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25/01/2011

LES PROMOTEURS DU COMMUNISME – LEON SULTAN, EDMOND AMRAN EL MALEH ET ABRAHAM SARFATI (3)

Poursuivons notre petit voyage aux origines du communisme dans divers pays et puisque nous étions sur le continent africain (Egypte, Tunisie), restons-y. Cette fois, ce sera au tour du Maroc. Le parti communiste y est officiellement créé en 1943 par un juif, Léon Sultan, qui, trouvant la mort en 1945, n’aura pas le temps de laisser son empreinte. On peut juste trouver, le concernant :

 

« Léon Sultan (?-1945). D’origine algérienne, installé au Maroc. Avocat, dirigeant communautaire, et militant sioniste et communiste, il collabora au journal du Parti. Défenseur des nationalistes marocains, il participa à la résistance contre le régime de Vichy. Premier secrétaire général du Parti communiste marocain, il aligna ses positions sur celles du Parti communiste français. Engagé volontaire en Europe, il fut gravement blessé et mourut à Casablanca. Après sa disparition, le Parti communiste, sous la direction de Ali Yata, prendra la tête de la lutte pour l’Indépendance. »

 

Outre Ali Yata, deux autres personnages vont marquer le communisme marocain, Edmond Amran El Maleh et Abraham Sarfati. Je vais me borner à reproduire l’article qui parut à leur décès car, chose curieuse, tous deux meurent à la fin de 2010, chacun à un âge bien avancé. Ces gens, pour ne parler que d’eux, n’ont jamais renié leur adhésion à une idéologie sanglante qui mit des peuples entiers à genoux et fit des dizaines de millions de victimes. On ne leur en a pourtant jamais fait grief et jamais on ne leur a demandé de repentance. Pourquoi?

 

22.jpg« Hommage à Edmond Amran El Maleh, et Abraham Sarfati, l’honneur du judaïsme marocain

 

Deux personnalités éminentes du combat propalestinien, qui représentaient l’honneur du judaïsme marocain, l’écrivain Edmond Amran El Maleh, et l’ingénieur Abraham Sarfati viennent de décéder en mois d’une semaine, à trois jours d’intervalle, endeuillant le Maroc, le judaïsme marocain et le combat palestinien.

Edmond Amran El Maleh, militant de la première heure de la cause de l’Indépendance du Maroc, est décédé lundi 15 novembre à l’hôpital militaire Mohammed V de Rabat à l’âge de 93 ans. Né en 1917 à Safi (Maroc), au sein d’une famille juive originaire d’Essaouira, Edmond Amran El Maleh a longtemps été le responsable du Parti Communiste Marocain, du temps de la clandestinité, à l’époque du combat pour l’indépendance du Royaume du protectorat français.

A l’indépendance du Maroc, il cessera toute activité politique, quittant le Maroc en 1965 pour s’exiler, volontairement, en France, l’année où s’impose la dictature d’Hassan II. A Paris où il demeurera pendant près de trente ans, Edmond Amran El Maleh, enseignera la philosophie, parallèlement à des activités journalistiques.

À partir de 1980, à 63 ans, il se met à écrire une série de romans et un recueil de nouvelles. Ses écrits sont tous imprégnés d’une mémoire juive et arabe qui célèbre la symbiose culturelle d’un Maroc arabe, berbère et juif.

Il a reçu, en 1996, le Grand Prix du Maroc pour l’ensemble de son œuvre. «Écrivant en français, je savais que je n’écrivais pas en français. Il y avait cette singulière greffe d’une langue sur l’autre, ma langue maternelle l’arabe, ce feu intérieur», soutiendra Edmond Amran El Maleh dans la revue « Le Magazine littéraire » en mars 1999.

Juif marocain, défenseur résolu de la cause palestinienne, à l’instar du mathématicien Sion Assidon et de l’ingénieur Abraham Sarfati, qui connaîtront la prison, Edmond Amran El Maleh appartient à cette catégorie de personnes qui font honneur au judaïsme marocain en ce qu’ils n’ont jamais renié leurs convictions, en dépit des contraintes et des tentatives de séduction.

Sa notoriété intellectuelle, grande, ne lui vaudra toutefois pas les feux de la rampe, en raison précisément de ses positions pro palestiniennes. Un hommage sera rendu mardi à ce grand intellectuel et homme de gauche au cimetière juif de Rabat, avant d’être inhumé le même jour, selon ses voeux, à Essaouira (sud-ouest).

sarafti.jpgAbraham Sarfati, le plus célèbre des opposants marocains au régime du roi Hassan II, est décédé, lui, le 18 novembre 2010, dans une clinique de Marrakech.

Né à Casablanca, au Maroc, en 1926, dans une famille juive de la petite bourgeoisie de Tanger, il sort diplômé de l’École Nationale Supérieure des Mines de Paris, en 1949.

