24/11/2010
QUE FONT LE CRIF ET LA LICRA ?
Incroyable. Tous aux abonnés absents. Imaginez, juste un quart de seconde : tout ceci (voir articles suivants) se passe en France. Ils seraient nettement plus réactifs, vous ne croyez pas ? Mais en Israël, allez savoir pourquoi, c’est très bien et personne ne pipe mot.
Vous vous souvenez de la saga des « sans-papiers », l’été 1996 ? Les clandestins qui « s’étaient » installés – plus exactement que l’on avait installés – dans l’église St Bernard à Paris ? On avait eu l’occasion alors de voir se déployer tous les talents de la LICRA. Tandis que carrément un mur pour les arrêter, maintenant, ça ne les dérange pas plus que ça …
Je suggère fermement aux clandestins d’aller s’installer dans les synagogues d’Israël et de n’en plus bouger.
1) « Les clandestins menacent le pays
"Les clandestins représentent une menace existentielle pour le pays", a déclaré Eli Yishaï, lors d'une commission parlementaire sur les travailleurs étrangers. Le ministre de l'Intérieur a évoqué l'augmentation du nombre d'infiltrés en Israël. Et d'ajouter : "Certains n'aiment pas entendre ce genre de propos, mais c'est une réalité."
Pour Yishaï, des mesures doivent être prises pour empêcher la situation de s'aggraver. "Je me réjouis du début de la construction de la barrière, à la frontière avec l'Egypte." Il redoute toutefois le temps que pourront nécessiter les travaux. "S'il faut deux ans pour achever la barrière, 30 000 autres clandestins pénétreront en Israël."
"La clôture doit être construite immédiatement, et les forces militaires doivent agir comme une barrière humaine pour maintenir les éventuels infiltrés à l'écart. Des centres de détention doivent être construits à proximité des passages, et il doit être clair, pour tous les Israéliens, qu'employer un travailleur clandestin est illégal !", a expliqué Yishaï.
Les associations humanitaires ont également été prises à parti par le ministre. Les organisations qui prétendent aider les clandestins sont, en partie, responsables de la situation. "A Eilat, comme à Tel-Aviv, tout est en train de s'effondrer. Le problème affecte tous les domaines, politiques et économiques." »
Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1289993719579&a...
2) « Frontière égyptienne : début des travaux
Les travaux commencent. Après plusieurs mois d'étude, Israël entreprend la construction d'une barrière le long de la frontière avec l'Egypte. Le but : endiguer le flot de migrants clandestins. Le budget débloqué est estimé à 1,3 milliard de shekels.
D'après les experts, le chantier durera un an. La barrière physique sera équipée de capteurs sensoriels sur toute la longueur de la frontière.
Une nécessité urgente
La police estime que des tonnes de marijuana et de haschich transitent clandestinement chaque année, ainsi que 1 000 prostituées et des centaines de travailleurs illégaux.
L'actuel dispositif de sécurité installé le long de la frontière de 240 kilomètres ne représente pas un obstacle particulièrement significatif. A son niveau le plus élevé, il mesure à peine plus d'un mètre de haut, et est constituée de fil barbelé tendu entre deux poteaux de métal.
Parmi ceux qui tirent profit de la perméabilité de la frontière : les réfugiés africains. En quête d'une vie décente en Israël, leur infiltration a commencé en 2005, à la suite d'un épisode tragique : lors d'une manifestation de Soudanais devant le bureau du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Caire, les forces anti-émeutes égyptiennes ont tiré sur la foule.
Empli du devoir moral qui lui incombe, étant donné le lourd passé de souffrance du peuple juif, Israël a d'abord accepté la présence de quelques centaines de demandeurs d'asile du Darfour. Mais, depuis, ce nombre s'est multiplié. 8 000 individus originaires du Soudan, du Ghana, d'Erythrée et d'autres pays africains sont entrés dans le pays par le Sinaï entre 2007 et 2008.
Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1289993721271&a...
Si je comprends bien, le "devoir moral" en Israël, ce n'est donc pas à perpétuité comme chez nous? Ca se limite juste à accueillir "quelques centaines de demandeurs d'asile"? Et puis après, fini? Une idée à creuser, ça ...
