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26/06/2012

Poutine dans le système … vous parlez d’un scoop !!!

 

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Vladimir Poutine se trouve actuellement en visite officielle en Israël accompagné d’une suite de 300 personnes. Visite hautement stratégique qui démontre essentiellement la volonté des Russes de ne plus laisser le terrain du Moyen-Orient et ses nombreuses possibilités aux seuls Américains.

 

Alors, oui, Poutine a fait hier la déclaration suivante à Netanya, lors de l’inauguration d’un mémorial dédié à la victoire de l’Armée Rouge sur l’Allemagne nazie :

 

« Il est inadmissible de refaire l'histoire, les générations futures devant connaître la vérité sur les héros de la Seconde Guerre mondiale

 

Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que les doctrines nazies criminelles, quel que soit leur déguisement, restent dans le passé, pour que les conclusions du Procès de Nuremberg soient toujours inébranlables. Il est de notre devoir de garder et de défendre la vérité sur la guerre, de nous opposer à toute tentative d'innocenter les acolytes du nazisme".

 

Et d’autres choses encore, bien douces à entendre du côté de Tel-Aviv.

 

Je lis sous la plume de certains qu’il s’agit-là d’une déclaration « atterrante ». Sans doute des personnes qui s’imaginaient, parce que les dirigeants russes semblaient s’opposer aux américano-sionistes sur certains dossiers comme l’Iran ou la Syrie, qu’ils s’opposaient au système tout court.

 

Je pense, moi, qu’il n’en est rien. La Russie de Poutine joue effectivement sa petite musique conforme à ses intérêts mais s’agissant du système global, ses dirigeants en sont partie prenante. Et totalement solidaires lorsqu’il s’agit de défendre la colonne vertébrale qui maintient l’ensemble. Il serait donc illusoire d’en attendre plus qu’ils ne peuvent donner.

 

Vous imaginez Poutine déclarer tout uniment qu’il faut dynamiter les conclusions de Nuremberg ? Il aurait bonne mine. Je suppose qu’il connaît bien son histoire récente, Poutine, et qu’il sait pertinemment le rôle qu’ont joué les Soviétiques, bien d’accord avec les Américains, dans le déroulement de ce procès fort étonnant. Le procureur chargé de juger les crimes nazis était soviétique alors que dans le même temps, les victimes de Staline se comptaient par dizaines de millions. Et Katyn ? C’est bien le tribunal de Nuremberg qui attribua sans sourciller le massacre aux Allemands, alors que l’on savait déjà à l’époque que c’était Staline qui avait fait le coup.

 

Ah non, Poutine n’a aucun intérêt à ouvrir cette boîte de Pandore empoisonnée… Il a au contraire tout intérêt, comme les autres, à bien la cadenasser.

 

Le jour où cette boîte explosera – et ça finira fatalement par arriver, même si nous ne sommes plus là pour le voir – ce jour-là le système sautera. Et pas avant. Car il s’agit du pilier central qui soutient tout l’édifice. Que ce pilier vienne à manquer et tout s’écroulera.

 

Mais il faut être naïf pour croire que Poutine pourrait se charger de ce boulot.

 

 

Si vous voulez en savoir un peu plus sur le procès de Nuremberg, je vous recommande la lecture d’un petit opuscule « La face cachée de Nuremberg » écrit par Mark Weber. Sûrement facile à trouver sur internet.

25/06/2012

ATTENTION, LA VIGILANCE S’IMPOSE….

 

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Car l’on revoit resurgir le spectre d’une entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. Ouverte par qui, la porte ? Comme de juste, par la gauche française au pouvoir et en majesté qui n’a pas tardé à refaire les yeux doux à la Sublime Porte. Histoire, peut-être, de se consoler de s’être fait rembarrer par les Allemands. Les Turcs sont plus accommodants et pas tellement exigeants, finalement. Tout ce qu’ils demandent, c’est leur ticket d’entrée et Hollande se verrait bien le leur fournir.