Son parcours militant commence très tôt. Il adhère en février 1944 aux Jeunesses communistes marocaines, puis rejoint à son arrivée en France en 1945 le Parti communiste français. À son retour au Maroc en 1949, il adhère au Parti communiste marocain. Son combat anticolonialiste lui vaut d’être arrêté et emprisonné par les autorités françaises en 1950, puis assigné à résidence en France jusqu’en 1956.

Il exerce des responsabilités importantes au lendemain de l’indépendance du Maroc. En tant que chargé de mission auprès du ministre de l’Économie (1957-1960), il est l’un des promoteurs de la nouvelle politique minière de Maroc indépendant. De 1960 à 1968, il est directeur de la Recherche-développement à l’Office chérifien des phosphates. Abraham Sarfaty est révoqué de son poste pour s’être montré solidaire d’une grève de mineurs. De 1968 à 1972, il enseigne à l’École d’ingénieurs de Mohammedia. Parallèlement, il anime la revue Souffles dirigée par Abdelatif Laâbi.

Il payera un lourd tribu à son combat pour la démocratie au Maroc: 15 mois de clandestinité, 17 ans de prison et 8 ans de bannissement.

Juif anti-sioniste, Abraham Sarfati reconnaît l’État d’Israël, mais exige l’abolition de la loi dite «du retour» et milite pour la création d’un État palestinien. En 1967, il ne se reconnaît plus dans le nationalisme israélien et s’indigne du sort fait aux Palestiniens.

En 1970, il rompt avec un Parti communiste trop doctrinaire à ses yeux et s’engage plus à gauche en participant à la fondation de l’organisation d’extrême gauche Ila Al Amam (En avant), en 1970. En janvier 1972, il est arrêté une première fois et sauvagement torturé. Des manifestations étudiantes en sa faveur pousse les autorités à le relâcher. À nouveau menacé, il entre en clandestinité en mars 1972. Une enseignante française, Christine Daure, l’aide à se cacher.

En 1974, il est arrêté après plusieurs mois de clandestinité. En octobre 1977, lors du grand procès de Casablanca, il est l’un des cinq condamnés à perpétuité. Il est accusé officiellement de « complot contre la sûreté de l’État », mais la lourdeur de la peine provient de son parti pris contre l’annexion du Sahara occidental, même si ce reproche ne figure pas dans l’acte d’accusation. Il passe 17 ans à la prison de Kenitra où il obtient, grâce à l’intervention de Danièle Mitterrand, d’épouser Christine Daure qui l’a toujours soutenu.

La pression internationale est telle, en sa faveur, qu’il est libéré en septembre 1991, mais aussitôt banni du Maroc. Il trouvera refuge en France avec son épouse, Christine Daure-Serfaty. De 1992 à 1995, il enseigne à l’Université de Paris-VIII (département de Sciences Politiques) sur le thème «Identités et démocratie dans le monde arabe».

Il est autorisé à renter au Maroc, en septembre 2000, et son passeport marocain lui est restitué. Il s’installe à Mohammedia avec son épouse, dans une villa mise à sa disposition et perçoit une retraite. En septembre 2000, il est nommé conseiller auprès de l’Office national marocain de recherche et d’exploitation pétrolière (Onarep). Abraham Sarfaty n’en transige pas moins sur les principes, face aux atteintes à la liberté de la presse, il demande en décembre 2000, la démission du Premier ministre Abderrahmane Youssouffi."

 

Source : http://webcache.googleusercontent.com/search?hl=fr&q=...

 

24/01/2011

MOI, JE NE VOIS QU’UNE SOLUTION ….

 

… à l'épouvantable situation indiquée ci-dessous. On s’étonne vraiment qu’elle ne soit pas davantage mise en œuvre. Sachez donc qu’il existe en Israël un Comité de coordination de lutte contre l'antisémitisme (CFCA) qui présente un rapport annuel juste avant les commémorations de la libération d’Auschwitz (27 janvier, pour le cas où vous l’auriez oublié). Ce qui est parfaitement logique.

 

En présentant ce rapport, le ministre israélien de l’Information a fait l’une ou l’autre déclaration intéressante :

1)     « Le gouvernement va créer une commission ministérielle chargée de la lutte contre l'antisémitisme dans le monde ».  Carrément.

2)     Il a également affirmé que « l'Etat d'Israël s'inquiétait de la montée de l'extrême-droite dans certains pays européens, notamment en Allemagne, en Autriche, en Grèce, en Suède et en Hongrie. » Vous aurez noté, futés comme vous l’êtes, qu’il ne s’en inquiète pas en France. Bizarre, non ?   Très, très bizarre, même, et éclairant, à la réflexion.

 

Je trouve que les « élites » juives ne manquent pas d’air de se plaindre aujourd’hui de la présence « d’une forte communauté musulmane » qu’elles nous ont imposée depuis 35 ans. Fallait pas jouer aux apprentis sorciers. J’ai au moins une secrète satisfaction : les nouveaux venus sont finalement moins commodes à manipuler que les autochtones. Et puis, cette insistance à nous inciter à partir en guerre contre l’islam … je finis par trouver ça louche, tout d’un coup. Qu’ils se débrouillent donc eux-mêmes pour gérer une situation qu’ils ont créée de toutes pièces.

