13/03/2010

LES SURVIVANTS

Nous sommes en 2010. Les camps nazis ont été libérés en 1945, il y a donc 65 ans. Depuis quelques années, nous assistons à une inflation de témoignages de survivants, qui après des décennies de silence se mettent à évoquer leurs souvenirs, à écrire des livres, à donner des interviews, etc. Tous veulent tout à coup livrer leur témoignage « unique » afin que la transmission soit assurée.

 

Ces gens ont forcément plus de 65 ans. En général, ils en ont 10 ou 20 de plus. Ils constituent par définition ce qui subsiste aujourd’hui d’une population de jeunes ou même d’enfants ayant survécu aux camps. Car bien sûr un certain nombre de « jeunes » survivants sont morts, pour diverses raisons, durant ce long laps de temps, avant que les témoignages ne soient systématiquement collectés.

 

Sans parler de tous les survivants qui étaient adultes ou même âgés au moment de la libération des camps et qui sont passés de vie à trépas durant ces soixante-cinq ans.

 

Ce qui me frappe pourtant aujourd’hui, c’est de constater que les survivants appelés à apporter leur témoignage sont systématiquement présentés comme s’ils étaient « uniques » ou « miraculeusement rescapés ». En fait, comme s’ils étaient aujourd’hui les rescapés. Alors qu’ils sont les rescapés d’il y a 65 ans ayant survécu jusqu'à aujourd'hui. Cela fait une certaine différence.

 

Il est intéressant de rappeler à ce propos quelle fut la population qui échappa aux camps. Il existe un texte intéressant sur les camps de personnes déplacées (DP) qui furent créés après la guerre. Les statistiques liées à ces camps sont de bonnes sources d’information. En résumé (texte complet en lien), on peut y lire ceci :

 

« Avec la libération des camps et la fin de la guerre, vont se produire des déplacements de population sans précédent : 16 à 18 millions de personnes civiles sont des réfugiés, pour l'essentiel d'Europe centrale et des Balkans. On les appelle les DP (Displaced Persons), qui sont regroupés dans des centres de rassemblement, principalement en Allemagne, mais aussi en Autriche et en Italie. Personnes « désireuses de rentrer chez elles mais incapables de se loger sans assistance », personnes « qui ne peuvent pas retourner dans les territoires ennemis ou préalablement ennemis », apatrides « privées, de droit ou de fait, de la protection d'un gouvernement », toutes doivent être prises en charge par l'UNRRA (United Nations Relief and Rehabilitation Administration)

 

À la fin de 1945, la plupart de ces personnes ont été rapatriées chez elles par les militaires alliés et l'UNRRA. Il demeure environ un million de personnes dans les centres, nommées le « noyau résiduel », les non-rapatriables.

 

Il y a parmi eux : les déportés des camps qui ne savent pas où aller ou qui ne sont pas autorisés à émigrer, ceux qui - du fait des déplacements de frontières à l'Est - veulent s'installer ailleurs (Yougoslaves, Hongrois, Roumains, Ukrainiens, Polonais), ceux qui veulent fuir le communisme et s'installer à l'Ouest (en particulier des habitants des pays baltes qui font désormais partie de l'URSS), et les « Allemands de souche » (Volksdeutsche) expulsés de Tchécoslovaquie, de Pologne et de Hongrie, qui, au terme des accords de Potsdam, devaient aller en Allemagne, mais dont certains préfèrent émigrer.

 

De nombreux DP sont des survivants juifs, polonais qui ne veulent pas rentrer en Pologne et dont les rangs grossiront avec ceux qui fuient les pogroms de 1946, allemands qui ne veulent pas retourner en Allemagne, et des Juifs d'autres nationalités qui n'ont plus de contact avec leurs familles dans leurs pays d'origine.

(…) 

 

Fin 1946, il y avait encore 800 000 DP, Polonais, Ukrainiens, Yougoslaves et Baltes. Parmi eux, 250 000 Juifs : 185 000 en Allemagne, 45 000 en Autriche et 20 000 en Italie.

 

À la suite du rapport Harrisson, les Juifs avaient été regroupés dans des camps spécifiques, avec la liberté de se doter d'une direction propre. Chaque camp a ainsi fondé son comité, chargé de l'organisation, de la santé, des activités éducatives et culturelles, et de la vie religieuse. 70 journaux étaient publiés. Ces camps étaient soutenus financièrement par le Joint. L'Agence juive et des organisations de jeunesse préparaient en leur sein l'établissement en Palestine - par des programmes éducatifs aux travaux agricoles - et tentaient d'organiser l'émigration clandestine.

