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16/03/2012

CA VOUS ETONNE ?

« News: ISRAELVALLEY - MARINE LE PEN PEUT CHANTER : SA PÊCHE MIRACULEUSE A JERUSALEM A SORTI DE L'ANONYMAT UN ILLUSTRE INCONNU.

 

Sylvain Semhoun, le numéro 500 de Marine Le Pen.

 

Par Daniel Assayah (Tel-Aviv)

Publié le 16 mars 2012

imagesCA509Q4R.jpgSylvain Semhoun est devenu grâce a un geste spectaculaire le “bon juif de Le Pen”. L’homme a changé de camp. Lors des dernières élections il avait soutenu avec acharnement et dévotion le candidat UMP. Il avait même été à l’origine de la création d’un timbre à l’effigie de Sarkozy !

Dans IsraelValley notre titrage était le jour de la victoire de l’actuel Président-candidat : “Record du Monde pour Nicolas Sarkozy en Israël qui a remporté sa plus belle victoire avec un record absolu de votes en sa faveur (90,7 %)”. Les temps ont changé.

Juif et franco-israélien Semhoun habite Jérusalem. Je l’ai rencontré chez l’Ambassadeur de France en Israël lors d’une réunion semi-publique. Il est d’un naturel souriant et affable. Son geste inexplicable est suicidaire surtout dans un pays où les habitants ont une mémoire infaillible. Il piétine ainsi, sans se soucier du lendemain, les efforts des juifs de France pour combattre le FN. Le grand Rabbin de France doit être atterré. Le Président du CRIF est certainement sous le choc.

Semhoun est bien élu de l’Assemblée des français de l’étranger pour la circonscription d’Israël. C’est bien lui qui est venu apporter à Marine Le Pen la signature numéro 500. Il est celui aussi qui par son geste maltraite l’image des juifs Français d’Israël.

Grâce à lui Marine Le Pen aura obtenu son passeport pour figurer dans la short list des présidentiables. Ecoeurant. Dans un article paru dans JSS il argumente (voir ci-dessous). Cet homme est en fait la caricature de certains Français d’Israël qui viscéralement portent en eux la haine des musulmans de France et ont décidé de voter pour l’innommable.

ISRAELVALLEY PLUS

Sylvain Semhoun dans Aroutz 7 : "Je suis délégué de l’Assemblée des Français de l’étranger depuis de nombreuses années. En cette qualité, je suis habilité à signer comme les maires pour les candidats aux présidentielles. Sarkozy que j’ai soutenu, pour qui je me suis démené afin que 90% des suffrages en Israël aillent pour lui en 2007. Là mon action était souhaitable et personne ne voyait à y redire, que je suis Juif et résidant en Israël, mais quand je signe pour une candidate sans pour autant la soutenir, afin de permettre à ce que 8 millions de Français puissent avoir le droit élémentaire d’élire qui ils le désirent, là le délégué Franco-Israélien que je suis, habitant à Jérusalem, ça ne va plus?

Sarkozy a tenu des propos intolérables envers Netanyahou en le traitant de menteur. Il a même voulu lui dicter de ne pas prendre Lieberman comme ministre. En Israël, on donne la possibilité à la population arabe d’élire qui elle veut et même des députés qui s’évertuent à miner la légitimité d’Israël et à se liguer avec ses ennemis, parce qu’Israël est une vraie démocratie. Voilà la leçon de démocratie qui vient d’Israël et dont je me suis fait le vecteur, que des millions d’électeurs français puissent élire leur candidat !" ».

 

Source: http://www.israelvalley.com/news/2012/03/16/35171/israelvalley-marine-le-pen-peut-chanter-sa-peche-miraculeuse-a-jerusalem-a-sorti-de-l-anonymat-un-illustre-inconnu-sylvai

15/03/2012

VALERIE IGOUNET/ROBERT FAURISSON

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Marc Knobel, le commissaire politique du CRIF, se fend ce jour d’un long article pour nous révéler tout le bien qu’il pense du livre de Valérie Igounet paru ces jours-ci, ouvrage qui se propose d’offrir aux foules le « portrait » véridique d’un innommable nommé Robert Faurisson. Elle semble garder une sévère dent contre lui depuis l’époque, 2000, où elle avait publié une Histoire du négationnisme en France. Robert Faurisson sera sans doute touché, et honoré, de tant d’attention. Et d’un livre pour lui tout seul. L’auteur semble oublier que le mieux est l’ennemi du bien. Attention aux effets boomerang.

 

Sans vouloir entrer dans ce débat, je m’interroge quand même sur l’impérieuse nécessité de noircir des bouquins entiers pour démolir des thèses qui nous sont présentées comme autant d’élucubrations et de délires antisémites. En bonne logique, puisqu’elles sont si débiles, un haussement d'épaule devrait suffire. Avait-on besoin d’une loi pour cela ?

 

A la lecture de l’article de Knobel (lien ci-dessous), vous comprendrez que l’auteur est allée farfouiller dans le passé familial, professionnel, etc, de Faurisson, pour nous livrer un diagnostic imparable : c’est un fasciste et un antisémite. Y a même des gens de sa famille qui sont au Front national, c’est tout dire ! Bon, et alors ? On s’en fout, de ce qu’il est. Il a bien le droit de penser ce qu’il veut. Ou alors, c’est déjà défendu ? Occupons-nous plutôt des thèses qu’il défend et voyons si on peut les démolir une bonne fois pour toutes. Ce ne serait pas ça, l’important ? Et la vraie démarche scientifique de l’historien ?

 

Pour éclairer votre lanterne, vous trouverez ci-après un autre lien qui vous conduira au texte de l’entretien de Valérie Igounet avec Robert Faurisson, en date du 5 mai 2000.

 

http://www.crif.org/fr/node/30345

http://robertfaurisson.blogspot.com/2000/05/valerie-igounet-et-son-histoire-du.html

Et pour finir, voici quelques extraits des réponses de Mme Igounet lors d’un forum du Nouvel Observateur, en date du 26 janvier 2004 :

 

« Question de : Internaute

Pourquoi un débat public n'a-t-il jamais eu lieu en France entre historiens et négationnistes ?