 

 

« Antisémitisme: la France, pays le plus dangereux pour les Juifs!

 

Il n’y a pas d’antisémitisme d’Etat en France, mais la présence d’une forte communauté musulmane dans ce pays est à l’origine d’une montée en puissance de l’antisémitisme d’origine arabo-musulmane, qui fait que ce pays est aujourd’hui devenu l’un des plus dangereux pour les Juifs dans le monde libre!

C’est ce qui ressort du Rapport de l’Agence Juive sur l’antisémitisme en 2010, qui note d’ailleurs une légère baisse globale des faits et incidents antisémites dans le monde. Et ce ne sont pas les derniers propos inadmissibles de Michèle Alliot-Marie lors de sa tournée dans la région qui vont contredire cette tendance observée par les dirigeants de l’Agence Juive. La politique méthodiquement suivie par le Quai d’Orsay vis-à-vis d’Israël ne peut qu’attiser l’hostilité face à Israël et laisse le champ libre à l’expression antisémite dans les cités et banlieues françaises.

Si les actes antisémites sont en légère régression, le Rapport indique par contre que l’hostilité à l’Etat d’Israël est en forte hausse, et que les vecteurs principaux en sont les organisations pro-palestiniennes, les mouvements d’extrême gauche et des Verts, ainsi hélas que des organisations ou personnalités israéliennes qui suscitent ou cautionnent la délégitimation d’Israël à travers le monde.

La corrélation directe entre une présence d’une forte communauté arabo-musulmane dans un pays et l’intensité des actes antisémites est également établie par le Rapport qui précise « que les violences verbales, physiques ou contre des biens sur fond d’antisémitisme ethnico-religieux sont désormais le lot quotidien en Europe ».

Ce Rapport est publié à quelques jours de la Journée Internationale du Souvenir de la Shoah (27 janvier), et il désigne la France « comme le pays où les Juifs sont aujourd’hui les plus exposés au danger antisémite ». D’autres pays sont également cités, comme la Suède, la Belgique, l’Allemagne, la Grande-Bretagne ou les Pays-Bas, qui ont en commun une population arabo-musulmane importante, et que les gouvernements « soignent » pour des raisons évidentes de « paix sociale » et de calculs électoraux. Mais on note également un regain d’antisémitisme dans des pays où il n’y a même plus de Juifs, tels que l’Egypte ou l’Algérie.

L’Agence Juive se dit « très inquiète » du fait « que de plus en plus, des groupes musulmans, aidés par des organisations pro-palestiniennes, tentent d’instiller une idéologie inspirée par le nazisme et diffusent dans la population européenne de nouvelles versions des thèmes de l’antisémitisme classique ».

Pour tenter de réagir à ce phénomène, le Président de l’Agence Juive, Nathan Sharansky, a annoncé « un doublement des émissaires de l’Agence Juive dans certains hauts-lieux de la propagande anti-israélienne, comme par exemple les campus universitaires d’Amérique du Nord »…

Source : http://www.juif.org/go-news-144582.php

 

21/01/2011

J’LE DIRAI A PAPA !

C’est tout à fait ce qui vient à l’esprit en lisant ce qui suit. Sûr que papa va prêter une oreille complaisante aux pleurnicheries de ce pauvre petit qu’a tellement souffert. Et qu’arrête pas de se faire taper dessus dans la cour de récré, par tous ces méchants, il sait même pas pourquoi.

 

Vous lirez ensuite – une parmi d’autres – la réaction sensée de Philippe Sollers. A croire vraiment que Klarsfeld and Co n’ont qu’une idée en tête : déchaîner l’exaspération qu’ils pourront ensuite complaisamment appeler « antisémitisme ». Ils ne s'arrêteront donc jamais avant qu'il ne soit trop tard?

 

 

33.jpg« Affaire Céline : Klarsfeld en appellera à Sarkozy

 

Serge Klarsfeld, président de l'association des fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF), a déclaré jeudi 20 janvier 2011 qu'il se tournerait vers Nicolas Sarkozy afin qu'il prenne position si la célébration nationale de Louis-Ferdinand Céline était maintenue.

