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13/10/2007

LE GENOCIDE ARMENIEN FAIT DES VAGUES AUX ETATS-UNIS

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Nous avions parlé en août des efforts déployés par la Turquie pour empêcher l’adoption au Congrès des Etats-Unis d’une loi reconnaissant le génocide arménien. Ni menaces, ni pressions diverses et variées, n’avaient été épargnées pour que les responsabilités du massacre de ces populations civiles entre 1915 et 1917, en pleine guerre mondiale, passent dans les oubliettes de l’histoire.

Eh bien, aussi étonnant que cela paraisse, la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants a adopté jeudi une résolution reconnaissant ce génocide, par 27 voix contre 21. Ce fait est d’autant plus étonnant que l’administration Bush, tout aussi opposée au texte que la Turquie, n’avait, elle non plus, pas ménagé ses efforts pour empêcher ce vote, qui apparaît comme un camouflet pour les deux partenaires.

C’est que les Etats-Unis, toute « hyperpuissance » qu’ils soient, ont apparemment un grand besoin de conserver les bonnes grâces d’Ankara et redoutent ses représailles. L’appui des Turcs, membres de l’OTAN, leur est nécessaire pour leurs opérations guerrières dans la région. Ces derniers ont déjà menacé de couper aux Américains l’accès à la base aérienne d’Incirlik, plaque tournante des matériels US vers l’Irak et l’Afghanistan. On mesure d’ailleurs à travers cette dépendance, étonnante à première vue, à quel point les Etats-Unis sont un colosse aux pieds d’argile.

En tout cas, que pèsent face à des arguments pareils, la moralité ou la justice - ou le simple respect des votes émis par des représentants du peuple - dont on se gargarise uniquement quand un profit politique est en vue. D’ailleurs, on espère vivement en haut lieu que l’essai ne sera pas transformé. Le secrétaire d’Etat à la Défense, Robert Gates, et la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice ont déjà proposé de donner des « instructions secrètes » aux membres de la Chambre des représentants au sujet des « intérêts de sécurité nationale » en jeu dans cette affaire. Autrement dit, s’ils osent persister dans la funeste erreur de la commission et voter quand même la résolution, lorsqu’elle viendra devant eux, ils seront de très mauvais Américains, de faux patriotes. Finalement, si la guerre d’Irak est perdue, ce sera entièrement de leur faute.

Les Turcs de leur côté, sont évidemment furieux de ce vote « inacceptable » et ont demandé à l’administration Bush, par la voix de son ambassadeur à Ankara, de faire tout son possible pour que le texte ne soit surtout pas inscrit à l’ordre du jour. Car s’il est inscrit, on peut craindre le pire… On imagine sans peine les pressions qui vont à présent s’exercer sur Nancy Pelosi, porte-parole de la Chambre des représentants.

Il faut reconnaître en tout cas aux Turcs une volonté inébranlable dans leur refus de considérer cette période de leur histoire. Certains autres peuples, en revanche, vont peut-être un peu loin dans leur sentiment de culpabilité?

11/10/2007

DIEUDONNE AU TRIBUNAL

Dieudonné comparaît aujourd'hui devant le TGI de Paris (11e Chambre, 13h) pour injure raciale. Il est accusé d'avoir déclaré "Les juifs sont des négriers".

J’ai pris la peine de consulter mon Petit Robert à ce mot fatidique et j’ai lu : « 1) Relatif à la traite des Noirs ; qui s’occupait de la traite des Noirs. 2) Celui qui se livrait à la traite des Noirs, marchand d’esclaves. – par anal. Personne qui traite ses employés comme des esclaves. Navire qui servait à la traite des Noirs. Les négriers nantais ».

Le dictionnaire refermé, sur ce sujet douloureux, il y a de la repentance en vue pour tout le monde. Y compris pour les juifs, qui ont participé à ce commerce lucratif au même titre que les autres : Africains, arabes, européens. Un certain nombre de données historiques difficilement réfutables en font foi.

