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18/11/2010

LE METISSAGE, C’EST CLAIREMENT POUR LES AUTRES (SUITE)

Nous évoquions avant-hier l’angoisse des responsables communautaires devant les mariages mixtes, à leurs yeux véritable fléau et menace existentielle pour l’identité juive. Aujourd’hui vous aurez droit, sur le même sujet, à l’article ci-dessous tiré du site JSS, un site très amusant dans son genre et qui ne déçoit jamais. Je retranscris, je ne m’occupe pas de l’orthographe. Lisez d’abord, nous parlerons ensuite des commentaires qui suivent l'article sur le site en question:

"Mariages mixtes en diaspora: les chiffres qui inquiètes Israël 

La Commission de la Knesset sur l’immigration, l’intégration et la diaspora, a présenté hier une étude menée depuis deux ans par le député du Likoud Danny Danon. Les résultats inquiètent Israël qui se sent concerné par le sort des juifs, ou qu’ils se situent sur la planète.

Les données révèlent une “recrudescence dramatique” des mariages mixtes entre les communautés juives de l’étranger, avec une augmentation de plus de 200% au cours des 50 dernières années. Cette information suggère un manque d’identité juive comme principal facteur de ce qui est considéré comme une menace pour la pérennité d’Israël.

C’est d’ailleurs ce qu’affirme Danon: «La crainte de l’assimilation des juifs de diaspora est une menace stratégique pour la pérennité d’Israël”.

Un des résultats les plus surprenants de l’étude montre que les taux de mariages entre les familles religieuses et laïques sont presque identiques.

Aux États-Unis 55% des juifs sont mariés à des non-juifs. Ce taux chute aux 25/30% pour des pays comme le Canada, l’Australie ou la Turquie. Le taux français est très inquiétant avec 40% de mariage mixte dans les communauté de l’hexagone. Un taux identique à ce que l’on peut trouver en Amérique latine ou en Grande-Bretagne.

L’étude a révélé des chiffres beaucoup plus élevés en Europe orientale et en ex-URSS où 65% des Juifs ont échangés leurs noces avec des non-juifs. En Russie contemporaine, le taux dépasse légèrement les 75% de mariages mixtes!

Parmi les pays ou les juifs continuent de perpétuer la tradition, le Mexique semble être bien seul. Là-bas, la petite communauté juive a un taux de mariage mixte qui approche à peine des 15%.

Un dernier chiffre intéressant: le taux de juifs qui se marient avec des non-juifs est identique selon que la personne se considère de tradition “laïque” ou “orthodoxe”. »

SOURCE/ http://jssnews.com/2010/11/18/mariages-mixtes-en-diaspora-les-chiffres-qui-inquietes-israel/

 

Voici à présent quelques commentaires, toujours issus du site JSS évidemment,  qui suivent l'article qui vient d'être retranscrit:

Je passe sur les « comme quoi il faut ramener tout le monde en israel et vite … », ce qui n’est pas une mauvaise idée en soi, pour en arriver à cet échange assez instructif :

“Eriù says:

18/11/2010 at 12:02

Je viens tout juste de découvrir ce site, et cet article en particulier. Je ne suis pas sûre de comprendre le point de vue de l’auteur, disons que ça me surprend un peu… Il trouve que les mariages mixtes sont condamnables et que les Juifs devraient se marier entre eux?

Qu’entend il par mixité? Différence de religion et/ou de groupe ethnique?
Au risque de paraitre naïve (je ne connais pas la religion juive) est ce la mixité ne serait pas plus souhaitable d’un point de vue culturel (plus un enfant a de cultures, plus il est ouvert et s’adapte mieux a de nouveaux environnements) et génétique si elle concerne en plus de la religion, un groupe ethnique?(enrichissement du patrimoine génétique, affaiblissement du risque de consanguinité etc…)

Est ce que ce n’est pas un point de vue un peu curieux quant aux découvertes scientifiques de ces dernières années? Je crois me souvenir que les dernières études concernant l’influence des phéromones sur les humains tendraient à démontrer que les femmes notamment, sont poussés vers celui qui a le patrimoine génétique le plus différent possible du sien. Si la nature profonde de l’être humain pousse vers la différence est ce qu’il ne serait pas judicieux et naturel d’en faire de même d’un point de vue culturel ou religieux, ou du moins, de ne pas s’y opposer?

Doit on nécessairement se convertir à la religion juive si on veut se marier à un(e) Juif (ve)? … On épouse une personne, pas sa religion, non? (se convertir à l’occasion d’un mariage, n’est ce pas un peu hypocrite? La religion est affaire de conviction intime, pas de compromis… Ca doit être assez terrible de faire mine de croire en quelque chose juste parce que des règles ou des traditions le dictent ) J’avoue avoir un peu de mal à comprendre le point de vue de cet article…

En vous remerciant pour votre attention…

Ce point de vue faussement naïf (non, ce n’est pas moi pour le cas où quelqu’un aurait cette idée saugrenue. Moi je signe toujours de mon nom) a eu le don de faire monter la moutarde au nez de ses honorables interlocuteurs qui ont trouvé le ton qu’il fallait pour lui rabaisser son caquet, à cette prétentieuse, ce qui donne :

Yehoudi says:

18/11/2010 at 12:58

je ne suis pas du tout d’ accord avec votre réponse a propos des Fairlomone

moi je suis bien attiré par les chèvres !!et je fais l’ aumone de ma personne !!!!!!!!

et alors?? comment vous expliquez ça ?? hein !!

mon épouse me dit sans cesse “tu me rends chèvre”
hahaha! ça vous en bouche un coin ??

et pourtant je n’ en fais pas un fromage

Yehoudi says:

18/11/2010 at 13:37

Pssstttttttt… Eriu ….chhttttt, on pourrait m’ entendre…….tes phéromones que je viens de capter me disent qu’on peut s’ entendre toi et moi……..chuuutttt (tu couches ??)

Soucieux sans doute de relever un tout petit peu cet échange culturel, un dénommé Marco a cru bon d’intervenir pour expliquer doctement :

marco says:

18/11/2010 at 13:57

commentaire très naif , ou faussement naif …..
le judaisme , madame n’est en rien comparable au autres religions.

