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25/06/2012

ATTENTION, LA VIGILANCE S’IMPOSE….

 

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Car l’on revoit resurgir le spectre d’une entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. Ouverte par qui, la porte ? Comme de juste, par la gauche française au pouvoir et en majesté qui n’a pas tardé à refaire les yeux doux à la Sublime Porte. Histoire, peut-être, de se consoler de s’être fait rembarrer par les Allemands. Les Turcs sont plus accommodants et pas tellement exigeants, finalement. Tout ce qu’ils demandent, c’est leur ticket d’entrée et Hollande se verrait bien le leur fournir.

 

Le Monde, tout énamouré, nous révèle que « La Turquie est tombée sous le charme de François Hollande. A commencer par son premier ministre, Recep Tayyip Erdogan. "Une nouvelle page s'ouvre dans les relations franco-turques", a-t-il déclaré, séduit, à l'issue d'une rencontre d'une demi-heure avec le nouveau président français, mercredi 20 juin, en marge du sommet de Rio G+20. » … « M. Hollande a été invité à venir en Turquie, où la dernière visite d'Etat d'un président français remonte à vingt ans, a souligné M. Erdogan. »

 

Il aura le droit d’emmener la favorite dans ses bagages ? Ils sont pourtant assez sourcilleux sur le chapitre, les Turcs. Mais bah, Bruxelles vaut bien qu’on sache fermer un œil à l’occasion…

 

Et nous y voilà, justement : « De la France, Ankara attend surtout qu'elle mette fin à sa politique d'opposition systématique aux négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Le blocage de cinq chapitres clés des pourparlers, gelés par M. Sarkozy, pourrait être levé dès juillet, espère la presse turque. »

Bon, alors j’ignore si vous vous en souvenez, mais il me semble que Chirac le calamiteux avait promis-juré un référendum pour apaiser les Français sur cette épineuse question. Mais je t’en fiche, on sait ce que durent ces promesses… Sarkozy, en principe pourtant hostile à cette adhésion inopportune, voulait faire sauter ce verrou du référendum. Mais il n’a pas entièrement réussi, et voilà ci-dessous où en sont les choses. On risque encore de se faire enfumer (rapport à la « bienheureuse soupape de sécurité », ce ne sont pas les précédents qui manquent) et c’est pourquoi il faut rester très vigilant sur la question. En réalité, je compte plus sur l'opposition allemande que sur "nos" élus bien loin d'être représentatifs de quoi que ce soit.

 

Le texte qui suit date du 22 juillet 2008:

 

« La Turquie n’évitera pas un référendum d’adhésion en France

Après moult rebondissements, l’article 88-5 de la Constitution française, tel qu’adopté hier par le congrès, est désormais ainsi rédigé :

« Tout projet de loi autorisant la ratification d’un traité relatif à l’adhésion d’un État à l’Union européenne et aux Communautés européennes est soumis au référendum par le président de la République.

Toutefois, par le vote d’une motion adoptée en termes identiques par chaque assemblée à la majorité des trois cinquièmes, le Parlement peut autoriser l’adoption du projet de loi selon la procédure prévue au troisième alinéa de l’article 89 ».

Autrement dit, le référendum reste la règle pour ratifier un traité d’adhésion, contrairement au souhait du président de la République qui voulait retrouver sa pleine liberté en ce domaine. Mais le front antiturc des députés UMP a tenu bon : simplement, la version de l’article 88-5 adoptée par la commission des lois de l’Assemblée nationale qui imposait un référendum uniquement pour les pays représentant 5 % de la population européenne (en clair, la Turquie et l’Ukraine) a heureusement été supprimée. Si le référendum demeure de droit, une bienheureuse soupape de sûreté a été introduite : si 3/5 des députés et 3/5 des sénateurs le demandent, le traité d’adhésion sera adopté par un congrès (réunissant l’Assemblée et le Sénat) encore une fois à la majorité des 3/5 des présents.

Si la Turquie n’est plus spécifiquement visée, il est clair que seul ce pays aura des difficultés à réunir une telle majorité pour éviter un référendum… »

(http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/07/la-turquie-nvit.html)

09/05/2012

PEUR DES MUSULMANS OU DES IMPÔTS ?

« Salon de l’Alya: Affluence de France

Le salon de l’Alyah, organisé et géré par l’Agence Juive, a eu lieu dimanche 06 Mai le jour des élections françaises à l’issue desquelles les Français ont élu François Hollande comme nouveau président remplaçant   Nicolas Sarkozy, considéré comme le choix privilégié de la communauté juive de France.

«Je ne me souviens pas avoir vu un tel nombre de personnes qui s’intéressent à l’Alya depuis les jours où des files de gens se pressaient devant  l’ambassade israélienne à Moscou », a déclaré le président de l’Agence Juive Nathan Sharansky, qui a assisté à la foire.

La foire annuelle attire habituellement environ 2.000 visiteurs, selon l’Agence juive.