Réponse : Il n'y a jamais eu de débat public en France parce que les historiens déconsidèrent et méprisent les négationnistes. On ne peut débattre avec des personnes qui utilisent le mensonge comme centre de leurs discours.

Question de : Internaute

Est-ce mépriser, dénigrer, insulter la communauté juive (pour le simple fait qu'elle soit juive) de contester l'existence d'un plan d'extermination de la population juive pendant la 2ème guerre? Pour faire court, est-ce antijuif?

Réponse : A votre avis ?

Question de : Internaute

Pour quelles raisons principales les négationnistes sont-ils des menteurs?

Réponse : Les négationnistes sont des menteurs parce que leur discours dépend, répond avant tout à leur idéologie. Le négationnisme n'a aucun fondement scientifique. On part du postulat : "Les chambres à gaz n'ont jamais existé" et on développe son pseudo-discours à partir de cet item.

Question de : Internaute

Vous n'êtes pas un peu politiquement correcte par hasard ?

Réponse : Vous croyez ?

Question de : Internaute

Lorsque les Temps Modernes parlaient, en juillet 1946, à propos du procès de Nuremberg, de "contes de bonne femme" et de "l'outrecuidance de vouloir prévenir le jugement de l'avenir", n'y avait-il pas déjà là un peu de révisionnisme ?

Réponse : Il faut savoir qu'à la découverte des camps nazis, l'ignorance était totale*. Il a fallu des années pour pouvoir avoir une idée précise sur ce qu'a été le génocide.

Question de : Internaute

L'holocauste a-t-il existé vraiment ? Pourquoi des condamnations sévères frappent-elles les historiens qui tentent de développer des thèses différentes ? Y a-t-il eu autant de morts Juifs ? Les chiffres cités faisant souvent l'objet d'âpres contestations.

Réponse : "Pourquoi des condamnations sévères frappent-elles les historiens qui tentent de développer des thèses différentes ?" Ce n'est pas parce qu'on prétend être historien qu'on l'est. Ces gens dont vous parlez sont tout sauf historiens.

Question de : Internaute

Le N° spécial du Nouvel Obs sur la Shoah n'apporte aucun élément susceptible de lever le doute. A votre avis, pourquoi ?

Réponse : Parce qu'il y a eu génocide.

Question de : Internaute

Peut-on, comme vous l'avez brillamment fait, retracer l'histoire du négationnisme sans se trouver parfois ébranlé par certains arguments, certaines dénégations de témoignages? Ou, au contraire, la fréquentation assidue de ces textes, de la récurrence systématique de leurs propos, contribue-t-elle à une certaine nausée INTELLECTUELLE?

Réponse : Avoir lu ces textes pendant des années m'a fortifié dans l'idée que ce discours repose sur un délire idéologique et il est évident que ce n'était pas une partie de plaisir.

http://tchat.nouvelobs.com/societe/forum_avec_valerie_igounet,20081210163422663.html

 

*Puisque l’ignorance était totale, ce qui est exact, pourquoi donc ne cesse-t-on jamais de faire néanmoins grief aux Français de leur soi-disant passivité devant le sort des juifs ?

14/03/2012

TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR …

… SUR LE B’NAI B’RITH SANS OSER LE DEMANDER ... 

 

Oui, oui, oui, vous saurez tout le dimanche 25 mars car le CRIF (dont le B’B’ fait partie) nous annonce carrément une REVOLUTION : une journée portes ouvertes dans le saint des saints. Hélas, trois fois hélas, cette révolution sera à caractère strictement privé : ne seront admis que les membres de la communauté juive. Eh oui, pas de chance. Toujours pas le moindre goy à l’horizon. Il n’y aurait pas là comme l'ombre d'une discrimination, quand même ?

 

Vous me rétorquerez avec sagacité : comment peut-on faire la révolution en ouvrant largement ses portes, mais aux seuls élus ? Comment faire pour les distinguer sans se tromper? Il y aurait bien éventuellement un moyen, mais pas très praticable, vous en conviendrez. Et puis, très incomplet. Non, il y a plus simple : ce seront des journées portes ouvertes où il faudra s’inscrire d’abord. Une petite enquête sera faite et les indésirables, hop, virés.

 

Donc, résumons-nous : vous continuerez à ignorer ce qui se trame derrière les portes bien closes du B’nai B’rith. Et croyez-moi : ça ne fera aucune différence pour vous. Etant donné que le résultat de leurs cogitations s’étale sur tous les sites ultra-sionistes et peut se résumer en ceci : il faut détruire l’Iran et déclencher une guerre, même mondiale s’il le faut, pour préserver la paix. Lumineux, pas vrai ? C’est qu’ils sont très futés, au B’nai B’rith. Et surtout, ils ont de la suite dans les idées.

 

« Dimanche, 25 Mars, 2012

13 h 00 - 19 h 00

11-15 rue Courat 75020 Paris

Paris

Organisateur:

B'nai Brith

Cet évènement est ouvert au public sur inscription.

 

 

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Le dimanche 25 mars 2012 sera une journée extraordinaire pour le B’nai B’rith France. En effet, pour la première fois en France, le bnai brith ouvrira ses portes pour accueillir les membres de la communauté juive. Traditionnellement, le B’nai B’rith recrute ses membres par cooptation. Il faut donc être parrainé par un membre du B’nai B’rith pour pouvoir rejoindre une loge. Est-ce pour cette raison que le public perçoit le B’nai B’rith comme une association sectaire, élitiste et pleine de mystère ? Pourtant le B’nai B’rith est la plus importante organisation juive mondiale, créée par un groupe d’immigrants allemand à New York en 1843.

Le B’nai B’rith est maintenant présent dans 59 pays avec 500 000 membres dans le monde. Il est représenté en tant qu’ONG auprès de l’ONU, de l’UNESCO, du MERCOSUR, et du CONSEIL DE L’EUROPE. En France, le B’nai B’rith comporte 65 loges réparties sur tout le territoire. Elles font partie du mouvement international des B’nai B’rith par l’intermédiaire du B’nai B’rith France et du B’nai B’rith Europe. Plus de 2000 personnes font partie du B’nai B’rith en France. C’est donc une des plus importantes organisations juives françaises en nombre de membres, faisant partie du CRIF. Le B’nai B’rith rassemble des juifs,  femmes et hommes de toutes catégories sociales, de toutes tendances politiques ou religieuses, ou laïques.