Nous y voilà. L’ennui, c’est que cette importune en remet une louche :

Eriù says:

18/11/2010 at 14:50

Je ne suis pas sûre de comprendre…
Une religion est une religion: d’un point de vue universaliste, la religion juive appartient au patrimoine culturel des Hommes tout autant que les autres. Elle n’est ni meilleure ni mauvaise, mais toute aussi intéressante que les autres religions. Je ne vois pas pourquoi il aurait une croyance en particulier qu’on ne pourrait pas comparer avec les autres. Les êtres humains sont tous faits sur le même moule que je sache: les Juifs sont des êtres humains avant tout, alors je ne vois pas pourquoi leur religion ne pourrait pas être comparée avec d’autres.
En quoi le Judaïsme ” n’est en rien comparable au autres religions”, monsieur?

marco says: (il commençait à s’énerver, on le comprend)

18/11/2010 at 15:03

madame , est gauchiste de base ??

tout le monde ils est gentils, tout le monde ils aiment tous le monde …

comment a votre age (je supose que vous en avez plus de 20) vous pouvez sortir de tels conneries ??

les juifs MADAME, n’ont pas connus et ne connaissent pas le meme sort que les autres humains dont vous vous voulez une composante ..

aucuns peuple au monde , n’est confrontès a la haine dont nous sommes victimes,
aucuns peuple au monde , n’a jamais été autant humiliès, massacrès , spoilies que nous les Juifs …

mais peut etre vous sentez vous coupable, au point de vouloir nous assimiler …!(insconsiement bien entendu)

Bon, j’arrête là pour ne pas lasser votre patience, mais ça a encore continué sur le même registre. J’espère que ce soir elle aura fini par comprendre : les juifs sont des êtres à part.

D’ailleurs Elie Wiesel l’a dit clairement : « Tout en nous est différent ». Alors, hein …

03/11/2010

ET TOC !!!!

Ca n’aura pas traîné. Le 24 octobre, nous parlions du synode qui s'est déroulé au Vatican et des propos qui furent alors tenus sur le sionisme et l’élection du peuple chéri de Dieu. Propos qui scandalisèrent du côté de Jérusalem. Voici la réponse du berger à la bergère, en date du 2 novembre, mais l’affaire est plus ancienne :

« Washington - La Banque du Vatican accusée d’avoir blanchi des avoirs volés aux Juifs (durant la Shoah ) »

« Washington - Après la saisie le mois dernier de 32 millions de $ à la Banque du Vatican, un groupe de survivants de la Shoah originaires de l’ancienne Yougoslavie a exigé de la Commission Européenne de vérifier la plainte selon laquelle la Banque du Vatican a blanchi des valeurs volées par les alliés des Nazis.

Jonathan Levy, un avocat dont le cabinet est situé à Washington, qui représente les survivants et leurs héritiers a rédigé une lettre au haut-commissaire de l’Union Européenne pour les affaires économiques et monétaires, Olli Rehn. Selon Bloomberg : « Nous requérons de la Commission qu’elle ouvre une enquête concernant les allégations de blanchiment d’argent des avoirs de victimes de la Shoah par des organismes financiers associés avec, ou qui sont des agences bancaires de la Cité-Etat du Vatican ».

La Banque du Vatican, connue officiellement sous le nom d’Institut des Travaux pour la Religion (ITR/IOR), a récemment remporté une bataille qui dure depuis une décennie, aux Etats-Unis, dans laquelle des survivants de la Shoah et leurs héritiers originaires de l’ancienne Yougoslavie et d’Ukraine accusaient l’IOR d’avoir blanchi des avoirs volés aux Juifs, aux Gitans et aux Serbes tués ou capturés par le Régime Croate soutenu par les Nazis en temps de guerre [Oustachis d’Ante Pavelic].

Le groupe avait réclamé 2 milliards de $ en restitution, mais la plainte a d’abord été classée sans suite, au motif que la Banque du Vatican bénéficie de l’immunité, protégée par « l’Acte garantissant l’immunité aux services étrangers aux Etats-Unis », qui a le pouvoir d’éviter à des gouvernements étrangers d’être confrontés à des poursuites aux Etats-Unis.

Lévy s’est donc tourné vers la Commission Européenne en arguant qu’elle pourrait avoir la capacité et l’autorité d’investiguer dans les comptes de l’IOR, puisque le Vatican a promis de se conformer aux lois européennes contre le blanchiment d’argent, la contrefaçon et la fraude, en retour de son emploi de l’Euro comme monnaie d’échange à l’intérieur de la Cité-Etat du Vatican.

Les procureurs de Rome cherchent également à démontrer que l’IOR se trouve sous le coup de la Loi européenne, selon Bloomberg.

La Banque du Vatican est un Institut qui relève de la gestion privée, située à l’intérieur de l’enceinte de la Cité du Vatican, dirigé par un PDG banquier professionnel qui rend directement des comptes à une Commission épiscopale (formée de Cardinaux) et en dernière analyse, au Pape.

Jonathan Lévy est également le représentant légal d’environ 3000 orphelins survivants de l’Institution Duplessis, qui est largement reconnu comme le cas les plus vaste dans toute l’histoire du Canada, d’Institution ayant pratiqué l’abus sexuel d’enfants, la torture, le meurtre, les expérimentations sur l’humain et l’exploitation. Le groupe n’a reçu que des compensations mineures de la part du Gouvernement canadien, et il cherche aussi, actuellement, à obtenir des dédommagements directs de la part des organisations catholiques romaines impliquées. » 

 

A la suite de cet intéressant article, on peut trouver en lien un choix d’autres « révélations » tout aussi croustillantes sur les turpitudes vaticanes. Alors que le peuple juif, lui, est innocent de tout comme l’agneau qui vient de naître. C’est d’ailleurs pour cela que les méchants le poursuivent sans relâche. Dur, dur, d’être aimé de Dieu!

Odessa et le “couloir du Vatican” – Opération “Couvent” – Des criminels de guerre nazis protégés et cachés par le clergé de l’Église catholique

Comment le Vatican et le pape furent mêlés au plus grand scandale financier de l’après-guerre – Mgr Marcinkus “banquier de Dieu”

Le Vatican finança la guerre de Mussolini contre l’Éthiopie – L’Église catholique est-elle coupable d’un génocide?

Enquête policière au Vatican – Fraude de 950$ millions

La “donation” de Mussolini — Accords du Latran — Église catholique — Bernardino Nogara — Pie XII — Jean-Paul II — Scandale financier au Vatican

Franco, instrument de guerre du Vatican — Église catholique — Espagne — Deuxième Guerre mondiale — Guerre civile espagnole — Religion de la violence

Source : http://www.juif.org/blogs/29078,la-banque-du-vatican-accu...

27/10/2010

DECIDEMENT, LES TRAINS SONT UN BON FILON

Encore une fois, mieux vaut tard que jamais. La shoah date de plus de soixante cinq ans, mais certains « survivants » et surtout leurs héritiers, se réveillent tout à coup et se demandent s’il n’y aurait pas moyen de récupérer quelques billes. On a vu récemment les démêlés de la SNCF aux Etats-Unis. Nouvelle offensive, cette fois dirigée contre la Hongrie. Justement la Hongrie où ont opéré dans les années 1920/1960 quelques juifs profondément humanistes, du style Bela Kun, Tibor Szamuely, Matyas Rakosi et d’autres. Curieusement, jamais on ne demande de comptes à leurs descendants à eux. Pourquoi ? 

Et pourquoi cette plainte « auprès d’un tribunal américain » ? Pourquoi pas auprès d’un tribunal hongrois ? Peut-être parce qu’ « on »pense, à juste titre, que les puissants lobbys américains seront mieux à même de mettre les officiels hongrois au pas ?