 

Cependant, le nombre de DP juifs a régulièrement augmenté en 1946 et 1947, avec l'afflux de ceux qui fuyaient la Pologne après les pogroms, et de ceux qui progressivement rentraient d'URSS. Les départs en Palestine étaient encore peu nombreux, les recherches familiales particulièrement difficiles et les autorisations d'immigrer très restreintes. La plupart des camps ont fonctionné jusqu'en 1950. Le dernier n'a été fermé qu'en… 1957.

Les politiques d'accueil dans les pays tiers

 

Partout, l'attente d'hypothétiques nouvelles de la famille ou d'une autorisation d'émigrer paraissait sans fin. Il fallait en effet qu'un pays les accueille. Or les pays limitaient l'entrée des réfugiés.

 

Aux États-Unis, les quotas de la loi de 1924 restent la règle. La directive Truman de décembre 1945 préconise de faciliter l'entrée des réfugiés, mais dans le cadre de la loi des quotas et sous la condition qu'ils ne soient pas une « charge publique ». Priorité est donnée aux orphelins, à condition que les organismes humanitaires subviennent à leurs besoins. L'admission se fait au compte-goutte. Il faut être « assimilable » et être en bonne santé pour obtenir un visa. Il faut encore passer une « mission de sélection ». L'Amérique craint pêle-mêle les pauvres, les inassimilables, les espions de l'Est. On est en pleine Guerre froide. La propagande antisémite qualifie le refugee de « refu-jew ». Cependant, la loi change en 1948, le Congrès autorisant davantage d'entrées de réfugiés qui fuient les régimes communistes : les États-Unis acceptent l'immigration de 200 000 DP sur deux ans. De politique de l'immigration, la loi évolue vers une politique étrangère à l'égard des réfugiés, arme dans la Guerre froide. La priorité balte et agricole favorise de fait l'entrée d'anciens nazis. La loi est amendée en 1950 et les clauses qui freinaient encore l'entrée des Juifs sont éliminées : 300 000 DP sont autorisés à immigrer en quatre ans, sans distinction de race, de religion ou d'origine nationale. Mais il faut encore avoir une garantie de logement et d'emploi pour ne pas devenir « une charge publique ». 140 000 Juifs ont finalement émigré aux États-Unis après la guerre.

 

L'Angleterre n'ouvre pas non plus la Palestine aux DP juifs. Les règles d'avant la guerre demeurent telles quelles. Truman tente de convaincre le Premier ministre britannique Attlee, en utilisant le rapport Harrison, d'assouplir les règles et d'autoriser tous les Juifs qui le souhaitent à partir en Palestine. Mais Attlee ne veut pas « déstabiliser la situation au Moyen-Orient ». Le nombre de visas reste limité et l'armée anglaise refoule ou interne les immigrants qui n'ont pas de visas. Les organisations juives tentent de réaliser des passages clandestins, à partir de l'Italie, mais de nombreux bateaux sont interceptés. En novembre 1947, la résolution de partition de la Palestine est adoptée par les Nations unies et la Grande Bretagne renonce à son mandat à partir de mai 1948. De 1945 à mai 1948, 115 000 immigrants sont arrivés en Palestine ; 50 000 ont été capturés et maintenus en détention par les Britanniques jusqu'en novembre 1947. L'émigration s'intensifie après 1947. Au total, les deux tiers des survivants juifs se sont établis en terre d'Israël.

 

(…) Entre le 1er juillet 1947 et le 30 juin 1949, 82 000 DP juifs vont au Royaume-Uni, 69 000 au Canada, 55 000 en Australie, 35 000 en France, 27 000 en Argentine, 22 000 en Belgique et 20 000 au Brésil. Officiellement, c'est-à-dire sans compter les passages clandestins.

 

(…) Le Congrès juif mondial explique dans son rapport d'avril 1947 que le Fichier central de Genève a cessé d'opérer depuis le 1er janvier 1947 et que tout son matériel a été transféré au Bureau européen de recherches du Congrès juif mondial, basé à Londres. Ce bureau établit des rapports, qui sont transmis dans les camps de DP. Il fait le point statistique précis, chaque mois, du nombre de demandes reçues, classées par pays. Il rend compte de la constitution progressive de listes de survivants. Il demande que celles-ci soient transmises en urgence, afin de réunir les familles et afin que les parents à l'étranger puissent venir en aide aux survivants, en leur envoyant une aide matérielle et en facilitant leur immigration par l'envoi de visas. Il fait le point des coopérations avec les services de recherche des organisations juives dans tous les pays. »