Le B’nai B’rith agit sur plusieurs axes :

L’action culturelle : Le B’nai B’rith organise de nombreuses manifestations : conférences, salon littéraire, colloques, débats, expositions.

Israël : Le B’nai B’rith met en valeur, et rétabli l’image d’Israël, par le biais de la culture, la technologie, les voyages de découverte.

Politique : En étroite relation avec le CRIF et d’autres organisations, le B’nai B’rith lutte contre l’antisémitisme et les racismes.

Solidarité : Aide aux populations en détresse, secours aux familles en difficulté, en France et en Israël.

Depuis plusieurs années, la direction centrale du B’nai B’rith France a décliné une politique d’ouverture et de communication par différents moyens :

Refonte totale du site internet www.bbfrance.org , ouverture d’un compte Facebook et tweeter, communication radio avec émission mensuelle et spots publicitaires, création de la section des B’nai B’rith partenaires permettant de soutenir le mouvement sans faire partie d’une loge.

Avec toutes les activités publiques organisées par les loges ou les régions, le B’nai B’rith devient plus visible dans la communauté et prend ainsi la place qui est la sienne.

D’autres opérations de communications sont prévues dans un proche avenir, comme une ouverture sur les autres organisations juives, et la présence du B’nai B’rith à toutes les manifestations communautaires.

Le B’nai B’rith souhaiterait rassembler les juifs de France qui ne font partie d’aucune communauté ni d’aucune association, et qui se trouvent ainsi isolés, au risque de perdre leur identité.

C’est pourquoi le B’nai B’rith souhaite en faire encore davantage en matière de communication et rencontrer  directement le public communautaire, pour démystifier son image.

Pour celà est organisée la première journée portes ouvertes du B’nai B’rith France le dimanche 25 mars 2012 à partir de 14 heures à l’espace BSA au 11-15 rue Courat 75020 Paris.

Le public pourra découvrir les travaux des loges et des commissions, concernant l’identité et la culture juive, la défense des droits de l’homme, le soutien à Israël. Il aura ainsi la faculté de dialoguer avec les représentants du bnai brith France, des loges, des commissions et des B’nai B’rith Partenaires. Les visiteurs découvriront les valeurs, les idéaux et les actions du B’nai B’rith envers la communauté et Israël, et pourquoi «bienfaisance, amour fraternel, harmonie » est sa devise. Au cours de l’après midi Frédéric Encel  donnera une conférence sur la situation au moyen orient, où chacun pourra poser des questions. C’est une grande journée qui s’annonce pour le B’nai B’rith. Le public, curieux d’en savoir plus sur cette grande organisation, sera très nombreux à ce rendez-vous exceptionnel ».

Source : http://www.crif.org/fr/node/30301

13/03/2012

AH, CES SALAUDS DE FRANÇAIS …

Histoire de ne pas perdre la main, et en ces temps électoraux de rappeler une énième fois les zeures les plus sombres de notre histoire, nous aurons droit demain à la télé aux salauds qui ont dénoncé sous l’Occupation. Et on nous annonce même des témoins de l’époque. Or, ces faits se sont déroulés il y 67 ans pour les plus récents et 72 ans pour les plus anciens. Alors, franchement, ces témoins, ils avaient quel âge, à l’époque ? Et aujourd’hui ?

 

Parions que le réalisateur (40 ans) et son acolyte, l’historien spécialiste de l’antisémitisme Laurent Joly, ne nous parleront pas d’un personnage qui a pourtant beaucoup délationné, et pire encore à l'égard de ses coreligionnaires, pendant cette période noire : un certain Joseph Joinovici dont le portrait figure dans les archives du blog (26/11/10). Un beau salaud aussi, pourtant. Mais c'était un salaud juif, donc ça ne vaut pas.

 

"Mercredi 14 mars 2012, à 20h35, sur France 3, «Dénoncer sous l’Occupation»

 

 

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David Korn-Brzoza a réalisé un documentaire dans lequel il rappelle que beaucoup de Français ont dénoncé sous l’Occupation, des Juifs, des résistants…

 

 

Un film très précis, avec des témoins de l’époque.

 

La diffusion de ce documentaire sera suivie d’un débat.


Dénoncer sous l'Occupation (extrait) par telerama"

 

http://www.crif.org/fr/node/30300

 

12/03/2012

RIFIFI AU CRIF A PROPOS DE L’AFFAIRE AL DURA

Vous trouverez très facilement les péripéties relatives à cette affaire israélienne vieille à présent d’une bonne dizaine d’années. Mais la mémoire est longue … et les rancunes et ambitions plus encore. Voici les derniers actes (à ce jour) de cette pièce un tantinet longuette, dont les protagonistes sont cette fois: Théo Klein, ancien président du CRIF, Richard Prasquier, actuel président du CRIF, Haïm Musicant, directeur général du CRIF. Grosse tempête dans un petit bocal.

 

Acte1 :

 

« Lettre adressée à Haïm Musicant par Théo Klein

 

Mon cher Haïm,

 

C'est au responsable de la Newsletter du CRIF que j'écris pour lui dire mon très grand étonnement de voir publié un communiqué de Philippe Karsenty, du jet mars dernier, « en réaction à la décision de la Cour de cassation du 28 février 2012 ».

 

Nous avions déjà les éditoriaux du président du CRIF qui dépassaient largement sa compétence de président, et une prise de position de cette nature totalement unilatérale qui ne donne jamais la possibilité à l'autre partie de s'exprimer.

 

Je pense, pour l'instant, dans un certain silence, qu'il y a un abus manifeste de l'utilisation de cet instrument de publication dont tu es le responsable.

 

J'en profite, par ailleurs, pour te demander de bien vouloir me communiquer les extraits des procès-verbaux des divers organes du CRIF relatant les débats contradictoires qui ont pu avoir lieu au sein de ses diverses instances concernant l'affaire « al Dura ».