« La Hongrie poursuivie pour son rôle dans la Shoah

Dans une plainte déposée auprès d’un tribunal américain, des survivants de la Shoah et des familles de victimes accusent le gouvernement hongrois et ses compagnies ferroviaires d’avoir collaboré avec les nazis pour exterminer les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

La plainte accuse le gouvernement hongrois et ses compagnies ferroviaires de confiscation des biens des Juifs et de transport vers les ghettos et les camps de concentration où des centaines de milliers de Juifs ont péri. »

Plus de détails en anglais:

“Hungarian survivors of the Holocaust and families of the victims sued the Republic of Hungary and its two rail companies in US court on Thursday, accusing them of collaborating with the Nazis to exterminate Jews during World War II.
 
The lawsuit accused the Hungarian government and rail companies of confiscating property of Jews and transporting them to ghettos and concentration camps where hundreds of thousands perished in Nazi-occupied Poland and Ukraine.
"The Jewish victims of the Hungarian Holocaust seek only what is due them – compensation and restitution for the atrocities they suffered at the hands of the defendants," the lawsuit said.

The lawsuit, filed in US District Court for the District of Columbia, seeks class-action status and unspecified damages. It said at least 300 survivors have been identified as possible members of the class but there could be more than 5,000. 

Hungary yet to compensate survivors

A lawyer for the individuals suing, Chuck Fax, said the claims likely total tens of millions of dollars and possibly more.

A Hungarian Embassy spokesman in Washington had no immediate comment on the lawsuit.
The case was brought under two federal statutes, one that provides exceptions to the Foreign Sovereign Immunities Act which allow individuals to sue foreign governments that typically have immunity from lawsuits.

The other statute permits non-US citizens to bring claims against private foreign entities in American courts. The lawsuit targets the government, the Hungarian national railway and its cargo rail company which was privatized in 2008.


Fax said that the lawsuit was still timely because Hungary has yet to compensate the survivors or their families or return the assets to them.”

Source: http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=22120&artyd=5

14/10/2010

HITLER OU LES « STALIN’S JEWS » ?

Increvable, cet Hitler. Dans le rôle du repoussoir absolu, du monstre intégral, du rebut modèle de l’humanité depuis qu’elle existe, rien ne l’égale ni ne parvient à le détrôner. C’est qu’il a une sacrée utilité, Hitler : quand on s’occupe de lui, qui occupe toute la scène, on ne voit plus rien d’autre. Et ça, c’est très pratique.

Vous allez lire l’article qui suit, paru dans Le Temps, de Genève. Tout y est : « la figure haïssable du dictateur, le plus grand criminel du XXe siècle, diabolique et incongru, d’une monstruosité sans égale, le démon », etc, etc. Un vrai panégyrique, qui à la longue pourrait juste produire l’inverse de l’effet souhaité.

Comme il faut néanmoins garder un minimum d’objectivité et d’honnêteté intellectuelle – sans même parler de connaissance de l’histoire – je trouve utile de redonner à sa suite l’article (en traduction) du journaliste israélien Sever Plocker, intitulé Stalin’Jews. Paru en décembre 2006 dans le quotidien Yediot Aharonot, l’article est sous-titré “We mustn't forget that some of greatest murderers of modern times were Jewish”. Il n’a pas été particulièrement bien accueilli à l’époque comme vous pouvez vous en douter (les commentaires sont un festival - voir lien ci-dessous). Et on n’en a plus beaucoup entendu parler depuis. Tandis qu’Hitler, lui, …

 « FACE A HITLER

Hitler est de retour à Berlin. La figure haïssable du dictateur qui a conduit le peuple allemand au désastre est l’objet d’une exposition événement: c’est la première fois qu’un musée national allemand se penche méticuleusement sur la personnalité de celui qui fut le plus grand criminel du XXe siècle. De toute l’histoire de l’Occident, depuis la fin de l’Antiquité, il n’y a sans doute pas de personnage que l’on puisse comparer à Hitler. Diabolique et incongru à la fois, chef charismatique enfermé dans ses rêveries hallucinées, d’une redoutable habileté et d’une monstruosité sans égal, Hitler restera le démon qui entraîna l’un des peuples les plus cultivés du monde à perpétrer un génocide et à mener une tragique aventure d’autodestruction.

Historiens et observateurs de l’Allemagne contemporaine s’accordent à dire que jamais cette exposition n’aurait pu voir le jour il y a encore dix ans. Le processus continu de décantation avec la noire expérience du Troisième Reich s’est étalé sur un espace-temps de trois générations. Ce travail de mémoire exemplaire a eu ses étapes. La confiance accordée au chancelier Willy Brandt et les gestes symboliques de celui-ci créèrent une césure. Une autre fut le discours prononcé le 8 mai 1985 par Richard von Weizsäcker. Appelant à dépasser le traumatisme de la défaite, le président allemand fut le premier à souligner que la chute d’Hitler «avait aussi libéré» son pays. La réunification allemande a accéléré et parachevé la normalisation de l’Allemagne, qui a abandonné toute aspiration de puissance et dont le peuple, saigné par la catastrophe nazie, estime que toute guerre est une tragédie de trop. Alors que l’extrême droite marque des points en Europe, elle ne passe pas en Allemagne où la vigilance est plus grande qu’ailleurs. Les Allemands peuvent regarder Hitler droit dans les yeux, au musée, sans fascination ni culpabilité écrasante. Le dernier tabou est brisé. »



« NOUS NE DEVONS JAMAIS OUBLIER QUE CERTAINS DES PIRES ASSASSINS DES TEMPS MODERNES ETAIENT DES JUIFS»
- Sever Plocker (Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier)


« Voici une date historique particulièrement tombée dans l'oubli : voici presque quatre-vingt dix ans de cela, entre le 19 et le 20 décembre 1917, en pleine révolution bolchévique et en pleine guerre civile, Lénine signait un décret constituant le Comité Panrusse Extraordinaire de Lutte contre la Contre-révolution et le Sabotage, plus connu sous son acronyme de Tcheka.


En un temps record, la Tcheka devint le plus important, et aussi le plus cruel, de tous les services de sécurité étatiques du monde. Sa structure organisationnelle fut modifiée tous les deux ou trois ans, et elle changea, aussi, souvent de nom, passant de la Tcheka à la GPU, puis au NKVD et, enfin, au KGB.


Impossible de savoir avec précision le nombre de morts dont la Tcheka s'est rendue responsable sous ses avatars successifs, mais ce nombre n'est certainement pas inférieur à vingt millions, en comptant les victimes des collectivisations forcées, de la famine, des purges à grande échelle, des expulsions, des bannissements, des exécutions et des morts en masse dans les goulags.


Des couches de la population furent purement et simplement totalement éliminées : fermiers à leur compte, membres de certaines minorités ethniques, membres de la bourgeoisie, officiers supérieurs, intellectuels, artistes, militants syndicalistes, « membres de l'opposition » définis de la manière la plus arbitraire et un nombre incalculable de membres du parti communiste lui-même.