 

 

Source : http://www.unlivredusouvenir.fr/camps-de-personnes-deplacees.html

10/03/2010

« PROPRE ET NET ». JE VOIS D’ICI CA EN FRANCE …

Mais en Israël, on a le droit. Pas de CRIF ou de LICRA pour organiser des manifs monstres, larmoyer devant les caméras et traiter de fachos tous ceux qui n’oseraient même pas employer une terminologie pareille : « Se débarrasser des clandestins ». Parce que « là-bas », ce sont des clandestins. Pas des sans-papiers. Nuance …

Donc, maintenant qu’ils ont servi, il faut d’urgence :

 

« Se débarrasser des clandestins »  

Par RON FRIEDMAN

 

« L'Autorité de la Population, de l'Immigration et des Frontières (APIF) a annoncé mercredi 3 mars son intention de débusquer tous les employeurs de travailleurs clandestins d'ici Pessah. La campagne baptisée "Propre et Net" se traduira par la mobilisation générale des officiers de l'unité Oz pour arrêter autant d'illégaux que possible. "Le but de l'opération est d'attirer l'attention du public sur l'interdiction totale d'employer des immigrants clandestins", explique le directeur de l'APIF, Amnon Ben-Ami. "A mon grand regret, certaines personnes ne savent toujours pas que si elles emploient des femmes de ménage ou des nourrices venues de l'étranger elles encourent de gros risques."

 

Selon Yehouda Ben-Ezra, à la tête de l'unité Oz, l'ensemble de ses 200 inspecteurs seront déployés à travers le pays à partir de dimanche 7 mars. "La loi nous autorise à imposer des amendes de 10 000 à 100 000 shekels aux employeurs de clandestins", poursuit Ben-Ezra. Et d'ajouter que les étrangers sont uniquement autorisés à travailler dans les domaines de l'agriculture, du bâtiment, des soins pour les personnes âgées et la restauration ethnique. Même s'ils possèdent un permis de travail, il est interdit d'employer les étrangers dans tout autre domaine. Les travailleurs arrêtés seront jugés et éventuellement expulsés.

 

La campagne démarre précisément à une période où beaucoup d'Israéliens cherchent de l'aide pour faire le ménage en vue des fêtes de Pessah, précise Ben-Ezra. Environ 125 000 travailleurs clandestins se trouvent actuellement sur le territoire israélien. »

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1268045675028&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

09/03/2010

LES HORREURS (VIRTUELLES POUR L’INSTANT) DE LA GUERRE

« Le Centre d'Etudes Stratégiques de l'Université Bar Ilan  a publié il y a quelques mois une étude du Dr Moshe Vered, sous le titre "La longueur de la guerre et les conditions ultimes d'une guerre entre Iran et Israël" (repris ce week-end par l'éditorialiste Nahum Barnea). L'étude a semble-t-il passionné les états-majors. Vered y décrit ce qui se passerait à la suite d'une attaque d'Israël sur des sites nucléaires iraniens.
"La guerre serait longue, annonce Vered, elle se mesurerait en années."
Dans un premier scénario léger, l'Iran répliquerait d'abord par une volée de missiles sol-sol vers Israël. 

 

L'attaque sans doute pourrait ne pas durer, fautes de missiles à longue portée, mais ce ne serait que le début de la guerre. La vraie réplique se ferait, selon l'étude, avec les intermédiaires que seraient la Syrie, le Hezbollah ou le Hamas.  Et là, les missiles ne manquent pas.  On estime à 40.000 le nombre de roquettes détenues rien que par le Hezbollah. On peut imaginer aussi l'utilisation de roquettes à charge  chimique, biologique, etc, ce qui perturberait durablement la vie en Israël.

Israël serait alors entraîné à occuper le territoire libanais pour longtemps, entrer dans une guérilla dont il est difficile de prévoir l'issue, etc…

Ce n'est pas tout, imagine Vered. Une autre possibilité serait l'utilisation de corps expéditionnaires iraniens qui pourraient être basés en Syrie et  pourraient transiter par un Irak complaisant, les forces américaines s'étant retirées.
Mais ce n'est pas  tout, l'Iran pourrait lancer une campagne terroriste à travers le monde, visant les ambassades et toutes les représentations d'Israël, les avions d'El Al, etc... Le Hamas, allié de l'Iran, pourrait recommencer les campagnes d'attentats kamikazes, etc etc.