 

Je me permets de te rappeler que toutes les instances, dans les différents épisodes devant la justice française de ce conflit, ont conduit à des décisions constatant le caractère diffamatoire des déclarations de Monsieur Karsenty et, si la Cour d'appel a admis l'exception de bonne foi, ce n'est qu'après avoir confirmé la diffamation et dans un esprit d'apaisement*.

 

En continuant de renouveler ces affirmations calomnieuses, l'intéressé cesse à l'évidence d'être de bonne foi et, de toute façon, je ne vois pas ce que le CRIF vient faire dans cette affaire qui, au mieux, aurait été plutôt de la compétence d'un tribunal israélien devant lequel il était possible d'attaquer le journaliste israélien et le caméraman palestinien.

 

En effet, j'aimerais bien savoir à quelle date et par quelle délibération de quelle instance du CRIF il a été décidé de projeter notre organisation dans cette bataille dont les protagonistes, visiblement, n'ont pas suivi les événements de l'époque considérée et ne cherchent, finalement, qu'à se mettre eux-mêmes en vedette.

 

Les interventions du président lui-même sont suffisamment unilatérales et déplacées pour ne pas, de surcroît, participer à la campagne électorale de Monsieur Karsenty qui, si je ne m'abuse, est l'un des nombreux candidats au siège de député représentant les Français d'Israël, de Turquie, de Grèce et d'Italie.

 

Chacun a le droit de nourrir ses propres ambitions, mais le CRIF n'est ni en charge des ambitions de son président ni de celles d'un ami de celui-ci.

 

Je ne verrai aucun inconvénient à ce que mes propos soient publiés dans l'une des prochaines Newsletter du CRIF.

 

Bien amicalement à toi.

 

Théo Klein »

 

*C’est moi qui ai surligné, pour m’étonner de ce souci touchant de la Cour d’appel d’apaiser les esprits. Dommage que ce souci hautement louable ne soit réservé qu’à certaines circonstances très ciblées …

 

Acte 2 :

 

« Lettre adressée à Richard Prasquier par Théo Klein

 

Monsieur le Président,

 

Je suis plus qu'étonné, plus qu'effaré, véritablement indigné de l'utilisation que vous faites de la Newsletter du CRIF pour y poursuivre de votre vindicte Charles Enderlin.

 

Je suis non moins étonné, mais cette fois-ci indigné, de ce que vous offriez à Monsieur Karsenty cette publication pour y publier ses communiqués. Je suis, en effet choqué que la Newsletter du CRIF serve à répandre des propos qui ont été qualifiés de diffamatoires à plusieurs reprises par les tribunaux français.

 

Vous avez constamment publié sur ce point des informations inexactes en omettant de préciser que les juridictions françaises avaient, chaque fois, confirmé l'existence du délit de diffamation, accordant au diffamateur le bénéfice de l'exception de bonne foi. Il n'y a plus de bonne foi possible maintenant. En effet, lorsque des propos sont jugés diffamatoires et que celui qui les a tenus, ou quelqu'un d'autre, les réutilise, la bonne foi ne peut plus être admise et je trouve que votre attitude dans cette affaire-là est dépourvue à la fois de bonne foi mais aussi totalement le bon sens.

 

Les attaques que vous renouvelez sont une insulte permanente pour la justice israélienne et les autorités en charge de la saisir, le cas échéant, puisque, en Israël, aucune procédure n'a jamais été ouverte et que, d'ailleurs, la dispute se limitait à la question de savoir si les balles qui ont atteint l'enfant palestinien étaient tirées du côté palestinien ou du côté israélien.

 

De surcroît, permettez-moi de vous dire que vous n'étiez pas, à cette époque-là, suffisamment proche ou suffisamment au fait peut-être de la situation en Israël pour n'avoir pas compris le caractère soudain et imprévisible de l'éclatement de cette seconde intifada.

 

Vous cherchez à changer la face des choses, la vérité d'un événement totalement regrettable mais dont il est impossible de nier qu'il a eu lieu. Je considère que les propos que vous tenez sont même insultants pour l'État d'Israël puisque vous semblez insinuer que ce pays est incapable de rétablir la vérité sur un accident situé sur un territoire dont il avait alors le contrôle.

 

Cet événement en question marque le début de la deuxième intifada. Lors de la première, aucun coup de feu n'avait été tiré de part ni d'autre : ce qui s'est passé à Netzarim marque le début d'échanges de tirs à balles réelles entre Israéliens et Palestiniens.

 

Le fait que la propagande arabe ait utilisé la mort de l'enfant n'en efface pas l'existence. Peut-être, comme je vous l'ai dit, étiez-vous alors trop jeune ou trop absent pour n'avoir pas saisi l'importance de l'intrusion des armes à feu dans un conflit qui, pourtant, semblait pouvoir se diriger vers une solution pacifique. Les faits sont les faits et le seul doute qui aurait pu exister à l'époque était de savoir si les balles ayant atteint cet enfant étaient tirées du côté palestinien ou du côté israélien. L'armée israélienne, sur ce point, n'a jamais cherché à apporter de preuve contraire aux propos que vous condamnez. Vous avez, à titre personnel, le droit d'avoir toutes les opinions que vous voulez, les plus stupides pouvant s'intégrer elles aussi dans le cadre de la liberté d'opinion. Par contre, je ne vous reconnaitrais certainement pas le droit de propager dans un bulletin de notre communauté des opinions qui ont fait plusieurs fois l'objet de décisions des tribunaux français les considérant comme diffamatoires.

 

Le CRIF n'est pas votre tribune personnelle, comme il ne peut pas être non plus le brouillon de vos futures mémoires. Votre éditorial « Reportage à Netzarim, quelle vérité ? » dépasse encore plus largement les bornes au-delà de tout ce que vous avez écrit et publié dans cette Newsletter que vous transformez volontiers en votre blog personnel ; ou alors, plus simplement, peut-être considérez-vous les mouvements de votre pensée comme étant l'expression de la volonté du CRIF. C'est se moquer publiquement de la décision de hauts magistrats français que de reprendre incessamment des propos qu'ils ont définitivement jugés diffamatoires.