Mais il n’y avait pas que le traite des noirs. Avant que l’on ne s’intéresse à l’Afrique noire, d’autres populations, souvent slaves - les bien nommés - en furent victimes. On trouve des informations intéressantes sur le commerce des esclaves slaves tout bêtement dans Wikipédia, au chapitre « juifs radhanites ». Voyez plutôt :

« Les Radhanites étaient des marchands juifs du haut Moyen Âge. Ils dominèrent le commerce entre les mondes chrétien et musulman entre 600 et 1000 de l'ère chrétienne. Les routes commerciales ouvertes sous l'Empire romain restèrent utilisées durant cette période en grande partie grâce à leurs efforts. Leur réseau commercial couvrait la plus grande partie de l'Europe, l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient, l'Asie centrale et une partie de l'Inde et de la Chine.

Il existe très peu de sources directes sur les Radhanites. Leur activité nous est connue grâce à un livre de Abū l-Qasim Ubaid Allah ibn Khordadbeh, le Kitab al-Masalik wal-Mamalik (Livre des Routes et des Royaumes), qu'il écrivit sans doute vers 870. En tant que directeur des postes et de la police de la province de Jibal sous le calife abbasside al-Mutammid (qui régna de 870 à 885), il occupait une position privilégiée pour observer ce commerce : «  Ces marchands parlent arabe, persan, grec [byzantin], franc, espagnol et slave. Ils voyagent d'ouest en est et d'est en ouest, partiellement sur terre, partiellement sur mer. Ils transportent depuis l'occident des eunuques, des femmes réduites en esclavage, des garçons, des soieries, des castors, des martres et d'autres fourrures, et des épées. »

Les Radhanites transportaient principalement des biens précieux et de faible encombrement, notamment des épices (musc, aloès, camphre, cannelle, etc.), des porcelaines, des parfums, de la joaillerie et de la soie. Ils auraient également fait le commerce du pétrole, de l'encens, des armes en acier, des fourrures, des eunuques et des esclaves (en particulier, les Saqāliba). Ces deux derniers biens constituaient une part importante de leur activité. L'Espagne musulmane était très souvent la destination finale des esclaves slaves dont les Radhanites faisaient le commerce. Les Radhanites jouaient un rôle essentiel dans le commerce des esclaves slaves qui connut un fort développement au Xe siècle. Verdun, par exemple, un des principaux centres commerciaux radhanites, était un grand marché à esclaves. Cette ville était également un important lieu de castration des eunuques.

À l'origine, les esclaves étaient amenés dans l'Espagne musulmane (parfois en passant par Verdun), puis, après la révolte des Zanj, en Égypte et en Syrie. Ainsi, en 961, il y avait 13 750 Saqaliba masculins à Cordoue. Les Saqaliba étaient tellement nombreux qu'ils fondèrent une dynastie dans le sud de l'Espagne au XIe siècle. »

Eh oui, dans Wikipédia ! Vous allez me répondre que ces marchands d’esclaves-là n’étaient pas des négriers. Exact. La nuance est cependant subtile, il me semble.

09/10/2007

DES OCCASIONS DE NOUS RETROUVER…

La XIIe Table Ronde de TERRE ET PEUPLE se tiendra le dimanche 21 octobre à Villepreux, au Domaine de Grand’Maison dans les Yvelines, à partir de 10h (entrée : 8 euros)

Sur le thème Liberté pour l'Histoire, vous pourrez entendre : Gabriele ADINOLFI (Italie) Président de Polaris  "Les Italiens assument toute leur Histoire" ; Patrick BRINKMANN (Suède)  Président de Kontinent Europa Stiftung  "L'enjeu européen du combat pour la liberté de l'Histoire" ; Maître Eric DELCROIX (France)  "Les juges doivent-ils écrire l'Histoire ? » ; Pierre KREBS (Allemagne) Président du Thule-Seminar  "Le droit des Allemands d'avoir la mémoire de leur Histoire" ; Andreas MOLAU (Allemagne) Candidat du NPD aux élections en Saxe  "Politique et Histoire" ; Enrique RAVELLO (Espagne) Président de Tierra y Pueblo  "L'Histoire de la Guerre d'Espagne : un enjeu idéologique" ; Dr Gert SUDHOLT (Allemagne) Directeur de la revue Deutsche Geschichte  "Un éditeur doit se battre pour le droit à l'Histoire" ; Tomislav SUNIC (Croatie)  "L'Histoire victimaire comme identité négative" ; Pierre VIAL (France)  Président de Terre et Peuple "Qui veut empêcher l'Histoire d'être libre ?".