Pour ce tableau catastrophe, le chercheur s'appuie sur ce qui s'est passé entre l'Iran et l'Irak et les leçons à tirer de leur guerre entre 1980 et 1988. Il écrit : "Un demi-million de morts, un million de blessés, 2 millions de réfugiés, des dommages économiques estimés à 1000 milliards de dollars. Mais rien de tout cela n'a suffi à persuader l'Iran d'arrêter la guerre. Seule la crainte d'une chute du régime a poussé les dirigeants à accepter un cessez-le feu. (...) La conclusion est simple : comme pour la guerre avec l'Irak, la guerre avec Israël serait perçue par les Iraniens comme une guerre pour le bien et pour amener la justice au monde en détruisant Israël".


De quoi faire réfléchir sur la décision d'une attaque israélienne. Car face à l'Iran, les dirigeants israéliens Netanyahu ou le ministre de la Défense Ehud Barak brandissent régulièrement l'option d'une initiative militaire si les sanctions occidentales n'étaient pas assez fortes contre l'Iran. Manière de dire : "Retenez nous sinon...".
Et ce n'est pas pour rien sans doute que le Ministre de la Défense est allé dernièrement à Washington, que le chef d'état major US est venu en Israël, que le vice-président Joe Biden fait une visite officielle, certes pour les négociations de paix israélo-palestiniennes, mais sans doute pas pour ce seul dossier.


Source : http://www.juif.org/go-blogs-22407.php

 

 

Et ce n’est sans doute « pas pour rien » non plus que le ministre de la défense israélien, Ehoud Barak, la jouait hier beaucoup plus modéré tout à coup. Après nous avoir bassiné avec l’urgence qu’il y avait à s’occuper de l’Iran immédiatement et sans délai, afin que « le monde libre » soit sauvé, voilà que soudainement, il n’y aurait en fait "Pas de danger imminent en Iran". Il est probable que devant le très peu d’empressement mis par les Etats-Unis à accompagner les humeurs belliqueuses du petit Etat tellement épris de paix, on revienne en Israël à une vision un peu plus modeste et réaliste des choses :

 

« Le ministre de la Défense a minimisé les enjeux de la "menace iranienne", lundi. Ehoud Barak prône un discours moins dramatique sur ce qui ne représente pas, selon lui, "un danger imminent pour l'Etat juif".

"Peut-être qu'à l'avenir le régime iranien représentera une menace. Mais il n'y a aucune raison, pour le moment, de s'affoler", a-t-il déclaré devant la commission parlementaire de défense et des affaires étrangères. "Nous agissons précisément pour empêcher l'Iran de devenir une menace."

Des temps encourageants

Barak a également exprimé sa satisfaction concernant l'accord palestinien en faveur d'une reprise des négociations indirectes de paix avec Israël. "Je fais partie de ceux qui pensent qu'il vaut mieux s'adresser directement aux Palestiniens. Mais, il ne faut pas oublier que, dans la situation actuelle, il était déjà très difficile d'envisager une reprise tout court des pourparlers", a-t-il ajouté.

"Il était très difficile de se mettre d'accord. Pas seulement de notre côté, mais aussi en raison des difficultés et des pressions exercées par les Etats arabes." »

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1268045673326&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

02/03/2010

"Une nouvelle communauté juive : l’Allemagne"

"En quelques années, la communauté juive d’Allemagne a presque multiplié ses effectifs par 10, passant de 25 000 en 1989 à 220 000 en 2010. C’est ce qu’a révélé Stephan Kramer, le secrétaire général du Zentralrat, le Conseil des juifs d’Allemagne.

 

Invité du bureau exécutif du CRIF, le lundi 1er mars 2010, le secrétaire général de l’équivalent allemand du CRIF, a indiqué que ce renouveau était dû à l’arrivée massive des juifs de l’ancienne URSS après l’effondrement du rideau de fer. Ce sont les Ukrainiens qui constituent la majorité des arrivés, 98 % des juifs résidant en Allemagne, parlent le russe, mais certains d’entre eux sont confrontés au chômage. Les Turcs et les Russes sont les mal-aimés en Allemagne.

 

Les relations d’Etat à Etat sont bonnes entre l’Allemagne et Israël, à l’image de la récente réunion des gouvernements des deux pays à Berlin. Le changement de générations n’est pas sans conséquence. Si les jeunes conservateurs se sentent liés par le poids de l’histoire, le conflit israélo-palestinien influence l’opposition de gauche."

 

 

Source: http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19090&artyd=2

 

 

220 000 sur une population totale de près de 82 millions. Soit une proportion nettement plus faible que celle de la France, forte d’une communauté juive d’environ 600 000 personnes pour une population totale de 64 millions.