La communauté juive française est la plus grande en Europe, avec quelques 500.000 membres, selon l’Agence juive. »

 

(http://www.leptithebdo.net/2012/05/09/salon-de-lalya-affluence-de-france/)

 

Ca, c’est l’info basique. A partir de là, j’ai lu évidemment l’une ou l’autre interprétation, du style « bon voyage » ou son contraire : « c’est terrifiant, tout ça à cause de l’antisémitisme qui règne en France ».

J’observe en premier lieu que tenir ce salon de l’alya pile le jour du second tour était naturellement délibéré, le but étant précisément de placer un nouveau couplet sur l’antisémitisme ambiant et futur. Car, sous Hollande, certains responsables communautaires font mine de craindre le pire. Pourtant on a vu Hollande reçu en grande pompe au dîner du CRIF et il n’avait pas l’air d’avoir les canines trop affûtées.

D’ailleurs, comme il sait où est son devoir, dès avant son élection, il avait assuré se rendre bientôt en Israël…

Comme j’ai déjà consacré plusieurs articles à cette question de l’alya, je ne vais pas recommencer*. Sinon pour repréciser que les candidats au départ peuvent conserver la nationalité française en endossant l’israélienne – ça peut toujours servir.

Donc, en réalité, ce que je crois, moi, c’est que ce sont moins les musulmans qui effraient, que les mesures fiscales promises par Hollande.

Or il existe en Israël une politique fiscale extrêmement favorable pour les nouveaux arrivés (voir lien ci-après). Nul doute – et c’est bien compréhensible – que ces considérations bassement matérielles  ne jouent un rôle décisif dans la décision de certains de transporter leurs pénates de l’autre côté de la Méditerranée. Bien plus que cet "antisémitisme" perpétuellement dénoncé.

D’ailleurs en août 2010, le baron Edouard de Rotschild, principal actionnaire de Libé, a fait également son alya, en compagnie de sa fortune de 300 millions d’euros. Il avait donc tellement peur des musulmans, lui aussi ?

Heureux en tout cas ceux qui disposent de ce pays d’accueil en forme de (presque) paradis fiscal.

http://209.85.229.132/search?q=cache:rdN5LVvQKN8J:www.terredisrael.com/Fiscalite1.php+alya+double+nationalit%C3%A9&cd=6&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

 

*http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2010/04/08/ou-est-l-avenir-de-la-communaute-juive-francaise.html

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2007/07/2...

28/02/2012

LES PROGRESSISTES (suite)

 

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J’ai eu la curiosité d’aller hier sur le site des « progressistes », à savoir le « pôle de renaissance communiste en France », ou encore « initiative communiste », et j’y ai découvert une info qui m’a étonnée.

 

Sur le site, les « progressistes » s’étouffaient d’indignation à propos d’une initiative du Parlement européen visant à instaurer une journée de commémoration des crimes communistes. C’est vrai, ça. Des crimes ? Quels crimes ? Et ils proposaient une pétition pour combattre une idée aussi révoltante qu’incongrue.

 

Bon, ce n’est pas un scoop que je vous révèle là, toute cette affaire remonte à 2008. Le curieux, c’est que je n’en avais jamais entendu parler. J’ai pourtant entendu parler de bien d’autres journées de commémoration, de celles qu’il est impossible de rater car elles sont annoncées à coup de shofar matin, midi et soir. Mais de celle-là, jamais.

 

Comme vous êtes peut-être dans le même cas que moi, cela méritait d’aller y voir de plus près.

En effet, le 23 septembre 2008, le Parlement européen, dans un élan de courage tout à fait inédit, adoptait une Déclaration proclamant le 23 août,  journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme, « afin de conserver la mémoire des victimes des exterminations et déportations de masse, tout en enracinant plus solidement la démocratie et en renforçant la paix et la stabilité sur notre continent ».

Victimes du stalinisme et du nazisme, naturellement. Oui, parce qu’évidemment, le Parlement européen n’est pas allé jusqu’au bout de sa démarche. Pour contrebalancer une audace aussi flagrante, il fallait obligatoirement y associer les infâmes de service.

Et puis aussi, évoquer uniquement les victimes du stalinisme permettait d’évacuer discrètement sous le tapis tous les crimes qui avaient précédé l’arrivée au pouvoir du petit père des peuples. Crimes qui n’étaient pas le fait de Staline, mais de certains révolutionnaires que nous connaissons bien.

Parapluie supplémentaire : pour se garder de toute polémique, les eurodéputés avaient pris grand soin de rappeler le caractère unique de l'Holocauste. Car il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes.

Mais enfin, ne chipotons pas, un certain début d’idée y était quand même.

 

Pourquoi le 23 août ? Parce que c’était la date anniversaire du pacte Molotov-Ribbentrop, conclu le 23 août 1939 entre l'Union soviétique et l'Allemagne.

