Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/09/2008

UNION FACE AUX GOYIM ET AUX GADGE ?

Curieuse, cette irruption soudaine des Roms au premier rang des préoccupations communautaires – je parle de la Communauté européenne, bien sûr – et qui plus est, sous la houlette de George Soros.

 

Ce  n’est pas la première fois que les élites juives s’intéressent aux Roms, c’est même une vieille histoire. A croire que face aux goyim et aux gadgé, la solidarité est de mise.

Il est clair que les points de convergence sont nombreux : orgueil d’appartenir à un peuple « différent », conscience d’une culture et d’une histoire très fortes, refus de s’assimiler, dispersion. Sans oublier le sentiment de devoir lutter contre un monde extérieur perçu comme  systématiquement et inexpliquablement hostile.

 

Lorsque je préparais La France LICRAtisée, j’avais réuni un petit dossier sur le sujet car la LICRA s’intéressait vivement à la question et soutenait alors ardemment les Fils du vent. L’ « antigitanisme » remplissait alors des pages entières de son journal, Le Droit de Vivre, qui ne se faisait pas faute de rappeler sans relâche les cruelles persécutions subies tout au long des siècles.

 

Elle avait ainsi annoncé sur une pleine page la Première grande journée nationale Romani, qui eut lieu le 25 mai 1981 – la gauche venait d’arriver au pouvoir, les circonstances étaient favorables. Cette journée était officiellement organisée par la Fédération Tsigane de France. Ce qui est intéressant, ce sont les chiffres, alors fournis par la Fédération elle-même et reproduits dans l’article. A la question : Qui sommes-nous ?, la réponse était : « Entre 250 000 et 500 000 citoyens français appartenant aux cinq groupes ethniques suivants : Sinté, Roms, Gitans, Manouches, Yeniches. »

 

Dans ces conditions, je me demande d’où Le Monde tire le chiffre de 6 000 Roms qui seraient actuellement présents dans l’Hexagone, chiffre cité dans un article tout récent. A moins de jouer sur les mots et de ne désigner que les seuls Roms en oubliant les ethnies sœurs, qui partagent pourtant les mêmes revendications.

 

Finalement, pour des raisons que j’ignore, cet engouement de la LICRA, vif de 1981 à 1983, faiblira par la suite. Pour finir, il ne sera plus question des Roms. J’ai dans l’idée qu’à l’époque, ils n’avaient pas dû répondre comme prévu aux attentions dont ils étaient l’objet.

 

Pourtant, ils avaient bien commencé. Ainsi, Le Droit de Vivre de mars 1982 apprenait à ses lecteurs que « Les Gitans allemands demandent des indemnités à Bonn » et on pouvait lire ce qui suit : « Les Gitans qui vivent en République fédérale allemande ont demandé au gouvernement ouest-allemand des réparations pour les persécutions subies pendant la période nazie.

Cette requête suit de peu la réunion d’un congrès des Gitans qui s’est tenu à Darmstadt. A l’issue de celui-ci, ils ont décidé de créer une organisation centrale et nationale qui aura pour objectif de lutter pour la reconnaissance politique des Gitans.

Dans une lettre adressée aux autorités ouest-allemandes, les Gitans ont proposé une série de mesures : reconnaissance officielle du génocide nazi ; réparations pour les individus et la communauté ; réexamen de la situation des Gitans qui ont été privés de la citoyenneté allemande sur les bases racistes de l’Allemagne hitlérienne ; mesures sociales, éducatives et professionnelles pour l’ensemble des Gitans.

Par ailleurs, cette lettre demande que l’histoire des Gitans en Allemagne soit consignée dans les livres d’histoire des écoliers ouest-allemands ».

 

Force est d’admettre une curieuse similitude avec certaines autres revendications qui eurent plus de succès. Pour les Roms, les temps n’étaient sans doute pas mûrs. Peut-être le sont-ils davantage aujourd’hui …

09:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : roms, soros, licra, kling

01/08/2008

CHASSEZ LE NATUREL ….