Dans son livre paru récemment et salué par la critique, La Guerre du Monde, The War of the World, l'historien Niall Ferguson écrit qu'aucune autre révolution, dans toute l'histoire de l'humanité, n'a dévoré ses propres enfants avec l'appétit effréné de la soviétique. Dans son livre consacré aux purges staliniennes, le professeur Igal Halfin (de l'Université de Tel Aviv) écrit que la violence stalinienne était unique en ceci qu'elle était dirigée vers l'intérieur, dont elle procédait.


Lénine, Staline et leurs successeurs n'auraient pu perpétrer leurs méfaits sans la coopération à grande échelle d' « officiants de la terreur » disciplinés, de bourreaux sadiques, de mouchards, de tueurs à gage, de juges, de pervers et de nombre de sympathisants, membres de la gauche progressiste occidentale, qui furent trompés par le régime d'horreur soviétique et allèrent jusqu'à lui accorder un blanc-seing (un « certificat de cacheroute », dit l'original, ndt).


Tous ces faits sont connus, plus ou moins, même si les archives de l'ex-URSS n'ont pas toutes été rendues publiques. Mais qui sait qu'en Russie-même, très peu de gens ont été jugés en raison des crimes qu'ils ont perpétrés en tant qu'agents du NKVD et du KGB ? Le discours public russe, aujourd'hui, ignore totalement la question « Comment cela a-t-il pu nous arriver ? ». Contrairement aux pays occidentaux, les Russes n'ont pas réglé leurs comptes avec leur passé stalinien.


Et nous ? Je veux dire : nous, les juifs? Un étudiant israélien peut terminer le lycée sans avoir jamais entendu parler de Genrikh Yagoda, le pire criminel juif du vingtième siècle, vice-commandant de la GPU et fondateur, puis commandant en chef du NKVD. Yagoda fit appliquer avec zèle les ordres de collectivisation de Staline, et il est responsable de la mort d'au minimum dix millions de personnes. Ses adjoints juifs conçurent et gérèrent le système du Goulag. Étant tombé en disgrâce aux yeux de Staline, celui-ci le limogea et le fit exécuter. Il fut remplacé, en tant que bourreau en chef, en 1936, par Yezhof, le « nabot assoiffé de sang ».


Ce Yezhof n'était pas juif. Son épouse, en revanche, était juive. Dans son livre : Stalin : Court of the Red Star, l'historien juif Sebag Montefiore écrit que durant les périodes les plus sombres de la terreur stalinienne, à l'époque où la machine communiste à tuer fonctionnait à plein régime, Staline était entouré de tout un harem de jeunes beautés juives.

Les associés les plus proches et les plus loyaux de Staline incluaient Lazar Kaganovitch, membre du Comité central et du Politburo du parti communiste. Montefiore le qualifie de « premier des Staliniens », ajoutant que les milliers d'Ukrainiens mourant de faim - tragédie sans analogue dans l'histoire de l'humanité, excepté les horreurs nazies et la terreur maoïste en Chine - n'émurent absolument pas Kaganovitch.


Très nombreux furent les juifs à vendre leur âme au monstre de la révolution communiste, et ils auront du sang sur les mains pour l'éternité. Nous n'en mentionnerons qu'un seul : Leonid Reichman, chef du département spécial du NKVD et interrogateur en chef de cette organisation, qui était un sadique particulièrement cruel.


En 1934, nous disent les statistiques rendues publiques, 38,5 % des plus hauts responsables de l'appareil de sécurité de l'État soviétique étaient d'origine juive. Eux aussi, bien entendu, furent progressivement éliminés, au cours des purges successives. Dans une conférence fascinante, lors d'un colloque tenu cette semaine à l'Université de Tel Aviv, le Dr. Halfin a décrit les vagues successives de terreur soviétique en les qualifiant de « carnaval d'assassinats de masse », de « fantasia de purges » et de « messianisme du Mal » : il s'avère que les juifs, eux aussi, quand ils se laissent fasciner par une idéologie messianique, peuvent devenir de grands criminels, parmi les pires dont l'histoire contemporaine conserve la mémoire.


Les juifs ayant pris une part active dans les divers appareils officiels de la terreur communiste (en Union soviétique et ailleurs) et, parfois, les ayant dirigés, ne le firent pas, bien entendu, en tant que juifs, mais bien en tant que stalinistes, que communistes et que « peuple soviétique ». Par conséquent, il est expédient d'ignorer leur origine et de « mettre la sourdine » : « Qu'avons-nous à voir, nous, avec cette bande de criminels», n'est-ce pas ? Mais ne les oublions pas ! Je pense tout à fait différemment : je trouve inacceptable que quelqu'un soit considéré membre du peuple juif quand il fait de grandes choses, mais qu'il ne soit plus considéré comme faisant partie de notre peuple dès lors qu'il commet des actes particulièrement méprisables ou atroces.


En dépit de nos dénégations, nous ne pouvons échapper à la judéité de « nos bourreaux », qui ont servi la Terreur Rouge avec loyauté et zèle et, ce, dès le début.


Quoi qu'il en soit, nous pourrons toujours compter sur d'autres, qui ne manqueront pas de nous rafraîchir, à jamais, la mémoire ! »

 

Sources :http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ce5b18a2-d708-11df-8394-9...

 

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:w8iJ...

28/09/2010

UNE RESCAPEE DE 98 ANS TEMOIGNE

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Le CRIF nous apprend hier qu’Eva Golgevit, "résistante M.O.I. [main d’œuvre immigrée], rescapée des camps de la mort, signera son livre Ne pleurez pas mes fils" au cercle culturel yiddish du Farband, à Paris, le 6 octobre prochain. 

Bien. Vous lirez ci-après le communiqué de l’officine, qui reprend en fait la préface du livre, signée Maxime Steinberg :

 

« La solidarité est au cœur de la vie d’Eva.

Cette femme juive d'origine polonaise, au dynamisme peu commun, s’est toujours investie dans ce sens. Dès septembre 1940 à Paris, où elle s’est mariée et a donné naissance à son premier fils, elle s’engage dans le groupe Solidarité, section juive du mouvement de résistance communiste de la MOI (Main-d’œuvre immigrée). Au même titre que ces héros de la Résistance, son arrestation est le résultat de filatures des Brigades spéciales françaises.