 

« Ce serait un acte de courage de la part du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand d'enlever Céline de ce recueil, comme nous le réclamons », a souligné M. Klarsfeld. « S'il ne désavoue pas la décision de le faire figurer dans les célébrations nationales, nous attendrons que le Premier ministre François Fillon et le président de la République prennent position », a-t-il annoncé, ajoutant « notre réaction va être dure ». « Notre exigence me paraît tout à fait naturelle vu les écrits antisémites de Céline. Son talent d'écrivain ne doit pas faire oublier l'homme qui lançait des appels aux meurtres des Juifs sous l'Occupation. Que la République le célèbre, c'est indigne », a estimé Serge Klarsfeld. »

 

« Pour Philippe Sollers, auteur de nombreux textes sur l'écrivain, c'est «insensé»

 

«C’est insensé. Il est insensé qu’un citoyen demande au président de la République de retirer un auteur de l’importance de Céline d’un volume officiel paru avec la validation du Ministère de la Culture. On ne pouvait pas mieux faire comme pub à Céline. Ca me laisse vraiment stupéfait. Cette réaction me paraît tout à fait illégitime et déplacée: on ne doit pas traiter la littérature avec ce genre de censure, qui se rapproche de celle de Monsieur Hessel à l’ENS par Madame Canto-Sperber, obtenue semble-t-il avec l’accord de Madame Pécresse. Tout ceci est extrêmement négatif. C’est une façon de jouer avec le feu qui me semble extrêmement dangereuse. Hemingway disait: «Quand ça va mal, la littérature est en première ligne.» Nous en avons la preuve éclatante. Les jugements deviennent déraisonnables.

Cette affaire est absurde. J’ai rassemblé mes textes sur Céline dans un livre paru en 2009, cela ne fait pas de moi un nazi notoire. Il a dit une chose définitive: «Je suis anarchiste jusqu’au poil.» Les deux grands écrivains français du XXe siècle sont Proust et Céline. Point, à la ligne.

On peut critiquer Céline tant qu’on veut, on ne manque d’ailleurs pas de le faire, et il faudra évidemment publier une édition critique parfaitement formulée de ses pamphlets. On peut même critiquer tant qu’on veut ce volume éditée par le Ministère. Il n’y a qu’à lui tirer dessus à boulets rouges, mais pas demander une censure au président de la République, enfin!»

 

Sources :http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

 

 http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20110121.OBS6688...

20/01/2011

NOUVEAU BRAS DE FER EN PERSPECTIVE

 

Prenons les paris. Qui va l’emporter ? Tout commence par l’acte 1 :

« Serge Klarsfeld s’indigne de la célébration nationale de la mort de Céline

céline.jpg« L’association des fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF), présidée par Serge Klarsfeld, s’est indignée mercredi dans un communiqué de voir l’anniversaire de la mort de l’écrivain Louis-Ferdinand Céline inscrite sur la liste des célébrations nationales 2011. Placé sous la présidence de Jean Favier, c’est le Haut comité des célébrations nationales, dépendant de la direction des Archives de France, qui établit la liste annuelle des célébrations et publie un recueil, préfacé cette année par Alain Corbin, avec un avant-propos du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. »


L’association a en conséquence réclamé mercredi "le retrait immédiat" du recueil publié pour l'occasion et "la suppression dans celui qui le remplacera des pages consacrées à Céline", décédé le 1er juillet 1961, il y a 50 ans.

"A ceux qui s'offusqueraient de cette exigence, nous répondons qu'il faut attendre des siècles pour que l'on célèbre en même temps les victimes et les bourreaux", poursuit la FFDJF. "La République doit maintenir ses valeurs : Frédéric Mitterrand doit renoncer à jeter des fleurs sur la mémoire de Céline, comme François Mitterrand a été obligé à ne plus déposer de gerbe sur la tombe de Pétain", conclut la FFDJF.

Eh oui, Mitterrand, de guerre lasse, avait fini par leur donner satisfaction sur ce point aussi. La LICRA lui avait collé aux basques jusqu’à ce qu’il cède : depuis 1987, le chef de l’Etat faisait déposer tous les 11 novembre une gerbe de fleurs sur la tombe du maréchal Pétain à l’ïle d’Yeu, honorant par ce geste le héros de la guerre 1914-18. Sous les pressions incessantes des « communautaires », il finira par y renoncer en 1993.

Ils ont l’habitude de gagner à tous les coups, pourquoi se gêneraient-ils ? Pour en revenir à Céline, voici l’acte 2 :

« Delanoë avec Klarsfeld

 

dela.jpg« Invité sur Europe 1 ce jeudi 20 janvier 2011, Bertrand Delanoë a dit soutenir la position de Serge Klarsfeld, qui, en tant que président de l'association des fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF), s'est indigné de voir l'anniversaire de la mort de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline inscrit sur la liste des célébrations nationales de 2011. "Céline est un excellent écrivain mais un parfait salaud", a estimé le maire de Paris. »

Et lui, qu’est-il donc au juste ?

Sources : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=23367&artyd=4

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/20/97001-20110120FILWWW00482-celebration-de-celine-delanoe-contre.php

19/01/2011

ENCORE UN URGENT « DEVOIR MORAL » EN PERSPECTIVE

« Des députés israéliens demandent l'extradition d'un criminel nazi

 

Plusieurs députés israéliens ont demandé mardi au procureur de l'Etat de lancer une procédure d'extradition contre un ancien officier nazi qui vit en Allemagne, pour le juger en Israël. 