 

Je me permets de vous rappeler que le CRIF représente les principales organisations juives de France et j'attire votre attention sur le fait que vous tentez de le détourner de cette mission en le considérant comme étant l'expression même des sentiments et de la volonté des juifs vivant en France. Peut-être votre projet est-il grandiose, mais je crains qu'il soit mortel. Je n'imagine pas que vous publierez la présente lettre dans la Newsletter du CRIF, mais vous précise cependant que je ne m'y opposerai pas...

 

Veuillez croire, Monsieur le Président, en l'expression de mes sentiments d'ancien président.

 

Théo Klein »

 

Acte 3 :

 

« Commentaires de Richard Prasquier sur la lettre de Théo Klein à Haïm Musicant

 

Monsieur le Président,

 

La presse s'est fait l'écho de la lettre que vous auriez envoyée au Crif au sujet de l'affaire Al Dura, avant même que le CRIF ait pu l'obtenir. C'est une méthode inhabituelle que d'envoyer un document aux journalistes avant de l'adresser au récipiendaire. Je viens, il y a quelques minutes à peine de recevoir enfin le mail que nous avons dû réclamer à votre secrétariat. Je vous fais remarquer que je vous avais téléphoné il y a quelques jours pour vous demander de faire partie du Comité de parrainage que je préside pour le Mémorial du Cardinal Lustiger. Vous aviez accepté et ne m'avez alors rien dit sur l'affaire Al Dura, bien que ma tribune eût été déjà publiée dans le Figaro.

 

Vous présentez cette affaire, dans la lettre que vous avez adressée à Haim Musicant, de façon très subjective, pour ne pas dire plus. C'est votre droit, comme c'est mon droit de m'exprimer. Je vous rappelle que, il y a quelques années, quand vous aviez signé la stupéfiante pétition qui a suivi l'arrêt très documenté de la Cour d'Appel de mai 2008, qui avait relaxé Philippe Karsenty du chef de diffamation, je vous avais proposé de regarder les documents: vous m'aviez répondu que vous n'aviez ni les moyens, ni l'envie de le faire, et qu'il vous suffisait de savoir que Charles Enderlin était quelqu'un de "bien". Bizarre façon de s'informer.

 

En tout cas, il y a dans votre lettre à Haim Musicant quelque chose qui frise la calomnie, à mon égard, c'est le passage où vous suggérez que je m'exprime pour participer à la campagne électorale de Philippe Karsenty. Trouvez-moi dans mes interventions et dans les interventions du CRIF un seul passage où j'interviens dans cette campagne. J'ai spécifiquement demandé à ce que aucun des candidats ne puisse s'exprimer sur cette campagne dans la Newsletter du CRIF et cela a été respecté. Oui, j'ai écrit dans Actualité Juive que dans l'affaire Al Dura, Philippe Karsenty, qui a été insulté de façon méprisante et odieuse à de nombreuse reprises par ses adversaires, me paraissait mû par un seul objectif: cet objectif, qui est apparemment pour vous secondaire est celui de la recherche de la vérité.

 

Contrairement à ce que vous écrivez, il n'y a que dans un microcosme où la solidarité et l'amitié ont pris le pas sur tout le reste, que l'affaire Al Dura est considérée de la façon dont vous le faites. Et ce n'est pas le récent arrêt de la Cour de Cassation, qui ne dit rien de l'arrêt de mai 2008 mais casse l'arrêt de demande en octobre 2007 "avant dire droit"  de la Cour d'appel d'obtenir les rushes de France Télévision (ce que Philippe Karsenty n'avait évidemment pas pu obtenir lui-même) qui efface les questions que l'on peut se poser, alors que ceux qui les posent ne peuvent s'exprimer dans les médias: voulez-vous me signaler combien de fois on a parlé des livres de PA Taguieff et de Jacques Tarnero, combien de fois on a diffusé le dernier film de Esther Schapira, alors que le livre de Charles Enderlin a été encensé de façon systématique. ?

 

Je m'abstiendrai, par égard pour vous, de commenter le reste de vos allégations sur moi. Rien de ce que j'ai écrit sur le sujet de l'affaire Al Dura n'a reçu de critique de qui que ce soit à l'intérieur du CRIF, si ce n'est de Théo Klein lui-même, dont je n'oublie pas, même si lui l'oublie parfois, qu'il est Président d'honneur du CRIF.

 

Cette lettre n'est  pas une réponse spécifique à la lettre que vous m'avez adressée, car celle-ci est arrivée trop tard, mais à celle qui a été envoyée à Haim Musicant et qui a été reçue au CRIF par courrier dès ce matin. Pour la clarté du débat, je publie les deux lettres dans la Newsletter, de façon à ce que les lecteurs puissent se faire  une opinion. La censure n'est pas du côté du CRIF.

 

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées

 

Richard Prasquier, Président du CRIF »

 

Source: http://www.crif.org/actualites/commentaires-de-richard-prasquier-sur-la-lettre-de-theo-klein-%C3%A0-haim-musicant/30267

 

 

09/03/2012

« Le pseudo parlement juif européen »

Nous avons évoqué cette opération de marketing à deux reprises sur le blog, les 25 et 26 février dernier. Je notais que sur les « élus » français, bon nombre avaient des liens étroits avec le CRIF, qui est un conglomérat d’une soixantaine d’associations. Vous constaterez à la lecture du texte qui va suivre que les couteaux sont tirés entre officines et personnages divers et variés. Les rivalités se creusent et les appétits se déchaînent. Tout ce petit monde veut le leadership et les avantages qui vont avec.

 

Du coup, cette nouvelle initiative « européenne » est très loin de faire l’unanimité au CRIF. Pour tout dire, elle inquiéterait même certains, pour diverses raisons.

 

Vous jugerez. Le texte est de Roger Cukierman et figure ce jour sur le site du CRIF. Cukierman a présidé cette officine de 2001 à 2007. C’est l’un de ses proches, Richard Prasquier, l’actuel président, qui lui a succédé.