 

Manque de bol, le 23 août est également la date retenue par l’UNESCO pour commémorer le souvenir de la traite négrière et de son abolition. Fatal télescopage de repentances et commémorations.

 

J’ignore si c’est en raison de ce carambolage de date, ou pour toute  autre mystérieuse raison, toujours est-il que je n’ai jamais entendu parler en France de cérémonies de commémoration dédiées aux victimes du communisme. Disparue, passée à la trappe, la décision européenne.

 

Les communistes français de tout poil et obédience ont hurlé comme un seul homme à la falsification de l’histoire et à la chasse aux sorcières. Ils avaient raison de gueuler, plus c’est gros mieux ça passe. Et dans ce domaine, ils en connaissent un rayon. Même Mélenchon, eurodéputé grassement rétribué comme ses petits copains, y était allé de son couplet scandalisé.

 

Le texte de la pétition est un petit bijou dans son genre, mêlant réécriture de l’histoire, amalgames, outrances et omissions en tous genres. Petits extraits choisis :

 

« L’hypocrisie de l’association [communistes/nazis] est une insulte aux communistes qui ont toujours été les résistants les plus déterminés au fascisme, avant, pendant et après l’occupation.

 

L’anticommunisme fut le cheval de Troie de l’hitlérisme, les falsificateurs, par des campagnes médiatiques déchaînées et répétées voudraient reporter les crimes d’extermination massive commis par les nazis sur le compte de ceux qui les combattaient. Nous sommes en présence d’une scandaleuse falsification historique.

 

Les auteurs du texte voté, le 23 septembre 2008, par le parlement européen, se moquent bien de l’histoire, ils veulent seulement amplifier leur campagne anticommuniste en utilisant le prétexte du Pacte de non-agression germano-soviétique, du 23 août 1939. Ils pratiquent ainsi un odieux amalgame entre le 3ème Reich et l’URSS.

 

Les eurodéputés français qui ont signé et voté le texte immonde du parlement européen et ceux qui pourraient le soumettre au parlement français rejoignent la légion anticommuniste de Daladier, Raynaud, Sérol qui porta le félon Pétain au pouvoir lors du coup d’Etat, du 10 juillet 1940, à Vichy.

 

À la vérité ces eurodéputés voudraient que le parlement français obtempère à leur scandaleuse démarche, mais rien  ne l’y oblige en l’état.

Députés et Sénateurs du Parlement français, nous vous interpellons solennellement. Vous êtes élus pour représenter la souveraineté du peuple. Si elle venait en débat, rejetez cette proposition infâme d’ « une journée du 23 août », insultante pour la France.

 

Travailleurs, démocrates, républicains et patriotes, signez et faites signer notre appel au parlement. Constituez partout des coordinations locale et/ou départementale de la flamme de la Résistance pour défendre la mémoire de nos héros et des martyrs. »

 

 

J’ai assez l’impression que ces grands démocrates ont su se faire entendre à haut niveau. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, l’influence et l’idéologie communistes restent hélas massives en France.

 

Idéologie et influence financées de surcroît par le contribuable : vous serez étonnés d’apprendre que le parti communiste est le 3e parti le plus riche du pays après le PS et l’UMP. Son dernier financement public s’est monté à la bagatelle de 32 004 975 €.

 

Oui, plus de 32 millions versés par le contribuable pour entretenir cette idéologie perverse.* Aujourd’hui. En France. Avant de nous occuper de porter la guerre à l’étranger, nous ferions bien mieux de nettoyer nos propres écuries d’Augias.

 

 

 

* Sans parler de tous les petits copains qui touchent aussi (voir http://www.observatoiredessubventions.com/)

 

Source : http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=2441  

 

28/03/2011

LES PROTOCOLES DES SAGES DE SION AUTORISES EN RUSSIE

L’ONG Pour les droits de l’homme, qui demandait l’interdiction à la vente de ce document, vient d’être déboutée par la justice russe.

 

fe5d3e2c-bcd8-4ec2-a809-a84f0502d392.jpgPour prendre sa décision, le Parquet de Moscou s’est basé sur une expertise réalisée en 2009 par l'Institut de psychologie de l'Académie des Sciences qui avait conclu que ce texte ne contenait pas d’appels contre les juifs.

 

Le Parquet n’a pas davantage donné suite à la requête alternative présentée par l’ONG, qui demandait au moins que la qualité de faux du texte soit clairement notifiée, au motif que "l'absence de mention que ce livre est un faux ne constitue pas une infraction à la loi russe concernant la défense des consommateurs".   

 

Les protocoles échappent donc à l’enfer des publications extrémistes dont la liste a été établie par le ministère russe de la Justice. Liste qui contient quand même 800 ouvrages (islamistes, néo-nazis, antisémites, etc). Sans oublier quelques brochures des Témoins de Jehovah.