18:27 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : israel, clandestins, immigration, mur, egypte, anne kling, france licratisée
21/11/2010
70% des Israéliens refusent de pardonner à l’Allemagne
Très instructif sondage que les Allemands devraient intensément méditer …. Sans doute n’ont-ils pas encore suffisamment payé :
« Un peu moins du quart des Israéliens pardonnent l'Allemagne pour les crimes nazis, selon un sondage publié dimanche par le Centre d'Etudes académiques. Ce centre se charge précisément d'examiner le ressenti des Israéliens par rapport à certains événements historiques.
Conduite par l'Institut Geocartographia, l'étude a été menée auprès 500 hommes et femmes de plus de 18 ans - un échantillon censé représenter la population juive israélienne.
Les laïcs plus "cléments" que les religieux
Les sondés devaient répondre à la question suivante : "Aujourd'hui, 65 ans après la Seconde Guerre mondiale, est-il temps de pardonner le peuple allemand et l'Allemagne pour les crimes commis durant la Shoah ?"
Vingt-trois pour cent des personnes interrogées disent avoir pardonné l'Allemagne, contre 70 % qui refusent. Sept pour cent s'estiment indécis. Le Centre d'Etudes académiques a remarqué que, étonnamment, plus l'âge des sondés était élevé, plus ces derniers étaient disposés à pardonner.
Egalement intéressant : les Juifs laïcs s'avèrent plus cléments à l'égard de l'Allemagne que les Israéliens religieux et ultra-orthodoxes.
Aaron Bock, porte-parole de la communauté juive allemande, s'est dit particulièrement surpris par les résultats du sondage. "Le nombre de personnes prêtes à pardonner est assez étonnant", a-t-il déclaré. "Il semble que le public israélien comprend mieux aujourd'hui que l'Allemagne ne doit plus être punie pour la Shoah. L'Allemagne d'aujourd'hui est différente, tout comme la nouvelle génération allemande." »
Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1289993716829&a...
15:12 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : israel, allemagne, shoah, réparations, sondage, anne kling, france licratisée
17/11/2010
FIN DE NON RECEVOIR
Les affaires de Netanyahou n’ont pas l’air de s’arranger avec l’administration Obama et son récent voyage n’a pas eu les conséquences qu’il espérait : que les Américains se décident enfin à donner satisfaction à l’Etat hébreu en ratatinant l’Iran, pour dire les choses clairement.
Vous lirez quelques détails dans l’info ci-dessous, mais surtout, je l’ai mentionnée à cause de cette phrase extraordinaire : « … consistait en une demande explicite auprès des Américains d'une implication dans la sécurité régionale par l'intermédiaire d'une menace sans équivoque contre l'Iran. »
Avouez que ça a quand même une autre gueule que de leur demander carrément, comme ça, de but en blanc, d’attaquer bille en tête la menace planétaire que constituerait ce pays. Je reste admirative.
De toute façon, emballage diplomatique ou pas, les Américains ont dit « no ».

« Gates répond à Netanyahou
L'objectif essentiel du voyage officiel du Premier ministre aux États-Unis, la semaine dernière, relégué en second plan en raison des exigences monolithiques de l'Administration Obama, consistait en une demande explicite auprès des Américains d'une implication dans la sécurité régionale par l'intermédiaire d'une menace sans équivoque contre l'Iran. Gates, quatre jours après le retour de Netanyahou en Israël, fait parvenir indirectement une réponse négative. »
suite en lien:
17:33 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, iran, israel, refus d'attaquer, gates, anne kling, france licratisée
CA MANQUAIT AU TABLEAU ! MAIS HEUREUSEMENT,
cette scandaleuse omission va être réparée :
"Lancement de l’Infrastructure européenne de recherche sur la Shoah"

"La Commission européenne et le président du Conseil européen ont lancé, mardi 16 novembre 2010, l’Infrastructure européenne de recherche sur la Shoah. Le lancement a eu lieu à Bruxelles en présence du ministre israélien de l'Education, Gideon Saar. Un projet qui doit permettre de regrouper sur une même plateforme le plus grand nombre de données disponibles.
Nathan Ramet, président du Musée Juif de la Déportation et de la Résistance de Belgique, présent au lancement de cette Infrastructure européenne, qui va bénéficier d'une enveloppe de 7 millions d’euros sur quatre ans. »
Que voilà de l’argent sortant de la poche du contribuable judicieusement dépensé. A mettre d’urgence dans notre série sur l’Europe (on va lui donner le n° 8). Dire qu’il se trouve encore des citoyens européens pour ne pas comprendre l’extrême utilité des zinzins de Bruxelles. Qui oeuvrent pourtant pour la Mémoire, pour l’Avenir, pour la Démocratie, pour … enfin, vous complèterez.
Et qui jamais, au grand jamais, ne se laisseraient aller à s’aplatir devant les pressions, diktats et autres injonctions en provenance d’une communauté qui a tellement souffert. Qui a souffert plus que quiconque au monde depuis le commencement des temps.
Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...
16:00 Publié dans LOBBYS PRO-ISRAELIENS EN EUROPE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : shoah, bruxelles, infrastructure européenne, israel, sionisme, anne kling, france licratisée
QUEL SCANDALEUX REPLI SUR SOI !
Franchement, ils ont de la chance de n’avoir ni LICRA ni CRIF dans ce pays. Qu’est-ce qu’ils auraient entendu !!! Mais là, bizarrement, silence radio. Il faut donc qu’on fasse le boulot nous-mêmes, qu’on embouche les trompettes de Jéricho et qu’on dénonce cette effrayante attitude de rejet et de refus d’ouverture à l'Haautrreeuuuhh, ces murs de la honte qui séparent les hommes :
« Israël va construire un mur à la frontière égyptienne »

Benyamin Nétanyahou a annoncé la construction d'une «clôture de sécurité» de 250 km le long de la frontière avec l'Égypte. (Crédits photo: Ron Bousso/AFP)
« L'État hébreu veut endiguer le flot d'Africains attirés par sa prospérité, en augmentation de 300% cette année.
Israël redoute d'être submergé par une vague d'immigrants illégaux venue d'Afrique. Pour tenter d'endiguer cet afflux, Benyamin Nétanyahou a annoncé la construction d'une «clôture de sécurité» de 250 km le long de la frontière avec l'Égypte, principale voie de passage des clandestins.
Cette décision, qui devrait coûter plus de 250 millions d'euros, a déjà été reportée à plusieurs reprises pour des raisons budgétaires. Mais cette fois, le premier ministre semble décidé à agir, car le nombre d'infiltrés du Soudan, de l'Érythrée et d'autres pays africains a atteint un record: 10.858 durant les 10 premiers mois de l'année, une augmentation de 300% par rapport à 2009.

«Le mouvement s'est accéléré récemment car ces Africains savent qu'une clôture risque de leur barrer bientôt le passage», explique Me Sigal Rozen, un avocat qui les défend. Pour la plupart, ces immigrants viennent chercher du travail dans ce qui leur apparaît comme un îlot de prospérité. Dans un premier temps, ils s'installent dans les quartiers déshérités de Tel-Aviv et à Eilat, station balnéaire de la mer Rouge, toute proche de la frontière égyptienne, avant de se disperser dans d'autres localités.
Cette présence «visible» commence à susciter des réactions de rejet parfois teintées de racisme. Des mouvements d'extrême droite agitent le spectre d'Israël devenant «un pays africain». «Dans quelques années, nous aurons plus de 100.000 immigrés africains et les habitants de Tel-Aviv devront déménager dans les colonies de Judée-Samarie (Cisjordanie)», s'exclame le député d'extrême droite Yaakov Katz. Les clandestins sont accusés de la montée de la délinquance, ce que démentent les statistiques.
«Menace démographique»
Ce malaise a atteint un tel niveau que des rabbins de Bnei Brak, une banlieue ultraorthodoxe de Tel-Aviv, ont lancé des anathèmes contre ceux qui louent des appartements à des illégaux. Benyamin Nétanyahou a lui-même affirmé que cet afflux «risque de mettre en danger le caractère juif et démocratique de l'État d'Israël» et constitue une «menace démographique» pour le pays. Il a tenté, en vain, de persuader des pays africains d'accepter le rapatriement de leurs ressortissants, moyennant finances. Sur place, leur vie n'a pourtant rien d'attirant. La plupart d'entre eux sont employés aux travaux les plus pénibles, sous-payés, installés de façon précaire dans des quartiers ghettoïsés. Auparavant, ils ont dû effectuer un périlleux voyage en traversant des milliers de kilomètres de régions désertiques. L'Égypte, ultime étape, est aussi la plus coûteuse (au moins 2000 euros par personne versés aux passeurs bédouins) et la plus dangereuse. Une trentaine d'illégaux ont été tués cette année par les policiers égyptiens.
En Israël, quasiment aucun d'eux n'obtient le statut de réfugié politique. Ils restent dans la précarité, à la merci des unités de la redoutée police de l'immigration. Quelques organisations de défense de droits de l'homme font valoir «qu'un pays créé par des réfugiés ne peut pas tourner le dos à d'autres réfugiés fuyant des atrocités». Ces voix restent isolées. »
Isolées. On ne peut pas en dire autant chez nous, pas vrai ?
09:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : israel, mur, egypte, africains, immigration, anne kling, france licratisée
16/11/2010
LE METISSAGE, C’EST CLAIREMENT POUR LES AUTRES …
L’assimilation est vraiment LE grand danger pour les responsables communautaires. Ils en ont une peur bleue et font tout pour en éloigner leurs ouailles. L’obsessionnel « antisémitisme » participe lui aussi à cet objectif : faire croire aux juifs qu’ils seraient menacés en dehors de leur communauté et que par conséquent, ils ne doivent surtout pas s’en éloigner.
Il faudrait donner à ces éminences quelques leçons accélérées d’ « ouverture à l’autre », d’ « enrichissement par les différences », etc, telles que nous les prodiguaient la LICRA. Nous, on est au courant, maintenant. A eux de s’y coller.
« 15 ans pour stopper l'assimilation"
"Nous avons quinze ans pour ramener des Juifs aux velléités d'assimilation dans le giron du judaïsme." C'est en ces termes que Dov Maïmon, chercheur au Jewish People Policy Institute, s'est exprimé lors d'une session parlementaire sur l'immigration et les relations avec la diaspora. Maïmon préconise un plan quinquennal d'aide aux programmes Masa et Birthright, qui permettent de renforcer l'éducation juive en Israël et à l'étranger, de même qu'une refonte de la politique extérieure israélienne en la matière.
Le professeur Sergio DellaPergola, expert en démographie juive et professeur à l'Université Hébraïque de Jérusalem, a donné quelques éléments de fond. "L'assimilation est un processus long qui est apparu au moment de l'émancipation. D'après une étude menée sur dix ans, il y a actuellement 40 % de mariages mixtes en diaspora." DellaPergola a ajouté que si la population juive mondiale était stable, avec un peu plus de 13 millions de personnes (dont 6 millions en Israël), le nombre de personnes d'origine juive était bien plus important. Dix à 12 millions d'Américains remplissent les critères nécessaires à la Loi du Retour, et ce sont des personnes que nous ne pouvons pas ignorer."
Pas une question "libérale"
Le rav Guilad Kariv, directeur de la branche israélienne du judaïsme réformé, s'est exprimé sur le danger de mettre à l'écart les enfants issus de mariages mixtes, et a dénoncé l'idée selon laquelle le taux de mariages mixtes dans les communautés libérales est supérieur à celui des communautés orthodoxes. Il a pris en exemple la communauté française, expliquant que bien qu'il n'y ait, en France, "quasiment pas de communauté réformée mais une forte emprise orthodoxe, le taux de mariages mixtes reste de 45 %." Kariv préconise un système de conversion accélérée et une politique d'intégration des enfants dont seuls l'un des parents est juif.
Il a également précisé que 55 % de mariages mixtes ne signifiait pas 55 % d'assimilation dans ces familles.»
Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1289300514258&a...
17:48 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : assimilation, judaisme, israel, france, anne kling, france licratisée
« AU TEMPS OU LA CIA AIDAIT LES NAZIS »
Le torchon brûle entre les gouvernements américain et israélien. Les States ne se sont-ils pas mis en tête d’obtenir des concessions de l’Etat hébreu ? N’importe quoi, vraiment.
Il s’agit donc d’essayer de leur nuire, puisque maintenant, ce ne sont plus de vrais et grands amis (en plus, ils ne veulent même pas attaquer l'Iran!). On avait déjà assisté l’an dernier à la saga Goldstone, le juge – juif pourtant – qui avait osé émettre un rapport ne convenant pas aux Israéliens, suite à l’opération Plomb durci. Il avait été traîné dans la boue et certains éléments de son passé avaient été exhumés et étalés pour le discréditer.
On commence à assister à une offensive du même type contre les USA. Voyez plutôt l’article suivant où l’on voit ressurgir l’inoxydable argument – en or massif, c’est le cas de le dire - : la shoah, les nazis, les accointances forcément louches, etc, etc. Quelques rappels dans les gencives, ça leur apprendra.
Cet article, destiné à rabattre le caquet des Américains, n’apprend cependant rien de bouleversant. Tout ce qui est « révélé » est connu comme le loup blanc et a fait l’objet d’un bouquin paru en 2005 sous le titre Pacte avec le diable - Les Etats-Unis, la shoah et les nazis (Albin Michel). J’en ai parlé sur le blog au moins deux fois, dont une le 08/08/07. Mais qu’importe, l’essentiel n’est pas là :
« Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts », disait le général de Gaulle, et avec raison. Et l’on pourrait préciser en ne rajoutant qu’un seul mot : « « Les Etats-Unis n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ».
En cette période où l’administration américaine invoque « son amitié historique » avec Israël pour arracher à Netanyahou concession sur concession, il faut se rappeler un temps où les froids intérêts américains ont convergé avec ceux de dignitaires nazis en fuite. C’est une page assez connue de l’histoire politique américaine que le « New York Times » de lundi remet en lumière après la publication d’un Rapport de 600 pages du Ministère américain de la Justice, qui a cédé aux pressions après avoir longtemps gardé au secret un certain nombre d’informations.
Ce Rapport indique qu’au moins 24 criminels de guerre nazis ont obtenu discrètement l’asile sur le sol américain grâce à la CIA, même si de manière simultanée, le ministère de la Justice créait un département chargé « de localiser et expulser les criminels nazis hors des Etats-Unis ». Le Rapport dénonce l’aspect cynique de la chose : «L’Amérique, qui se présentait comme un refuge pour les persécutés, est devenue – dans une faible mesure – un refuge pour les persécuteurs ».
Parmi les nazis cités par le Rapport, Otto Von Bolshwing, bras droit d’Adolf Eichman, et parmi les théoriciens de la « Solution Finale ». C’est en 1954 que la CIA lui permis d’émigrer aux Etats-Unis, où il collabora avec elle durant de longues années. Démasqué par les services du ministère de la Justice, il devait être expulsé en 1981 mais mourut la même année ! Autre cas, celui d’Arthur Rudolf, scientifique nazi, qui travaillait sur le projet des V-2 à l’usine de Mittelwerk, et qui arriva aux Etats-Unis en 1949 en même temps que Wernher Von Braun, et où il collabora activement avec la NASA au point d’être considéré comme le « père » de la Fusée Saturne V. Découvert lui-aussi, il s’enfuit au Canada en 1983. Des notes datant de 1949 montrent comment le ministère de la Justice demandait avec insistance aux services d’immigration de le laisser entrer, « dans l’intérêt de la nation ».
Ces faits certes lointains devraient être médités par tous ceux qui aujourd’hui conjurent les dirigeants israéliens d’obéir aux ordres de Washington « de peur de froisser l’allié américain ». Aujourd’hui comme alors, les Etats-Unis agissent uniquement dans leurs propres intérêts, ce qui est d’ailleurs logique. Aux dirigeants israéliens d’en faire autant ! »
17:24 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, shoah, nazis, après guerre, israel, anne kling, france licratisée
09/11/2010
GENTILS CANADA ET ISRAEL, MECHANT ONU
Le 12 octobre dernier, le Canada se faisait recaler au Conseil de sécurité de l’ONU, au profit du Portugal. Les raisons de cet échec sont variées, comme on pourra le lire plus bas sous la plume de journalistes canadiens. Israël constituerait effectivement l’une de ces causes, mais peut-être pas tout à fait pour la raison vertueuse énoncée ci-après. Car hier, le premier ministre canadien a versé une très grosse louche de pommade sur les plaies béantes de l’Etat hébreu, si inexplicablement malmené :

« Le Premier ministre canadien Stephen Harper explique son échec à l'ONU par son appui à Israël
OTTAWA (AFP)---Le Premier ministre canadien Stephen Harper a dénoncé lundi l'antisémitisme qui "gagne du terrain dans les universités", et a affirmé "avoir payé le prix" de son soutien à Israël, dans une allusion à l'échec de son pays à l'élection au Conseil de sécurité de l'ONU.
Intervenant à Ottawa lors d'une conférence sur la lutte contre l'antisémitisme, M. Harper a estimé que ce dernier avait évolué: "S'il est en substance aussi brutal que jamais, ses méthodes sont aujourd'hui plus sophistiquées".
"En exploitant les idéologies antisémites, antiaméricaines et antioccidentales, il vise le peuple juif en désignant sa patrie, Israël, comme la source de l'injustice et des conflits mondiaux, et utilise pour ce faire et de manière perverse, le langage des droits de la personne", a dit M. Harper.
"Comme tout autre pays, Israël peut, bien sûr, faire l'objet de critiques justes. Et comme tout pays libre, Israël peut lui-même se soumettre aux critiques que suscite un débat démocratique sain et nécessaire", a poursuivi le Premier ministre conservateur.
Mais, "il est de notre devoir à nous tous de nous élever contre la diabolisation, les "deux poids deux mesures" et l'atteinte à sa légitimité dont il fait l'objet".
M.Harper a dit le savoir "pour en avoir payé le prix".
"Que ce soit à l'Organisation des Nations Unies, ou au sein de toute autre instance internationale, il est facile de suivre ces discours anti-israéliens, sous prétexte d'impartialité et en se targuant d'être un "courtier honnête".
Après tout, cela rapporte beaucoup plus de votes d'être anti-israélien que de prendre position", a-t-il relevé.
"Mais, tant que je serai Premier ministre, que ce soit à l'ONU ou dans la Francophonie ou n'importe où ailleurs, le Canada prendra cette position, quel qu'en soit le coût", a conclu M. Harper.
De l'avis général, le soutien inflexible du gouvernement d'Ottawa à Israël a coûté au Canada de nombreuses voix lors du vote du 12 octobre dernier, où il s'est fait battre par le Portugal dans la course à un siège de membre non-permanent du Conseil de sécurité. »
Le discours qu'a prononcé hier Harper en ouvrant cette conférence sur l'antisémitisme vaut le détour: http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...
Voici ce qu’écrivait Radio Canada le 13 octobre 2010 à propos de cet échec :
« Le Canada ne siégera pas au Conseil de sécurité des Nations unies. Mardi, Ottawa a retiré sa candidature pour l'obtention d'un siège temporaire au Conseil de sécurité après avoir perdu les deux premiers tours de scrutin contre l'Allemagne et le Portugal. (…)
Il s'agit de sièges non permanents qui sont attribués tous les deux ans par un vote des pays membres de l'ONU.
L'Allemagne a remporté le premier siège de justesse en récoltant 128 votes contre 122 pour le Portugal et 114 pour le Canada, lors du premier tour pendant lequel chaque pays avait droit à deux choix.
Au second tour de vote, le Canada a obtenu 78 voix contre 113 pour le Portugal. (…)
C'est la première fois que le Canada subit un tel revers aux Nations unies lors des élections pour l'occupation des sièges non permanents au Conseil de sécurité de l'ONU.
En tout, cinq sièges non permanents devaient être pourvus mardi au Conseil de sécurité des Nations unies.
Les deux sièges que se disputaient l'Allemagne, le Canada et le Portugal étaient auparavant détenus par l'Autriche et la Turquie.
Les trois autres sièges non permanents à remplacer ont été attribués sans opposition. Ainsi, l'Inde a pris la place du Japon au Conseil pour la région de l'Asie, la Colombie a pris celle du Mexique pour l'Amérique latine et l'Afrique du Sud occupera le poste que détenait jusqu'ici l'Ouganda pour l'Afrique.
Des conditions moins enviables pour le Canada
Au cours d'un point de presse qui a suivi le vote, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a attribué la défaite du Canada à des déclarations du chef de l'opposition Michael Ignatieff, et a évoqué la possibilité que la politique étrangère du Canada ait été en cause.
Depuis 1948, le Canada a toujours décroché un siège non permanent au Conseil de sécurité à chacune de ses candidatures.
La dernière fois que le Canada a siégé du côté des non-permanents remonte à 1998 pour une période de deux ans. Le ministre fédéral des Affaires étrangères de l'époque, Lloyd Axworthy, parcourait alors le globe pour faire valoir sa politique de sécurité humaine. M. Axworthy avait de plus participé à un traité d'interdiction de mines antipersonnel et à un traité créant la Cour pénale internationale.
La position controversée adoptée par le Canada à Copenhague sur la lutte contre les changements climatiques en 2009 n'est pas étrangère non plus à la réserve que certains pays de l'ONU ont pu entretenir lors du vote.
Des États membres de l'ONU n'ont pas aimé non plus l'appui sans concession du Canada à Israël en 2006 lors de son attaque du Liban, ni sa politique d'alignement avec les États-Unis. »
Sources : http://fr.ejpress.org/article/38816
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