 

Observons également qu’en dépit de l’antisémitisme galopant sévissant partout en Europe, ces juifs ukrainiens ont préféré l’Allemagne à Israël … Très courageux de leur part.

 

23/02/2010

BIEN LA PEINE DE SE PRECIPITER AU DINER DU CRIF ….

Satisfaire Israël n’est pas une sinécure. Seules sont agréées comme autant de tributs allant de soi les allégeances peines et entières à tout ce que dit et fait l’Etat hébreu. Sinon, gare. L’ire cette fois provient des propos de Kouchner. Pourtant, si l’on se souvient bien, Kouchner n’était-il pas en 2007 le chouchou du CRIF, qui s’était employé, avec succès, à éliminer de la liste des partants au poste de ministre des affaires étrangères Hubert Védrine, jugé trop « pro-arabe » ? C’était bien la peine… Encore un antisémite, ce Kouchner, finalement. Et les vieux griefs de ressurgir aussitôt ….

 

 

« Israël, furieux des déclarations de Kouchner, ignore officiellement la France

 

 

Israël ne saurait être plus clair: furieux des déclarations faites il y a 2 jours par le Ministre Français des Affaires Etrangères, l’Etat Hébreu décide officiellement de mettre à l’amende la diplomatie française. “Une diplomatie qui à les mêmes allures que celle prônée à l’époque par Jacques Chirac. Une diplomatie pro-arabe. Une diplomatie ou l’on critique Israël à tout va. Nous faisons tous des erreurs, Israël en fait. Les USA en font. Le Brésil en fait. Mais que Kouchner soit aussi agressif envers Israël est le signe très clair que nos relations diplomatiques sont particulièrement tendues. Et ce n’est pas une erreur de Kouchner, c’est toute sa pensée politique qui est déviante”. Cela à le mérite d’être clair. C’est un diplomate israélien qui le déclare à JSSNews ce matin sous couvert d’anonymat.

 

 

Le ministre de la défense israélien, Ehoud Barak, a d’ailleurs annulé sa visite prévue aujourd’hui à Paris. Il devait faire escale au Quai d’Orsay mais a décidé d’annuler son rendez-vous avec Bernard Kouchner. “Barak partira directement aux Etats-Unis sans faire escale à Paris” est l’annonce faite par l’ambassade d’Israël à Paris. Ils rajoutent “problème d’agenda”. Mais il n’y aurait pas de problème d’agenda avec un pays ami.

 

 

On se souvient d’ailleurs qu’il y a plusieurs semaines, Kouchner avait dû annuler un voyage en Israël : l’Etat Hébreu refusant alors de recevoir un homme qui ne leur veut que du mal. On se souvient que la France n’a pas voté contre le texte antisémite proposé par le juge sud-africain (Goldstone) et qu’en fin de semaine la France réclamait la “reconnaissance immédiate de la Palestine” alors que la Palestine n’est pas un Etat. Ce qu’il y a de plus honteux dans cette déclaration est que la France semble ne pas se soucier du fait que “la Palestine” ne reconnaît toujours pas Israël. Soit pas du tout. Soit pas en tant qu’état juif. Dans les deux cas, c’est la négation de l’autre. Comment vouloir annoncer la création d’un état qui, même sans l’être, nie déjà à l’autre le droit d’exister ?

 

 

Pour le diplomate joint par téléphone, les choses sont claires : “Sarkozy joue un double jeu. Il se dit ami d’Israël et charge Kouchner de donner les mauvaises nouvelles. C’est de la politique certes, mais un ami n’agit pas ainsi. La France doit prendre conscience de ses erreurs. La France qui dit vouloir jouer un rôle plus grand dans le conflit ne pourra jamais rien faire si elle continue ainsi. Même Medvedev peut faire mieux. Peut-être même que le Dalaï-Lama aurait plus d’influence que Kouchner s’il n’était pas écrasé par la Chine”.

 

 

Au moins les choses sont claires. »

 

 

Source : http://www.juif.org/go-blogs-22000.php  

18/02/2010

PETIT EXERCICE AMUSANT

Ou comment détourner subtilement une info pour parvenir à verser une louche de plus sur l’éternel et inusable sujet :

Au départ, nous avons un brave article émanant d’une administration officielle suisse qui nous raconte benoîtement ceci :

« Près de 685 000 Suisses vivent à l'étranger

Berne, 17.02.2010 - Le nombre des Suisses de l'étranger s'élevait fin 2009 à 684 974, soit 8 798 personnes de plus que l'année précédente. En 2000, leur nombre s'élevait à 580 396. Cet accroissement des Suisses établis à l'étranger s'explique principalement par l'augmentation des doubles nationaux, dont le nombre est passé de 405 921 à 493 468 personnes.