Voilà, ça y est. La LICRA* « a décidé de porter l’affaire Siné en justice. Il ne faut en effet pas être grand clerc pour trouver dans la chronique publiée par l’intéressé dans le numéro de Charlie Hebdo, daté du 2 juillet 2008, tous les poncifs de l’antisémitisme le plus éhonté. La LICRA a poursuivi en son temps les propos racistes et antisémites de Jean-Marie Le Pen et de Dieudonné. Personne ne comprendrait qu’elle ne le fasse pas à présent contre Siné. »

180px-Sine.jpgNormal, non ? Le virer, c’était vraiment insuffisant. Franchement, Siné, qui approche des 80 balais, aurait quand même dû savoir que dans ce beau pays où règne la liberté d’expression que chacun sait, on a le droit d’être à peu près tous les anti qu’on veut – et Dieu sait qu’il ne s’en est pas privé : anticolonialiste, anticapitaliste, anticlérical, etc, etc – sauf UN. Il a oublié – ce doit être la sénilité - qu’il y avait des lignes rouges totalement interdites. Ca lui apprendra.

Et c’est d’autant plus normal que ce qu’il a dit est franchement répugnant. Je vous rappelle la citation entière, vous jugerez :

« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

« Tous les poncifs de l’antisémitisme le plus éhonté », c’est la LICRA qui l’a dit. J’avoue que j’ai un peu de mal  à comprendre, mais je lui fais confiance. Ce qu’il ne fallait pas dire, c’est que la fiancée était juive ? Ou qu’elle était héritière des fondateurs de Darty ? Ou alors il ne fallait pas dire qu’il fera du chemin dans la vie parce que sa fiancée est juive et héritière de Darty ?

Bof, quand on a un papa président de la République …

20080211Sarkozyjeaninside.jpgJe dois avoir le jugement complètement perverti parce que moi, c’est quand même autre chose qui me surprend légèrement : c’est qu’un gamin de 21 ans en pleines études de droit et capable de prendre la fuite après un accrochage à scooter, arrive pourtant à se faire élire comme ça, clac, d’un seul coup d’un seul, conseiller général. Pourquoi ça nous arrive jamais à nous, ça ? Mais j’admire. Bravo. C’est beau la démocratie. Et je comprends qu’on veille jalousement sur elle et qu’on empêche n’importe qui d'aller raconter n'importe quoi.

C'est vrai, ça, à la longue, il y en a qui pourraient finir par se réveiller.

 

* Présidée par Patrick Gaubert, élu UMP. Aucun rapport, bien sûr. C'est juste pour la précision de l'information.

15:09 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : licra, jean, sarkozy, siné, anne, kling

02/01/2008

BENAZIR BHUTTO: UN SYMBOLE « DEMOCRATIQUE » QUI CONVENAIT TRES BIEN AUX OCCIDENTAUX …

91c82c4a183d63fa547152efa02b07b4.jpgL’assassinat de Benazir Bhutto éteint l’action en justice qui était encore en cours contre elle en Suisse pour corruption. En cela, elle méritait bien mal son prénom, qui signifie « l’unique ». Les faits qui lui étaient reprochés paraissent en effet d’une banalité affligeante dans le petit monde très fermé des dirigeants politiques, ce qui ne diminue en rien leur gravité.

Celle qui promettait la « démocratie » au Pakistan - pour l’avenir - avait pourtant été chef du gouvernement à deux reprises et n’avait pas fait d’étincelles à ce poste. Arrivée une première fois au pouvoir en 1988, elle était limogée deux ans plus tard par le président de la République pour corruption et abus de pouvoir. Revenue en 1993, elle était une nouvelle fois renvoyée, trois ans plus tard cette fois, pour les mêmes raisons. Son mari perdait par la même occasion son juteux portefeuille « des investissements ». 

Elle sera condamnée à plusieurs reprises pour ces faits, notamment en 1999 et 2003 et s’exilera à Dubaï et à Londres pour échapper à la justice.

En 2004, une Cour suisse concluait en ces termes : « Mme Benazir Bhutto, alors premier ministre, son mari, M. Asif Ali Zardari, sa mère, Nusrat Bhutto, sont soupçonnés d’avoir, au cours des années 90, perçu des commissions illégales sur des contrats gouvernementaux conclus avec des compagnies étrangères à propos d’armes, de matériel agricole et d’autres marchandises ».

Il est intéressant de noter qu’alors que Wikipédia français passe très rapidement sur ces accusations de corruption, Wikipédia anglais les détaille au contraire avec précision.

Un correspondant polonais m’envoie quelques détails parus à ce propos dans la presse de son pays. Lors de son second passage au pouvoir, Benazir Bhutto avait lancé l’Awami Tractor Scheme (ATS) destiné à venir en aide aux pauvres paysans pakistanais.