 

Emprisonnée, comme la majorité de son réseau, elle est déportée par le convoi n° 58 du 31 juillet 1943.  Son groupe est soudé par un double lien de solidarité et d’amitié. À son arrivée à Auschwitz début août 1943, elle est projetée dans l’un des lieux les plus terrifiants et abjects de cet enfer : le Block 10 où les nazis pratiquaient des « expériences médicales » sur des cobayes humains. Durant dix mois, elle parvient cependant à échapper au pire, physiquement et psychiquement. C’est encore grâce à sa force morale et aux complicités qu’elle suscite qu’avec quelques camarades, elle sort de cet enfer, puis de celui de Birkenau où s’achève alors l’extermination massive des Juifs de Hongrie. Après environ trois mois, Eva parvient à être transférée dans un camp annexe d’Auschwitz, Rajsko (ferme agricole expérimentale), dans lequel les conditions de survie sont relativement moins dures. En janvier 1945, devant l’avancée de l’Armée rouge, les nazis procèdent à l’évacuation des camps entraînant dans leur fuite éperdue les survivants de cet enfer. Avec ses deux camarades encore en vie, Eva aura survécu à trois « marches de la mort » qui la mèneront aux camps de Ravensbrück et de Malchof. Au-delà des horreurs dont elle témoigne dans son récit, Eva livre à ses fils et au lecteur un chant d’espoir empreint de cette foi en la vie dont elle ne s’est jamais départie. »

 

Cette femme a aujourd’hui … 98 ans. Je pense que comme moi ses tribulations à Auschwitz à partir de début août 1943 jusqu’à la libération du camp en janvier 1945 vous auront remplis d’admiration. Quelle chance dans la malchance ! D’abord résister dix mois à ce terrifiant block 10. Puis échapper à Birkenau pour réussir à se faire transférer dans une ferme agricole expérimentale !

 

Ce qui m’étonne un peu, c’est qu’elle ait attendu un âge aussi avancé pour faire connaître une histoire si peu banale. L’explication tient peut-être au fait qu’elle n’a pas réellement écrit ce livre, qui a été suscité par d’autres, car au détour de l’un ou l’autre site, on apprend fortuitement que  « Ce témoignage a été recueilli par Jean Golgevit et Annie Rapoport Rayski, mis en forme par Claudette Krynk. »

 

Voilà donc au moins trois personnes à être intervenues sur ce témoignage basé sur des souvenirs remontant à bientôt 70 ans. L’éditeur du livre se trouve être la Fondation pour la mémoire de la shoah. Justement, le CRIF présentait la directrice adjointe de la Fondation, Gabrielle Rochmann, dans la même lettre électronique. Mme Rochmann y déclarait sans penser à mal: « Comme vous le savez, notre dotation provient de la restitution des fonds spoliés aux Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec les intérêts de cette dotation, nous finançons d’une part le Mémorial de la Shoah, d’autre part des projets examinés à travers 5 commissions : Solidarité, Histoire de l’Antisémitisme et de la Shoah, Mémoire et Transmission, Enseignement de la Shoah et Culture juive. »

 

Oui, vous avez bien lu : avec les intérêts de cette dotation. Et pourtant, il paraît qu'il y a des rescapés qui fouillent les poubelles en Israël pour subsister (http://www.un-echo-israel.net/Quand-les-rescapes-de-la-Shoah ).

 

Pour finir, car nous aimons aller au fond des choses, voici ci-après un portrait d’Eva Golgevit trouvé sur le site mémoire-net (mémoire locale et seconde guerre mondiale). J’ai particulièrement apprécié la phrase : « Eux, communistes juifs, savent ce que sont Hitler et son régime. » En 1939 ! Par contre, dans le même temps, ils continuaient d’admirer « l'URSS, premier pays à avoir établi le socialisme ». Pays mirifique où, bien entendu, aucune atrocité n’avait été perpétrée jusqu’en 1939!!!

 

En tout cas, n’oubliez pas d’acheter le livre, sinon on va encore vous accuser de manquer d’un certain gène …

 

« Lorsqu'Hitler prit le pouvoir, Eva était âgée de 20 ans et venait d'arriver à Paris après maintes péripéties d'un exode pénible. Comme des milliers d'autres émigrés, chassés vers la France par la crise économique et les dictatures, elle était hantée, ainsi que les siens par la misère et la crainte de l'expulsion, démunis qu'ils étaient de papiers et de logement. 

 

Dans son quartier, elle milite sous un pseudonyme. Elle assiste aux meetings, collecte du lait, de l'argent et des médicaments pour les Républicains espagnols.

Elle participe également à la formation qui assure la sécurité des camarades juifs transitant par la France pour rejoindre l'Espagne. Eva a une grande admiration pour l'URSS, premier pays à avoir établi le socialisme. Aussi, le 3 août 1939, c'est la stupéfaction: le Pacte germano-soviétique... Eux, communistes juifs, savent ce que sont Hitler et son régime. Peu après, lorsque le parti communiste français est interdit, la presse clandestine communiste juive se retrouve hors la loi.

 

Mais une solidarité effective existe et, durant la drôle de guerre, des groupes clandestins se constituent et réussissent à imprimer des journaux en yiddish. Vient la débâcle. La France est occupée. Eva dont le mari est prisonnier se retrouve seule avec son fils. On demande aux juifs de se faire enregistrer. Déjà, elle s'organise pour lutter. Avec des femmes non communistes, elle s'occupe de Solidarité dont l'une des missions est de prendre en charge les femmes juives restées seules avec leurs enfants, souvent totalement démunies, car nombre d'hommes ont été arrêtés et déportés avec l'accord de Vichy. En 1942, les hommes commencent à être expédiés vers Auschwitz, et le 27 mai est décrétée l'obligation de porter l'étoile jaune pour les personnes d'origine juive. Puis, le 15 juillet, c'est le Vel d'Hiv.

 

La Résistance

 

Une fois son fils en sécurité, elle enlève son étoile jaune, quitte son domicile pour aller chez une amie, membre de la Résistance juive qui lui propose de faux papiers. C'est ainsi qu'elle devient belge et se nomme Gisèle Moreau. Elle est désormais en pleine illégalité et assume la fonction d'agent de liaison. Les autres femmes juives avec qui elle milite ne se contentent plus de participer à des actions de masse: elles travaillent avec les groupes F.T.P.-M.O.I., transportent des armes, agissent directement parfois. Ainsi trois jeunes femmes F.T.P-M.O.I. vont faire sauter des véhicules allemands dans les garages, à proximité de l'Ecole militaire.

 

Elles seront prises dans une rafle au métro Porte d'Orléans, les poches pleines de grenades à main. L'une d'elle, Hélène Kro, est reconduite chez elle où l'on procède à une perquisition. Or des camarades doivent y arriver dans quelques minutes. Que faire pour les alerter ? Menottes aux poignets elle se jette par la fenêtre du cinquième étage en hurlant. Elle avait 29 ans et un enfant qui en avait cinq...

 

L'arrestation et la déportation

 

Eva est arrêtée en juillet 1943 avec soixante-neuf de ses camarades de "Solidarité" devenu l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide. Elle est déportée à Auschwitz... »

 

Sources : http://www.memoire-net.org/etran/etran12.html

http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid...

12/05/2010

DES SOUTIENS DE POIDS

44.jpgNous sommes en 2008 : « Avec la rentrée littéraire qui arrive Christine Angot sort un livre, "Le marché des amants", dans lequel elle raconte sa rencontre avec Doc Gynéco à Brive lors d’un salon littéraire de l'automne 2006, ainsi que l'intimité de leurs relations sexuelles. Mots crus, absence de style, récit de dialogues sans intérêt : pas même sorti, le livre est déjà très critiqué...

"On faisait l’amour, on jouissait. Il me prenait dans le vagin mais par-derrière, en me demandant de serrer mes jambes et de croiser mes chevilles."