Je serai parmi les auteurs qui signeront leurs livres en marge de cette Table Ronde.

La semaine suivante, à Paris, nous fêterons le 1er anniversaire de la revue SYNTHESE NATIONALE, sur le thème : Face aux dangers qui menacent notre civilisation, COMMENT DÉFENDRE NOTRE IDENTITÉ ?

Samedi 27 octobre 2007 de 13 h. 30 à 18 h. 30 Grande salle du Théâtre de l’Asiem, 6, rue Albert de Lapparent 75007 Paris (Métro Ségur)

Seront présents à cette manifestation : Bernard Antony Président de Chrétienté Solidarité ; Alexis Arette Ancien syndicaliste agricole ; Nicolas Bay Secrétaire général du MNR ; Martial Bild Directeur de Français d’abord ; Odile Bonnivard Porte- parole de Solidarité des Français ; Jérôme Bourbon Journaliste à Rivarol ; Xavier Guillemot Directeur de l’Idée bretonne ; Roland Hélie Directeur de Synthèse nationale ; Anne Kling Défendons Notre Identité ; Bruno Larebière Le Choc du Mois ; Frédéric Pichon Europae gentes ; Olivier Pichon Directeur de Monde et Vie ; Philippe Randa Ecrivain et éditeur ; Fabrice Robert Président du Bloc identitaire ; Catherine Robinson Journaliste à Présent ; Pierre Sidos Président de l’Oeuvre française ; Chantal Spieler Présidente de Solidarité alsacienne ;  Robert Spieler Président d’Alsace d’abord ; Jean-François Touzé Conseiller régional FN d’Ile-de-France ;  Pierre Vial Président de Terre et Peuple

Invité d’honneur : Filip Dewinter, député (Vlaams Belang) d’Anvers

De 14 à 16 h. Tables rondes; de 16 à 18 h. 30 Interventions. Nombreux stands : Livres, journaux, blogs, associations…

Participation : 6 € - Venez nombreux !

www.synthesenationale.com

08/10/2007

NO MORE WARS FOR ISRAEL

0437f5438d0b96f4e270597e8b41be27.jpgUn correspondant de Floride, que je remercie au passage, m’a parlé du journaliste américain Jeff Rense, qui dérangerait beaucoup outre Atlantique. Car il ne craint pas d’aborder les sujets qui fâchent, c’est même sa spécialité. Jeff Rense est qualifié par Wikipédia anglais de « théoricien de la conspiration ». Il considère notamment que l’attaque du 11 septembre 2001 était orchestrée par des néoconservateurs du gouvernement, la CIA et le Mossad.

Comme vous le voyez, et que l’on partage ses vues ou non, ce journaliste essentiellement de radio et de télévision, sort des sentiers battus. Je vous recommande vivement son site, www.rense.com , vous y ferez sûrement des découvertes.

On y apprend, entre autres, qu’une conférence intitulée NO MORE WARS FOR ISRAEL (Plus de guerres pour Israël) se tiendra très bientôt, du 12 au 14 octobre, dans le Orange County, au sud de la Californie. Le lieu précis n’était pas indiqué sur le site, afin, paraît-il, d’empêcher les menaces et intimidations habituelles sur les hôteliers. Je constate que ce genre de pratiques existe donc aussi là-bas. En France en tout cas, nous avons eu maintes fois l’occasion de constater que ça fonctionnait 5 sur 5 et que hôteliers et restaurateurs s’aplatissaient sans demander leur reste.

La conférence entend lancer un appel pour que cesse ce cycle sans fin de guerres au Moyen-Orient menées par les Etats-Unis pour venir en aide à un pays désigné sous le vocable de « worthless parasitic and terrorist nation by the name of Israel that has been subjugating the Arab Christian and Muslim population of Palestine for nearly sixty years ».

A voir la liste des participants ( http://nomorewarsforisrael.blogspot.com/ ), on ne devrait pas s’ennuyer à cette conférence, qui est dédiée à Mordechai Vanunu.