Intention éminemment louable, n’est-ce pas ? Dans ce but, 5 900 tracteurs russes et polonais de la marque URSUS avaient été achetés. Le bien-être d’un certain nombre de paysans pakistanais s’est peut-être amélioré à la suite de cette opération, mais sûrement moins vite que celui de la famille Bhutto fortement soupçonnée d’avoir perçu 7,15% de commissions sur ce marché énorme, sans parler de leurs deux intermédiaires – les avocats suisses Jens Schlegelmilch et Didier Plantin - qui ont  empoché au passage une très coquette commission se chiffrant en millions de dollars.

Mais ne nous inquiétons pas trop pour la famille Bhutto. Même si Benazir n’a plus désormais la possibilité de repartir pour un troisième tour de « démocratie » - ce mot magique qui passe tellement bien auprès des occidentaux, et tant pis si elle n’a jamais songé à appliquer la chose dans son propre parti, le PPP, dont elle était présidente à vie -  il leur reste quand même quelques petites économies par ci, par là, en Suisse, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. Economies qui ont été récemment débloquées, le pouvoir pakistanais ayant prononcé une amnistie.

Vous aurez sans doute remarqué comme moi que la presse en général est fort discrète sur la menace nucléaire potentielle que représente un Pakistan au bord du chaos. Une menace autrement plus préoccupante que l’Iran, à ce jour. Mais le Pakistan – avec ses 160 millions d’habitants – est encore pour le moment un allié des USA. Alors, mieux vaut éviter de parler de sujets qui pourraient fâcher. Et exploser.

31/12/2007

IL Y A 90 ANS, ON PROMETTAIT (DEJA) DES LENDEMAINS RADIEUX… (32)

ROSALIA ZALKIND, dite ROSALIA ZEMLIACHKA

 

2deba45a4cdb5d5d5bd35a62a3fbbddd.jpgSous ce doux prénom de Rosalia se cache une véritable harpie bolchevique qui n’avait strictement rien à envier à ses homologues masculins et qui saura démontrer l’étendue de ses talents durant la Grande Terreur.

Rosalia Zalkind naît en 1876 dans une famille de commerçants juifs de Kiev, en Ukraine. Elle y fréquente l’université et s’initie rapidement, au contact de ses frères, aux idées révolutionnaires. Elle est d’abord membre de la Narodnaya Volya (la Volonté du Peuple), mais se tourne vers le marxisme dès 1896. Elle n’a que vingt ans et déjà quelques séjours en prison derrière elle.

Parmi ses amis se trouve un certain Léon Trotski qui lui fait rencontrer Lénine en 1903 -  l’année où les bolcheviques se séparent des mencheviques - et l’introduit au comité du parti de Saint-Pétersbourg. Sous le nom de guerre désormais de Zemliachka, elle participe avec ardeur à la révolution de 1905, qui échoue. Elle fera le coup de feu sur les barricades et découvrira à cette occasion que la violence, ça lui plaît.

En février 1917, elle participe à nouveau à la révolution en sa qualité de secrétaire du  comité  des bolcheviques de Moscou. En 1918, elle est volontaire pour monter au front contre les « blancs ». La voilà donc enrôlée dans l’Armée Rouge, qui ne recrutait pas spécialement les  femmes, mais ne refusait pas celles qui se présentaient.

Elle est désormais à son affaire, nommée officier politique en chef de la 8ème armée en Ukraine. Que s’y passe-t-il ? Difficile de le savoir vraiment. Toujours est-il qu’elle est déplacée en avril 1919, après que le moral de la 8ème armée soit tombé bien bas. Elle est à présent affectée à la 13ème armée où elle fait un esclandre mémorable dès son arrivée.

Elle va être chargée de « nettoyer » la Crimée en 1920 après la défaite des blancs et pour ce faire, prendra la relève de Bela Kun qui avait lui-même opéré dans la même région l’année précédente. Zemliachka va procéder à des massacres de masse de tous les « ennemis du peuple » qui auront le malheur de tomber entre ses mains et sera récompensée des éminents services ainsi rendus à la révolution par l’Ordre du Drapeau Rouge, qui lui sera décerné en 1922.