Fin décembre 2009, 684 974 ressortissants suisses vivaient à l'étranger, soit 8 798 de plus qu'en décembre 2008 (+ 1,3 %). Ce taux de croissance correspond au niveau des années précédentes.

L'Europe est la zone dans laquelle la population suisse a connu la plus forte expansion en 2009 (+ 4'946), viennent ensuite l'Asie (+1'790) et l'Amérique (+1'461).  

En progression absolue, c'est la France qui arrive en tête, avec 1 508 personnes de plus ; elle est suivie de l'Allemagne (+1 126), du Canada (+666), d'Israël (+585), de l'Italie (+491), de la Thaïlande (+459) et de la Grande-Bretagne (+423). C'est au Japon et en Inde que la colonie suisse a le plus diminué (respectivement -51 et -39). 

En terme de pourcentage de croissance, c'est l'Asie qui occupe la première place pour la deuxième année consécutive (+4,7 %), devant l'Océanie (+1,5 %), l'Europe (+1,2 %), l'Amérique (+0,8 %) et l'Afrique (+0,8 %). Dans l'Union européenne, le nombre de ressortissants suisses a augmenté de 1,1 %. 

Parmi les pays accueillant une grande communauté suisse (> 10'000 personnes), les pays où le nombre de résidents suisses a le plus augmenté sont Israël, avec une croissance de 4,3 %, puis le Canada (+1,7 %), l'Allemagne et la Grande-Bretagne (+1,5 %), ainsi que le Brésil et l'Australie (+1,4 %). 

Dans les pays comptant une population suisse moyenne (entre 500 et 10 000 personnes), les hausses les plus importantes ont été enregistrées dans les Emirats arabes unis (+13,2 % soit 228 personnes), au Liban (+10,3 % soit 100 personnes), au Panama (+8,3 % soit 43 personnes), en Thaïlande (+8,0 % soit 459 personnes) et en Croatie (+7,9 % soit 71 personnes).  

La statistique ne renseigne pas sur les causes des variations. 

La majorité des Suisses établis à l'étranger, soit 409 849 personnes (60 %), vivent dans un pays de l'Union européenne. La France accueille le plus gros contingent (179 106 personnes) ; elle est suivie de l'Allemagne (76 565), de l'Italie (48 638), de la Grande-Bretagne (28 861), de l'Espagne (23 802) et de l'Autriche (14 194). Hors d'Europe, la plupart des Suisses de l'étranger vivent aux Etats-Unis (74 966), au Canada (38 866), en Australie (22 757), en Argentine (15 624), au Brésil (14 653), en Israël (14 251) et en Afrique du Sud (9 035).  

Le nombre de Suisses enregistrés comme doubles nationaux s'élève à 493 468, soit 72 %. C'est en Argentine que leur proportion est la plus élevée, avec 91,2 %.  

Sur un total de 528 705 Suisses de l'étranger ayant le droit de vote, 130 017 (soit 24,59 %) se sont inscrits dans une commune de Suisse pour participer aux élections et votations.  

La statistique englobe tous les Suisses immatriculés auprès d'une représentation suisse à l'étranger. Cette inscription est obligatoire pour les citoyennes et les citoyens suisses projetant de résider plus de 12 mois dans une circonscription consulaire (Règlement du Service diplomatique et consulaire suisse du 24 novembre 1967, RS 191.1).

Source : http://www.news.admin.ch/dokumentation/00002/00015/?lang=fr&msg-id=31667

 

Dans le genre sexy, on a fait mieux, reconnaissez. Mais ça, c’était seulement le point de départ.

A l’arrivée, des gens doués ont été capables de transformer ce topo indigeste en ceci, autrement plus affriolant : 

 

« De plus en plus de Suisses fuient Berne pour Jérusalem

 

Simple effet dû à la politique catastrophique menée par le gouvernement Helvète ou triste réalité d’un antisémitisme toujours plus fort ? Personne n’a vraiment la réponse… Mais une chose est sûre, les Suisses fuient de plus en plus leur petit pays pour un autre petit pays: Israël. Le nombre des Suisses de l’étranger s’élevait fin [...]

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Source : http://www.juif.org/go-blogs-21826.php

 

Edifiant, n’est-ce pas ?