 

« Le pseudo parlement juif européen

 

par Roger Cukierman

 

 

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Disons les choses clairement : le pseudo parlement juif européen est une vaste fumisterie. La réunion inaugurale de ce parlement juif européen a eu lieu à Bruxelles le 16 février 2012 au siège du vrai Parlement de l’Union européenne. L’idée en serait venue à un Monsieur Igor Kolomoisky dont on nous dit que c’est un homme d’affaires et philanthrope juif ukrainien. Il semble s’être attribué la présidence de ce Parlement, assisté de deux vice-présidents Vadim Rabinovitch, autre oligarque ukrainien et de Joël Rubinfeld, seul  de tous ces personnages connu dans la communauté juive européenne car il présida, avec talent et efficacité, aux destinées de l’équivalent belge du CRIF.

 

On nous dit que les 120 membres de ce parlement ont été élus par 400.000 internautes qui se sont exprimés par internet. Ils auraient ainsi fait leur choix parmi les personnes qui avaient exprimé le souhait de devenir député de ce parlement.

 

Or  il se trouve qu’on peut avoir des doutes sur la réalité de ce processus électoral : d’une part certaines personnalités ont eu la surprise désagréable d’apparaître parmi ces « élus » sans avoir fait acte de candidature.

 

Je remarque d’autre part que toute la population juive européenne est estimée à un maximum de deux millions de personnes soit environ 500.000 familles. J’ai du mal à imaginer que 80 % des Juifs européens se soient exprimés alors que dans mon entourage proche et même lointain pourtant fort intéressé par tout ce qui touche aux Juifs et à Israël, personne n’a entendu parlé ni d’un quelconque appel à candidature ni d’élections à un tel parlement.

 

Ce parlement créé, me semble-t-il,  dans la clandestinité représenterait 54 pays, et la France aurait 12 sièges sur 120 soit 10%. C’est peu si on songe que la France abrite le quart des Juifs européens.

 

Mais allons au-delà des problèmes de représentativité de ce pseudo parlement. Est-il sain qu’une institution puisse ainsi prétendre nous représenter alors que nous disposons déjà de tant d’organisations réellement représentatives de nos intérêts, tant au niveau national qu’européen et même mondial ?

 

Cette idée d’un parlement supra national juif auto proclamé risque de conforter les antisémites qui croient ou feignent de croire en la réalité des protocoles des sages de Sion pourtant inventés par la police tsariste au 19° siècle.

 

L’utilisation du mot Parlement est choquante car un parlement traduit l’appartenance à une nation en tant  que citoyen. Alors qu’être juif c’est, pour faire simple, faire partie du peuple juif. Quant à la nation juive, elle vit en Israël et les citoyens israéliens ont leur parlement, la Knesset.

 

Le CRIF, le Congrès juif européen, le Congrès juif mondial, et bien d’autres organisations respectables abattent un travail considérable pour la préservation de la mémoire, de la tradition et de la culture juives, pour la lutte contre l’antisémitisme, pour le soutien à l’Etat d’Israël, et pour le respect des droits de l’homme. Il est regrettable que toutes ces institutions risquent de souffrir de l’opprobre que jette sur elles cette farce d’un pseudo parlement juif européen.

Le besoin de Kavod doit être particulièrement pressant quand il incite à nuire à l’intérêt général! »

 

Source : http://www.crif.org/tribune/le-pseudo-parlement-juif-européen/30195

 

 

08/03/2012

LES FEMMES CONTRE L’ISLAMISATION

 

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Le mardi 6 mars 2012 a été officiellement lancée à Anvers la campagne européenne initiée par le Vlaams belang, sur le thème : Les femmes contre l'islamisation.

Une conférence de presse s'est tenue en présence de déléguées venues de toute l'Europe parmi lesquelles la députée autrichienne du FPO Suzanne Winter, l'Anglaise J. Cook, Judith Wolter, de Pro Koln, Anne Sophie Dewinter, fille du porte-parole du mouvement, qui représentait la Flandre. J’y étais présente pour la France.

 

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Le soir, le premier meeting des Femmes contre l'islamisation a rassemblé plus de 400 personnes dans la capitale flamande. Vous trouverez ci-dessous le texte de mon intervention :

 

« Lorsque l’on parle de l’islamisation de nos sociétés, il convient d’avoir clairement à l’esprit que cette islamisation a été, et est toujours, encouragée et protégée par un certain nombre d’instances européennes.

Des instances qui n’ont en rien été créées à cet effet, et qui tout au contraire ont été créées pour défendre en premier lieu les Européens. Plus encore, pour défendre les valeurs de démocratie et de liberté. Au premier rang desquelles figurent  les libertés d’opinion et d’expression.

Il est stupéfiant de constater à quel point ces buts premiers – et fondateurs – ont été détournés – ou plus exactement retournés - pour devenir dans la réalité des instruments destinés à museler ces mêmes Européens et à les empêcher de réagir aux substitutions de population qui avaient été décidées et s’opéraient dans le même temps.

Je vais illustrer mon propos, de façon quasi caricaturale mais pourtant totalement véridique, par les démêlés épiques que j’ai eus avec l’instance européenne qui m’employait alors – et qui m’a employée jusqu’à une époque récente – à savoir le Conseil de l’Europe.

Des démêlés causés directement par mes activités politiques et associatives, qui elles-mêmes étaient étroitement liées à l’immigration massive et à l’islamisation qui s’en est automatiquement ensuivie.

Et vous verrez de quelle façon cette organisation, qui se qualifie d’organisation de droit vouée à défendre les nobles valeurs que sont en théorie liberté d’opinion et liberté d’expression, traite dans la réalité ceux qui osent s’écarter de la pensée dominante. C’est-à-dire ceux qui combattent l’islamisation de nos sociétés.

Il faut savoir que le statut du Conseil de l’Europe autorise ses agents à se livrer à des activités politiques et associatives, à condition naturellement qu’elles soient licites et qu’elles ne se réclament pas de l’Organisation. Ce qui est la moindre des choses.

Le premier des conflits liés à mes activités, conflit qui démarre en l’an 2000, ne concernait pas directement le Conseil de l’Europe. Un tract qui établissait un lien entre immigration musulmane et délinquance des jeunes et qui émanait d’une association sur la sécurité dont je m’occupais alors, fut distribué durant une campagne municipale. Ce tract déplut fortement à la LICRA - Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme – qui fit le nécessaire pour que je sois renvoyée en correctionnelle, sous l’habituelle accusation d’incitation à la haine raciale, en 2001. Je fus relaxée. Mais j’étais désormais sous haute surveillance de la part de l’organisation qui m’employait.

