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22/03/2012

LA PAUVRE BARONNE ASHTON N’A ENCORE RIEN COMPRIS …

Dans notre série des « alternatifsimagesCAAFVZ7T.jpg », Gilad Atzmon occupe une place de choix. Quoique né en Israël, il est vomi par les juifs « professionnels » et autres ultra-sionistes et ce ne sont certes pas ses propos répétés sur le judaïsme « idéologie qui mène le monde à la catastrophe », qui risquent beaucoup d’améliorer son image de marque.

 

 

Vous trouverez sans peine tout ce que vous voudrez savoir sur lui. Aujourd’hui, je me contente de reproduire ci-après sa dernière réaction. Qui vous fera comprendre sans difficulté pourquoi M. Atzmon est persona non grata au CRIF et autres officines non moins professionnelles.

 


« La Baronne Ashton et la sensibilité juive

par Gilad Atzmon
on gilad.co.uk, 21 mars 2012
http://www.gilad.co.uk/writings/baroness-ashton-and-jewish-sensitivities.html
traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier
 
 

La Haute représentante de l’Union européenne chargée des Affaires étrangères et de la Sécurité a été critique hier pour avoir comparé l’assassinat de trois enfants et d’un rabbin lors d’un attentat perpétré par un tireur isolé, en France, à la situation régnant dans la bande de Gaza.
 
Lors de la conférence intitulée « Les réfugiés palestiniens dans un Moyen-Orient en pleine évolution », à Bruxelles, Mme Ashton a qualifié les assassinats de Toulouse de « terrible tragédie », mais elle a ajouté : « Lorsque nous constatons ce qui se passe actuellement à Gaza et dans différentes parties du monde, nous ne pouvons que nous souvenir de ces jeunes gens et des enfants qui perdent la vie ».
 
Apparemment, certains dirigeants juifs et certains dirigeants israéliens en vue étaient totalement en désaccord avec cette affirmation. Pour eux, la souffrance juive dépasse toute autre souffrance, et en particulier celle des Palestiniens. Le  Jewish Chronicle <http://www.thejc.com/news/world-news/65383/eus-baroness-ashton-under-fire-toulouse-murder-comments>  a cité les propos outragés de plusieurs des contempteurs de Mme Ashton.
 
« Même lus dans leur contexte, les mots utilisés par Ashton sont inadmissibles », a ainsi déclaré Oliver Worth (un Britannique), président de l’Union Mondiale des Etudiants Juifs. Il a ajouté que les propos de Mme Ashton étaient « véritablement outranciers et dégoûtants » et il en a appelé à sa démission au motif qu’elle aurait « perdu toute crédibilité ». Pourtant, M. Worth se dispense de nous expliquer pour quelle raison au juste il serait « outrancier et dégoûtant » de mettre la souffrance juive et la souffrance des Palestiniens sur un pied d’égalité.
 
« Les commentaires de la Baronne Ashton sont à la fois grossiers et entièrement inappropriés », a dit le président du Board of Deputies (l’équivalent du CRIF en Grande-Bretagne, ndt), qui se garde bien lui aussi de nous en apporter le début d’une démonstration.
 
« Il n’y a strictement aucune équivalence entre la situation à Gaza et l’assassinat brutal et de sang-froid du rabbin Jonathan Sandler et de ces trois enfants », a dit quant à lui Stefan Kerner, chargé de relations publiques de la Fédération sioniste britannique. Je me demande bien pourquoi il n’y a pas d’ « équivalence », est-ce parce que les juifs (à la différence de Gaza, ndt) ne se sont pas encore retirés de Toulouse ? Ou bien alors, peut-être M. Kerner attend-il, de fait, que les Français se retirent de Toulouse et laissent cette ville à la disposition du rabbin Sandler et de quelques juifs ? Décidément, j’avoue renoncer à suivre la logique sioniste…
 
Et le rabbin d’ajouter : « Pour quelqu’un qui occupe la position de la Baronne Ashton, le simple fait de considérer que ces propos étaient appropriés est détestable. Elle devrait immédiatement retirer sa déclaration et présenter ses plates excuses pour l’offense qu’elle a causée ». Je me demande bien pourquoi le fait que quelqu’un mette sur un même pied la souffrance des juifs avec celle de goyim serait « inapproprié et détestable ». Ce rabbin croit-il réellement que la souffrance juive serait en quoi que soit supérieure à celle des non juifs ?
 
Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a déclaré qu’il considérait les remarques de Mme Ashton « inappropriées ». Il a ajouté qu’il espérait qu’elle « les réexaminerait et qu’elle les retirerait ». Je me demande quel genre de rétractation pourrait agréer au Gouvernement israélien ? Celui-ci attend-il de la Baronne Ashton qu’elle reconnaisse le fait que la souffrance juive est la forme ultime de la peine humaine ?
 
La criminelle de guerre et néanmoins dirigeante de l’opposition israélienne Tzipi Livni y est allée elle aussi de son commentaire. Elle a qualifié les observations de Mme Ashton de « répréhensibles et insupportables » et d’« erroné » tout lien « entre l’assassinat d’enfants à Toulouse, les massacres perpétrés par Assad en Syrie et la situation à Gaza ». Mme Livni a peut-être raison, pour une fois. En effet, le crime perpétré à Gaza par l’Etat juif au nom du peuple juif est unique dans l’histoire de la brutalité. Le fait que 94 % de la population juive d’Israël a soutenu les tactiques génocidaires des Forces Israéliennes de Défense lors de l’opération Plomb Durci (hiver 2008-2009, ndt) est lui aussi tout à fait unique. Les crimes de guerre d’Israël, d’une cruauté inouïe, outrepassent en effet toute comparaison.
 
Mais Mme Livni est allée plus loin, tentant d’étayer son affirmation : « Un crime haineux ou un dirigeant assassinant son propre peuple, cela n’a rien à voir avec un pays combattant le terrorisme, même si des civils sont touchés ». D’après Mme Livni, la Baronne Ashton n’a pas fait « le distinguo moral approprié ». Pour commencer, nous ne savons toujours pas ce qui a conduit à l’événement tragique survenu à Toulouse. Toutefois, le fait qu’Israël qualifie les Palestiniens de « terroristes » n’est qu’une excuse de plus pour fournir à l’Etat juif une excuse morale pour massacrer la population autochtone de la Palestine et pour violer tous les droits humains, sans exception aucune.
 
J’imagine que nous sommes tous en train de devenir allergiques à la logique politique juive. Mais cela n’est peut-être qu’un énième symptôme de la sionisation de la réalité dans laquelle nous vivons. Et voici que nous serions sommés d’obtempérer ? »

 

   xxxxx

 

Sur le site du CRIF, justement, je lis à l'instant le son de cloche des judéomaniaques sur le même sujet: une tribune "libre" signée François Miclo et intitulée Catherine Ashton, la femme qui rit dans les cimetières. Carrément. Vous avez le lien, vous pourrez comparer et vous faire votre propre opinion. C'est ça qui est chouette avec internet! On comprend que ça les emmerde.

http://www.crif.org/fr/tribune/catherine-ashton-la-femme-... 

Encore une petite chose: pour vous marrer, allez lire les commentaires, toujours sur le même sujet (pauvre baronne!), émanant de gens qui maîtrisent nettement mieux l'insulte la plus basse que l'orthographe et la grammaire:

 

http://jssnews.com/2012/03/22/carnage-de-toulouse-le-hama...

13/03/2012

AH, CES SALAUDS DE FRANÇAIS …

Histoire de ne pas perdre la main, et en ces temps électoraux de rappeler une énième fois les zeures les plus sombres de notre histoire, nous aurons droit demain à la télé aux salauds qui ont dénoncé sous l’Occupation. Et on nous annonce même des témoins de l’époque. Or, ces faits se sont déroulés il y 67 ans pour les plus récents et 72 ans pour les plus anciens. Alors, franchement, ces témoins, ils avaient quel âge, à l’époque ? Et aujourd’hui ?

 

Parions que le réalisateur (40 ans) et son acolyte, l’historien spécialiste de l’antisémitisme Laurent Joly, ne nous parleront pas d’un personnage qui a pourtant beaucoup délationné, et pire encore à l'égard de ses coreligionnaires, pendant cette période noire : un certain Joseph Joinovici dont le portrait figure dans les archives du blog (26/11/10). Un beau salaud aussi, pourtant. Mais c'était un salaud juif, donc ça ne vaut pas.

 

"Mercredi 14 mars 2012, à 20h35, sur France 3, «Dénoncer sous l’Occupation»

 

 

denoncer-sous-l-occupation-extrait.jpg

David Korn-Brzoza a réalisé un documentaire dans lequel il rappelle que beaucoup de Français ont dénoncé sous l’Occupation, des Juifs, des résistants…

 

 

Un film très précis, avec des témoins de l’époque.

 

La diffusion de ce documentaire sera suivie d’un débat.