Après la guerre civile, elle est en poste dans l’Oural, mais surveille de près l’ascension de Staline qu’elle seconde de son mieux dans des postes liés à la « sécurité »  et à la discipline du parti. Travaillant étroitement avec le NKVD, elle traversera toutes les purges sans y laisser la moindre plume, recevant même en 1936, pour son zèle militant, la plus haute distinction d’URSS, à savoir l’Ordre de Lénine. L’année suivante, en 1937, elle est admise au Soviet Suprême.

Et ce n’est pas fini. Cette bolchevique de la première heure, amie de Trotski et de Lénine, sera nommée commissaire du peuple à l’économie en 1939 ! Devenant ainsi la femme la plus haut placée d’Union soviétique. Durant la guerre, elle reviendra à ses premières amours -  militaires - aidant à organiser la défense de Moscou.

Elle mourra en 1947, toujours aussi stalinolâtre, et en sera bien récompensée. Ses cendres sont en effet enterrées dans la nécropole du Mur du Kremlin. Un honneur réservé aux meilleurs.

30/12/2007

L’ASSIMILATION, ETERNEL DANGER MORTEL

Un certain nombre de juifs de la diaspora, mais aussi d’Israël, achètent des sapins de Noël et les décorent. Eh oui, même en Israël, le marché des arbres de Noël – j’ignore s’ils sont naturels ou en plastique – explose, et il y a bien des gens pour s’en inquiéter vivement.

6b7234fd4543bbd1cdb5242f42b42a89.jpgNotamment la Conférence des rabbins orthodoxes et des dirigeants de communautés provenant de 32 pays qui s’est ouverte lundi dernier 24 décembre à Jérusalem à l’initiative de la World Zionist Organization. Dès l’ouverture, elle a exprimé ses plus vives inquiétudes quant à l’assimilation des juifs de la diaspora qui irait selon elle en s’intensifiant et qu’elle va jusqu’à qualifier d’ « holocauste silencieux ». Comment y remédier ? « Un enfant de la diaspora qui passe ne serait-ce qu’une semaine en Israël court moins le risque de s’assimiler », a notamment déclaré le rabbin Yuval Sharlo, ajoutant « Nous devons ramener le plus de juifs possible, quelles que soient leurs origines, en Israël (…) Je suis effrayé par le nombre de juifs qui installent des arbres de Noël dans leur salon ce soir ».

Il paraîtrait qu’on n’a jamais autant acheté de sapins de Noël en Israël que cette année. Alors qu’autrefois – il n’y a pas si longtemps - on ne les trouvait que dans les zones où vivaient des chrétiens, on les trouve partout à présent. Qui les achète ? Principalement des Israéliens originaires de l’ancienne URSS ou d’Europe de l’est, qui après avoir profité de la loi du retour, ont à présent le toupet de célébrer ouvertement l’anniversaire du sauveur chrétien. C’est du moins ainsi que les choses sont largement présentées.

Car on en arrive toujours à l’épineuse loi du retour dont le but est de réunir tous les juifs sur le sol de la terre-mère. Une loi unique pour des arrivants nettement hétéroclites. Dont certains justement se mettent à fêter Noël. Se pose alors la grande question : les « juifs » fêtant Noël ont-ils leur place en Israël ? Les Israéliens peuvent-ils accepter d’accorder leur nationalité à des gens allant régulièrement à l’église ? Intéressant comme interrogation, n’est-il pas ? 

Ce n'est cependant pas le seul motif d'inquiétude. Le Conseil des rabbins s'est élevé cette semaine également contre le nombre d'avortements pratiqués en Israël, rappelant qu'il s'agit-là d'un péché grave. Ne serait-ce que parce que ces naissances en moins retarderaient l'arrivée du messie. Il se pratiquerait environ 50 000 avortements par an dans l'Etat hébreu, dont seulement 20 000 dans le cadre de la loi.

Ce problème récurrent des « dangers de l’assimilation » me semble en tout cas aller fortement à l’encontre de l’opinion généralement admise (dans les milieux juifs) selon laquelle les juifs seraient partout et systématiquement en butte au mystérieux antisémitisme. Oui, il faudrait quand même savoir : quelle meilleure preuve d’ « anti- antisémitisme » que l’assimilation, par le mariage généralement ? Autrement dit, si l’assimilation constitue à ce point un danger, c’est bien que les sociétés d’accueil ne sont nullement antisémites. L’antisémitisme serait donc tout à fait autre chose, mais quoi ? Il servirait de tout autres buts, mais lesquels ?