 

Le Monde, tout énamouré, nous révèle que « La Turquie est tombée sous le charme de François Hollande. A commencer par son premier ministre, Recep Tayyip Erdogan. "Une nouvelle page s'ouvre dans les relations franco-turques", a-t-il déclaré, séduit, à l'issue d'une rencontre d'une demi-heure avec le nouveau président français, mercredi 20 juin, en marge du sommet de Rio G+20. » … « M. Hollande a été invité à venir en Turquie, où la dernière visite d'Etat d'un président français remonte à vingt ans, a souligné M. Erdogan. »

 

Il aura le droit d’emmener la favorite dans ses bagages ? Ils sont pourtant assez sourcilleux sur le chapitre, les Turcs. Mais bah, Bruxelles vaut bien qu’on sache fermer un œil à l’occasion…

 

Et nous y voilà, justement : « De la France, Ankara attend surtout qu'elle mette fin à sa politique d'opposition systématique aux négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Le blocage de cinq chapitres clés des pourparlers, gelés par M. Sarkozy, pourrait être levé dès juillet, espère la presse turque. »

Bon, alors j’ignore si vous vous en souvenez, mais il me semble que Chirac le calamiteux avait promis-juré un référendum pour apaiser les Français sur cette épineuse question. Mais je t’en fiche, on sait ce que durent ces promesses… Sarkozy, en principe pourtant hostile à cette adhésion inopportune, voulait faire sauter ce verrou du référendum. Mais il n’a pas entièrement réussi, et voilà ci-dessous où en sont les choses. On risque encore de se faire enfumer (rapport à la « bienheureuse soupape de sécurité », ce ne sont pas les précédents qui manquent) et c’est pourquoi il faut rester très vigilant sur la question. En réalité, je compte plus sur l'opposition allemande que sur "nos" élus bien loin d'être représentatifs de quoi que ce soit.

 

Le texte qui suit date du 22 juillet 2008:

 

« La Turquie n’évitera pas un référendum d’adhésion en France

Après moult rebondissements, l’article 88-5 de la Constitution française, tel qu’adopté hier par le congrès, est désormais ainsi rédigé :

« Tout projet de loi autorisant la ratification d’un traité relatif à l’adhésion d’un État à l’Union européenne et aux Communautés européennes est soumis au référendum par le président de la République.

Toutefois, par le vote d’une motion adoptée en termes identiques par chaque assemblée à la majorité des trois cinquièmes, le Parlement peut autoriser l’adoption du projet de loi selon la procédure prévue au troisième alinéa de l’article 89 ».

Autrement dit, le référendum reste la règle pour ratifier un traité d’adhésion, contrairement au souhait du président de la République qui voulait retrouver sa pleine liberté en ce domaine. Mais le front antiturc des députés UMP a tenu bon : simplement, la version de l’article 88-5 adoptée par la commission des lois de l’Assemblée nationale qui imposait un référendum uniquement pour les pays représentant 5 % de la population européenne (en clair, la Turquie et l’Ukraine) a heureusement été supprimée. Si le référendum demeure de droit, une bienheureuse soupape de sûreté a été introduite : si 3/5 des députés et 3/5 des sénateurs le demandent, le traité d’adhésion sera adopté par un congrès (réunissant l’Assemblée et le Sénat) encore une fois à la majorité des 3/5 des présents.

Si la Turquie n’est plus spécifiquement visée, il est clair que seul ce pays aura des difficultés à réunir une telle majorité pour éviter un référendum… »

(http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/07/la-turquie-nvit.html)

18/06/2012

RIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL

 

 

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Il est tout de même extraordinaire de voir les journaleux aux ordres faire mine de s’effaroucher de l’entrée « historique » de deux députés FN à l’Assemblée dite nationale. Deux ! S’ils n’étaient si massivement de gauche, ces journaleux feraient mieux de se demander comment il se fait qu’avec 6,91% au 1er tour et 1,08% au 2e, le Front de gauche arrive, lui,  à y faire entrer 10 gauchistes. Alors que le FN, avec ses 13,6% au 1er tour et 3,66% au second, n’en fait entrer que… deux. Les mystères de la démocratie à la française …

 

Mais ça, ils se gardent bien de le souligner. Mieux vaut ne pas attirer l’attention là-dessus. Les Français ne s’en rendent globalement pas compte – de quoi se rendent-ils compte, d’ailleurs ? Et tant mieux, de leur point de vue, pourvu que ça dure.