 

Rappelons qu’en France, pays autoproclamé des libertés, les protocoles avaient été interdits en 1990 par le socialiste Joxe. A l’heure actuelle, un certain flou artistique les entoure car ils ne sont plus interdits depuis 2004, mais pas non plus vraiment recommandés. De toute façon, à l’époque d’internet, difficile de garder sous clé ces incroyables délires.

21/03/2011

JUIFS ET MUSULMANS EN FRANCE : MEME COMBAT

Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, fait encore des siennes. Dans une interview au Monde parue samedi dernier, il larmoie sur le triste sort des musulmans en France, mettant sur un pied d’égalité juifs et pratiquants de l’islam. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ses propos n’ont pas fait l’unanimité dans « la rue juive ». Une « Lettre ouverte au grand rabbin » circule sur les sites juifs, que vous pourrez lire ci-après.

 

rabb.jpgDans un premier temps, voyons en substance ce que le grand rabbin a déclaré :

 

 "Je sais qu'il est souvent difficile d'être musulman en France. Cette difficulté s'alourdit aujourd'hui dans un climat malsain, aggravé par un discours en vogue qui divise au lieu de rassembler. Je veux donc saisir l’occasion de dire à mes compatriotes musulmans que, précisément, ils sont d’abord mes compatriotes, et que ce qui nous rassemble en France, c’est la République qui nous est commune. »

 

"Quand une société en est à chercher des boucs émissaires, c'est qu'elle est très malade".
 

"L'islam étant récent en France, l'harmonie peut être plus longue à venir. Cela dépendra aussi de l'Etat. Il ne doit pas oublier que, si la laïcité exige que les pouvoirs publics ne reconnaissent aucun culte, elle leur impose dans le même temps de n'en méconnaître aucun".
 

"Notre calendrier prétendument laïque est ainsi calé sur les fêtes chrétiennes : un enfant, en France, n'aura jamais à manquer l'école pour pouvoir fêter Noël. Les juifs et les musulmans doivent pouvoir assumer et vivre leurs différences dans le respect de la loi républicaine".
 

"Mais le véritable enjeu est ailleurs, plus pervers et plus grave : c'est, hélas, la place des juifs et des musulmans dans la société française".

 

Le grand rabbin déclare aussi dans son interview avoir dit au secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé qu'il n’était "pas convaincu" de l'opportunité du débat sur la laïcité qui risque "de figer les positions, d'organiser les antagonismes et, en l'occurrence - c'est là le plus grave -, de stigmatiser une partie de la population française".

Il sera néanmoins présent le 5 avril pour dire "que la laïcité n'est pas une doctrine, qu'elle est moins encore la religion de ceux qui n'ont pas de religion, mais qu'elle est un art de vivre ensemble.
Je tiens à le dire à un moment où certains, en particulier au Front national, dévoient la laïcité dans le seul objectif de crisper et d’exclure. ».

 

La laïcité, un art de vivre ensemble ? Cette définition nouvelle – et particulièrement communautariste - vient sans doute de sortir. Toujours est-il que la position du grand rabbin et les réactions qu’elle suscite sont très révélatrices du grand trouble qui a saisi la communauté face à un problème qu’elle a largement contribué à installer chez nous. Communauté dont les dirigeants se retrouvent à présent désagréablement assis entre deux chaises. Partagés qu'ils sont entre la main tendue et le poing dans la gueule.

 

Voici la riposte, rédigée par une femme. Où allons-nous, mon D., si les femmes se mettent à chapitrer les grands rabbins ! 


"Lettre ouverte au Grand Rabbin de France , par Arielle Lewitt

Monsieur le Grand Rabbin de France,

 

énoncer que votre interview dans Le Monde daté du 20 mars 2011, appelle le débat est une litote, un «understatement», comme on dit en anglais! Elle appelle le débat, et plus que le débat, le désaccord.

Certes, vous rappelez des vérités, par exemple que le Juifs prient chaque samedi (et non pas « shabbat » ?) pour la République Française, ou que notre calendrier est « prétendument laïque », car calé sur les fêtes chrétiennes », etc … Ceci est exact, et il est « bon » en effet de le rappeler.

Ce qui peut étonner, c’est le moins qu’on puisse dire, c’est votre posture, qui pose la question de « la place des Juifs et des Musulmans dans la société française». Sachez que je ne me reconnais pas dans ce discours, et que nombre de mes « coreligionnaires » sont, comme moi, très mal à l’aise.

Pourquoi diable mettez-vous ainsi les Juifs et les Musulmans sur le même plan, et surtout en cette période où ces derniers sont attaqués pour non-laïcité ?

Pourquoi diable parlez- vous « au nom » des Juifs et des Musulmans ?

Pourquoi vous mettez-vous A LEUR PLACE pour affirmer qu’il est « souvent difficile d’être musulman en France » ?

Pourquoi diable réduisez-vous le judaïsme à une « religion » ? Est-ce parce que votre légitimité pour vous exprimer provient de la définition du « poste » de Grand Rabbin comme « chef » d’une « religion » ?