 

La commission parlementaire chargée des relations avec la Diaspora juive a entendu, lors d'une session spéciale, le témoignage de Mark Gould, un juif américain qui, en se faisant passer pour un néo-nazi, a enregistré plus de 90 heures de témoignages de l'ex-officier nazi Bernhardt Frank, établi en Allemagne. Le président de la commission, le député Dany Danon (Likoud), a affirmé que "c'est un devoir moral de faire justice et d'amener ce criminel devant des juges". »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

 

 

Comme vous brûlez sans doute d’envie d’en savoir un peu plus sur ce redoutable criminel, à qui on a cru devoir foutre la paix jusqu’à aujourd’hui, voyez un peu ci-dessous  ce qu’en dit Wikipedia. Il a à présent … 97 ans, s’agirait de se grouiller:

 

« Obersturmbannführer (Lieutenant Colonel) Bernhard Frank was an SS Commander of the Obersalzberg complex who arrested Hermann Göring on April 25, 1945 by order of Adolf Hitler, who had been manipulated by Reichsleiter Bormann into believing Göring was attempting to usurp the Führer's authority. Frank placed Göring under house arrest but ignored later orders to execute the Reichsmarschall.

Frank was reportedly one of the few Schutzstaffel officers inducted into the rites at Wewelsburg Castle, and after the war claimed that he had arranged the eventual surrender of Berchtesgaden (where Hitler's mountain residence, the Berghof, was located), to prevent needless damage to the Berghof. He later wrote a 144-page book entitled Hitler, Göring and the Obersalzberg.

In December 2010, Mark Gould announced that he had spent several years befriending Frank and coaxing his story out of him, and that Frank had confessed to him a role in the Holocaust far more extensive than had previously been known. Gould recorded their conversations, and says that in one of them Frank told him that on July 28, 1941, he signed an order that led to the SS massacre of Jews in Korets, including relatives of Gould's adoptive father. Gould released an edited extract of his recordings on the internet

According to Gould, this order was "the first order of the Reich instructing the mass murder of hundreds of thousands of Jews, later turning into the Nazi systematic extermination machine. Historian Guy Walters described this characterisation as "pure junk"; in an article downplaying Gould's findings, he denounced as "ludicrous" the idea that Frank "somehow started the Holocaust".””

 

12/01/2011

C’EST TRES MAL, LE BOYCOTT

Enfin, surtout quand Israël est visé. Parce qu’en d’autres circonstances, c'est tout à fait vertueux …

 

Vous trouverez ci-après un texte d’un avocat membre du comité directeur du CRIF, qui vous prouvera que devant les pressions exercées, on s’est démené dans les ministères ad hoc pour donner pleine et entière satisfaction aux indignés. C’est l’acte 1.

 

L’acte 2, que vous trouverez à la suite, ce sont des extraits d’un article publié sur le blog en date du 1er février 2009, qui rappelait le boycott exercé par les juifs contre l’Allemagne en mars 1933. Intéressant parallèle.

 

 

Acte 1 : « Boycott : ce que dit la loi 

7 janvier 2011 : une fois de plus, le boycott ne passera pas en France, par Pascal Markowicz (avocat au Barreau de Paris et membre du Comité Directeur du CRIF)

 

En France, les actions de boycott d’Israël par de pseudo « citoyens qui cherchent à promouvoir la paix entre Israéliens et Palestiniens » mais qui, en réalité, veulent délégitimer totalement Israël pour mettre ce pays au ban des nations, se développent (voir la nouvelle rubrique du site internet du CRIF : « La délégitimation d’Israël à travers le boycott »).

 

Elles sont menées contre l’économie israélienne à travers ses produits (agrumes CARMEL, machines SODASTREAM…), la culture (boycott de festivals ou de films), le sport (match de football ou de volleyball opposant des équipes israéliennes à des équipes françaises), ou encore les relations académiques (colloques universitaires, jumelages d’écoles…).

 

Mais, à juste titre, le boycott et l’appel au boycott sont considérés comme des actes discriminatoires selon la loi en France. Ce sont ainsi des délits et ceux qui promeuvent ces discriminations, en appelant au boycott de tout ce qui provient d’Israël, doivent être sévèrement punis par nos juridictions.

 

A plusieurs reprises, nous avons pu constater que ces actions de boycott entraînaient des réactions antisémites par leurs sympathisants, que l’on croyait à jamais oubliées.

 

Des actions judiciaires sont donc intentées pour que les auteurs de ces pratiques illégales soient jugées et condamnées.

 

A ce titre, le Tribunal de Grande Instance de Bordeaux, par un jugement du 10 février 2010 confirmé par un arrêt rendu le 22 octobre 2010 de la Cour d’Appel siégeant dans cette même ville, a déjà condamné une boycotteuse pour avoir participé à une action de boycott économique dans un supermarché (voir le détail dans la nouvelle rubrique du site internet du CRIF : « Boycott : ce que dit la loi »).