Dénoncer sous l'Occupation (extrait) par telerama"

 

http://www.crif.org/fr/node/30300

 

05/04/2011

« Augmentation de 15 % des fonds pour les rescapés de la Shoah »

« Le gouvernement allemand a convenu mardi d'augmenter les fonds alloués aux survivants de la Shoah de 15 %. Soit de 110 millions d'euros en 2011 à 126,7 millions d'euros en 2012. C'est ce qu'a annoncé l'organisation Claims Conference (Conférence de revendication matérielle des biens juifs contre l'Allemagne).

 

Selon le nouvel accord conclu entre Berlin et l'organisation juive chargée de négocier au nom des victimes juives du nazisme, les fonds fournis par l'Allemagne devraient atteindre 136 millions d'euros en 2013 et 140 millions d'euros en 2014.

 

En tout, l'Allemagne devrait donc allouer à la Claims Conference 513 millions d'euros entre 2011 et 2014 pour aider les survivants de la Shoah.

 

"Avec la baisse des sources de financement liées à ces compensations, cet accord à long terme obtenu par la Claims Conference est crucial pour répondre aux besoins grandissants des survivants de plus en plus âgés de la Shoah", a déclaré dans un communiqué le président de Claims Conference, Julius Berman. "Cela fournira aux survivants et aux organismes qui s'en occupent la certitude que le financement sera disponible pour faire face à la demande croissante des prochaines années."

 

La Claims Conference fournit des soins à domicile et d'autres services aux personnes âgées rescapées de la Shoah, dans 46 pays du monde. Chaque année, l'organisation rencontre des responsables allemands pour discuter des fonds alloués aux survivants du génocide perpétré par les Nazis contre le peuple juif durant la Deuxième Guerre Mondiale. Aujourd'hui, les plus jeunes des rescapés ont plus de 70 ans.

 

"Une fois de plus, le gouvernement allemand reconnaît sa responsabilité historique d'assister les victimes juives dans leurs dernières années", a déclaré Stuart Eizenstat, négociateur spécial pour Claims Conference. "Au cours des années, le gouvernement a démontré son engagement à améliorer le sort de ces victimes âgées qui ont besoin de ces fonds."

 

D'autre part, les survivants qui ont été emprisonnés dans un ghetto par l'Allemagne nazie pendant au moins 18 mois recevront 9 euros supplémentaires pour leurs allocations mensuelles. Le Fonds d'Europe Centrale et de l'Est, qui aide les Juifs de l'ancien bloc soviétique vivant dans une relative pauvreté, verra son budget annuel augmenter de 2,8 millions d'euros. »

 

 

Source: http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1300962205869&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

30/03/2011

LA TUNIQUE DE NESSUS

Nous avons évoqué à plusieurs reprises le vif désir du FN nouveau, en proie aux affres de la « dédiabolisation », de se normaliser pour entrer enfin dans la cour des grands. Et participer lui aussi à ce système de délices qu’il fait semblant de rejeter. Pour y parvenir, il essaie désespérément de se défaire de cette tunique de Nessus qui lui colle à la peau et qui a nom antisémitisme. Le pire étant que le FN n’a jamais été ni antisémite, ni raciste, nous le savons bien. Mais il était utile de le dépeindre comme tel, nous le savons aussi.

Ce qui est assez minable, c’est que certains, au FN, croient pertinent de se dédouaner aujourd’hui en crachant sur les antisémites. J’en veux pour dernière démonstration un article paru récemment sous le titre Antisém’iteux, l’écume des fours, sous-titré «Ah, le folklore antisémite ! Ses références historiques surannées, ses «obsédés de la Shoah», et surtout… son confort». De façon très éclairante, cet article a été repris avec délectation par le site juifdesouche.org. (lien ci-dessous).

L’auteur, animé d’un visible désir de redonner au FN une virginité perdue (dans l’esprit du public), et de se démarquer à tout prix de la bête immonde, déverse à pleins seaux son fiel contre l’ « extrême-droite antisémite ». Suivez mon regard …

Car le deal est d’importance : comment accéder enfin au gâteau du pouvoir qui s’est un peu rapproché, mais pas encore suffisamment ? Eh bien, les choses ayant évolué, ça pourrait devenir relativement simple : il suffirait de faire front commun avec les juifs contre les musulmans. C’est un peu abrupt présenté comme ça, mais c’est bien de cela qu’il s’agit. Vous irez examiner ses arguments et vous apprécierez en particulier les obsédés de la shoah. Qui, par une curieuse mais classique inversion, se trouvent être … ceux qui dénoncent la chose.