Permettez-moi de rappeler que ce mot « simple » de « religion » ne convient pas totalement ou si peu, au judaïsme ! Ce n’est pas à vous que je vais redire l’essentiel, ce qui fait la beauté du judaïsme: ce qui est demandé à l’être humain Juif, c’est, certes, d’observer les commandements que Dieu nous donne.
 
C’est surtout d’étudier, de comprendre, pour se rapprocher de Dieu, c’est de diffuser le message universel que contient la Bible, que nous étudions précisément dans son texte originel, depuis plusieurs millénaires avec une constance absolue.

C’est de conserver l’esprit ouvert, critique, de surtout veiller à ne jamais tomber dans le dogmatisme, dans la fermeture à l’autre. C’est dire tout ce que nous avons à offrir à l’humanité, et d’envisager ce que, nous, Juifs de France, attendons de vous, Monsieur le Grand Rabbin.

Il n’est pas de mon propos ici d’expliciter les différences entre la « religion juive » et la « religion musulmane » ? ni de rappeler le rôle qu’y joue la femme vu avec chacun des prismes, ni le piédestal sur lequel nous la plaçons.

 

Je vais en revanche rappeler nos valeurs, notamment notre rejet de la violence, l’importance sacrée de la vie de tout être humain, qui nous autorise à transgresser même le shabbat, la souplesse qui caractérise notre adaptation dans le pays dans lequel nous vivons, notre volonté de bonne intelligence, de contribution harmonieuse et en douceur à notre société, notre travail acharné pour réussir paisiblement nos études et notre vie professionnelle.

 

Vous n’êtes pas sans mesurer l’impact politique de votre interview en première page du Monde : vous êtes sorti d’un silence de longue durée depuis votre élection pour prendre une prise de position politique tonitruante, que nombre de nos « coreligionnaires » récusent : mettre sur le même plan les Juifs et les Musulmans.

 

Faut-il vous rappeler que NOUS NE REVNDIQUONS PAS la même place, que NOUS sommes Intégrés, parfois même « assimilés », en France, depuis plus de deux siècles?

Que nos penseurs ont un rayonnement sur la société française en termes d’éclairage, d’universalité (cf leurs interventions sur la scène publique concernant le Kosovo, la Lybie etc..) ?

 

Que nous ne sommes PAS prosélytes, que nos femmes sont libres et égales des hommes, que nous ne cherchons pas à contraindre la France à adopter nos coutumes et nos lois?

Au contraire, nous nous sommes toujours « calés », comme vous dites, sur la loi et la culture de la France, avec douceur et diplomatie.

 

Faut-il vous rappeler que nous nous situons dans une période où les tensions sont exacerbées ?

 

Votre posture est d’autant plus maladroite qu’elle incite les lecteurs de cet article à regarder « d’un même oeil » les Juifs et les Musulmans.

 

Elle risque de reporter sur les Juifs les mêmes sentiments négatifs que certains Musulmans provoquent parfois chez nos concitoyens.

 

Est-ce protéger les Juifs de France que de parler ainsi, Monsieur le Grand Rabbin, élu par vos pairs de toutes les régions de France ?

 

J’eusse aimé que vos déclarations soient précédées d’un débat « interne » et soient issues d’un « consensus » sur l’opportunité de les exprimer. Notamment en période pré-électorale, où le Front National se développe allègrement.

 

Pourquoi diable affirmez-vous qu’il n’y a « aucune contradiction entre la laïcité et pratique d’une religion » ? Monsieur le Grand Rabbin de France, ceci est, oui, certes vrai pour le judaïsme, nous l’avons assez démontré, nous qui revendiquons la laïcité pour notre pays.

Mais pourquoi diable affirmez-vous que c’est vrai pour l’islam ? Seriez-vous le porte-voix de l’islam de France ?

 

Alors que manifestement ceci fait vraiment débat, et même fureur dans la société mondiale et pas seulement française. Alors que tous les pays d’Europe, précisément, discutent ce point précis ? C’est peu de dire que le débat n’est pas tranché, et que votre position est controversée.

 

En posant publiquement la question de la place des Juifs et des Musulmans en France, alors que nos ennemis n’ont pas encore voulu ni osé le faire, vous légitimez leur questionnement.

 

Notre place n’est-elle pas bien établie ? Pourquoi faudrait-il la traiter comme celle d’autres, quels qu’ils soient ?

 

Faut-il que nos représentants sur la place publique ouvrent cette boîte de Pandore ?

 

Enfin, Monsieur le Grand Rabbin, votre affirmation relève d’un politiquement correct discutable.

 

Moralement, vous voulez faire preuve de « bonté » (de « hessed ») vis-à-vis de nos « cousins » d’une autre « religion », en affirmant qu’il est « souvent difficile d’ETRE musulman en France ».