Le 7 janvier 2011, le Tribunal de Grande Instance de Créteil vient de condamner un boycotteur qui avait mis en ligne sur internet, une vidéo d’une action de boycott se déroulant dans un supermarché de la banlieue parisienne.

 

La diffusion d’une vidéo sur internet (en l’espèce sur Dailymotion) filmant une action de boycott de produits israéliens se déroulant dans une grande surface, s’analyse donc comme une provocation à la discrimination aussi dangereuse qu’un tract, une affichette ou l’action de boycott elle-même. Pire, elle peut être visualisée par un nombre considérable de personnes.

 

Ce boycotteur comparaitra d’ailleurs devant une autre juridiction dans quelques mois pour des faits similaires.

 

Les tribunaux appliquent donc correctement les lois et, si un appel est à ce jour possible de cette décision judiciaire, il s’agit toutefois d’une nouvelle bataille qui a été gagnée dans cette guerre contre la

tentative de délégitimation d’Israël, et nous pouvons nous en réjouir. »

 

 

Acte 2 : La Judée déclare la guerre à l'Allemagne

 

 

Ce titre fait la une du quotidien britannique Daily Express le 24 mars 1933. Hitler n’est Chancelier que depuis quelques semaines. En URSS, les horreurs de l’Holodomor, la famine orchestrée par le pouvoir bolchevique en Ukraine, battent leur plein. Elles feront des millions de victimes, dans l’indifférence absolument générale. Les juifs oublieront de se mobiliser pour dénoncer  les dérives inhumaines d’un régime largement porté par eux au pouvoir.

 

Voici la traduction de l’article du Daily Express « JUDEA DECLARES WAR ON GERMANY », sous titré « JEWS OF ALL THE WORLD UNITE » (Les juifs du monde entier unis dans l’action) publié le 24 mars 1933, donc bien avant la shoah (extraits relatifs au boycott seulement) :

 

«  (…)

Les plans de l’action concertée juive prennent forme en Europe et en Amérique pour rendre coup pour coup, en représailles contre l’Allemagne hitlérienne.

A Londres, New York, Paris et Varsovie, les commerçants juifs s’unissent dans une croisade commerciale contre l’Allemagne.

Les résolutions d’interrompre les relations commerciales avec l’Allemagne ont été prises partout dans le monde juif des affaires.

Un grand nombre d’hommes d’affaires à Londres ont résolu de ne plus acheter de marchandises allemandes, même au prix de grandes pertes financières.

 

Une action similaire est entreprise partout aux Etats-Unis. Des réunions massives à New York et dans d’autres villes américaines, auxquelles plusieurs milliers de juifs indignés assistaient, ont appelé au boycottage total des marchandises allemandes. L’embargo commercial dirigé contre l’Allemagne est déjà entré en vigueur en Pologne. En France, un interdit d’importation des marchandises d’Allemagne est actuellement proposé par des cercles juifs.

 

Un boycottage concerté au niveau mondial par des acheteurs juifs va sans doute entraîner de lourdes pertes dans le commerce d’exportation allemand. Les commerçants juifs, partout dans le monde, sont d’importants acheteurs des produits de fabrication allemande, en premier lieu des produits en coton, en soie, des jouets, de l’appareillage électrique et des meubles.

La réunion des entrepreneurs juifs du textile a été convoquée pour lundi afin d’examiner la situation et déterminer les mesures à prendre vis-à-vis de l’Allemagne.

 

MENACE SUR LE COMMERCE MARITIME

 

L’Allemagne est un grand emprunteur sur les marchés monétaires étrangers, où l’influence juive est considérable. L’antisémitisme continu en Allemagne va vraisemblablement se retourner contre elle. Un tournant est en passe d’être franchi par les financiers juifs pour exercer des pressions afin de stopper l’action antijuive.

 

Le trafic maritime transatlantique allemand est menacé de la même manière. Les paquebots renommés Bremen et Europa peuvent beaucoup souffrir du boycottage juif anti-allemand. Les voyageurs juifs transocéaniques représentent une partie importante de la clientèle de ces paquebots, en raison de leur rôle considérable dans le commerce international. La perte de leur clientèle serait un coup grave pour le commerce atlantique allemand. (…) »

 

Il est intéressant de constater, en cette année 1933, le (déjà) gros pouvoir financier et commercial de ces quatorze millions de personnes, qui s’estiment capables de faire plier l’Allemagne. On est assez loin de l’image traditionnelle de la victime sans défense en butte à l’incompréhensible animosité du reste de l’humanité.

 

Ceci dit, Hitler décidera en retour à ce boycott décrété par les juifs, de boycotter à son tour les commerces juifs en Allemagne. Mais il se bornera prudemment à une mesure plus symbolique que réelle : le boycott aura bien lieu, mais se limitera à un seul jour : le 1er avril 1933, qui était du reste un samedi, jour de Sabbat où les commerces juifs n'exerçaient aucune activité.

Une mesure d’ailleurs plutôt impopulaire dans la population allemande et sévèrement critiquée à l’étranger.