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Mordechai Vanunu est cet ancien ingénieur du centre nucléaire de Dimona, en Israël, qui avait révélé en 1986 l’existence du programme nucléaire militaire israélien. Après son enlèvement en Italie par le Mossad et un procès secret, il avait été condamné à 18 ans de prison pour espionnage et trahison. Il a été libéré en 2004. Circonstance agravante : il s’est converti au catholicisme.

07/10/2007

DES CHIFFRES

6afd69f0a39f9b4d5a476dbeaf7e518d.pngLe camp de Majdanek, situé en Pologne près de la ville de Lublin, fut ouvert par les nazis en octobre 1941 en tant que camp de travail forcé, qui devint camp de concentration en février 1943. Il fut le premier camp important libéré par l’Armée rouge le 24 juillet 1944.

Les soviétiques déclarèrent que 1,7 million de personnes avaient été tuées à Majdanek. A l’ouverture du procès de Nuremberg, ils avaient révisé ce chiffre à 1,5 million, qui fut indiqué dans le document russe (URSS-29) accepté et pris en compte par le Tribunal militaire, conformément à l’article 21 de son statut qui stipulait : Le tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis. Il considérera également comme preuves authentiques les documents et rapports officiels des gouvernements des Nations unies, y compris ceux dressés par les commissions établies dans les divers pays alliés pour les enquêtes sur les crimes de guerre, ainsi que les procès-verbaux des audiences et les décisions des tribunaux militaires ou autres tribunaux de l’une quelconque des Nations unies.

Le nombre des morts de Majdanek fut révisé à la baisse dans les années suivantes puisque dès 1948, un rapport de la Commission enquêtant sur les crimes des nazis en Pologne établissait le nombre des victimes du camp à 360 000. En 1951, dans son livre Bréviaire de la haine – Le IIIe Reich et les juifs, Léon Poliakov écrivait ceci : « Signalons enfin le camp de Maïdanek, près de Lublin. Maïdanek n’était pas un camp d’extermination immédiate ; c’était un camp de travail, c’est-à-dire un camp d’extermination différée, dans lequel, conformément aux conclusions de la Commisssion d’enquête du gouvernement polonais, plus de 200 000 juifs – ainsi que non-juifs – ont trouvé la mort en 1943 et 1944 ».

L’Encyclopédie multimedia de la shoah consacre deux paragraphes à la question, qui curieusement, ne concordent pas entre eux :

Les victimes de Maïdanek comprenaient des Juifs de Pologne, notamment de Lublin, Varsovie, Radom et Bialystok ; un petit nombre de Juifs d’Europe occidentale, plus de 100 000 Juifs non polonais et des dizaines de milliers de prisonniers de guerre soviétiques, moururent à Maïdanek de froid, de dénutrition et de maladie pendant l’hiver 1941-42, qui fut particulièrement rude.

De 170 000 à 235 000 personnes moururent ou furent tuées à Maïdanek, dont 60 000 à 80 000 Juifs. La plupart succombèrent à la dénutrition, aux maladies, au froid et sous la torture, ou du fait du travail exténuant effectué sous la menace. Le nombre de victimes des chambres à gaz de Maïdanek n’est pas connu avec exactitude.

Pour finir, Tomasz Kranz, directeur de la section de recherche du Musée d’Etat de Majdanek, au terme d’une étude très poussée, a établi le nombre total des victimes de Majdanek à 78 000. Ce chiffre a été annoncé en décembre 2005.

05/10/2007

L’ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE (AIU)

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Nous avons passé en revue un certain nombre d’organisations juives américaines très influentes. Il ne faut pas oublier cependant que la France, qui a toujours abrité la plus importante communauté juive d’Europe occidentale, a su, elle aussi, et ce dès le XIXe siècle, créer des rassemblements destinés à protéger les communautés et les intérêts juifs. A peu près à la même époque que le B’nai B’rith aux Etats-Unis (1843), s’est créée à Paris, où elle fonctionne toujours, l’Alliance Israélite Universelle (AIU).

Fondée en 1860 pour venir en aide aux diverses populations juives, elle revendique aujourd’hui « la diffusion d’un judaïsme fidèle à la tradition, tolérant et ouvert sur le monde moderne ». Sans oublier bien sûr la défense des inoxydables droits de l’homme et le dialogue inter-religieux.