Comme Christine Angot refusait la sodomie, elle écrit "Il était un peu déçu, mais il ne se trompait pas de trou." (...) "Il me prenait, me mettait dos à la fenêtre, essayait de baisser mon pantalon pour introduire sa queue, en m’immobilisant contre le mur et la fenêtre. Ou alors j’étais à mon bureau, il la sortait et la mettait devant ma bouche. - Bruno non, non, je te dis. Pas maintenant. Pas comme ça. - Si. - Non Bruno, je ne veux pas. Pas comme ça. - Allez, juste

 

Source du récit de cette bouleversante histoire d’amour : http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:aGHA9_4wh-gJ:www.mylittlebuzz.com/%3Fpost/La-vie-sexuelle-de-Doc-Gyneco-avec-Christine-Angot-dans-un-livre-1030+christine+angot+doc+gyneco&cd=9&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

 

Nous sommes toujours en 2008 : « Doc Gyneco alias Bruno Beausir s'est fait rattraper par le bras de la justice. Le chanteur endormi a "oublié" de payer ses impôts pendant un an.

En effet, entre 1999 et 2000, il n'aurait pas payé la somme astronomique de 356 000 euros. Aujourd'hui la justice réclame un an de prison avec sursis à son encontre pour fraude fiscale.

Pauvre Doc Gynéco, au final il a payé presque le double de ce qu'il devait parce que plus on laisse traîner les choses et plus elles s'accumulent. Pour sa défense, il a dit qu'il n'était pas au courant qu'il devait payer ses impôts.

Même si ça peut paraître un peu gros comme excuse, Bruno Doc Gynéco n'est pas un menteur, déjà en 2001 sur son album Quality Street il annonçait la couleur avec son titre Je sais pas remplir ma feuille d'impôts. »

 

Source : http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:taj-A21rcTcJ:www.staragora.com/news/doc-gyneco-evite-de-justesse-la-prison/141111+doc+gyneco+justice&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

 

 

Bon, je suis sûre que vous vous demandez pourquoi je vous raconte tout ça. Vous allez comprendre : ces deux intéressants personnages, si parfaitement emblématiques de notre époque, sont un peu embêtés parce qu’on ne parle plus tellement d’eux. Que faire ? Eh bien, c’est simple : ils vont nous la jouer « défense des juifs » et ça va être très émouvant. D’ailleurs, l’auteur de l’article que vous allez lire estime qu’ils mériteraient d’être des « Justes des nations », c’est tout dire.

 

Les deux épisodes rappelés plus haut, c’était juste pour bien situer les personnages et également comprendre pour quelle raison ce sont justement ces deux là que l’on a interrogés « en croisé ».

 

On comprend aussi et surtout qu’en ces périlleuses  périodes où le bateau prend eau de toute part, « on » devient de moins en moins regardant sur les soutiens…

 

« Entretien croisé de Doc Gynéco et Christine Angot, par David Reinharc

 

« Cette défense des Juifs de la part de deux personnalités qui ne le sont pas - Christine Angot et Doc Gynéco - a quelque chose de très émouvant. Je crois que cette attitude - plus répandue qu'on ne le croit - a sa source dans le sens de la justice et de la vérité. Pour moi ce sont des Justes des nations. On ne mesure pas assez le courage qu'il faut à ces deux-là, et surtout à Doc Gynéco, pour ramer ainsi à contre-courant d'une opinion hostile à Israël et aux Juifs, ou trop lâche pour marquer leur différence en se distançant des propos antisémites et/ou anti-israéliens. (Menahem Macina).

 

 Texte repris du site de Israel Magazine.

 

(…)

 

David Reinharc : On trouve dans les textes de rap – Kamelancien, I AM, Sniper… - beaucoup de textes haineux contre Israël et les Juifs. Avec aussi un clip qui met en scène une liquidation d’Américains…

Doc Gynéco : On est en train de rendre les jeunes de banlieue complètement fous. Scorcese, les Affranchis, etc., ça pouvait se situer dans une esthétique qu’on n’aime pas, mais il y avait au moins des valeurs.

Christine Angot : Est-ce que c’est l’apanage du rap ? C’est l’ensemble de la société qui est concerné par l’antisémitisme.

David Reinharc : Mais pourquoi le rap est-il venu se cristalliser sur la question juive ?

Doc Gynéco : On utilise l’extrême gauche à de mauvaises fins. Ils critiquent l’argent, la bourgeoisie, les riches et donc, dans l’imaginaire collectif, les Juifs. On a réussi à opposer les Juifs à toutes les races : bientôt, même les Chinois seront de la partie. Avant, dans les quartiers, c’était Juifs versus Arabes. Maintenant, ça ne fait plus rire personne. Toutes les communautés sont en guerre contre les Juifs et je n’accepte pas ça.

Christine Angot : L’air du temps veut imposer l’idée que la violence faite aux Juifs n’est pas plus grave que la violence commise contre d’autres groupes. Sauf qu’il y a une spécificité particulière. Personne ne veut plus l’entendre. Cette volonté de nier la spécificité juive et la spécificité de la Shoah n’est pas propre au rap. Cette musique est juste un reflet de ce déni.

Doc Gynéco : Je veux en revenir à ce que représente la mort pour les jeunes de banlieue. Quand ils voient des fours et des charniers, ils adorent cela ! Dans leur portable, ils conservent les scènes d’égorgement, de tueries, de carnage. Il faut accompagner l’histoire de la Shoah du récit explicatif d’un professeur qui explique les images, sinon ça va finir sur les portables….

David Reinharc : Vous étiez le seul goy à la manifestation après la mort d’Ilan Halimi, premier meurtre antisémite après Auschwitz.

Doc Gynéco : Pas un rappeur n’a regretté cet acte de barbarie. Jamais Skyrock n’a fait passer un message. Ils utilisent tous ça : faites attention à eux. A cette époque, dans les banlieues, personne n’avait encore réussi à mobiliser les Noirs contre les Juifs. Mais dès le meurtre d’Ilan Halimi, j’ai su que ceux qui attisent la haine avaient gagné : ils ont montré le visage noir de Fofana, le «chef des Barbares».

David Reinharc : On connaît aussi votre attachement à Israël…

Doc Gynéco : On ne peut plus revendiquer dans un quartier l’attachement à la France, mais à Israël, c’est pire. C’est dur d’avoir un ami feuj en banlieue : tu vas te battre au moins dix fois pour lui….

Christine Angot : C’est dur dans un quartier mais aussi partout ailleurs. Dans toutes les situations difficiles, il y a un choix à faire : à chaque fois que des gens s’opposent, qu’il y a un conflit douloureux, il faut choisir son camp… Or, des tas de gens refusent de choisir. Mais on choisit quand même : les gens qui n’ont pas choisi Israël ont forcément choisi l’autre camp.