 

C’est « bien », à priori, la bonté ! Mais faut-il rappeler, à vous, grand érudit, que nos sages mettent justement en garde contre « l’excès de hessed », car il peut conduire au pire mal et aux malheurs extrêmes ?

 

Je ne peux que vous engager, vous, « Grand Rabbin de France », qui avez fait un pas, tellement généreux et non sollicité, vis-à-vis de l’islam Français, à attendre que vos « homologues », « Grands Imams de France », fassent maintenant un premier pas vers vous, afin d’en faire un second vous-même. »

 

Source : http://www.guysen.com/article_Lettre-ouverte-au-Grand-Rabbin-de-France_15241.html

 

10/03/2011

FAUDRA EN RAJOUTER UNE BONNE LOUCHE

Elle est encore loin du compte. C’est vrai, ça. Elle croyait que c’était arrivé. Mais non, ce qu’elle a dit, c’est juste un bon début. Il faudra en faire plus, bien plus, encore bien des génuflexions et des protestations, et des repentances pour le passé, le présent et l’avenir, avant de pouvoir espérer faire partie du cercle magique des élus. De ceux qui sont admis aux fromages de la république.

 

Donc, Marine Le Pen a finalement vu son émission de dimanche prochain sur Radio J annulée. J’ai lu que cette décision avait été prise « sous la pression de la rue juive ». Elle a bon dos, la rue juive. En réalité, ce sont les officines habituelles, CRIF en tête, Union des patrons juifs de France, Union des étudiants juifs de France, etc. qui ont hurlé à la mort et imposé l’annulation.

 

Ils ont dû trouver que tout ça allait d’un coup trop vite et risquait de brouiller par trop le message. Certes, on peut et on doit faire bouger les lignes, l’intérêt bien compris de tous le commande, mais il convient de faire les choses subtilement. Finalement, ce premier pas raté est une bonne chose. On amorce le poisson et on attend la suite des événements.

 

Si elle est intelligente (enfin, si elle possède la sorte d’intelligence requise par le système, ce qui ne fait aucun doute), elle aura compris qu’il lui faut persévérer dans cette voie de bon sens : ce qu’elle a dit sur la shoah, c’était un bon début. Mais un début seulement.

 

En attendant l’escalade, qui ne saurait manquer, n’oublions pas que si les journaux, magazines, radios, télés « républicains » lui sont ouverts en grand, c’est bien parce que ça ne dérange pas trop la communauté officielle. On le saurait depuis belle lurette, sinon.

05/03/2011

LES PROMOTEURS DU COMMUNISME – EUGEN FRIED ET MICHEL FEINTUCH (8)

Aujourd’hui, pour le week-end, je n’ai pas vraiment envie de me fatiguer, alors je vous offre deux portraits qui trouvent parfaitement leur place dans cette série, et qui sont issus de mon livre Révolutionnaires juifs. Cette fois, nous restons en France :

 

1) EUGEN FRIED, dit CLEMENT, l’agent du Komintern qui fut le vrai chef du PCF

 

tt.jpgCelui qui est systématiquement qualifié d’ « homme de l’ombre » du parti communiste français naît en 1900 dans une famille juive de Slovaquie, alors partie de l’empire austro-hongrois. Il passe son baccalauréat en 1917, année fatidique. Dès lors il ne pensera plus qu’à se joindre aux mouvements révolutionnaires qui embrasent l’Europe centrale.

 

Il participe à la création du parti communiste tchécoslovaque en 1921 et en devient rapidement l’un des responsables. Il intègre par ailleurs le Komintern. 1921 est également l’année où s’organise en France la SFIC – Section française de l’Internationale communiste –vocable très révélateur pour désigner ce qui deviendra quelques années plus tard le PCF.

 

Fried, agent du Komintern, est envoyé en France en 1931 pour « encadrer » le parti dont il deviendra l’un des hommes-clés pendant une bonne dizaine d’années, sous le pseudonyme de Clément.

Sa tâche sera essentiellement de veiller à ce que les ordres de Moscou soient scrupuleusement exécutés. En fait, il contrôle tout l’appareil en sous-main. Si Maurice Thorez, l’ancien ouvrier méritant qui a grimpé tous les échelons du parti, prend la direction de son secrétariat général en mai 1931, ce n’est qu’avec l’assentiment du Komintern et de Fried.

 

Le PCF suivra dès lors fidèlement les injonctions et les fluctuations de Moscou: d’abord politique internationaliste, puis constitution du Front populaire en 1936, puis approbation du pacte germano-soviétique fin 1939, puis virage à 180° en 1941 et résistance aux Allemands.

Fried est toujours au centre de l’action, relayant fidèlement les ordres de Staline. En 1939, il quitte la France, où le parti a été interdit,  pour Bruxelles où il est chargé par le Komintern  de diriger une antenne pour toute l’Europe de l’ouest. Il y vivra avec la première femme de Maurice Thorez, Aurore.