Ses fondateurs avaient voulu réaliser la synthèse des idéaux de 1789 et des principes du judaïsme. Une alliance qui devait assurer le bonheur de l’humanité. Le plus connu d’entre eux, Adolphe Crémieux – avocat, député, ministre de la justice de Gambetta – n’apparaîtra cependant pas tout de suite dans le projet. Il avait en effet été « profondément déstabilisé par la récente conversion de ses enfants au catholicisme, à l’initiative de son épouse ». Déstabilisé ? C’était pourtant une très belle illustration des vertus du dialogue inter-religieux... En 1863, cependant, il sera porté à la présidence de l’Alliance où il restera jusqu’à sa mort, en 1880. Il y fera le discours suivant, très éclairant :

“L’Alliance israélite universelle commence à peine et déjà son influence salutaire se fait sentir au loin. Elle ne s’arrête pas à notre culte seul, elle s’adresse à tous les cultes. Elle veut pénétrer dans toutes les religions, comme elle pénètre dans toutes les contrées… La religion juive est la mère des religions qui répandent la civilisation. Ainsi, à mesure que la philosophie émancipe l’esprit humain, les aversions religieuses contre le peuple juif s’effacent…. Eh bien, messieurs, continuons notre mission glorieuse ; que les hommes éclairés, sans distinction de culte, s’unissent dans cette Association israélite universelle, dont le but est si noble, si sagement civilisateur… Faire tomber les barrières qui séparent ce qui doit se réunir un jour : voilà, messieurs, la belle, la grande mission de notre Alliance israélite universelle. Marchons fermes et résolus dans la voie qui nous est tracée. J’appelle à notre association nos frères de tous les cultes ; qu’ils viennent à nous, avec quel empressement nous irons vers eux ! Le moment est venu de fonder sur une base indestructible une immortelle association ».

Dès le départ, l’Alliance va promouvoir l’enseignement et créera un grand nombre d’écoles dans tous les pays du pourtour méditerranéen. Et en particulier en Turquie, où Adolphe Crémieux se rendra dès 1863. A la suite de ce voyage, un grand nombre d’écoles seront implantées dans toutes les communautés juives turques de quelque importance, et la pratique des langues étrangères sera encouragée. Le but étant de moderniser ces communautés, qui étaient alors en perte de vitesse, notamment par rapport aux Grecs et aux Arméniens qui s’emparaient de plus en plus de marchés jusque là détenus par les juifs.

L’Alliance nouera également des liens très étroits avec Israël puisque, disposant apparemment d’importants moyens financiers, elle pratiquera dès 1870 une politique d’achats massifs de terres en Palestine.

Toujours installée à Paris, l'AIU est actuellement présidée par le Pofesseur Ady Steg.

03/10/2007

ENCORE UN A L’ABRI DU BESOIN !

1415e8c8ad041c67c6e69ca5f069ec65.jpg« Personne ne peut soutenir que M. Strauss-Khan est le candidat le plus qualifié au monde de par son expérience, son intelligence et sa formation (...) Il est le mauvais candidat, choisi de la mauvaise façon. (...) Seuls ceux qui veulent que le Fonds ne soit plus légitime peuvent applaudir ». Tel était en tout cas le jugement que portait le journal britannique Financial Times sur la candidature Strauss-Khan au FMI le 28 août 2007.

Et alors ? Comme si d’autres considérations, infiniment plus pertinentes, n’étaient pas à l’œuvre en la circonstance. Un mois après très exactement, c’est chose faite. Voilà cet ancien ministre français, et socialiste, des finances, propulsé par son parrain dit « de droite » à ce poste éminent où il pourra faire au niveau international ce qu’il a été incapable de faire en France. Et tout le monde est content. Surtout lui, parce qu’à 500 000 dollars par an… il a moins de soucis à se faire que pas mal de ressortissants de pays soumis au joug du FMI.

