant une très belle illustration des vertus du dialogue inter-religieux... En 1863, cependant, il sera porté à la présidence de l’Alliance où il restera jusqu’à sa mort, en 1880. Il y fera le discours suivant, très éclairant :

“L’Alliance israélite universelle commence à peine et déjà son influence salutaire se fait sentir au loin. Elle ne s’arrête pas à notre culte seul, elle s’adresse à tous les cultes. Elle veut pénétrer dans toutes les religions, comme elle pénètre dans toutes les contrées… La religion juive est la mère des religions qui répandent la civilisation. Ainsi, à mesure que la philosophie émancipe l’esprit humain, les aversions religieuses contre le peuple juif s’effacent…. Eh bien, messieurs, continuons notre mission glorieuse ; que les hommes éclairés, sans distinction de culte, s’unissent dans cette Association israélite universelle, dont le but est si noble, si sagement civilisateur… Faire tomber les barrières qui séparent ce qui doit se réunir un jour : voilà, messieurs, la belle, la grande mission de notre Alliance israélite universelle. Marchons fermes et résolus dans la voie qui nous est tracée. J’appelle à notre association nos frères de tous les cultes ; qu’ils viennent à nous, avec quel empressement nous irons vers eux ! Le moment est venu de fonder sur une base indestructible une immortelle association ».

Dès le départ, l’Alliance va promouvoir l’enseignement et créera un grand nombre d’écoles dans tous les pays du pourtour méditerranéen. Et en particulier en Turquie, où Adolphe Crémieux se rendra dès 1863. A la suite de ce voyage, un grand nombre d’écoles seront implantées dans toutes les communautés juives turques de quelque importance, et la pratique des langues étrangères sera encouragée. Le but étant de moderniser ces communautés, qui étaient alors en perte de vitesse, notamment par rapport aux Grecs et aux Arméniens qui s’emparaient de plus en plus de marchés jusque là détenus par les juifs.

L’Alliance nouera également des liens très étroits avec Israël puisque, disposant apparemment d’importants moyens financiers, elle pratiquera dès 1870 une politique d’achats massifs de terres en Palestine.

Toujours installée à Paris, l'AIU est actuellement présidée par le Pofesseur Ady Steg.

03/10/2007

ENCORE UN A L’ABRI DU BESOIN !

1415e8c8ad041c67c6e69ca5f069ec65.jpg« Personne ne peut soutenir que M. Strauss-Khan est le candidat le plus qualifié au monde de par son expérience, son intelligence et sa formation (...) Il est le mauvais candidat, choisi de la mauvaise façon. (...) Seuls ceux qui veulent que le Fonds ne soit plus légitime peuvent applaudir ». Tel était en tout cas le jugement que portait le journal britannique Financial Times sur la candidature Strauss-Khan au FMI le 28 août 2007.

Et alors ? Comme si d’autres considérations, infiniment plus pertinentes, n’étaient pas à l’œuvre en la circonstance. Un mois après très exactement, c’est chose faite. Voilà cet ancien ministre français, et socialiste, des finances, propulsé par son parrain dit « de droite » à ce poste éminent où il pourra faire au niveau international ce qu’il a été incapable de faire en France. Et tout le monde est content. Surtout lui, parce qu’à 500 000 dollars par an… il a moins de soucis à se faire que pas mal de ressortissants de pays soumis au joug du FMI.

Le site oumma.com propose, sous la plume de René Naba, un excellent article sur la question (http://www.oumma.com/Dominique-Strauss-Kahn-dans-le ) Je me bornerai simplement ici à rappeler l’une ou l’autre déclaration passée de ce politico-mondain « de gauche », qui devrait considérablement éclairer l’avenir :