 

Sa carrière d’influent agent de l’ombre va se terminer brutalement par son assassinat en 1943, à Bruxelles. Par qui ? Annie Kriegel avait débuté une biographie de Fried qui sera interrompue par son décès en 1996. Stéphane Courtois la terminera et la publiera en 1997 sous le titre Eugen Fried – Le Grand Secret du PCF. Les deux auteurs semblent attribuer le décès brutal de l’agent aux services spéciaux soviétiques. Ils ont en tout cas déclenché la controverse car la version habituellement admise – et tellement plus politiquement correcte – est d’attribuer la mort de Fried à la police allemande. Qui aurait tendu une souricière, dans cette maison bruxelloise qui servait de relais, sans savoir exactement qui viendrait s’y fourrer.

 

 

2) MICHEL FEINTUCH, dit JEAN-JEROME, agent du Komintern et grand argentier du PCF

 

C’est lui qui succéda après la seconde guerre mondiale et jusque dans les années 1970 à Eugen Fried en tant qu’œil de Moscou rivé sur le parti communiste français.

Le futur Jean-Jérôme naît en 1906 dans une famille juive de Galicie, alors région de l’empire austro-hongrois. Il reçoit une éducation religieuse poussée dans une yeshiva où il apprend le yiddish et l’hébreu.

A la fin de la première guerre, la Galicie redevient polonaise. L’onde de choc de la révolution bolchevique se propage à toutes ces régions où s’organisent des partis communistes. La Pologne ne fait pas exception. Son parti révolutionnaire se crée dès 1918 par la fusion du SDKPiL - fondé par Rosa Luxemburg et Leo Jogiches - et de l’aile gauche du parti socialiste. Feintuch ne tardera pas à le rejoindre.

Il se fait arrêter à diverses reprises en raison de ses activités politiques et syndicales.  Comme de toute façon, il veut échapper au service militaire, il quitte la Pologne en 1927.

Il va vivre dans un premier temps en Belgique, travaillant comme ouvrier, mais il se fait expulser l’année suivante en raison de son activisme. Il passe alors clandestinement en France et va vite se trouver des points de chute grâce au Comité central du PCF. On le retrouve à la Confédération Générale du Travail (CGT) et à la mission polonaise de la Main d’œuvre étrangère (MOE)

Il se fait expulser une nouvelle fois, de France cette fois, en 1931. Mais il ne tardera pas à revenir. C’est qu’entre-temps il est devenu un efficace agent de liaison du Komintern et du Profintern, l’internationale rouge des syndicats, qui avait été créée en 1921 sur proposition de Zinoviev.

Il va travailler de concert avec l’agent du Komintern, Eugen Fried, qui débarque justement en France cette année-là. Tous deux sont au cœur de l’activité du PCF durant ces années d’avant guerre. En 1936 éclate la guerre civile en Espagne. Staline crée les Brigades internationales pour renforcer les républicains et aide ces derniers de multiples façons. Feintuch sera chargé de la logistique de cette aide depuis la France : armes et fournitures en tous genres traverseront la frontière. Mais la République d’Espagne s’effondre en 1939. Feintuch se reconvertit alors dans le passage en sens inverse : il fera traverser clandestinement vers la France des dizaines de milliers d’anciens combattants et de réfugiés.

En juin 1940, le numéro deux officiel du parti, Jacques Duclos, - le numéro un officiel, Thorez, ayant déserté à Moscou - rentre de Bruxelles où il s’était replié avec d’autres dirigeants du PCF, autour de Fried qui, lui, va rester en Belgique, et fait immédiatement appel à Feintuch. C’est à partir de ce moment-là que ce dernier se fera appeler Jean-Jérôme. Il sera d’une très grande utilité au parti alors clandestin : c’est lui qui fournit imprimeries clandestines, argent et organise les caches, notamment dans la banlieue parisienne.  C’est lui aussi qui sera chargé des contacts avec la résistance et les gaullistes.

Il est arrêté par les Allemands en avril 1943, mais assez curieusement, il ne sera pas déporté. Il est libéré en août 1944, en même temps que Paris.

A l’issue de la guerre, Jean-Jérôme aura droit à toute la batterie: Médaille de la Résistance, Croix de Guerre, Légion d’Honneur.

Il continuera après-guerre, et jusqu’au milieu des années 1970, à rendre d’éminents services au PCF, quoique occultes puisqu’il n’avait pas de titre officiel. Brassant de juteuses affaires d’import-export entre la Pologne, la Tchécoslovaquie et l’URSS, il passe pour avoir été l’un des grands argentiers du parti.

Il mourra en 1990, après avoir écrit deux livres de mémoires : La Part des Hommes et Les Clandestins (1940-44).