29/12/2007

BEAUCOUP DE MAUX ET DES MOTS DOUX POUR LE DIRE …

285e4d4cb84b688804e89ae2cd1c3b95.jpgAujourd’hui, nous allons sortir un peu de nos sujets habituels pour nous pencher sur le douloureux problème de la dette publique. Non pas que je sois une spécialiste de la question, loin de là. Je suis juste une citoyenne de base qui essaie de comprendre.

Ce qui m’a fait dresser l’oreille, c’est le titre en fanfare de l’AFP :  France: bonne nouvelle pour la croissance, revue en hausse au 3e trimestre. Alors que je venais juste de lire une autre nouvelle moins claironnante chez Reuters : « La dette publique de la France a augmenté de 1,9 milliard d'euros au troisième trimestre 2007 pour atteindre 1.218,3 milliards d'euros soit environ 65,9% du PIB, en diminution de 0,6 point par rapport au trimestre précédent où elle s'établissait à 1.216,4 milliards, selon les données publiées par l'Insee ».

Si là, vous butez, comme moi, sur ces chiffres qui semblent contradictoires, je vous fais profiter de ma science toute neuve : la dette a en fait augmenté moins vite que le PIB du pays, d’où cette baisse en pourcentage qui semble bizarre de prime abord. A la fin du 2e trimestre, la dette de la France était à environ 66,5% du PIB. Alors que Bruxelles n’autorise en principe que 60%.

De toute façon, il n’y a pas de quoi pavoiser. La France vit à crédit et le seul paiement des intérêts de la dette constitue le second poste de dépenses après l’Education nationale.

Comme mes idées n’étaient pas très claires sur ces sujets opaques, j’ai cherché quelques explications que je vous fournis à mon tour, notamment sur la différence entre déficit budgétaire et dette publique.

Depuis 25 ans, la France présente un budget en déficit – que votent consciencieusement nos braves députés – ce qui signifie que les dépenses du pays sont plus importantes que ses recettes.

Conséquence de cet état de choses : la dette publique. Logique. Pour se permettre ces dépenses non couvertes par les recettes, il faut emprunter de l’argent. Emprunts et intérêts doivent un jour être remboursés. Nous en sommes aujourd’hui à la modique somme de 18 608 euros de dette par habitant.

Il est vrai que tous les pays européens, pour ne parler que de ceux-là, sont endettés. Et que certains le sont même bien davantage, comme l’Italie, la Grèce ou la Belgique. Maigre consolation. La France reste cependant l’un des pays les plus endettés car sa croissance économique est aussi l’une des plus faibles. Ce qui entraîne des recettes également plus faibles.

Par contre, un certain nombre de pays d’Europe ont fait de réels efforts pour sortir de cette dépendance et sont parvenus à réduire drastiquement leur dette publique : Danemark, Pays-Bas, Suède, Irlande, notamment.

Il sera intéressant de voir l’évolution en France à court terme car là, les points de vue divergent. L’OCDE estime que la dette de la France va s’alourdir encore pour atteindre 67% du PIB d'ici la fin de 2009. Le ministre du Budget, Eric Woerth, estime quant à lui que « la France devrait pouvoir commencer à réduire "à partir de 2008" son niveau d'endettement, si elle réussit à maîtriser ses dépenses publiques et à renouer avec la croissance. ». Ca en fait, des « si » et des conditionnels.

Si le sujet vous intéresse, cherchez donc chez Wikipédia « dette publique de la France ». Vous y trouverez plein de choses instructives, et notamment un tableau présentant l’évolution de la dette et du déficit depuis 1978. Vous verrez ce que nos finances sont devenues en trente ans… De quoi riposter à ceux qui prétendaient notamment que l’immigration était une chance et une richesse pour la France. On n’en est pas réellement convaincu en contemplant ce type de tableau. Mais il est vrai que je suis une ignare en matière économique.

Autre site amusant : sur http://cluaran.free.fr/dette.html , vous trouverez l’évolution de la dette publique en temps réel. Mais ne vous gâchez quand même pas le réveillon pour ça, sinon je vais regretter de vous l’avoir indiqué …

28/12/2007

A GERBER …

Oui, bon, je sais, c’est grossier ce que je viens de dire, mais franchement, je ne vois pas d’autre commentaire plus pertinent à faire au texte qui va suivre et qui est la transcription d'une interview de Séguéla. Se pose à présent une vraie question : est-ce réellement cela que les Français ont voulu ? Parce que si c’est réellement cela, il est grand temps que j’aille voir ailleurs…. Vous aussi, peut-être.