Il termine sa diatribe en déclarant : « Que celui qui a des oreilles entende ». Moi, j’ai envie d’ajouter : « Et que celui qui a un brin de cervelle réfléchisse. » Car ce n’est pas le tout d’être un âne avec de longues oreilles pour bien entendre. Quand on a un minimum de matière grise au milieu, on ne tire pas un trait comme si de rien n’était sur trente-cinq années de pressions, diktats et volontés clairement exprimées qui ont précisément abouti à la situation désastreuse que nous connaissons.

A ceux qui ont la mémoire courte, ou aucune notion historique ou politique, je rappelle que cette immigration musulmane massive n’est pas tombée du ciel. Elle a été très largement imposée par ceux qui y avaient intérêt et ont joué sans vergogne de l’argument-massue : le chantage à Vichy et à l’éternelle culpabilité de l’humanité entière à l’égard des juifs. L’obsession anti-identitaire (lorsqu’il est question de notre identité) des associations dites antiracistes est pour beaucoup dans la promotion forcenée de l’islam en France, il s’agirait de ne pas l’oublier.

L’influence majeure des institutions communautaires sionistes dans la vie politique de notre pays, tant dans le domaine intérieur (éducation nationale, justice, etc) qu’extérieur, avec l’alignement attendu sur les intérêts d’un pays étranger, Israël, se poursuit de plus belle et semble même triompher. Il suffit de rappeler le dîner annuel du CRIF où se précipite la classe politique en rangs serrés. Et les pressions, intimidations, menaces ou cajoleries, qui émaillent quasiment chaque jour de l’année et qui sont complaisamment relayées par les médias.

Cette influence relève du domaine politique et doit être questionnée comme telle. Est-elle normale ? Est-elle anormale ? Nous avons le droit et le devoir de nous interroger. L’habileté a consisté à la faire glisser du domaine politique au domaine « moral », investi par le couple infernal racisme/antiracisme. Ce piège, qui visait à éviter les débats gênants, a bien fonctionné, mais il a de plus en plus de ratés. Le tissu s’est déchiré et laisse apparaître certaines réalités censées demeurer ignorées.

On a aujourd’hui la nette impression que le FN nouvelle version ne demande qu’à tomber volontairement, à son tour, dans cette confusion soigneusement entretenue. Pour se faire bien voir de ceux qui tirent les ficelles et être enfin admis à la table du festin.

Si c’est à ce prix-là qu’il compte remplacer l’UMPS, je vois très clairement où serait son profit à lui. Mais franchement pas où serait l’intérêt pour le pays. Au contraire.

http://www.juifdesouche.com/?p=665

29/03/2011

LES OBSEDES DE LA SHOAH (suite …)

L'ex premier ministre du Canada, Harper

20091219-Harper_Menroah.jpg

Dans cette série particulièrement bien fournie, voici un nouvel épisode qui se déroule cette fois au Canada :

Le gouvernement Harper du Canada a été renversé vendredi dernier pour un motif qui devrait nous laisser rêveurs : « outrage au Parlement ». L’opposition a en effet voté une motion de censure au gouvernement pour avoir refusé de fournir les coûts de plusieurs projets de loi. Notamment en matière de justice et sur l’achat d’avions de chasse.

Mais au milieu de la déroute de son gouvernement, M. Harper a conservé son sang-froid, en s'assurant de la poursuite d'un projet vital pour son pays : il a veillé à ce que le parlement vote, juste quelques heures avant la chute fatale, le projet de loi prévoyant la construction d’un mémorial national de la shoah.

 

C’est donc chose faite et ce mémorial verra le jour du côté d’Ottawa, la capitale.

Le Congrès juif canadien avait fortement fait pression et se félicite de la chose : « Le Canada était quasiment le seul des pays occidentaux à ne pas avoir de monument national de la shoah. Cette anomalie va prendre fin ».

Avant de tomber, le gouvernement avait eu le temps de s’en féliciter lui aussi : « Ce monument permettra que la mémoire de la shoah ne soit jamais perdue. Il assurera une meilleure compréhension des événements historiques liés à la shoah et de la façon dont ils ont affecté l’histoire canadienne ».

Je vous fais grâce de tous les communiqués dithyrambiques pondus par les diverses associations juives et de rescapés suite à cette nouvelle. A se demander comment le Canada a pu survivre jusqu’à présent sans monument à la shoah.