-sur l’Iran : : « On mesure que les Américains se sont trompés de cible : la menace ne venait pas de l’Irak, mais de son voisin perse ».« La politique qui est aujourd’hui conduite en Iran sous la houlette d’Ahmadinejad comporte de nombreuses expressions du totalitarisme qui, en tant que telles, doivent être combattues. À ce propos, c’est pour moi une grave erreur d’avoir prétendu, comme l’ont fait Jacques Chirac et son ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, que l’Iran jouait « un rôle stabilisateur » dans la région. Cela entraîne une confusion sur la nature réelle de ce qu’est le régime iranien actuel. Cela revient à envoyer un message erroné à un pays qui use largement de sa capacité de nuisance on le voit au Liban via le Hezbollah, en Irak ou avec le chantage nucléaire qu’il cherche à exercer. »

Bon, ils se sont trompés, mais ça peut arriver à tout le monde, non ? La prochaine fois, ils feront un peu plus attention. Et s’ils se trompent à nouveau, eh bien, tant pis. Ils recommenceront. De proche en proche, ils finiront bien par faire le tour de la planète…

- sur Israël : "Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël ».

Ca au moins, c’est clair. Voilà donc le personnel politique qui est aujourd’hui au pouvoir dans un grand nombre d’enceintes tant nationales qu’internationales. Il suffit de voir ce qui se passe dans notre pays. On peut s’attendre dans ces conditions à ce que le lobbying pro-israélien atteigne des sommets non encore égalés.

Rappelons quand même à ces messieurs-dames du système que nous sommes – encore – en France, et que s’ils ont été élus, c’est pour s’occuper des problèmes de la France. Il y a largement de quoi exercer ses talents et pas vraiment matière à faire la morale ou la leçon aux autres… Encore moins à les menacer de représailles explosives, qu’on serait bien en peine de mettre en œuvre, heureusement.

02/10/2007

LES JUIFS DE TAIWAN SE SENTENT BIEN SEULS

JTA News nous apprend que si ces dernières années, les juifs ont afflué en Chine pour profiter des opportunités économiques offertes par cet énorme pays qui s’ouvre à la mondialisation, la présence juive est par contre en train de disparaître à Taiwan. Pour 23 millions d’habitants, on n’y dénombrerait plus que 150 juifs en tout et pour tout.

A comparer aux quelque 10 000 juifs présents en Chine, sans compter les 5 000 résidant à Hong Kong. Actuellement, les synagogues sortent de terre dans toutes les villes d’une certaine importance.

e7ed2f02664ba04492a96b7ee0328854.jpgL’unique rabbin et représentant officiel de la communauté juive de Taiwan, Ephraïm Einhorn, né à Vienne il y a quelque 89 ans, continue cependant vaille que vaille à assurer offices et relations publiques car il se définit lui-même comme « le père des relations entre Taiwan et six gouvernements : Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie, Hongrie et …Bahamas ».

Ce rabbin multicartes déclare avoir travaillé dans tous les pays arabes et être arrivé à Taiwan en 1975 en tant que chef d’une délégation commerciale du Koweit.

D’après lui, pour que la vie juive reprenne du lustre à Taiwan, il faudrait que le gouvernement actuel de l’île mette en sourdine ses velléités d’indépendance et se rapproche économiquement de la Chine. Les choses n’en prennent pas vraiment le chemin, et tout récemment encore, Taiwan s’est vue refuser un siège aux Nations Unies. Un siège qu’elle cherche obstinément à récupérer depuis 1971, date à laquelle elle en a été évincée pour faire place à la Chine communiste.

Israël, de son côté, est en relations commerciales et diplomatiques aussi bien avec la Chine qu’avec Taiwan. Les juifs restant dans l’île placent leur espoir dans le développement de ces relations, ainsi que dans une desserte aérienne qui devrait prochainement relier directement Taiwan à la Chine. « Une desserte aérienne directe sera très bénéfique à la communauté juive. On pourra aller de l’aéroport de Taipei à Shanghai en 40 minutes. Ca va attirer ici un tas de juifs surmenés qui fuiront la pollution et le brouillard des grandes villes asiatiques ».

Source : http://www.jta.org/cgi-bin/iowa/news/article/20070930taiwanjews.html

01/10/2007

LES JUIFS D'IRAN PREFERENT RESTER DANS LEUR PAYS

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Il existe à l’heure actuelle une communauté juive assez importante en Iran. C’est même numériquement la plus importante du Moyen-Orient, après Israël naturellement. Il semblerait que cette communauté ne se soit pas prêtée à une opération montée par leurs coreligionnaires émigrés aux Etats-Unis qui leur proposaient de partir en masse pour Israël en leur offrant de fortes sommes d’argent. Le journal britannique The Guardian s’est notamment fait l’écho de cette proposition fin juillet.

Des organisations juives américaines offraient en effet l’équivalent de 7 000 euros par personne à 30 000 euros par famille à ceux qui quitteraient l’Iran pour rejoindre Israël. Des sommes importantes, surtout rapportées au niveau de vie du pays, qui est très bas.

 

L’offre, qui avait l’aval des autorités israéliennes qui avaient pris soin de préciser que ce montant s’ajouterait aux aides accordées par l’Etat à tout immigrant, a cependant été rejetée par la Society of Iranian Jews qui a déclaré que l’identité nationale des juifs iraniens n’était pas à vendre: « Les juifs d’Iran comptent parmi les plus anciens Iraniens. Ils sont attachés à leur identité iranienne et à leur culture ».

Le seul député juif que compte le parlement islamique, Morris Motamed, a jugé cette proposition insultante et de nature à jeter le soupçon sur la loyauté de cette fraction de la population : « Cela suggère que les juifs iraniens pourraient émigrer pour de l’argent. Les juifs iraniens ont toujours été libres d’émigrer et les 3/4 d’entre eux l’ont fait après la révolution, mais 70% d’entre eux sont alors allés aux Etats-Unis, pas en Israël ».

L’Iran se caractérise par une grande diversité ethnique et religieuse. Le régime reconnaît la religion juive et un siège de député est réservé à cette minorité religieuse. Il existe également des écoles juives, avec cependant certaines restrictions de fonctionnement.

Il resterait actuellement environ 30 000 juifs en Iran. Ils étaient quelque 150 000 en 1948, dont beaucoup sont alors partis pour Israël. La deuxième grosse vague de départs a eu lieu lors de la révolution islamique de 1979.

Les relations entre l’Iran et Israël étaient plutôt au beau fixe avant 1979 puisque les deux pays travaillaient de concert sur divers projets, dont des recherches sur les missiles. Par la suite, des nuages sont venus assombrir le tableau, notamment lorsque des juifs iraniens ont été accusés par le régime islamique d’espionnage au profit d’Israël et des Etats-Unis. 13 d’entre eux avaient été arrêtés en 1999. Ils ont été libérés en 2003.

source: http://www.guardian.co.uk/international/story/0,,2125419,00.html

La photo plus haut représente le président de la république islamique d'Iran, Mohammed Khatami, et le chef des rabbins iraniens, Yousef Hamadani Cohen, lors d'une visite dans une synagogue en 2003.

28/09/2007

LOUIS DE ROTHSCHILD ET LES NAZIS (3)

« Au début de 1939, Otto Weber, l’homme de Goering, fut arrêté. Apparemment, le butin Rothschild donnait lieu à un règlement de compte meurtrier entre nazis. Les négociations sur la rançon semblèrent alors recevoir leur impulsion d’Himmler plutôt que de Goering. La Famille, indifférente au changement de juridiction, s’en tint à ses conditions : tous les avoirs ordinaires des Rothschild en Autriche seraient livrés en échange de la sauvegarde de Louis, mais le contrôle de Vitkovitz ne serait remis qu’après la libération du baron et moyennant paiement de trois millions de livres.

Berlin tempêta. Berlin menaça. En fait, après le viol de la Tchécoslovaquie, les troupes allemandes occupèrent Vitkovitz. Mais les légistes allemands savaient que le drapeau anglais et la loi internationale s’opposaient à une prise de possession légale. Aussi essaya-t-on d’un nouveau ton. Tandis que les journaux nazis se déchaînaient contre Rothschild, ce fléau de l’humanité, un curieux événement se déroula dans la cellule de Louis. La porte s’ouvrit. Heinrich Himmler parut et souhaita le bonjour au Herr Baron : il lui offrit une cigarette et lui demanda s’il avait quelque désir ou quelque plainte à formuler ; il proposa enfin de régler, entre hommes célèbres, les petits différends qui pouvaient exister entre eux.