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

16/12/2010

QUI SONT « LES OBSEDES DE LA SHOAH » ?

Il y en a, ça c’est un fait absolument incontestable. Encore faut-il les voir où ils sont et pas de l’autre côté de la barricade. Voici ci-dessous un nouvel exemple de cette incroyable sidération qui atteint peu ou prou tout le pays.

 

Nous parlions il y a quelque temps des démêlés de la SNCF avec des organisations juives américaines qui se mêlaient de lui faire la leçon sur des événements survenus il y a 70 ans. Organisations juives qui elles-mêmes, il y a 70 ans, ne s’étaient guère émues, mais ça, elles l’ont oublié. Eh bien, ça n’aura pas traîné : la SNCF obtempère humblement. Elle ferait mieux de s’occuper correctement de ses usagers plutôt que d’aller battre sa coulpe à tout va. 

 

Et ce seraient nous, les « obsédés de la shoah » !!!!! 

 

« Signature d’un partenariat entre la SNCF et le Mémorial de la Shoah

 

La SNCF devient 'entreprise partenaire principale du Mémorial 'pour le développement de ses activités pédagogiques

 

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PARIS (AFP-EJP)---Le Mémorial de la Shoah et la SNCF ont signé un partenariat pour le développement des activités pédagogiques destinées aux scolaires sur la période de la deuxième guerre mondiale, annoncent-elles dans un communiqué commun.

Le Mémorial rappelle qu'il a pour mission "la transmission et l'enseignement de l'histoire de la Shoah, la réflexion sur les circonstances dans lesquelles un tel crime a pu être possible" et mène des actions de sensibilisation "contre toute forme de racisme, d'antisémitisme, d'intolérance et de haine de l'autre".
 

La SNCF, dont les trains avaient été réquisitionnés pour transporter les juifs de France vers les camps d'extermination a "engagé depuis une vingtaine d'années des initiatives visant à mieux connaître son rôle" pendant la guerre.

Elle ouvre ses archives aux chercheurs et va notamment publier un guide-sources d'archives de et sur la SNCF.

La convention de partenariat a été signée par le président du Mémorial Eric de Rothschild et par le président de la SNCF Guillaume Pepy. Selon cette convention signée pour 4 ans, la SNCF devient "entreprise partenaire principale du Mémorial de la Shoah" pour le développement de ses activités pédagogiques.

« Depuis sa création, le Mémorial tente d’affiner la connaissance de l'histoire de la Shoah et s’est donné comme priorité de l’enseigner pour qu’elle soit utilisée au présent pour bannir l’intolérance, le racisme et l’antisémitisme de nos sociétés. Aujourd’hui, la SNCF a la même volonté. Nous sommes honorés de l’accompagner dans cette démarche. Certains la trouveront tardive, pour nous l’essentiel est qu’elle soit engagée… »


La Mémorial de la Shoah apportera son expertise et son soutien technique à la SNCF pour conduire des nouvelles recherches historiques sur les actions de l’entreprise pendant la Seconde Guerre mondiale.


Dans ce communiqué commun, Guillaume Pepy souligne que la SNCF va agir dans "trois directions : transparence et clarté sur notre passé, avec un nouveau travail de connaissance et de compréhension de notre situation et de notre action pendant la seconde guerre mondiale" (...) "Devoir de mémoire sur ce qui s'est passé pendant cette période, sans jamais oublier l'héroïsme de nombre de cheminots. Et surtout maintenant, en se tournant vers l'avenir, devoir de pédagogie et d'éducation vers les nouvelles générations".

Cette année, la SNCF lance un nouveau programme de recherches historiques avec la création de bourses d’études pour des chercheurs français et internationaux.

Un colloque présentant le bilan des connaissances sur le rôle des chemins de fer en Europe durant cette période sera également organisé. »


Source : http://fr.ejpress.org/article/39178  

 

26/11/2010

SUBTILE REHABILITATION D’UN SALAUD INTEGRAL

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J’ai lu ce qui suit sur le site juif.org qui l’a lui-même repris du Figaro. Apparemment, une série de bandes dessinées « historiques » relate l’histoire de Joseph Joinovici à sa sauce. Dans le registre : bon, c’est vrai, il a collaboré, mais enfin, quoi, les temps étaient durs. Et puis n’oublions pas qu’il a sauvé 150 juifs ! Finalement, il mériterait bien 150 médailles « du Juste », pas vrai ?

N’en déplaise aux auteurs de la BD, le personnage était parfaitement ignoble. Une ordure finie et intégrale qui s’est acheté – c’est le cas de le dire – une conduite quand il a vu que les choses tournaient mal. A la suite de l’article du Figaro, j’ai retranscris un des deux chapitres que Jean-Claude Valla consacre à ce sinistre individu dans Ces juifs de France qui ont collaboré, dont je vous recommande vivement la lecture (disponible sur amazon). Vous y apprendrez plus de choses que dans la BD. J’ai fortement résumé le 2e chapitre car j’en avais un peu assez de taper. Mais pourtant, il vaut la lecture, je vous prie de le croire.

Ce n’est pas la première « réhabilitation ». Josée Dayan avait déjà consacré en 2001 un téléfilm hagiographique au même personnage largement revu et corrigé, et joué par Roger Hanin. C’est ce téléfilm qui a dû inspirer les BD.

1) Article du Figaro : « M. Joseph, juif, collabo et résistant face à la Libération »

« Lefigaro.fr sélectionne un album qui vient de paraître et analyse des planches image par image. Cette semaine, le quatrième tome de la série Il était une fois en France, intitulé Aux armes, citoyens ! signé Fabien Nury et Sylvain Vallée (Glénat).

 

Les auteurs

Né en 1976, Fabien Nury effectue ses premières armes dans la publicité en tant que concepteur-rédacteur et responsable de création en 1998. (…) En 2006, il crée avec Sylvain Vallée la série culte Il était une fois en France, qui retrace, d'après sa véritable histoire, la vie de Joseph Joanovici, juif, milliardaire, ferrailleur et collabo sous l'Occupation. Ce quatrième tome fait également partie de la sélection officielle d'Angoulême 2011.

Né en 1972, Sylvain Vallée entre après un bac artistique à l'école Saint-Luc de Bruxelles de laquelle il sort diplômé pour devenir illustrateur indépendant.(…) Vendue à 300.000 exemplaires, la saga Il était une fois en France plusieurs fois sélectionnée à Angoulême et détentrice de nombreux prix, lui a permis de se faire connaître auprès d'un large public.

L'album

Eté 1944. La libération est proche. Alors que d'aucuns attendent ce moment avec impatience, Joseph Joanovici lui, a peur. Jusqu'à ce jour, à la fois collabo et résistant, son double jeu était bien huilé : il réussissait toujours à avoir un coup d'avance sur ses adversaires. La libération avance à grands pas, et avec elle la honte d'avoir participé au génocide de tout un peuple. Pour notre protagoniste, il faut faire vite. C'est une question de survie, comme toujours. Joseph n'a plus de répit, tout doit disparaître : ses états de service auprès du IIIe Reich , et surtout sa carte de gestapiste. Un juif qui a collaboré avec les nazis, peut-il y avoir pire crime ?

 
Fabien Nury a décidé de ne pas répondre à cette question. C'est en travaillant sur le scénario Les Brigades du tigre qu'il est tombé sur l'histoire incroyable de Joseph Joanovici. Au fil de ses recherches sur le personnage, il se rend compte que ceux qui ont écrit sur lui sont rarement d'accord : collabo et salaud pour les uns , grand résistant et bouc-émissaire pour les autres. Dans Il était une fois en France, son parti pris est de ni juger, ni de condamner. Certes il a collaboré, mais il a aussi sauvé 150 personnes des camps de la mort. Un grand paradoxe donc que le scénariste a choisi d'explorer, de mettre en exergue. Il fallait survivre coûte que coûte, préserver les siens, saisir toutes les opportunités. Le prix n'en est pas moins cher payé. Traqué, Joseph va être amené à sombrer un peu plus dans la noirceur, se salir les mains. Et affronter le regard impitoyable d'Eva, sa femme, qui découvre ses antécédents. Abattu Joseph ? Jamais ! Tel le roseau, il plie, mais ne rompt pas. Cependant, si dans les albums précédents, il pouvait être capable du pire et du meilleur, ici, le pire l'emporte.

La complexité du personnage est superbement relayée par le dessin réaliste de Sylvain Vallée, qui a su garder les deux aspects du personnage sans le faire chavirer d'un côté ou de l'autre. La variété des expressions de Joseph pouvant changer d'une case à l'autre, d'une seconde à l'autre, sont pleinement rendues. Tout se joue à quelques traits physiques, quelques coups de crayons que le dessinateur maîtrise à la perfection.

Finalement, Joseph Joanovici, grand héros ou salaud collabo ? Cet album, Aux armes citoyens, ne répond toujours pas à cette question, malgré un héros qui sombre de plus en plus dans le mal. L'ambiguïté est maintenue, le pari des deux auteurs, gagné.»

Source : http://www.juif.org/go-news-140935.php

 

2) Jean-Claude Valla, Ces juifs de France qui ont collaboré

 

 

ejoseph02.jpgRabatteur, kidnappeur et assassin, Oscar Reich était un enfant de chœur au regard d’une autre figure infiniment plus célèbre que lui : Joseph Joinovici. Né en 1905, ou en 1895, on ne sait pas au juste, dans le ghetto de Kichiniev en Bessarabie, ce juif est arrivé en France en 1925, ne sachant ni lire ni écrire. Des années durant, il s’exprimera dans un étrange sabir fait de yiddish, de roumain, de russe et de français. Mais il semble avoir toujours su compter et, si son corps est empâté, sa démarche lourde, sa cervelle est d’une agilité redoutable.

 

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