Doc Gynéco : Si dans un quartier, je marche avec un Juif qui répond à cette violence, s’il s’inscrit dans le rapport de force – je veux dire : il retire son tee-shirt et il se bat – c’est différent, ils le respectent. Dans les banlieues, ils ont besoin de te tuer en vrai quand ils ont un problème. De voir le sang. On n’est pas là-bas dans un salon littéraire…

David Reinharc : Vous préconisez la violence comme moyen légitime pour les Juifs de répondre à l’hostilité ?

Doc Gynéco : Pour avoir pratiqué ces gens-là, je peux vous dire qu’ils sont en guerre.

David Reinharc : C’est qui, « ces gens-là » ?

Doc Gynéco : Ceux qui ont besoin de tuer du Juif. Pour ceux-là, c’est la guerre à l’intérieur de nos frontières. Regardez Ilan : tout le monde savait. Des filles, des garçons : on va loin, là. Tous complices : des trentaines de personnes étaient là, personne n’a bronché. Les Juifs doivent savoir se défendre comme ils l’ont toujours fait : c’est la guerre, vous savez. A un moment donné, il faut se battre : il ne faut pas avoir peur de se montrer violent. J’ai connu des Juifs réputés parce qu’ils se sont défendus chaque fois. Tout le temps. Ils sont respectés.

Christine Angot : Si vous regardez "Le chagrin et la pitié", on est encore dans la même France.

David Reinharc : Il y aurait une violence plus légitime que la violence légale, celle de l’Etat ?

Doc Gynéco : Par exemple, au stade du Parc des Princes, lorsqu’ils ont trié les spectateurs et qu’ils se sont rangés en deux files pour les enserrer. Ils demandaient à chacun : « Êtes-vous Juif ? » ; et selon moi, il fallait dire : « oui ».

David Reinharc : « Oui », ça voulait dire se battre…

Doc Gynéco : Voilà. Mais je ne sais pas si c’est physiquement ou autrement. C’est les deux.

David Reinharc : C’est d’ailleurs un policier noir qui a sauvé un supporter Juif de la mort…

Doc Gynéco : Je suis fier de ça.

David Reinharc : Comment expliquer que les Juifs ont déserté la guerre qui leur est faite ?

Doc Gynéco : Il faut le savoir : les humains en face de vous n’ont pas nécessairement les mêmes données que vous dans le cerveau et sont peut-être plus portés sur la violence que vous…. Il faut revenir à l’époque du Roi David. Car, en face de vous, ils ont compris que vous parlementez, négociez, pinaillez. Il n’y a pas à se justifier. Il vaut mieux se battre, c’est certain. Ilan Halimi est mort, premier meurtre après Auschwitz, me disiez-vous. Mais si quelqu’un en banlieue avait été tué durant les émeutes, ils en auraient fait des chansons, des clips, des albums. Pour Ilan Halimi ? Pas une chanson, rien.

David Reinharc : En hébreu, face à la violence qui monte toujours d’un cran, on dit : on leur pisse dessus, ils disent qu’il pleut. C’est votre impression ?

Doc Gynéco : Après le meurtre d’Ilan Halimi, j’attendais au moins une chanson. Je pensais que les rappeurs allaient s’exprimer là-dessus. Rien. Omerta.

David Reinharc : Au lieu du « Jusqu’ici, tout va bien » des Juifs, concrètement, que feriez-vous ?


Doc Gynéco : C’est la guerre contre le silence.

David Reinharc : Sur Israël, vous pensez qu’il y a une paix possible avec le Hamas ? Ou bien qu’aujourd’hui comme hier et demain, la paix n’aura jamais lieu parce que le monde est en guerre contre les Juifs ?

Christine Angot : La vulgate, aujourd’hui, c’est d’être contre Israël. Dans une conversation ordinaire, le rejet d’Israël, c’est ce qu’on peut dire à haute voix, sans problème.

Doc Gynéco : Il fallait bien pour les Juifs un endroit pour se réfugier. Un terrain leur a été offert. C’est dommage que ce soit là, au niveau géographique, entouré de pays hostiles.

David Reinharc : Ailleurs que dans le berceau du peuple juif, ça aurait changé quelque chose...?

Doc Gynéco : C’est là qu’on voit qu’il faut se battre.

Christine Angot : Mais pourquoi les Juifs devraient se battre seuls, pour eux-mêmes? Les Juifs représentent tout le monde, toute spécificité, la spécificité de l’humain.

David Reinharc : Pourquoi les Juifs plus que les autres ?

Christine Angot : Parce que. C’est un peuple à part, que ça plaise ou non. Ils ne sont pas pareils, il y a une spécificité qui n’est pas comparable aux autres spécificités. Quelque chose d’unique qui nous représente tous.

David Reinharc : Et dès qu’ils ont voulu toucher à l’universel, ils ont accosté sur les rivages nauséeux du communisme…

Christine Angot : Nauséeux ! Quelle bizarre expression ! [4].

Doc Gynéco : Tous les peuples qui ont souffert ont commis cette erreur.

Christine Angot : Mais moi, je ne parle pas d’universel. Mais de spécificité. Il ne faut accepter ni le déni de la spécificité du peuple juif ni celui de la Shoah.

Doc Gynéco : Les Juifs sont un peu, par la force des choses, errants. Mais à un moment, ils se sont posés, parfois plus de trois cents ans. A un autre moment, ils ont trouvé Israël. Parfois, il fallait se battre, parfois ce n’était pas la peine. Aujourd’hui, c’est une époque où les Juifs doivent se battre. C’est clair. Sinon, vous reviendrez à l’époque de Salomon.

Christine Angot : Ce n’est quand même pas un hasard si le génocide intervient après l’invention de la psychanalyse par Freud. Tout s’est passé comme si c’était ça qu’on était venu punir. La découverte de l’inconscient. Ils n’ont pas supporté ça, pour le coup, ils ont voulu tous les tuer.

David Reinharc : C’est important de dire cela, car la vague d’antisémitisme actuel coïncide avec l’attaque en règle contre la psychanalyse. Le Livre noir de la psychanalyse se réfère au Livre noir, ce recueil de témoignages sur les atrocités nazies contre les Juifs d'URSS et de Pologne, rassemblés par Vassili Grossman. La boucle est bouclée.

Christine Angot : Je n’avais pas pensé au fait que le Livre noir de la psychanalyse se référait explicitement au Livre noir de Grossman. Donc, là, c’est la preuve. »

 

David Reinharc

 

© Israël Magazine



Source : http://www.juif.org/go-blogs-24430.php

15/04/2010

DE L’EXPRESSION DE L’IDENTITE, SELON QUE L’ON EST JUIF OU HONGROIS

Je reviens sur cette importante question des « völkisch » hongrois car elle fait largement écho à certaines attitudes que l’on peut trouver dans la communauté juive. Sauf que ce qui est vilipendé comme racisme chez l’un est valorisé comme expression de l’identité chez l’autre. Mais en réalité, la démarche est la même.

 

Je parie que vous n’avez jamais entendu parler du Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ). C’est pourtant une organisation étonnante qui mérite d’être connue.