Un peu plus tard, dans le cadre de l’association Défendons notre identité que je présidais, une pétition dénonçant l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne fut initiée. Or, la Turquie est membre du Conseil de l’Europe. Ses représentants allèrent derechef demander ma tête au secrétaire général de l’organisation, qui était alors l’Autrichien Walter Schwimmer. J’avais strictement respecté les conditions prévues par le statut et agi en ma seule qualité de citoyenne française. Ce qui n’empêcha nullement que satisfaction fut immédiatement donnée aux Turcs et je fus révoquée sans plus de cérémonie en octobre 2002. Je fus donc mise à la porte pour avoir manifesté dans un tract mon opposition à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.

J’intentai un procès que, ô surprise, je gagnai en mai 2004. Le tribunal ordonna ma réintégration au Conseil de l’Europe.

Le secrétaire général et ses amis turcs furent fort mécontents et comme ils souhaitaient avoir néanmoins le dernier mot, une nouvelle procédure disciplinaire fut illico déclenchée contre moi. Toujours pour les mêmes motifs. Contrairement à leurs espérances, cette nouvelle procédure qui était censée bétonner davantage l’accusation, se solda par un pétard mouillé. Puisqu’un simple blâme fut requis par la commission de discipline pour mes crimes.

Après ma réintégration, je fus donc officiellement blâmée pour mes propos dénonçant l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Seconde sanction.

Je poursuivis mes activités extraprofessionnelles, qui ne concernaient toujours en rien mon employeur et dans ce cadre extérieur, je publiai en 2006 un livre, La France LICRAtisée, qui est une enquête sur l’association publique qu’est la LICRA et l’influence démesurée qu’elle a exercée sur la vie politique française. J’y parlais notamment de son fort soutien à l’immigration arabo-musulmane et j’énonçais un certain nombre de vérités sur l’islam. De vérités basiques, que tout un chacun pouvait aisément constater.

Ce livre n’a donné lieu à aucune poursuite judiciaire, il n’y avait strictement aucune raison de le faire. Du reste, la LICRA cette fois, s’est bien gardée d’attirer l’attention sur un ouvrage qui la dépeignait avec précision depuis  sa création.

Mais le Conseil de l’Europe – en la personne de son nouveau secrétaire général, qui était cette fois Terry Davies, un travailliste britannique, ce qui prouve que si les têtes changent, la politique reste strictement la même – estima que les propos sur l’islam que je tenais dans cet ouvrage étaient intolérables et devaient être à nouveau lourdement sanctionnés. Car il paraît que ces propos étaient contraires aux valeurs prônées par le Conseil de l’Europe. Quelles valeurs ? Apparemment pas celles de la liberté d’opinion ou d’expression. Mais plutôt celles du dialogue interculturel, qui était la nouvelle religion révélée,  au nom de laquelle toute critique devait être bannie.

Que faire ? Me renvoyer une seconde fois était un peu trop voyant. La sanction qui suivait immédiatement le renvoi était la rétrogradation. Une troisième procédure disciplinaire – présidée cette fois par un agent de l’organisation qui n’était pas en fin de carrière comme ç’avait été le cas précédemment – fut enclenchée avec diligence.

Cette fois, la procédure se termina à la satisfaction des instances hiérarchiques : je fus rétrogradée pour avoir écrit les phrases que je vais vous citer. La citation que je vais faire est un peu longue, mais elle est nécessaire afin que vous constatiez qu’elle ne contient rien d’insultant, ni de contraire à la vérité. Il s’agit de considérations critiques sur l’islam, faites par une citoyenne européenne, dont la liberté d’expression est en principe garantie par la convention des droits de l’homme, objet de fierté de ce même Conseil de l’Europe. Ce qui n’empêcha pas ces propos d’être considérés comme virulents et agressivement racistes et punis en tant que tels. Les voici :

«On a vu les origines communistes de la LICRA. Or, les points de convergence entre le communisme et l’islam ne manquent pas : tous deux sont fondamentalement internationalistes et à ce titre, combattent ou veulent transcender les nations. Et tous les internationalismes sont par essence destructeurs d’identité nationale.  Communisme et islam sont en outre animés l’un et l’autre d’un prosélytisme sectaire et entretiennent la confusion entre le politique et le religieux. Car le communisme a toujours fonctionné à la manière d’une religion nouvelle destinée à remplacer toutes les autres. Cette confusion est parfaitement incompatible avec le système de valeurs correspondant à la tradition européenne et ne peut entraîner à terme que des conflits.

Enfin, communisme et islam ont un point commun supplémentaire : ils combattent tous deux la démocratie. Même s’ils s’en défendent en s’emparant du terme pour mieux le vider de son contenu ».

 « Mais si l’islamisme, comme il était inévitable qu’il le fasse, progresse chaque jour davantage, doit-on pour autant reprocher aux musulmans de pratiquer une religion dont la caractéristique est justement de n’avoir jamais évolué et d’être aujourd’hui encore, dans son essence et son expression, ce qu’elle était à l’origine ? Une religion dont nos « élites » connaissaient parfaitement la nature et les manifestations dans sa zone géopolitique naturelle ? Quelle arrogance, quelle illusion d’imaginer que l’islam pût être différent par la vertu de l’air miraculeux respiré en Europe, de ce qu’il est depuis 1 300 ans partout dans le monde ! ».

« Si les musulmans sont aujourd’hui installés chez nous en nombre sans cesse grandissant, c’est bien parce que des politiques irresponsables et veules, sous la pression d’associations dites antiracistes, mais en réalité antinationales et anti-identitaires, leur ont ouvert toutes grandes les portes sans même leur demander en contrepartie de faire l’effort de s’adapter à notre société ».

Voilà les propos qui ont entraîné ma condamnation. S’ils sont critiques, ce qui est le cas, je n’y discerne en revanche ni racisme ni xénophobie. A moins d’attribuer à ces notions un sens nouveau et inédit.