Dieu sait que je n’apprécie pas le FN et surtout ce qu’il est devenu, mais franchement, il y a quand même quelque chose de pas très normal là-dedans.

 

Ceci dit, pour en revenir à cette entrée « historique », je rappelle qu’en des temps de diabolisation forcenée, loin de la « dédiabolisation » orchestrée par certains parce que ça les arrange – rapport à l’islamisation du pays et à l’antisémitisme qui en découle – trois cadres du FN avaient  déjà réussi à se faire élire députés au scrutin majoritaire : Yann Piat en 1988 dans le Var, Marie-France Stirbois en 1989 dans l’Eure-et-Loir (législative partielle) et Jean-Marie Le Chevallier en 1997, également dans le Var.

 

Les résultats actuels n’ont donc rien de mirobolant, surtout en tenant compte du tapage médiatique mené à train d’enfer depuis un bon bout de temps. Je ne parle pas ici du groupe FN de 35 députés élus en 1986 car là, les circonstances étaient différentes. La proportionnelle avait été rétablie juste pour la circonstance par Mitterrand, ce qui avait fait entrer les maudits en groupe. J’ouvre une parenthèse pour rappeler que ces 35 ovnis ont été tenus bien soigneusement à l’écart des choses sérieuses qui se déroulaient sans eux, à l’étage au-dessus. Alors, le rôle de casse-couille qu’espère jouer Collard à lui tout seul me fait doucement rigoler… Il va sans doute vite comprendre.

 

Mais reparlons-en, justement, de la proportionnelle. Et couplons-là avec l’effarante abstention qui a marqué ces législatives. Là aussi, on n’en parle pas beaucoup et c’est pourtant le fait le plus marquant de ces élections, par ailleurs tellement habituelles. Tellement habituelles, précisément, et prévisibles, que les gens finissent par se dégoûter de cette parodie de démocratie. Et par rester chez eux massivement. Pourquoi aller participer à ce jeu de guignols où les règles sont truquées pour que ce soient toujours les mêmes qui gagnent ? Et puis même, UMP ou PS, franchement, quelle différence ? Bien d’accord, tous, pour ne surtout pas remettre en question les vaches sacrées qui les engraissent à nos dépens.

 

Donc, instaurer la proportionnelle aux élections serait bien la seule façon de revivifier une situation par ailleurs très malsaine. Tant de voix, tant d’élus. Cela rendrait l’Assemblée dite nationale un peu plus représentative qu’à l’heure actuelle, car rien n’est moins démocratique que ce scrutin majoritaire. Voyez plutôt les résultats de ce second tour: 10 668 159 votants PS : 314 députés ; 10 161 611 votants UMP : 229 députés. J’ai dû zapper quelques chapitres de mon bréviaire politique car j’ai du mal à comprendre la logique d’un tel différentiel. Pareil pour le Modem : 113 196 votants : 2 députés. FN : 842 684 votants : 2 députés aussi. Vous allez rire, les Verts d’EELV ont un peu moins de votants que le FN : 828 916. Ce qui ne les empêche pas d’empocher… 17 élus. Elle est pas belle, la vie ?

 

Il y a sûrement des gens beaucoup plus intelligents que moi qui m’expliqueraient ça très bien et me donneraient tout plein de bonnes raisons. Le problème, c’est que j’aurai toujours autant de mal à comprendre. Le problème aussi, c’est que je ne suis pas la seule dans ce cas et c’est pourquoi, Docteur, plein de gens refusent dorénavant d’aller jouer à ce jeu de cons.

 

Bien sûr, l’oligarchie au pouvoir n’en veut pas, de cette solution de bon sens. Imaginez, laisser la parole intégrale à ces abrutis tout juste bons à payer leurs impôts et à la fermer! La révolution !! Et pourtant, si on voulait vraiment réformer la politique et réconcilier ceux d’en haut et ceux d’en bas, c’est par là qu’on commencerait. Ce ne serait certes pas la panacée universelle mais on y verrait déjà plus clair.