 

Voyez plutôt ce que nous raconte son site, www.spcj.org :

 

 

 

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"Le Service de Protection de la Communauté Juive a été créé en 1980, au lendemain de l’attentat de la rue Copernic à Paris.

Le SPCJ est issu d’une volonté commune du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), du Fonds Social Juif Unifié (FSJU) et des Consistoires, de protéger la communauté juive dans son ensemble. Ainsi, les membres du Bureau Exécutif du SPCJ sont désignés par les Institutions citées plus haut pour y siéger une fois par mois.
Le Président du
SPCJ est M. Eric de Rothschild.

 

L’existence du SPCJ est essentiellement due à la menace terroriste et antisémite qui sévit depuis les années 80. Le SPCJ est apolitique et à but non lucratif. Il n’est pas un mouvement de jeunesse, sa vocation exclusive est la protection de l’ensemble de la Communauté.

 

 

En coopération totale avec les pouvoirs publics (Ministère de l’Intérieur, Préfectures), le SPCJ assure la protection des offices dans les synagogues les jours de shabbat ainsi que pendant les fêtes juives.
Il intervient également à la demande de différentes associations, afin d’assurer la protection de grands événements communautaires.
Il est dans le domaine de la sécurité, l’unique organe officiel de la communauté.

 

(…)  Depuis sa création, le SPCJ recense les différents actes antisémites commis sur le territoire national pour tenir informés les Responsables communautaires de l’évolution de la menace et du danger. Le SPCJ recoupe ces informations avec les pouvoirs publics au travers de contacts réguliers avec le Ministère de l’Intérieur.

 

Devant la montée de ces actes en 2001, le SPCJ a créé un Département « Aide aux victimes ».
Une ligne verte est joignable 24 heures sur 24 afin de signaler tout acte antisémite ou tout danger immédiat.
Les victimes appelant ce numéro reçoivent assistance et conseil dans leurs différentes démarches juridiques. Par ailleurs, elles peuvent être mises en relation avec des services d’aide psychologique et sociale lorsque cela est nécessaire.

En dehors d’une équipe permanente, les membres du SPCJ sont tous bénévoles "

 

 

Edifiant, pas vrai ? Vous aurez appris au passage que le SPCJ « recense les actes antisémites » en coopération avec le ministère de l’Intérieur. Disons plutôt que ledit ministère lui délègue carrément la chose …Si nous ne sommes pas là dans l’expression d’un communautarisme pur et dur, pour ne pas dire arrogant, dites-moi ce que c’est.

 

Pour en revenir aux « völkisch » et au « deux poids deux mesures », « suivant que vous serez puissant ou misérable », etc, etc, voici un communiqué du SPCJ datant de décembre 2009. Un forum sur l’antisémitisme s’était tenu à Jérusalem et le SPCJ communiquait ce qui suit :

 

« Le Forum Mondial sur l’antisémitisme a achevé ses travaux le jeudi 17 décembre. La France était représentée par d’importantes délégations du CRIF et du SPCJ. Pour la lettre d’information du CRIF, le directeur général du SPCJ indique ce qu’il a retenu de cette conférence événement :

 

« Cette conférence a été une occasion unique d’échanger avec d’autres organisations dans le monde sur les différentes techniques de lutte contre l’antisémitisme. Les méthodes de veille et de surveillance de ces phénomènes se sont professionnalisées dans de nombreux pays.

 

Cependant nous notons que même lorsque les échanges sont nombreux entre les organisations communautaires et les gouvernements, la qualification du caractère antisémite d’un acte reste délicate et nécessite une approche commune des faits.

 

Sur un plan général, cette conférence internationale nous a rappelé que devant cette vague d’un nouvel antisémitisme qui dure depuis neuf ans, notre vigilance doit demeurer intacte, pour que notre détermination à lutter avec force pour permettre à chaque juif de vivre librement et en toute sécurité l’expression de son identité, telle qu’il la conçoit et ou qu’il se trouve. »

 

 

Voilà. C’est clair, « chaque juif a le droit de vivre librement l’expression de son identité telle qu’il la conçoit et où qu’il se trouve ».

 

Chaque juif, oui. Mais pas chaque Hongrois, apparemment. Et l’on perçoit là le danger que les juifs « militants » veulent à tout prix éviter : en cas de confrontation, de conflits d’identité, ils partent forcément perdants en raison de leur nombre réduit. Donc, il faut à tout prix interdire « aux autres » de défendre leur identité et tout faire pour qu’ils finissent par ne plus même y songer. Par oublier leur identité, par la noyer dans le mondialisme et les trucs à acheter.

 

Et voilà pourquoi chez les teigneux qui s’entêtent malgré tout à la défendre, leur identité, elle devient du racisme, à combattre d’urgence. Elémentaire, mon cher Watson.

  

23/03/2010

ON DIRAIT QUE CA NE PASSE PAS TOUT SEUL

Il y a quelques semaines, je parlais de la décision de Bertrand Delanoë, israélolâtre absolu, de consacrer un lieu de Paris à David Ben Gourion. Finalement, ça passe peut-être moins bien que le maire de Paris ne se l’imaginait, comme vous le lirez ci-dessous.

 

Si vous aussi vous voulez soutenir Israël « qui veut la Paix dans la sécurité », ainsi que l’initiative de Delanoë, vous saurez ce qui vous reste à faire. Gil Taieb, du Fonds Social Juif Unifié, membre du CRIF, vous le dit ci-dessous.

Si vous ne le voulez pas, eh bien, vous le saurez aussi.

 

 

« Demande d'envois d'emails de soutien à Bertrand Delanoë pour l'allée Ben Gourion

 

Chers Amis

 

Le Maire de Paris, Bertrand Delanoë a fait voter en Conseil de Paris un voeu qui donnera à une allée face au musée du Quai Branly, le nom de Mr David Ben Gourion. Nous sommes tous fiers de cette décision qui rend hommage à un des pères fondateurs de l'Etat d'Israël et sommes reconnaissants aux élus du Conseil de Paris. Mais depuis quelques jours, tout ce que comptent les militants anti-israéliens se sont mobilisés et envahissent médias et autres sites internet afin de s'opposer à cette inauguration par le Maire de Paris qui a pour cet événement invité Mr Shimon Peres, Président de l'Etat d'Israël. Ils déversent leur haine et leur propagande nauséabondes et se préparent même à manifester. Ils assaillent les élus parisiens et le maire de Paris de pétitions et de mails.

 

Heureusement, rien n'y fera. L’inauguration aura bien lieu. Et nous serons tous présents pour ce grand moment !

 

Pour montrer à Mr Bertrand Delanoë que son choix est le bon et qu'il peut en être fier, je vous invite à lui envoyer, en très grand nombre des lettres de félicitations pour son courage, sa fidélité et son amitié. Si les ennemis d'Israël envoient 1000 lettres, nous les amis d'Israël, nous devons en envoyer 10 000 ! Face à leur haine, notre force est notre confiance en Israël qui veut la Paix dans la sécurité.

 

Je compte sur vous

 

Gil Taieb »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19446&artyd=76