Le site oumma.com propose, sous la plume de René Naba, un excellent article sur la question (http://www.oumma.com/Dominique-Strauss-Kahn-dans-le ) Je me bornerai simplement ici à rappeler l’une ou l’autre déclaration passée de ce politico-mondain « de gauche », qui devrait considérablement éclairer l’avenir :

-sur l’Iran : : « On mesure que les Américains se sont trompés de cible : la menace ne venait pas de l’Irak, mais de son voisin perse ».« La politique qui est aujourd’hui conduite en Iran sous la houlette d’Ahmadinejad comporte de nombreuses expressions du totalitarisme qui, en tant que telles, doivent être combattues. À ce propos, c’est pour moi une grave erreur d’avoir prétendu, comme l’ont fait Jacques Chirac et son ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, que l’Iran jouait « un rôle stabilisateur » dans la région. Cela entraîne une confusion sur la nature réelle de ce qu’est le régime iranien actuel. Cela revient à envoyer un message erroné à un pays qui use largement de sa capacité de nuisance on le voit au Liban via le Hezbollah, en Irak ou avec le chantage nucléaire qu’il cherche à exercer. »

Bon, ils se sont trompés, mais ça peut arriver à tout le monde, non ? La prochaine fois, ils feront un peu plus attention. Et s’ils se trompent à nouveau, eh bien, tant pis. Ils recommenceront. De proche en proche, ils finiront bien par faire le tour de la planète…

- sur Israël : "Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël ».

Ca au moins, c’est clair. Voilà donc le personnel politique qui est aujourd’hui au pouvoir dans un grand nombre d’enceintes tant nationales qu’internationales. Il suffit de voir ce qui se passe dans notre pays. On peut s’attendre dans ces conditions à ce que le lobbying pro-israélien atteigne des sommets non encore égalés.

Rappelons quand même à ces messieurs-dames du système que nous sommes – encore – en France, et que s’ils ont été élus, c’est pour s’occuper des problèmes de la France. Il y a largement de quoi exercer ses talents et pas vraiment matière à faire la morale ou la leçon aux autres… Encore moins à les menacer de représailles explosives, qu’on serait bien en peine de mettre en œuvre, heureusement.

02/10/2007

LES JUIFS DE TAIWAN SE SENTENT BIEN SEULS

JTA News nous apprend que si ces dernières années, les juifs ont afflué en Chine pour profiter des opportunités économiques offertes par cet énorme pays qui s’ouvre à la mondialisation, la présence juive est par contre en train de disparaître à Taiwan. Pour 23 millions d’habitants, on n’y dénombrerait plus que 150 juifs en tout et pour tout.

A comparer aux quelque 10 000 juifs présents en Chine, sans compter les 5 000 résidant à Hong Kong. Actuellement, les synagogues sortent de terre dans toutes les villes d’une certaine importance.

e7ed2f02664ba04492a96b7ee0328854.jpgL’unique rabbin et représentant officiel de la communauté juive de Taiwan, Ephraïm Einhorn, né à Vienne il y a quelque 89 ans, continue cependant vaille que vaille à assurer offices et relations publiques car il se définit lui-même comme « le père des relations entre Taiwan et six gouvernements : Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie, Hongrie et …Bahamas ».

Ce rabbin multicartes déclare avoir travaillé dans tous les pays arabes et être arrivé à Taiwan en 1975 en tant que chef d’une délégation commerciale du Koweit.

D’après lui, pour que la vie juive reprenne du lustre à Taiwan, il faudrait que le gouvernement actuel de l’île mette en sourdine ses velléités d’indépendance et se rapproche économiquement de la Chine. Les choses n’en prennent pas vraiment le chemin, et tout récemment encore, Taiwan s’est vue refuser un siège aux Nations Unies. Un siège qu’elle cherche obstinément à récupérer depuis 1971, date à laquelle elle en a été évincée pour faire place à la Chine communiste.

Israël, de son côté, est en relations commerciales et diplomatiques aussi bien avec la Chine qu’avec Taiwan. Les juifs restant dans l’île placent leur espoir dans le développement de ces relations, ainsi que dans une desserte aérienne qui devrait prochainement relier directement Taiwan à la Chine. « Une desserte aérienne directe sera très bénéfique à la communauté juive. On pourra aller de l’aéroport de Taipei à Shanghai en 40 minutes. Ca va attirer ici un tas de juifs surmenés qui fuiront la pollution et le brouillard des grandes villes asiatiques ».

Source : http://www.jta.org/cgi-bin/iowa/news/article/20070930taiwanjews.html