C’est que, là comme ailleurs, il importe d’assurer l’avenir :

« A travers cette décision, le Canada montre sa volonté que les leçons de la shoah soient transmises aux jeunes d’aujourdhui et à ceux qui suivront ».


http://www.jta.org/news/article/2011/03/27/3086573/canadian-parliament-approves-holocaust-memorial
 

28/03/2011

ENCORE DES INDEMNISATIONS ET DES REPARATIONS !

… où l’on retrouve à nouveau la SNCF qui a décidément de gros soucis en ce moment. Vous ne voudriez pas qu’en sus de tout le reste, elle s’occupe par-dessus le marché des usagers, non ? Les priorités d’abord :

 

 

"Un nouveau site internet dédié aux procédures d’indemnisation"

 

 

ii.jpg"Depuis sa création en 1956, le Mémorial accueille et aide les survivants de la Shoah et leurs familles dans leurs recherches personnelles et historiques, ainsi que dans la constitution de dossiers de demandes d’indemnisations et de réparations.

 

Afin de rendre ces informations encore plus accessibles,  le Mémorial de la Shoah a mis en œuvre un site internet avec le soutien de la SNCF:

 

http://holocaust-compensation-france.memorialdelashoah.org

 

Ce site disponible, en Français, en Anglais et en Hébreu (dès le 5 avril), vise à mieux faire connaître les compensations et les restitutions attribuées par le gouvernement français aux Juifs français et étrangers qui ont été victimes des persécutions racistes et antisémites mises en place par le gouvernement de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Il sera régulièrement modifié en fonction de l’évolution de ces procédures et propose une assistance téléphonique.

 

Mémorial de la Shoah

17, rue Geoffroy–l’Asnier,

75004 Paris

Tél. 01 42 77 44 72

Fax : 01 53 01 17 44

contact@memorialdelashoah.org www.memorialdelashoah.org"

 

 

Source: http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=24236&artyd=99

25/03/2011

LES PROMOTEURS DU COMMUNISME – 9

Revenons à notre série sur les promoteurs du communisme. Changeons de continent et rendons-nous dans la vaste Chine. Les personnages que nous allons évoquer ne sont pas à proprement parler des promoteurs, mais plutôt des propagandistes zélés du régime communiste chinois. En réalité, ils en firent quand même la promotion dans les milieux occidentaux, c’était même leur tâche principale. Ils sont abondamment dépeints un peu partout comme des « idéalistes », ce qui permet de passer rapidement sur les horreurs sans nom perpétrées par les maoïstes. Horreurs excusables puisque commises en vue d’un intérêt supérieur inaccessible à l’entendement des incultes. Jamais ces personnages ne firent repentance pour leur allégeance aveugle à un régime sanglant et totalitaire. Et d’ailleurs, nul n’eut jamais l’idée saugrenue de la leur demander.

En fait, il y eut bien au moins deux promoteurs juifs du communisme en Chine, qui exercèrent leurs talents avant ceux qui seront présentés ici. J’en parle dans Révolutionnaires juifs et je ne vais pas détailler à nouveau leurs actions. Il s’agit de Mikhail Borodine, qui « travailla » en Chine dès 1923. Les bolcheviks, alors assez isolés diplomatiquement, lorgnaient sur l’énorme potentiel que représentait une Chine en pleine déliquescence. Borodine réorganisa le parti Kuomintang (KMT) dont un certain Mao Tsé Toung dirigeait le secteur propagande. L’autre promoteur s’appelle Manfred Stern. Il arriva en Chine en 1932, comme conseiller militaire du Komintern auprès de Mao qui venait d’établir sa république soviétique chinoise du Jiangxi. Il s’agissait d’éliminer les opposants, accusés d’ « opportunisme » (!!!) ou de « koulakisme ». 20% de la population de la république, soit 700 000 personnes, furent supprimées durant les trois années de la république, qui correspondent au séjour de Stern, qui repartit ensuite exercer ses nombreux talents … en Espagne, en 1935.

Revenons à nos propagandistes, dont voici le premier :

ISRAËL EPSTEIN - 9

Il naît en 1915 en Pologne dans une famille juive d’activistes socialistes. Il dira du reste bien plus tard, en 2003 : « The earliest influence on me came from my socialist parents ». Son père avait connu la prison tsariste pour avoir mené des grèves et sa mère avait été exilée en Sibérie. Au début de la première guerre mondiale, son père est envoyé au Japon pour y travailler. Sa famille l’y rejoint, mais ils n’y resteront finalement pas. Tous gagnent la Chine en 1917 et s’installent à Tientsin, grande ville du nord, en 1920.

A l’âge de 15 ans, il débute dans le journalisme politique pour un journal chinois de langue anglaise, couvrant notamment l’invasion japonaise de la Chine. Il sera correspondant de divers médias occidentaux avant de partir s’installer temporairement aux USA en 1945. Dès avant cette date, il avait pris des contacts avec les milieux communistes qui avaient toute sa sympathie. Il avait notamment rencontré Mao, Chou En Lai et autres révolutionnaires, en 1944. Il dira plus tard que ces conversations avec Mao avaient « changé sa vie ». Il sera dès lors un admirateur inconditionnel du dictateur rouge dont il conservait un portrait dans sa chambre à coucher.

 

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En 1951, à la demande des officiels communistes, il rentre en Chine pour participer à la création et pour diriger un magazine à la gloire du régime, China Reconstructs, rebaptisé par la suite China Today. L’objectif est d’assurer la promotion du régime et de présenter au reste du monde une vitrine acceptable.

Il occupera cette fonction jusqu’à l’âge de sa retraite, en 1985. C’est durant cette période qu’il devient citoyen chinois en 1957 et officiellement membre du parti communiste du pays en 1964. Un honneur rarement accordé à un étranger d’origine.

C’est également durant cette période qu’il va effectuer ses fameux voyages au Tibet, en 1955, 1965 et 1976. A la suite desquels il publiera en 1983 un livre fortement controversé, Tibet Transformed.

Entretemps, de 1968 à 1973, un épisode très fâcheux était intervenu. En pleine révolution dite culturelle, il avait été accusé de complot contre Chou En Lai et emprisonné. Mais les choses s’étaient tassées, il avait été relâché – cinq ans après, quand même - avec les excuses de Chou et ses privilèges lui avaient été restitués. Nul doute que son utilité pour le régime, en raison de ses contacts avec l’occident, n’aient donné à réfléchir en haut lieu.

Revenons au Tibet. Il s’y rend donc à nouveau en 1976, après son élargissement. Le Tibet se trouvait depuis les années 1950 sous la poigne de fer de Pékin et il fallait adoucir l’image pour l’étranger. D’où le bouquin d’Epstein. Pour être « transformé », il l’était, le Tibet. De fond en comble, même. L’objectif du livre était de montrer que si Pékin avait envoyé ses troupes, c’était pour le bien du peuple tibétain, un bien que les dirigeants communistes connaissaient bien mieux que ces semi-sauvages inexplicablement attachés à leurs lamas. Le livre fut dénoncé par les opposants aux communistes comme un grossier tissu de mensonges.

Le livre parut en 1983, et il reçut sa récompense la même année : il fut admis comme membre de la Conférence consultative politique du peuple chinois, un corps consultatif.

Peu rancunier, malgré son emprisonnement de cinq années, il demeura indéfectiblement attaché aux « idéaux » communistes jusqu’à sa mort, survenue en 2005 à Pékin. Ce qui nous fait quand même 90 ans de soutien indéfectible.

Il avait reçu de nombreux honneurs durant sa longue vie, de la part des dirigeants successifs, le président Hu Jintao se déplaçant même pour l’aider à souffler ses 90 bougies (photo). Il en reçut encore dans la mort puisque ses funérailles eurent lieu au cimetière Babaoshan des Révolutionnaires à Pékin, le 3 juin 2005, en présence du président chinois, du premier ministre et de tout le gratin chinois reconnaissant.

Juste avant son décès, il avait publié, en 2005, My China Eye: Memoirs of a Jew and a Journalist. 

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21/03/2011

JUIFS ET MUSULMANS EN FRANCE : MEME COMBAT

Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, fait encore des siennes. Dans une interview au Monde parue samedi dernier, il larmoie sur le triste sort des musulmans en France, mettant sur un pied d’égalité juifs et pratiquants de l’islam. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ses propos n’ont pas fait l’unanimité dans « la rue juive ». Une « Lettre ouverte au grand rabbin » circule sur les sites juifs, que vous pourrez lire ci-après.

 

rabb.jpgDans un premier temps, voyons en substance ce que le grand rabbin a déclaré :

 

 "Je sais qu'il est souvent difficile d'être musulman en France. Cette difficulté s'alourdit aujourd'hui dans un climat malsain, aggravé par un discours en vogue qui divise au lieu de rassembler. Je veux donc saisir l’occasion de dire à mes compatriotes musulmans que, précisément, ils sont d’abord mes compatriotes, et que ce qui nous rassemble en France, c’est la République qui nous est commune. »

 

"Quand une société en est à chercher des boucs émissaires, c'est qu'elle est très malade".
 

"L'islam étant récent en France, l'harmonie peut être plus longue à venir. Cela dépendra aussi de l'Etat. Il ne doit pas oublier que, si la laïcité exige que les pouvoirs publics ne reconnaissent aucun culte, elle leur impose dans le même temps de n'en méconnaître aucun".
 

"Notre calendrier prétendument laïque est ainsi calé sur les fêtes chrétiennes : un enfant, en France, n'aura jamais à manquer l'école pour pouvoir fêter Noël. Les juifs et les musulmans doivent pouvoir assumer et vivre leurs différences dans le respect de la loi républicaine".
 

"Mais le véritable enjeu est ailleurs, plus pervers et plus grave : c'est, hélas, la place des juifs et des musulmans dans la société française".

 

Le grand rabbin déclare aussi dans son interview avoir dit au secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé qu'il n’était "pas convaincu" de l'opportunité du débat sur la laïcité qui risque "de figer les positions, d'organiser les antagonismes et, en l'occurrence - c'est là le plus grave -, de stigmatiser une partie de la population française".

Il sera néanmoins présent le 5 avril pour dire "que la laïcité n'est pas une doctrine, qu'elle est moins encore la religion de ceux qui n'ont pas de religion, mais qu'elle est un art de vivre ensemble.
Je tiens à le dire à un moment où certains, en particulier au Front national, dévoient la laïcité dans le seul objectif de crisper et d’exclure. ».

 

La laïcité, un art de vivre ensemble ? Cette définition nouvelle – et particulièrement communautariste - vient sans doute de sortir. Toujours est-il que la position du grand rabbin et les réactions qu’elle suscite sont très révélatrices du grand trouble qui a saisi la communauté face à un problème qu’elle a largement contribué à installer chez nous. Communauté dont les dirigeants se retrouvent à présent désagréablement assis entre deux chaises. Partagés qu'ils sont entre la main tendue et le poing dans la gueule.

 

Voici la riposte, rédigée par une femme. Où allons-nous, mon D., si les femmes se mettent à chapitrer les grands rabbins ! 


"Lettre ouverte au Grand Rabbin de France , par Arielle Lewitt

Monsieur le Grand Rabbin de France,

 

énoncer que votre interview dans Le Monde daté du 20 mars 2011, appelle le débat est une litote, un «understatement», comme on dit en anglais! Elle appelle le débat, et plus que le débat, le désaccord.

Certes, vous rappelez des vérités, par exemple que le Juifs prient chaque samedi (et non pas « shabbat » ?) pour la République Française, ou que notre calendrier est « prétendument laïque », car calé sur les fêtes chrétiennes », etc … Ceci est exact, et il est « bon » en effet de le rappeler.

Ce qui peut étonner, c’est le moins qu’on puisse dire, c’est votre posture, qui pose la question de « la place des Juifs et des Musulmans dans la société française». Sachez que je ne me reconnais pas dans ce discours, et que nombre de mes « coreligionnaires » sont, comme moi, très mal à l’aise.

Pourquoi diable mettez-vous ainsi les Juifs et les Musulmans sur le même plan, et surtout en cette période où ces derniers sont attaqués pour non-laïcité ?

Pourquoi diable parlez- vous « au nom » des Juifs et des Musulmans ?

Pourquoi vous mettez-vous A LEUR PLACE pour affirmer qu’il est « souvent difficile d’être musulman en France » ?

Pourquoi diable réduisez-vous le judaïsme à une « religion » ? Est-ce parce que votre légitimité pour vous exprimer provient de la définition du « poste » de Grand Rabbin comme « chef » d’une « religion » ?

Permettez-moi de rappeler que ce mot « simple » de « religion » ne convient pas totalement ou si peu, au judaïsme ! Ce n’est pas à vous que je vais redire l’essentiel, ce qui fait la beauté du judaïsme: ce qui est demandé à l’être humain Juif, c’est, certes, d’observer les commandements que Dieu nous donne.
 
C’est surtout d’étudier, de comprendre, pour se rapprocher de Dieu, c’est de diffuser le message universel que contient la Bible, que nous étudions précisément dans son texte originel, depuis plusieurs millénaires avec une constance absolue.

C’est de conserver l’esprit ouvert, critique, de surtout veiller à ne jamais tomber dans le dogmatisme, dans la fermeture à l’autre. C’est dire tout ce que nous avons à offrir à l’humanité, et d’envisager ce que, nous, Juifs de France, attendons de vous, Monsieur le Grand Rabbin.