 

15/06/2012

MORT DU PHILOSOPHE ET ECRIVAIN ROGER GARAUDY

  

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à l’âge respectable de 98 ans, et après une vie fort bien remplie. Il est intéressant de lire l’article qui lui est consacré par le journal Le Monde (voir lien plus bas). Intéressant par l’usage des mots. J’ai été fascinée par la terminologie qu’emploie le journaleux en question, il ne doit même pas s’en rendre compte d’ailleurs, c’est de l’ordre du réflexe conditionné.

 

Donc, il fut un temps où Roger Garaudy était « fréquentable ». « Un temps où, déjà auteur d'une quarantaine de livres, il jouissait de la pleine respectabilité accordée aux intellectuels en vue ». Mais ça, c’était quand il était communiste. Conclusion imparable: on est forcément fréquentable quand on est communiste.

 

Hélas pour lui, il a commencé à se poser des questions gênantes sur les vertus du stalinisme. Ca le rendait déjà moins fréquentable.

 

Puis il a « sombré dans la négation du génocide hitlérien ». Evidemment, là, rien n’allait plus et ça a commencé à sérieusement chauffer pour lui. Conclusion : lorsque l’on s’intéresse à certaines questions interdites, on ne s’interroge pas, on n’utilise pas sa capacité de réflexion. Non, non, on sombre, on fait naufrage. Et on disparaît fatalement de la surface où s'ébattent les fréquentables. Intéressant.

 

Je ne vais pas refaire une notice nécrologique de ce grand bonhomme aux opinions bien arrêtées et assumées. D’autres l’ont fait et le feront avec talent.

 

Je me bornerai à rappeler ce que j’écrivais dans La France LICRAtisée sur les rapports inédits entre l’abbé Pierre et Roger Garaudy :

 

 

« Roger Garaudy et l’abbé Pierre

 

Les procès à répétition ne suffisent cependant pas à endiguer le flot des parutions révisionnistes. Face aux offensives répétées de ces derniers et à la fragilité évidente de certains témoignages, il faut imposer le silence coûte que coûte. Frapper plus fort et rendre le sujet shoah définitivement tabou. Ce sera le rôle assigné à la loi Fabius- Gayssot, votée en 1990. Cette loi n’empêchera pourtant pas l’ancien communiste Roger Garaudy de publier en 1995 un ouvrage retentissant, Les mythes fondateurs de la politique israélienne.

 

Il s’agit là d’un nouvel épisode particulièrement marquant de l’histoire du révisionnisme. Dès la parution du livre, tout l’establishment unanime se déchaîne contre lui. C’est qu’il a enfreint le tabou suprême : non seulement il remet en cause un certain nombre de vérités officielles concernant la shoah, qu’il replace dans le contexte meurtrier de l’époque, mais il se montre également très critique envers la politique d’Israël à l’égard des Palestiniens.

 

Le scandale est d’autant plus grand que Roger Garaudy se voit soutenu par… l’abbé Pierre, qui devient ainsi, à son corps défendant, le plus illustre des révisionnistes. Qu’est donc venu faire l’abbé Pierre dans cette galère ? Son crime est d’avoir accordé sa caution morale au livre de son ami « de quarante ans » et, devant le lynchage médiatique, d’avoir persisté et signé.

 

Naïveté ou provocation ? Dans un courrier de soutien à Garaudy, l’abbé Pierre écrit : « Il est tout à fait normal que nous ayons été portés à des exagérations après la guerre. J’étais encore à Auschwitz il y a six mois, là où l’on avait inscrit sur une plaque qu’il y avait eu quatre millions de morts. Puisqu’on est revenu aujourd’hui au chiffre d’un million, c’est que le chiffre de quatre millions était exagéré ».

 

Il est des comptabilités dangereuses. L’abbé Pierre ne va pas tarder à s’en rendre compte. Sommé par les institutions religieuses, politiques et morales du pays de se rétracter, il réaffirme au contraire son soutien à Roger Garaudy aussi longtemps que « les erreurs contenues dans son livre ne lui auront pas été démontrées » et propose de convoquer un colloque d’historiens avec les révisionnistes !