J’intentai à nouveau un procès, mais cette fois, je le perdis. Les juges du tribunal administratif – qui est un organe propre au Conseil de l’Europe – avaient eux aussi majoritairement changé, et cette fois, eux aussi donnèrent satisfaction aux instances hiérarchiques. Je fus donc définitivement rétrogradée en 2007. Troisième sanction.

C’est-à-dire qu’à défaut de pouvoir me réduire au silence, on m’attaquait au portefeuille.

Vous aurez compris à la lumière de ces péripéties, que la liberté d’expression – et la démocratie – si chères en paroles à ceux qui nous gouvernent, n’existent dans la réalité que pour ceux qui soutiennent les positions officielles de la pensée dominante. Pas pour ceux qui sont d’un avis contraire, que l’on réduit au silence en les accusant de racisme.

Je terminerai sur cet extraordinaire paradoxe : au nom de la démocratie et des droits de l’homme, il est défendu, sous peine de sanctions professionnelles et/ou judiciaires, de critiquer les manifestations ici en Europe d’une religion qui est en même temps une vision politique du monde. Et il est défendu de les critiquer y compris lorsque ces manifestations vont totalement à l’encontre des idéaux officiellement prônés, tels que le respect des droits et libertés des femmes, pour ne citer qu’un seul exemple.

Et sont punis, non ceux qui violent ces idéaux, mais ceux  qui dénoncent ces dérives plus qu’inquiétantes.

Nous sommes là, déjà, dans une situation digne d’Orwell.

Il est urgent que les Européens prennent conscience de l’énorme fossé qui s’élargit de plus en plus entre les valeurs pseudo-démocratiques vertueusement proclamées par de soi-disant « élites » européennes. Et la triste réalité faite de soumission aux diktats de la pensée unique et totalitaire.

Heureusement, les initiatives en ce sens commencent à se multiplier, comme celle qui nous réunit ce soir. Tout n’est pas perdu. En dépit de la soumission ambiante, la résistance s’organise. »

 

01/03/2012

LES ALTERNATIFS (2)

Continuons notre série commencée le 8 février dernier avec cette fois Gideon Levy, également journaliste à Haaretz, le journal de gauche israélien considéré comme ennemi national par Netanyahu. Là encore, je n’ai pas l’intention de me livrer à une étude fouillée du personnage, juste d’apporter un éclairage sur ses opinions très politiquement incorrectes (aux yeux des sionistes enragés), et les réactions inévitablement déclenchées.

 

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Gideon Levy est né en 1953 à Tel-Aviv. Journaliste et écrivain, il est actuellement membre de la direction du quotidien Haaretz.

 

Wikipédia nous apprend que Gideon Levy est connu pour critiquer « la politique du gouvernement israélien à Gaza, les médias et la société israélienne, selon lui insensible au sort des habitants des Territoires occupés. Il tient dans Haaretz une chronique hebdomadaire sur des activités de l'armée israélienne sous le titre de Twilight Zone, soit « zone grise. [Il se définit comme un patriote israélien ».

 

 

Petit florilège émanant de sites sionistes francophones:

Février 2011 : « L’éditorialiste du « Haaretz » Guidon Lévy, connu pour ses prises de position extrêmes et virulemment anti-israéliennes a écrit cette semaine un article retentissant intitulé « D’Auschwitz à Hébron ». Dans cet article, il critique avec des mots très durs la décision du ministre de l’Education Guidon Saar d’introduire dans les programmes scolaires la visite du Caveau des Patriarches à Hébron. Pour Lévy, « cette décision tient du même ressort que la participation à la Marche des Vivants à Auschwitz, et se révèlera être une catastrophe pour la jeunesse israélienne ».

Et pour quelle raison? « Car comme ceux qui reviennent de pèlerinage à Auschwitz, les jeunes reviendront de Hébron encore plus nationalistes, racistes, adeptes de la force, xénophobes et aveugles aux souffrances de l’Autre en l’occurrence, les Palestiniens ». Guidon Lévy qualifie de « Safari » les visites qui seront faites à Hébron, « où les jeunes israéliens, accompagnés par des animateurs belliqueux, iront observer de loin les quelques rares Palestiniens que les Juifs ont laissé là-bas, et se rendront sur les tombes des Patriarches dont on doute fort qu’ils soient réellement enterrés à cet endroit ». Cette attitude pathologique se passe de tout commentaire.

 

Mars 2011 : « Le député Otniel Schneller (Kadima) a réagi à l’article du journaliste antisioniste du « Haaretz » Guidon Lévy, qui ose écrire ces lignes quelques jours après l’horrible attentat d’Itamar: « … l’exigence d’Israël d’être reconnu comme Etat juif est ridicule. Le régime israélien est moralement corrompu. L’occupation est devenue une véritable dépendance et les pays amis d’Israël doivent l’aider à s’en désintoxiquer ».

Schneller a répondu: « L’imagination développée de Guidon Lévy exige qu’il subisse un traitement pathologique. Un Juif qui n’en est plus un, dont le sionisme a disparu et qui vit l’Etat d’Israël comme un poids ferait mieux de renoncer à sa citoyenneté, quitter le pays et se rajouter à la cohorte des ennemis d’Israël qui luttent contre lui depuis l’étranger. De notre côté, nous serons très heureux de nous débarrasser de lui ». Schneller a conclu en disant: « A force de concentrer notre combat contre l’incitation venue de l’extérieur, nous avons négligé de lutter contre nos détracteurs de l’intérieur ».

 

Décembre 2011 : « Le journaliste gauchiste et post-sioniste Guidon Lévy, qui fait les beaux jours de « Haaretz », participe de bon coeur à la campagne mondiale de délégitimation d’Israël. Et cette fois-ci il le fait sur la chaîne « Al Jazeera » pour être certain que sa parole atteindra son public de prédilection. Lors de son interview, Guidon Lévy a notamment déclaré « qu’Israël, avec le gouvernement le plus à droite de son histoire, était plus dangereux pour la région que l’Iran et sa bombe atomique ». Le pire pour ce triste clown étouffé par la haine de soi, est qu’il sera probablement pris pour un fieffé menteur en Arabie saoudite et dans les Emirats… »

 

Il faut tout de même mettre au crédit d’Israël que ce « triste clown étouffé par la haine de soi » peut y exprimer librement ses opinions. Je me demande si en France