Il n’est pas de mon propos ici d’expliciter les différences entre la « religion juive » et la « religion musulmane » ? ni de rappeler le rôle qu’y joue la femme vu avec chacun des prismes, ni le piédestal sur lequel nous la plaçons.

 

Je vais en revanche rappeler nos valeurs, notamment notre rejet de la violence, l’importance sacrée de la vie de tout être humain, qui nous autorise à transgresser même le shabbat, la souplesse qui caractérise notre adaptation dans le pays dans lequel nous vivons, notre volonté de bonne intelligence, de contribution harmonieuse et en douceur à notre société, notre travail acharné pour réussir paisiblement nos études et notre vie professionnelle.

 

Vous n’êtes pas sans mesurer l’impact politique de votre interview en première page du Monde : vous êtes sorti d’un silence de longue durée depuis votre élection pour prendre une prise de position politique tonitruante, que nombre de nos « coreligionnaires » récusent : mettre sur le même plan les Juifs et les Musulmans.

 

Faut-il vous rappeler que NOUS NE REVNDIQUONS PAS la même place, que NOUS sommes Intégrés, parfois même « assimilés », en France, depuis plus de deux siècles?

Que nos penseurs ont un rayonnement sur la société française en termes d’éclairage, d’universalité (cf leurs interventions sur la scène publique concernant le Kosovo, la Lybie etc..) ?

 

Que nous ne sommes PAS prosélytes, que nos femmes sont libres et égales des hommes, que nous ne cherchons pas à contraindre la France à adopter nos coutumes et nos lois?

Au contraire, nous nous sommes toujours « calés », comme vous dites, sur la loi et la culture de la France, avec douceur et diplomatie.

 

Faut-il vous rappeler que nous nous situons dans une période où les tensions sont exacerbées ?

 

Votre posture est d’autant plus maladroite qu’elle incite les lecteurs de cet article à regarder « d’un même oeil » les Juifs et les Musulmans.

 

Elle risque de reporter sur les Juifs les mêmes sentiments négatifs que certains Musulmans provoquent parfois chez nos concitoyens.

 

Est-ce protéger les Juifs de France que de parler ainsi, Monsieur le Grand Rabbin, élu par vos pairs de toutes les régions de France ?

 

J’eusse aimé que vos déclarations soient précédées d’un débat « interne » et soient issues d’un « consensus » sur l’opportunité de les exprimer. Notamment en période pré-électorale, où le Front National se développe allègrement.

 

Pourquoi diable affirmez-vous qu’il n’y a « aucune contradiction entre la laïcité et pratique d’une religion » ? Monsieur le Grand Rabbin de France, ceci est, oui, certes vrai pour le judaïsme, nous l’avons assez démontré, nous qui revendiquons la laïcité pour notre pays.

Mais pourquoi diable affirmez-vous que c’est vrai pour l’islam ? Seriez-vous le porte-voix de l’islam de France ?

 

Alors que manifestement ceci fait vraiment débat, et même fureur dans la société mondiale et pas seulement française. Alors que tous les pays d’Europe, précisément, discutent ce point précis ? C’est peu de dire que le débat n’est pas tranché, et que votre position est controversée.

 

En posant publiquement la question de la place des Juifs et des Musulmans en France, alors que nos ennemis n’ont pas encore voulu ni osé le faire, vous légitimez leur questionnement.

 

Notre place n’est-elle pas bien établie ? Pourquoi faudrait-il la traiter comme celle d’autres, quels qu’ils soient ?

 

Faut-il que nos représentants sur la place publique ouvrent cette boîte de Pandore ?

 

Enfin, Monsieur le Grand Rabbin, votre affirmation relève d’un politiquement correct discutable.

 

Moralement, vous voulez faire preuve de « bonté » (de « hessed ») vis-à-vis de nos « cousins » d’une autre « religion », en affirmant qu’il est « souvent difficile d’ETRE musulman en France ».

 

C’est « bien », à priori, la bonté ! Mais faut-il rappeler, à vous, grand érudit, que nos sages mettent justement en garde contre « l’excès de hessed », car il peut conduire au pire mal et aux malheurs extrêmes ?

 

Je ne peux que vous engager, vous, « Grand Rabbin de France », qui avez fait un pas, tellement généreux et non sollicité, vis-à-vis de l’islam Français, à attendre que vos « homologues », « Grands Imams de France », fassent maintenant un premier pas vers vous, afin d’en faire un second vous-même. »

 

Source : http://www.guysen.com/article_Lettre-ouverte-au-Grand-Rabbin-de-France_15241.html