 

Une proposition qui se verra repoussée avec indignation : « Le jour où l’on accepte un de ces messieurs dans un débat public à la télévision ou dans un colloque d’historiens, ils ont gagné la partie, ils sont considérés comme une école. Il faut le leur refuser impitoyablement », dira Pierre Vidal-Naquet, historien fortement engagé dans la défense des droits de l’homme.

Autrement dit, il ne faut discuter qu’entre gens du même avis.

 

Tout comme Roger Garaudy, l’abbé Pierre est désavoué par l’establishment unanime et, suprême punition, se voit exclu du comité d’honneur de la LICRA !

 

Mais il ne sera pas, curieusement, poursuivi en justice comme les autres.

 

D’ailleurs, loin de faire repentance, il ne tarde pas à aggraver son cas. Dans une interview à Libération, il déclare : « C’est un terrain sur lequel un organisme comme la LICRA déclare d’une manière absolument dogmatique qu’il s’agit d’un sujet sacré et que toute recherche historique (…) n’est pas nécessaire. Ils n’acceptent absolument pas le dialogue, contrairement à Garaudy. Ils considèrent que le débat est clos. Qu’oser le rouvrir n’est pas possible. Par exemple, sur la question des chambres à gaz, il est vraisemblable que la totalité de celles projetées par les nazis n’ont pas été construites… mais mes amis de la LICRA me disent qu’avancer de telles affirmations, c’est contester la shoah. Ce n’est pas sérieux ».

 

Séjournant après ces péripéties en Italie, il confie à la presse : « L’Église de France est ensuite intervenue pour me faire taire sous la pression de la presse, inspirée par un lobby sioniste international».

 

Un lobby sioniste international, mais où va-t-il chercher tout ça ? »

 

 

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2012/06/15/mort-de-l-ecrivain-roger-garaudy_1718993_3382.html

 

14/06/2012

PAUVRE LICRA !

Pour un peu, elle me ferait presque pitié ! Eh oui, les temps ont bien changé depuis la belle époque, pas si lointaine finalement, où elle faisait la pluie et le beau temps à chaque élection. Où elle distribuait ses mauvais points et ses satisfecit. Où elle disait le Bon, le Bien et le Juste. Et où la classe politique l’écoutait religieusement.

En ce moment, c’est dans le désert des tartares qu’elle hulule misérablement son appel « aux convergences républicaines » pour faire front contre la bébête immonde. Elle a trop fatigué son monde et à présent, à peu près tout le monde s’en fout, de ses diktats.

Ce qui ne veut pas dire, attention, hein, que les responsables communautaires soient renvoyés poliment mais fermement, comme il conviendrait dans un pays normal, à l’étude de la torah. Non, faut pas rêver. Mais c’est qu’à présent, ceux qui restent toujours écoutés ont plutôt viré à droite.

Enfin, entendons-nous : une droite obligatoirement ultra-sioniste, prête, le doigt sur la couture du pantalon, à défendre Israël envers et contre tout et à faire le voyage de Jérusalem, à genoux s’il le faut, pour avoir l’immense bonheur de se faire adouber. A cette petite condition, ces responsables sont maintenant à « droite » plutôt qu’à gauche toute, comme avant. Et prêts à aider les candidats méritants qui satisfont aux critères requis.

Allez, écoutons un peu ce que nous raconte la LICRA et à la fin, puisque vous êtes sages, vous aurez le droit d’aller consulter la liste des 50 indécrottables qui l’ont signé, ce fameux appel « aux convergences républicaines ». Fallait la trouver cette expression, pas vrai ?

 

 

 

"Elections législatives : Après le « ni-ni » de l’UMP, la Licra appelle les autres partis à faire front (républicain)"

 

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"La Licra déplore la décision de l’UMP qui contribue à normaliser le FN et ses idées.

Elle affirme que le FN mérite une vigilance tout à fait spécifique : pas seulement pour son histoire, mais pour ses idées, ses pratiques et ses objectifs, il doit être considéré dans toute sa différence et sa dangerosité. Ce combat exige un front républicain renforcé. Le seul ni-ni qui vaille est : ni avec le Front National, ni avec ses idées.

 

Dans ce contexte, la Licra maintient son appel à la convergence républicaine et demande à toutes les forces politiques de s’engager sans ambiguïté.