04/03/2011

GREGOIRE DE TOURS VERSUS SARKOZY

Ce pauvre Sarkozy a fait au Puy-en-Velay dans un registre qui n’est pas vraiment le sien : l’envolée lyrique sur l’âme millénaire et l’héritage chrétien d’un pays désormais saccagé. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y était encore moins crédible que d’habitude, ce qui n’est pas à la portée du premier venu, il faut le reconnaître. Si au moins, il maîtrisait le français, ce serait déjà un bon début !

 

Je voudrais que l’on m’explique ce qu’il entend au juste par la première phrase des extraits qui suivent : « La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation et de culture : les présidents d'une République laïque ». Est-ce à dire que les présidents d’une république laïque constitueraient le magnifique héritage de la chrétienté ? C’est une Kolossale finesse ou de l’inconscience pure et simple?

 

Et puis, le pedzouille de service qui lui a pondu son discours a cru malin d’y faire figurer Grégoire de Tours pour illustrer les "racines juives de la France". Ca fait classieux et cultivé. Et ce n’est pas tous les jours qu’on arrive à le placer, celui-là …

Certes, mais s’il s’était donné la peine minimum d’aller un peu aux nouvelles avant, je me demande s’il aurait persévéré. Parce qu’il y a deux colonnes sur Grégoire de Tours dans le bouquin de Blanrue, Le Monde Contre Soi. Et que ce brave historien du haut Moyen-Age n’est pas spécialement tendre à l’égard des juifs, justement.

 

Je ne vais pas tout reprendre, juste ce paragraphe tiré de l’Histoire des Francs :

 

uu.jpg«  … Le roi Gontran, dans la 24e année de son règne [NdA : en 585] partit de Châlons et vint dans la ville de Nevers. Il était invité à se rendre à Paris pour tenir, sur les fonts sacrés du baptême, le fils de Chilpéric, nommé Clotaire. En partant de Nevers, il vint à la ville d’Orléans, où il se mit en grand crédit auprès des citoyens, car il allait dans leurs maisons lorsqu’ils l’invitaient, et acceptait les repas qu’ils lui offraient. Il en reçut beaucoup de présents, et sa bienveillante libéralité les leur rendit avec abondance.

 

Lorsqu’il arriva à la ville d’Orléans, c’était le jour de la fête de St Martin, c’est-à-dire le 4e jour du 5e mois ; une immense foule de peuple alla à sa rencontre avec des enseignes et des drapeaux en chantant ses louanges. Elles retentissaient de diverses manières, en langue syriaque, en langue latine et même en langue juive. Tous disaient : Vive le roi ! Que durant des années innombrables sa domination s’étende sur les peuples divers ! Les Juifs aussi, qu’on voyait prendre part à ces acclamations générales, disaient : Que toutes les nations t’adorent, fléchissent le genou devant toi, et que toutes te soient soumises !

 

D’où il arriva qu’après avoir entendu la messe, le roi étant à table dit : Malheur à cette nation juive, méchante et perfide, toujours fourbe par caractère ! Ils me faisaient entendre aujourd’hui des louanges pleines de flatterie, proclamant qu’il fallait que toutes les nations m’adorassent comme leur seigneur, et cela afin que j’ordonnasse que leurs synagogues, dernièrement renversées par les chrétiens, fussent relevées aux frais du public ; ce que je ne ferai jamais car le Seigneur le défend.

 

Ô roi en qui éclatait une admirable prudence ! Il avait bien compris l’artifice de ces hérétiques, qu’ils ne purent rien lui arracher de ce qu’ils comptaient lui demander. »

 

Amusant, non ? Certes, ce n’est pas du Galliano dans le texte, mais enfin …

 

 

« Nicolas Sarkozy rappelle qu’il a salué les racines juives de la France

 

Extraits du discours du président de la République, jeudi 3 mars 2011, au Puy-en-Velay (Haute-Loire).

 

« La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation et de culture : les présidents d'une République laïque. Je peux dire cela, parce que c'est la vérité. Je ne fais pas de prosélytisme, je regarde simplement l'Histoire de notre pays. Une fois dit cela, je veux dire que la France a puisé à d'autres sources : il y a quelques semaines, j'ai reconnu et salué les racines juives de la France. Grégoire de Tours, le plus ancien de nos historiens, qui dans les mêmes pages de son Histoire des Francs, parle pour la première fois non seulement du sanctuaire du Puy-en-Velay mais de la synagogue de Clermont ! C'était en Auvergne déjà et Grégoire de Tours écrivait il y a près de 15 siècles ! C'est la France. La France que nous aimons, la France dont nous sommes fiers, la France qui a des racines…

 

J'étais venu ici devant vous pour dire que la France a un patrimoine qu'elle entend préserver. J'étais venu vous dire que la France a un héritage qu'elle doit partager. J'étais venu vous dire que la France a une identité dont elle doit être fière, mais ici, au Puy-en-Velay, peut-être un peu plus qu'ailleurs, il est évident que la France a aussi une âme. »

 

Source: http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...