Mais le Herr Baron, fumeur invétéré, n’avait guère envie d’une cigarette à ce moment. Sa concision de parole se fit particulièrement aiguë. Il observa avec froideur la redoutable figure. « L’homme avait un orgelet à l’œil et s’efforçait de le cacher », dit-il par la suite. Quand Himmler fut reparti sur un salut, la position de Rothschild au sujet de Vitkovitz n’avait pas changé d’un iota.

Sur quoi, de nouvelles cajoleries arrivèrent dans la petite cellule de Louis : une heure après le départ du chef, un détachement de « grenadiers » entra en chancelant sous le poids d’une énorme pendule Louis XIV ; revint avec un vaste vase Louis XV qui n’allait pas avec ; recouvrit le lit de camp d’un épais rideau de velours orange, sur lequel il répandit des coussins multicolores. Finalement, arriva un poste de radio dont on avait juponné la base d’un volant de soie.

C’était une tentative de Himmler pour donner à un Rothschild une impression de chez-soi. Elle eut des résultats. Depuis bien des semaines, Louis était resté stoïque en face de choses laides. Il perdit alors son sang-froid. « Cela avait l’air d’un bordel de Cracovie ! » Ce souvenir, souvent répété au cours des années suivantes, comportait un des rares points d’exclamation de Louis. Tout ce fatras (à l’exception du poste de radio que le baron déjuponna de sa propre main) fut retiré sur l’insistance du prisonnier. Il est bien possible que ce fiasco ait entraîné l’abandon des S.S. Quelques jours plus tard, vers 11 heures du soir, le gardien-chef de Louis annonça que les conditions des Rothschild avaient été acceptées et que le baron était libre.

En remerciement, Louis infligea à ses geôliers un dernier désarroi. Il était trop tard, dit-il, pour demander l’hospitalité à aucun de ses amis. Après tout, les domestiques étaient couchés à cette heure. Il préférait ne partir que le lendemin matin. Etant donné que dans tous les dossiers de la Gestapo on n’aurait pu trouver de précédent d’une demande de logement pour la nuit, on dut consulter Berlin par téléphone. La dernière nuit de Louis au quartier général fut aux frais de la maison. Quelques jours après, il atterrit en Suisse. Et deux mois plus tard, en juillet 1939, le Reich s’engagea à acheter Vitkovitz pour 2 900 000 livres sterling.

La guerre ayant éclaté presque tout de suite, le contrat ne fut jamais rempli. Mais, en droit, la propriété anglaise de Vitkovitz est encore valable à ce jour. Après leur prise du pouvoir, les communistes tchèques nationalisèrent Vitkovitz. En 1953, cependant, Londres conclut un accord commercial avec Prague. Une des clauses établissait que les revendications de ressortissants britanniques au sujet de propriétés saisies (au premier rang desquelles figurait Vitkovitz) devaient être satisfaites. Prague y souscrivit. Sur quoi, le Parlement passa une loi permettant à une société mandataire (telle l’Alliance Insurance) de recueillir des indemnités pour le compte de propriétaires étrangers (tels les Rothschild ex-autrichiens, à présent citoyens américains).

Aujourd’hui, La Famille, qui est toujours le plus grand nom du capitalisme, perçoit d’un gouvernement communiste une restitution qui se montera en fin de compte à un million de livres. »

Voilà en tout cas une histoire qui finit bien et des manières, somme toute, bien civiles. Les nazis n'ont guère fait honneur à leur réputation, si l'on en croit cet ouvrage écrit en 1962, il faut s'en souvenir. Quelques autres Rothschild se retrouvèrent également prisonniers des Allemands au cours de la guerre, mais, étonnamment, le clan se retrouva néanmoins au complet après les hostilités. Ils récupérèrent même l’essentiel de leurs fabuleuses collections dont une partie avait, il est vrai, pris le chemin de l’Allemagne ou de l’Autriche.