 

L’enjeu : contribuer, ou non, à mettre sur le chemin de l’exercice du pouvoir, à plus ou moins court terme, un parti qui n’est pas en accord avec les valeurs fondamentales de la France.

Le Front national (FN) connait aujourd’hui un succès populaire, idéologique et médiatique alors que tous les observateurs, à l’exception de l’initié Gérard Longuet, s’accordent à dire que sa matrice reste xénophobe et raciste. C’est pourquoi la Licra a lancé le 31 mai dernier un appel aux convergences républicaines, auxquels ont répondu des candidats de tous bords afin de faire battre l’extrême droite aux élections législatives. Alain Jakubowicz, Président de la Licra, rappelait alors que « le seul ni-ni qui vaille est : ni avec le Front National, ni avec ses idées ».

Au lendemain du 1er tour, le Bureau politique de l’UMP a validé une autre stratégie, celle du « ni Front national, ni Front républicain ». La Licra déplore cette décision qui met très clairement fin au principe dont s’honorait la droite républicaine du « tout sauf le FN » et qui contribue à normaliser ce parti et ses idées.

La Licra demande aux dirigeants des autres principales forces politiques qui ne se sont pas exprimées (Nouveau Centre, Modem, EELV, Front de Gauche, etc.) de donner dans les prochaines heures des consignes claires et sans ambiguïté, appelant leurs représentants et leurs électeurs à faire barrage aux candidats de l’extrême droite encore en lice. »

 

 

 

« Les candidats signataires

La Licra se félicite des 50 premières signatures lui étant parvenues hier suite à la publication de son « appel aux convergences républicaines pour faire battre le Front National », saluant notamment l’engagement de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales. La Licra invite tous les candidats républicains à signer à leur tour. » 

 

Télécharger la liste des candidats signataires

 

 

 

13/06/2012

LA FAVORITE SE LÂCHE

De mieux en mieux. Dieu sait que Sarkozy, après la calamité Chirac, n’avait pas contribué à redorer le blason de la fonction présidentielle. C’est le moins que l’on puisse dire. Mais là, il faut reconnaître que du côté de la morale et de la vertu incarnées, du côté de la gauche donc, on fait encore plus fort et on arrive à creuser encore plus profond. Pulvérisé, le petit Nicolas !

 

Parce que, si certes la « première dame » n’a pas pu empêcher ses pulsions destructrices à l’égard de son ex-rivale de s’exprimer avec éclat, son jules n’a pas fait tellement mieux. On n’a pas l’air de s’en rendre tellement compte, mais c’est normal, ça, qu’un président de la République – président en principe de tous les Français – redescende de son Olympe pour exprimer sans fard ses petites inclinations électorales perso?

 

Ils font la paire, tous les deux, en fin de compte. D’un côté une favorite, exactement comme sous l’ancien régime, qui s’imagine pouvoir tout se permettre, faire virer qui bon lui semble, etc, etc. Et de l’autre, un ravi tout éberlué de ce qui lui arrive. Qui flotte déjà dans le costard trop grand pour lui que les Français lui ont taillé. Malgré lui et malgré eux. Mais il en fallait bien un et il était là…

 

On roule à tombeau ouvert vers je ne sais quoi au juste. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on y va de plus en plus vite.

 

23/05/2012

LES PRIORITES DE LA SNCF

"Jérusalem : la SNCF signe une convention avec Yad Vashem sur l'étude des conditions de déportation des Juifs de France pendant la Shoah"

 

 

"La SNCF avait annoncé en février avoir déposé des copies de l'intégrale de ses archives sur la Shoah au Mémorial de la Shoah à Paris, à Yad Vashem, et à l'Holocaust Museum à Washington. La SNCF a donc signé mercredi à Jérusalem avec le mémorial Yad Vashem une convention pour favoriser l'étude des conditions de déportation de 76.000 Juifs de France durant la Shoah.