« J’ai vécu le coup de foudre présidentiel »

9643f9537cb909b96f71df7e698aff80.jpg"Jacques Séguéla a organisé le dîner au cours duquel Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se sont rencontrés. Pour la première fois, il raconte la soirée.

Il est à l'origine de leur rencontre. Alors que le voyage offert par l'homme d'affaires Vincent Bolloré pour les congés de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en Egypte a provoqué une nouvelle polémique, Jacques Séguéla revient sur la naissance de l'idylle entre le chef de l'Etat et l'ex-top model lors d'un dîner organisé fin novembre.

«Nicolas, il était très seul. Ça l'a quand même touché tout ça (le divorce avec Cécilia Sarkozy, ndlr). Il m'a dit : écoute, fais-moi un dîner de copains chez toi avec ta bande, je n'en peux plus d'être seul le soir à l'Elysée», raconte le publicitaire dans une interview sur Europe 1.

«Ils ne se quitteront plus jamais»

«Moi, j'ai voulu lui faire un dîner de copains de gauche et donc j'ai voulu y inviter des gens qui fassent un peu réagir et bouger. J'ai pensé à Julien Clerc, qui n'a pas pu venir parce que ce jour-là il chantait, Carla Bruni, et puis deux autres couples», poursuit Jacques Séguéla. «Et j'ai vécu en direct le coup de foudre présidentiel. Ils ne s'étaient jamais vus et je pense qu'ils ne se quitteront plus jamais.» En fait, selon plusieurs sources, le futur couple avait déjà fait connaissance le 23 novembre à l'Elysée lors de la remise du rapport Olivennes contre le piratage.

La suite ? «Ils sont repartis ensemble, mais pas pour ce que l'on croit. Il l'a raccompagnée chez lui (SIC) et je sais qu'il ne s'est rien passé parce que c'était deux heures du matin, et cinq minutes après, Carla m'a téléphoné. Elle m'a dit : ton copain, il est quand même curieux, je lui ai donné mon numéro de téléphone et il ne m'a pas rappelée». Jacques Séguéla sourit : «Il venait de la quitter depuis cinq minutes.»

En fait, à bien relire tout ça, je me dis que tout compte fait, les Français ont reçu dans leurs petits souliers très exactement ce qu’ils avaient mérité.

23/12/2007

"ERREUR" DE JEUNESSE ...

ef1756a49c96203b005aba90bbdb19dd.jpg
 

Je ne vois pas pourquoi on cherche des poux dans la tête de Miss France. Elle est si parfaitement emblématique de notre société « progressiste » vouée à la dérision ciblée et à la vulgarité satisfaite qu’on devrait la féliciter au contraire. Et puis, franchement, dans le tableau que présente ce pays aux yeux du monde à l’heure actuelle, elle ne dépare nullement. Elle est tout à fait à sa place, elle aussi.

Pourquoi ne pas s’interroger plutôt sur les dessous de cette innocente photo ? Qui l’a commandée ? Qui l’a prise ? Pour qui ? Pourquoi ? Il paraît que ce serait  -  sorti de la fraîche bouche de Miss France -  une « erreur de jeunesse ». Maintenant qu’elle est une femme mûre de 22 ans, sûr qu’elle ne referait pas ce genre d’enfantillages. D’autant que la tartufferie ambiante va le lui faire payer au prix fort.

Pour nous changer les idées et nous rafraîchir un peu, je vous propose, envoyée par un correspondant du blog, une affiche qui nous vient de la dernière campagne de Russie. Celle des législatives, bien sûr. Elle porte le slogan Paix et Pain, émane du parti agraire russe et reprend les couleurs du drapeau ukrainien : ciel bleu sur champs de blés dans les steppes. Le parti agraire n’a pas fait de miracles aux dernières élections, mais il faut reconnaître qu’il a de superbes affiches.

906c123e6ba5aafea966eb639b6028ec.png

Finalement, ces deux images sont emblématiques de deux mondes que tout oppose et entre lesquels passe - et passera de plus en plus - le vrai clivage politique : l’enracinement et l’identité prenant sa source dans la terre et la tradition, d’un côté, et de l’autre, le matérialisme effréné et le rejet par la dérision de toute valeur transcendante.

07:14 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : licra, anne, kling, miss, france