17/02/2010

BRANLE-BAS DE COMBAT

images.jpgObama s’est-il laissé convaincre que pour « sauver » sa présidence en train de naufrager il était urgent de faire dévier les regards ? Le Prix Nobel de la Paix entend-il prouver au monde ébahi que les States sont toujours les maîtres du monde? Toujours est-il qu’une intense agitation s’est emparée des autorités politiques tant israéliennes qu’étasuniennes depuis le début de la semaine en vue de passer à la vitesse supérieure à propos de l’Iran (ou « pays des aryens »). Et nous ne sommes que mercredi.

Petit résumé et petites phrases :

Le chef des armées américaines, l’amiral Mike Mullen, était en Israël dimanche et lundi derniers afin de renouer le dialogue stratégique entre les deux pays. Mullen et son staff ont rencontré le chef de Tsahal, le général Gaby Ashkenazi, et le ministre de la Défense, Ehoud Barak.  

« On peut dire que les experts israéliens ont été satisfaits du dialogue entre militaires. "Il a eu lieu entre gens sensés, parfaitement au courant de l’échéancier du projet perse et des conséquences qu’auraient sur le monde un Iran atomique", m’a confié ce matin l’une des éminences grises du ministère de la Défense. Car ni nos experts, ni nos politiques n’accordent un grand crédit à l’administration Obama. Encore, emploie-je ici un euphémisme. », ai-je pu lire dans une tribune.

 

Ce même lundi 15 février, Netanyahou était reçu à Moscou par Medvedev. « Sur le thème de l’Iran, B. Netanyahou a semble-t-il persuadé son interlocuteur russe d’adhérer pleinement au renforcement des sanctions contre Téhéran et de renoncer à la livraison aux Iraniens de missiles anti aériens sophistiques ».

Il a sûrement été très persuasif car pas plus tard que ce matin, on apprenait que : « La Russie a annoncé mercredi le report dû à des "problèmes techniques" de la livraison à l'Iran de systèmes antimissile S-300, au lendemain de la visite à Moscou du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, selon l'agence Interfax. (…) Le retard s'explique par des problèmes techniques. Les livraisons seront effectuées dès qu'ils seront résolus", a déclaré le directeur adjoint du service russe pour la coopération militaro-technique, Alexandre Fomine ». 

De son côté Hillary Clinton n’est pas restée inactive. Lundi, elle était en Arabie saoudite. « Des responsables dans l'entourage de Mme Clinton se sont déclarés "très satisfaits" de la teneur des entretiens de la secrétaire d'Etat lundi avec les dirigeants saoudiens sur l'Iran. Mme Clinton a notamment été reçue pendant quatre heures par le roi Abdallah d'Arabie saoudite. »

Elle a délicatement, comme on la connaît, insisté pour que les Saoudiens fassent pression sur la Chine afin qu’elle se joigne à la meute: (…) « Mais le prince Saoud s'est montré réservé concernant la contribution de Ryad, notamment par ses livraisons pétrolières, à des pressions sur Pékin dans le dossier iranien.

« La Chine n'a "pas besoin des suggestions" de Ryad, et les Chinois "assument avec sérieux leurs responsabilités au sein du Groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) et n'ont pas besoin de suggestion de l'Arabie saoudite sur ce qu'ils doivent faire", a-t-il dit. »

Selon le secrétaire d'Etat adjoint pour le Moyen-Orient, Jeffrey Feltman, la Chine a "d'importants liens commerciaux" avec le royaume, lequel pourrait mettre à profit ces liens "pour aider à accroître les pressions que ressentira l'Iran".

 

Et ce n’est pas fini. Cajoleries et menaces diverses se sont poursuivies en Grèce : « Après sa rencontre de lundi avec le président russe Dmitri Medvedev, Binyamin Netanyahou et sa femme Sarah ont rencontré le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères grec, George Papandreou. Netanyahou, sortant de quatre heures de discussions avec Medvedev, a poursuivi la même discussion avec Papandreou.

Envisageant l'Iran avec la bombe atomique, Netanyahou a fait miroiter la menace d'une diffusion de la bombe dans des pays comme la Turquie - ennemi de longue date de la Grèce -, l'Egypte ou encore l'Arabie Saoudite.