 

"Le soutien de la SNCF contribuera à la partie française du projet de recherche intitulé Convois vers l'extermination: Base de données sur la déportation des Juifs pendant la Shoah", a indiqué Yad Vashem dans un communiqué. "Nous saluons cette contribution de la SNCF à cette recherche", a déclaré Avner Shalev, président de Yad Vashem, cité dans le communiqué. "La SNCF est fière d'apporter son soutien au grand projet de Yad Vashem pour la partie qui concerne la France", a déclaré Bernard Emsellem, vice-président de la compagnie, selon la même source."

 

 

Source: http://www.juif.org/antisemitisme-juif/172732,jerusalem-la-sncf-signe-une-convention-avec-yad-vashem-sur-l-etude.php

CELUI PAR QUI LE SCANDALE ARRIVE A NOUVEAU

 

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Thilo Sarrazin, qui avait fait scandale il y a deux ans en raison de son livre sur la  place des musulmans en Allemagne, publie cette semaine un nouvel ouvrage qui déchaîne à nouveau la polémique. C’est qu’une nouvelle fois, il fait fort, très fort: il s’attaque bille en tête aux vaches sacrées du système, les piliers sur qui tout repose. Que ces piliers viennent à flancher et, patatras, c’est tout le système qui pourrait s’écrouler.

 

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Quelles sont-elles, ces vaches sacrées ? L’euro et … la shoah. Parfaitement. Il a osé. Le titre de cet ouvrage, qui risque de faire un tabac : Europa braucht den Euro nicht  (L'Europe n’a pas besoin de l'euro).

Là, je passe la parole à l’agence Reuters : « Thilo Sarrazin, ancien membre du directoire de la banque centrale d'Allemagne et acteur controversé du débat public en Allemagne, a déclenché une nouvelle polémique en affirmant que son pays était l'otage de la zone euro et la victime d'un "chantage à l'Holocauste" le contraignant à financer les errements budgétaires de ses partenaires.

(…)  Thilo Sarrazin estime qu'on force l'Allemagne à accepter les principes d'"euro-bonds", des emprunts communautaires européens, et de mutualisation des dettes pour prix de son passé nazi.

En acceptant de renflouer la Grèce, écrit-il ainsi, l'Allemagne a révélé sa "prédisposition au chantage".

"Cette politique fait de l'Allemagne l'otage de tous ceux qui, au sein de la zone euro, pourraient avoir, un jour ou l'autre et pour quelque raison que ce soit, besoin d'aide", ajoute Sarrazin dans cet essai dont le magazine Focus publie des extraits.

Quant aux partisans allemands des obligations européennes, "ils sont poussés par ce réflexe très allemand selon lequel nous ne pourrions finalement expier l'Holocauste et la Deuxième Guerre mondiale qu'une fois transférés en des mains européennes l'ensemble de nos intérêts et de notre argent".»

Thilo Sarrazin écrit encore : « La Grèce, le Portugal, l’Italie, l’Espagne et tous les pays de l’Europe du Sud devraient être contents de pouvoir bénéficier de l’euro et de pouvoir dépenser des euros. Mais ces euros devraient être mérités, et non reçus en cadeau ou en prêt des pays du Nord, quel que soit le canal indirect employé. Les mouvements de fonds publics qui ne se limitent pas aux fonds structurels européens entament ce principe : ils créent un fossé entre ceux qui les octroient et ceux qui les prennent, et ils alimentent le ressentiment et les réticences entre les nations. Si un pays ne peut pas ou ne veut pas vivre avec la discipline requise par la monnaie unique, il doit être libre de pouvoir retourner à sa monnaie nationale dès qu’il en ressent le désir. »

Pile le contraire de ce que la vulgate officielle s’échine à faire entrer dans les têtes. Il n’est donc pas surprenant de voir Sarrazin traité de tous les noms et ses thèses qualifiées d’ « absurdités absolues ». Le communiste/vert Jürgen Trittin balaie d’une phrase méprisante la référence maudite dont peu de gens en Allemagne ont le courage de parler: « Il est pathétique qu'il se serve de l'Holocauste pour assurer la plus grande attention possible à ses thèses sur les euro-obligations ».

N’empêche que tout doucement, ces idées « nauséabondes » font leur  petit bonhomme de chemin et que ce livre infernal (qui a la chance au moins de pouvoir figurer dans les librairies) est bien parti pour faire un best-seller.