 

Pour Netanyahou, de même que la Grèce a besoin du monde pour l'aider à sortir de la profonde crise économique dans laquelle elle est engluée, la communauté internationale a besoin de l'appui grec pour lutter de concert contre le programme nucléaire iranien. »

Et voici un commentaire autorisé venant de Russie : "Une frappe contre l'Iran est actuellement à l'ordre du jour, elle sera très probablement portée par les Etats-Unis et Israël, mais beaucoup de choses dépendront de la position de la Russie et de la Chine", a annoncé le président de l'Académie des problèmes géopolitiques le général Leonid Ivachov. Selon lui, la frappe sera portée au moyen d'armes conventionnelles. »

Aux toutes dernières nouvelles, même l’Autriche, la pauvre, s’y met, afin de complaire à plus gros que soi et ne pas s’attirer d’ennuis: « L'Autriche va agir pour que l'ONU sanctionne l'Iran

En réponse au président, Shimon Pérès, qui lui demandait ce que l'Europe attend pour agir contre l'Iran, le ministre des Affaires étrangères autrichien, Michael Spindelegger, a annoncé que son pays va oeuvrer pour que le Conseil de Sécurité de l'ONU prenne des sanctions contre l'Iran. »

 

A la longue, et devant tant d’acharnement, on finira tous par trouver Ahmadinejad très sympathique. Et pourtant …

12/02/2010

RETOUR DE BOOMERANG

 

En Israël aussi, la modernité et le « progressisme » avancent à grands pas. Pas sûr que ça fasse tellement plaisir, mais une fois la boîte de Pandore ouverte pour les autres, comment la refermer juste pour soi ? L’accusation de « discrimination » fonctionne comme un piège parfait.

On peut parier sans risque que l’Iran sera vraiment entré dans la modernité le jour où l’on pourra lire le titre suivant …à Téhéran. Il leur reste encore un petit bout de chemin à parcourir pour arriver à cet eldorado.  

Enfin, vous aurez noté que l’enfant éventuel « ne pourra jamais être reconnu comme juif ». Il ne faut rien exagérer, dites donc. Et si la mère porteuse est juive ? Là, ça change tout …De quoi faire phosphorer dans les yeshivas, pas vrai ?

 

« Deux pères, une mère porteuse et... la loi

 

C'est une requête sans précédent : un couple d'homosexuels a demandé à la Haute Cour de Justice de lui accorder le droit de donner naissance à un bébé via une mère porteuse. Or, d'après la loi de bioéthique, le droit de donner naissance via une mère de substitution n'est accordé qu'à "un homme et une femme en couple".

 

"Tout ce que nous demandons, c'est que l'Etat ne nous mette pas de bâtons dans les roues pour faire ce que tout le monde fait déjà ici", a déclaré Itaï Pinkas, qui a fait cette demande au côté de son époux Yoav Arad. Le couple s'est en effet marié au Canada il y a 10 ans. Pinkas a confié au Jerusalem Post qu'ils avaient essayé d'avoir un enfant depuis cinq ans, sans succès. En Israël ils ont d'abord pensé assurer la coparentalité de l'enfant avec une de leurs amies mais celle-ci n'a pas réussi à tomber enceinte. Ils ont ensuite été voir du côté des mères porteuses en Inde. Un espoir auquel ils s'accrochent toujours.

 

Mais d'après leur avocat, Dori Spivak, en charge du programme "droits de l'Homme" de l'Université de Tel-Aviv, cette méthode pourrait leur causer des problèmes. Dans la requête adressée à la Cour, Spivak rappelle que l'enfant ne sera jamais reconnu comme Juif. En outre, la procédure est très coûteuse, elle avoisine les 100 000 dollars. Ils devront aussi poser un congé afin d'être présents auprès de la mère porteuse durant la grossesse. D'autant plus qu'aucune loi n'encadre la procréation par mère porteuse en Inde, ils devront donc rester vigilants jusqu'à la fin de la procédure.

 

Une première demande qui pourrait faire école

 

Le couple a aussi demandé au Comité éthique en charge de la loi sur la procréation de les autoriser à recourir à une mère porteuse en Israël. Demande rejetée. Le comité a toutefois indiqué au couple, que suite à leur demande, le Ministère de la Santé, conscient du caractère discriminatoire de la loi se pencherait sur le problème.

 

"Nous ne demandons aucune aide financière, aucun privilège ou passe-droit. Nous voulons faire ce que tout le monde a le droit de faire ici, mettre au monde un enfant grâce à une mère porteuse. Nous sommes des citoyens israéliens, et nous avons le droit comme tout autre citoyen israélien de créer une famille. Pourquoi devrions-nous nous expatrier pour devenir parents ?", s'interroge Pinkas

 

La loi sur la Procréation date de 1996. "Le phénomène des couples homosexuels est depuis devenu un lieu commun en Israël, et la loi doit s'adapter", estime Maître Spivak.

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1265631163940&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull