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31/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 8

8) Le Zionist Organization of America (ZOA)

bfc85965a49a73e4ce923d18fd46a90f.jpgJe suppose que vous ignoriez tout de cet énième et cependant puissant groupe de pression juif américain. Moi aussi, je le reconnais. Ce qui est proprement fascinant, c’est d’en découvrir encore et encore, ayant toujours et systématiquement les mêmes objectifs, mais sachant se diversifier sur le terrain, pénétrer le maximum de milieux, de lieux géographiques, de zones d’influence, de réseaux. Du beau travail. Voilà des gens qui ont réussi à compenser leur faiblesse numérique, avérée, par une multiplicité d’organisations qui, donnant un sentiment de puissance et de nombre, en impose au monde extérieur.

Le ZOA, créé en 1897, se considère comme la plus ancienne organisation sioniste des Etats-Unis. Lutter en faveur du peuple juif en général et de l’Etat d’Israël en particulier, voilà son objectif qu’il poursuit opiniâtrement et sur une ligne plutôt dure. Basé à New York, il revendique 30 000 membres sur tout le territoire américain.

Son président, Morton A. Klein, est plutôt controversé à l’intérieur de l’establishment juif. Ce qui ne l’empêche nullement d’être également membre du comité directeur de l’AIPAC, que nous avons déjà vu. Et c’est là encore un trait constant de ces groupes de pression et de leurs dirigeants : tous sont chez les uns et les autres, moyen très efficace pour répercuter et démultiplier la moindre démarche.

Outre le lobbying intense qu’il mène à Washington, le ZOA a développé ce qu’il appelle le Campus Activism Network : il s’agit de répandre la bonne parole sur les campus et de combattre « la propagande arabe ». Ce qu’il fait consciencieusement avec la bénédiction des autorités américaines. Le ZOA convie régulièrement les sujets particulièrement méritants en Israël. Il faut penser à l’avenir, et comme il le dit fièrement lui-même : We are preparing the Jewish activist leadership of the future”.

Pour donner une idée de la manière d’opérer du ZOA, rien de mieux que de piocher les exemples suivants dans la bio du président Klein, figurant sur leur site www.zoa.org. Vous constaterez qu’il vaut mieux être de leurs amis… «  ZOA s’est battu contre la nomination du  Prof. John Roth à la direction des études au musée US de l’Holocauste (il avait comparé les Israéliens aux nazis). Roth a démissionné peu après. ZOA s’est également battu contre Joe Zogby, analyste au Département d’Etat, qui avait écrit des articles hostiles à Israël. En deux semaines, Zogby a quitté le Département d’Etat. ZOA a publiquement révélé les écrits de Salam Al-Marayati (Directeur du Conseil musulman des Affaires publiques) en faveur du Hamas et hostiles à Israël et s’est opposé à sa nomination à la Commission US sur le terrorisme. Cette nomination a été révoquée. ZOA a également fait état des écrits hostiles à Israël de Strobe Talbott, candidat de Clinton au poste de sous-secrétaire d’Etat. Il n’a pas obtenu le poste. »

Toujours dans la même bio, cet homme infatigable se félicite d’avoir écrit à l’ambassadeur de Jordanie aux Etats-Unis, Markwan Muasher, pour se plaindre de ce que deux terroristes avaient trouvé refuge en Jordanie et s’étonner de ce que ce pays avait permis au Hamas de s’installer à Amman. Eh bien, le croiriez-vous, quelques jours plus tard, les bureaux du Hamas étaient fermés.

On se demande vraiment pourquoi les Américains s’obstinent encore à organiser des élections, qui coûtent de l’argent et font perdre du temps… A quoi bon des élus en effet ?

27/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 7

7)  L' American Jewish Congress (Le Congrès juif américain)

cabe6f7a8b1bb43dafc514d2156ade3f.jpgA ne pas confondre avec son presque homonyme vu avant-hier. Il s’agit là encore d’une très puissante organisation créée en 1918 par des responsables religieux et communautaires juifs, tous sionistes, afin de présenter une position unifiée des juifs américains lors de la Conférence de Paix tenue à Versailles en 1919.

Auparavant, en 1918, s’était tenu leur 1er congrès qui verra parmi ses délégués une certaine Golda Meier Meyerson, du Milwaukee, plus connue par la suite sous le nom de Golda Meir. L’AJCongress ne tardera pas à se transformer lui aussi en groupe de pression ayant pour but de défendre les intérêts juifs partout dans le monde. Sioniste de la première heure, le Congrès considère être parmi les premiers à avoir défendu l’idée d’un Etat juif. En 1933, il prendra la tête du boycott général des produits allemands. Il a, soit dit en passant, le boycott assez facile. En 2002, il avait appelé au boycott du Festival de Cannes en raison de l’affreuse vague d’antisémitisme qui, chacun s’en souvient, s’était soudainement abattue sur le pays. En 1936, il contribuera largement à la création du Congrès juif mondial (World Jewish Congress).

Ses objectifs prioritaires sont les mêmes que ceux que nous avons déjà rencontrés : soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël et lutte contre le « nouvel antisémitisme ». Viennent ensuite, sans doute afin de diversifier les terrains d’action et les réseaux: la préservation de la liberté religieuse aux Etats-Unis (!!!), la promotion de l’indépendance énergétique du pays et l’aide aux pays musulmans « modérés » - suivez mon regard.

Car l’Europe intéresse vivement, à plus d’un titre, l’AJCongress.  Ses dirigeants ont fait, comme il se doit, leur tournée d’inspection sous nos cieux. Ils ont mené une action de lobbying intense à Bruxelles, au bénéfice des Etats-Unis. Et chez nous, ils ont même prêché la bonne parole…à des convertis, ce qui était facile. Voyez plutôt : lors de leur visite en 2004 a été scellé un accord de coopération entre l’AJCongress et l’Union des Patrons et Professionnels Juifs de France (UPJF), association communautaire comme son nom l’indique, créée en 1997. Cet accord, qui prouve clairement la pénétration de plus en plus agressive de ces lobbys en France, n’a pas fait que des heureux, même dans lesdits milieux communautaires, puisqu’il a été dénoncé par Actualité Juive en septembre 2004. D’autant qu’il aurait été accompagné de fortes sommes d’argent, destinées à quoi ? Mystère…

7ef5f8bcc239aeba7a4c252de439b864.jpgLa réponse de l’UPJF à Actualité Juive ne manque pas d’intérêt : « Tout d’abord, nous revendiquons pleinement l’existence d’un accord avec nos frères américains, qui nous apportent leur savoir-faire, leur expérience et leur professionnalisme afin de devenir une véritable force de proposition en France. Cette volonté d’organiser notre communauté en tant que force politique dans le but d’améliorer l’image d’Israël et de lutter efficacement contre la résurgence de l’antisémitisme, constitue une première dans l’histoire de la communauté juive française. Cette initiative est aujourd’hui indispensable et complémentaire de l’action du CRIF, dont la neutralité est nécessaire afin de mener à bien sa mission.

Sur le soutien financier apporté à l UPJF, force est de constater que le fantasme de voir le « lobby juif américain » tirer les ficelles de la politique mondiale et s’attaquant maintenant à la politique française n’épargne pas certains représentants de notre communauté, ni votre journaliste ! (…) L’UPJF reçoit effectivement un soutien financier de son partenaire américain, exclusivement destiné à financer des opérations de communications et de lutte contre la désinformation ainsi que des formation destinées à lutter contre l’antisémitisme et l’antisionisme qui sévissent dans notre pays et non à financer la vie politique française comme le laisse entendre votre article. »

Bref, vous l’aurez compris, l’UPJF voit grand et se rêve en groupe de pression « à l’américaine ». Il est vrai que l’époque lui est favorable pour le moment et qu’il bénéficie pour ce faire, des gros moyens et de l’expérience de véritables orfèvres en la matière…

L’UPJF poursuivait d’ailleurs, dans la même réponse : « Il en va exactement de même du soutien que nous pouvons apporter à tel ou tel candidat, et ce, contrairement à ce que voudraient faire croire nos détracteurs, quelle que soit leur couleur politique. Nous soutenons ces hommes et ces femmes en fonction de leurs prises de positions sans équivoques sur l’antisémitisme, les Juifs et leur soutien à l’Etat d’Israël. »

C’est sans doute pour soutenir « tel ou tel candidat » qu’ils ont décerné à Sarkozy leur prix de l’Homme politique de l’année en 2006.

25/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 6

6) LAmerican Jewish Committee (AJC)

edaaea62f7d2e43d4878fd0b19da6ac2.jpgPoursuivons notre petite série obsessionnelle. Je vous invite tout de suite à ne pas confondre l’AJC ci-dessus mentionné avec un autre AJC, qui est l’American Jewish Congress, que nous examinerons plus tard. Etonnant, non ? On a l’impression d’ouvrir des poupées gigognes russes, chacune donnant accès à une autre puis à une autre et ainsi de suite…

En tout cas, vous pouvez constater que le quadrillage est bien fait et que les moyens financiers n’ont pas l’air de manquer. L’AJC qui nous occupe aujourd’hui a été créé en 1906 par des juifs américains pour défendre leurs coreligionnaires victimes de pogroms en Russie. Lui aussi a fait du chemin depuis ses débuts car outre son siège à New York, il dispose à présent de 33 bureaux sur tous les Etats-Unis et de 8 représentations à l’étranger, dans les pays suivants : Allemagne, Belgique, France, Inde, Israël, Italie, Pologne, Suisse.

6335b446eeb24d52e05dff4451b69bcb.jpgL’AJC, qui a un statut d’ONG,  s’est en effet spécialisé dans une activité « diplomatique » très internationale et à haut niveau. Lorsque ses dirigeants se déplacent, ce n’est pas pour rencontrer le lampiste, je vous prie de le croire. Il a même ouvert il y a une paire d’années à Bruxelles le Transatlantic Institute pour renforcer les liens entre l’Union Européenne, les USA et Israël - encore une officine qu’il sera fort instructif d’examiner de près lorsque son tour viendra. Pour vous donner une idée de l’importance de l’AJC aux Etats-Unis mêmes : son gala annuel, l’an dernier en mai 2006, s’est tenu en présence de George Bush, Angela Merkel et Kofi Annan, entre autres. De quoi faire pâlir même le CRIF.

Quels sont ses objectifs ? Serez-vous étonnés si je vous dis qu’il s’agit de combattre l’antisémitisme, de soutenir à fond Israël « dans sa recherche de paix et de sécurité » et d’assurer le bien-être des juifs aux USA, en Israël et partout dans le monde ? Comment y arriver ? Pas très compliqué : il suffit de « promouvoir des sociétés pluralistes et démocratiques où toutes les minorités seraient protégées », moyen le plus sûr de combattre l’antisémitisme. C’est en tout cas la recette qui a été appliquée chez nous, avec des résultats mitigés, cependant. Preuve que même les meilleurs plans peuvent gripper…

L’AJC avait reçu Sarkozy lors de son déplacement aux States en 2004. Le courant a très bien passé, comme vous pouvez vous en douter et pour resserrer encore des liens décidément étroits, devinez la requête adressée à l’AJC par ….le même, alors ministre de l’Intérieur ? Tenez-vous bien, car dans notre beau pays, on fait à présent de plus en plus fort, et comme disait un humoriste, lorsque les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites…  Donc, l’AJC est venue… entraîner la police française à Paris, en décembre 2006, à combattre les "crimes de haine". Parfaitement. On a pu lire sur son site (http://www.ajc.org/site/apps/nl/content2.asp?c=ijITI2PHKo...) que l’organisation se félicitait « de la proposition française d’accueillir un symposium international pour former les policiers français et européens à combattre les "crimes de haine", sous la direction de Paul Goldenberg, expert pour le compte du American Law Enforcement et de l’American Jewish Committee. Un programme mis en route il y a deux ans, était-il précisé de même source. Dans un premier temps, Sarkozy avait en effet accueilli en France en décembre 2005, après les révoltes dans les banlieues, les deux chefs de la police israélienne, Gideon Ezra et Moshe Karadi, venus dispenser leurs conseils à la police française ….

De son côté, le directeur exécutif de l’AJC, David Harris, avait fait une tournée en Europe en 2005 et déclaré en toute simplicité, en France, devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, et le premier ministre, qui s’était naturellement déplacé pour l’occasion : « En ma compagnie se trouve une délégation de l'American Jewish Committee qui vient de visiter plusieurs capitales européennes dans le but d'approfondir et d'étendre le dialogue transatlantique. Notre organisation a été créée voici près d'un siècle en réponse aux pogroms qui sévissaient alors contre les Juifs d'Europe de l'Est. Dès le début, l'AJC a poursuivi deux buts complémentaires. Le premier était d'assurer la sécurité des communautés juives, tant dans le monde qu'aux Etats-Unis, et de leur porter assistance. Le second, directement inspiré de la tradition prophétique du judaïsme, était d'apporter notre contribution au bon fonctionnement politique et social des sociétés où nous vivons.

En conséquence, durant tout le 20e siècle et jusqu'à aujourd'hui, notre institution s'est impliquée profondément dans le combat pour défendre et étendre les droits de l'homme, les libertés individuelles et la dignité de la personne humaine. Ce faisant, nous avons puisé aux sources des valeurs les plus pérennes de la Révolution française. ».

Je trouve ce petit préambule assez éclairant à plus d’un titre. L’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) a d’ailleurs pu titrer fort judicieusement: « L’intervention croissante des organisations juives américaines en France donne un souffle inattendu au militantisme juif de l’Hexagone ».

23/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 5

5) Le B’nai B’rith

4aed553f7324dc8a366c4faa1e0f9559.jpgNous avons vu que l’ Anti-Defamation League était en quelque sorte le bras armé du B’nai B’rith (BB), ce qui nous amène tout naturellement à nous intéresser aujourd’hui à cette très puissante (mais n’est-ce pas un pléonasme ?) organisation juive, dont le siège central se trouve à Washington. Et tout d’abord, est-ce une franc-maçonnerie ?

L’organisation s’en défend farouchement et on peut comprendre pourquoi. Une franc-maçonnerie – théoriquement parangon de la tolérance et de l’universalisme fraternel - qui ne serait ouverte strictement qu’aux seuls juifs, comme c’est le cas du BB, ce serait peut-être un peu difficile à faire passer, n’est-ce pas ? Imaginons une seconde une franc-maçonnerie interdite aux juifs, vous voyez le tableau d’ici ? Donc, ce n’est pas une franc-maçonnerie et si on y parle de Loges, de tenues ouvertes et fermées selon que les réunions sont publiques ou strictement privées, ou encore de rituel qui règle lesdites réunions afin « de permettre l’expression de chacun dans un climat d’écoute », eh bien, ça n’a quand même rien à voir. Et si Sigmund Freud, distingué membre du BB de Vienne a commencé son discours en Loge, lors de son 70e anniversaire en 1926, par ces mots : « Vénérable Grand Président, distingués Présidents, chers Frères… », une fois encore, qu’est-ce que ça prouve ?

Cela étant posé, ce qui est par contre indiscutable, c’est que nous avons affaire à la plus grande organisation juive du monde et l’une des plus anciennes, puisque fondée aux Etats-Unis en 1843 par 12 émigrés juifs allemands – afin de symboliser les 12 tribus d’Israël -, émigrés dont 4 au moins  étaient bel et bien francs-maçons. Le B’nai B’rith, nom qui signifie Fils de l’Alliance,  a bien essaimé depuis puisqu’il est aujourd’hui présent dans 58 pays, dont 29 pays européens.

Cette organisation « philanthropique » ne fait pas mystère de sa mission qui figure sur son site, www.bnaibrith.org : « Le B’nai B’rith a pris en charge la mission d’unir les juifs dans la réalisation de leurs plus hauts intérêts et ceux de l’humanité (…) Grâce à ses membres dans 58 pays de par le monde, le statut d’ONG aux Nations Unies à New York et à Genève, la représentation à l’UNESCO, et le bureau à Bruxelles à l’U.E., nous sommes idéalement placés pour réunir, disséminer et agir sur l’information là où les intérêts juifs sont en jeu. » Au moins, c’est clair.

Ce statut officiel lui permet d’entretenir des liens particulièrement étroits avec l’Union Européenne qui fait l’objet  de ses soins attentifs. Le BB a d’ailleurs ouvert récemment un bureau pour « intensifier notre engagement dans les activités de l’Union Européenne ». Ce ne sont pas des phrases en l’air : depuis près de deux ans, l’ambassadeur aux Etats-Unis du pays qui va prendre pour six mois la présidence de l’UE est « invité » par le BB, à Washington, à venir faire son rapport sur ce que sa présidence compte entreprendre durant les six mois à venir. Ce que l’ambassadeur du Portugal vient très docilement de faire, ces jours derniers, en n’omettant pas d’assurer son honorable auditoire de toute l’amitié que voue le Portugal à Israël. Fort édifiant.

Car, vous l’aurez deviné, derrière la philanthropie, la culture, etc, etc, c’est bien le soutien indéfectible à Israël qui est au cœur de ses préoccupations, la défense des droits de l’homme – à géométrie variable, s’entend – venant en second lieu afin de resserrer les boulons.

La branche française du BB est ancienne puisqu’elle existe depuis 1932, et comme dans le cas de l’Anti-Defamation League avec le BB International, ses liens avec la LICRA sont évidents puisque Jean Pierre-Bloch a présidé conjointement les deux organisations à plusieurs reprises et notamment de 1974 à 1981. Cette branche française, qui compte quelque 2 500 membres, est présidée aujourd’hui par Marc Lumbroso. Sur son site, www.bnaibrith-france.org , au chapitre « associations amies », nous retrouvons de vieilles connaissances comme SOS Racisme ou Ni Putes Ni Soumises.

Afin de récompenser amis et méritants, le BB attribue, en Europe, ses Menora d’Or. Ont notamment été distingués en 2005, lors d’une soirée fastueuse à Monte-Carlo, le prince Albert de Monaco et Christian Estrosi. Ce dernier, par ailleurs membre du groupe d’amitié France/Israël à l’Assemblée nationale, a été récompensé pour la promotion de la mémoire de la shoah et pour avoir organisé avec le CRIF (et l’argent du contribuable) les voyages de la mémoire à Auschwitz pour les élèves des collèges. Au cours de l’année scolaire 2002/03, le Conseil général a ainsi offert à 2 700 collégiens et 300 accompagnateurs, « l’opportunité d’approcher avec lucidité et courage les conditions dans lesquelles l’irréparable, l’indicible a pu être commis ».  A quand les voyages sur les lieux de l’horreur bolchevique ?

Au niveau mondial, le BB est présidé depuis peu et pour la première fois, par un non Américain : par un Canadien pour être précis, Moishe Smith. Ce dernier a clôturé son allocution de bienvenue par ces mots : «  G-d Bless Israel. G-d bless Canada . G-d bless the United States of America . And may G-d bless all the people of the world.”  Ce qui nous permet de constater dans le texte un certain ordre de priorité qui tendrait à donner raison aux infâmes antisémites qui ont répondu au sondage récent de l’ADL (voir avant-hier).

c5160b370e27ab94eb10eb8e5dbf8884.jpgSi vous voulez tout savoir sur le BB – ses liens avec le communisme, avec l’Allemagne, et much more, comme diraient les Américains - je ne saurais trop vous conseiller de lire le livre passionnant d’Emmanuel Ratier, Mystères et Secrets du B’nai B’rith, (Editions Facta, 1993).

21/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 4

4) L’ Anti-Defamation League (ADL)

10fda27f7c41cbdf17e1d9a51aca94a7.jpgIl s’agit-là de l’équivalent d’une certaine LICRA bien connue, quoique à la puissance américaine, comme il se doit. Cette organisation de défense juive, l’une des plus anciennes aux USA, a été créée en 1913 par un avocat, Sigmund Livingston, sous les auspices du B’nai B’rith. Avec un budget annuel de plus de 50 millions de dollars, 29 bureaux répartis sur le territoire américain et un siège central à New York, elle représente un formidable groupe de pression, toujours présent sur le front de l’ « antisémitisme » et de son corollaire, la défense inconditionnelle d’Israël. Je ne m’étendrai pas sur les buts et méthodes de l’ADL, très voisins de ceux de la LICRA, en bien plus puissants néanmoins. Le point de départ est toujours le même et trouve son illustration dans ce propos de son président, Abraham Foxman, tenu en 2003 : « Nous nous trouvons actuellement face à une menace pour la sécurité et la sauvegarde du peuple juif aussi grave que celle que nous avons dû affronter dans les années 30 – si ce n’est pire ». A partir de cette constatation des plus classiques, les moyens d’action sont très similaires.

Ceux que le sujet passionne pourront se référer à leur site, www.adl.org . Je les invite à aller sur « about ADL », puis « History of ADL », ladite histoire étant décortiquée décennie par décennie. Je suis sûre que, comme moi, ils seront étonnés de la stupéfiante discrétion observée par l’ADL sur les événements de la période 1940-50 et surtout sur sa propre action en regard de ces événements, pourtant connus aux Etats-Unis.

7bd92672021a7446c98c0c402084647f.jpgParlons plutôt de son président quasiment inamovible depuis 1987, Abraham Foxman,  d’origine polonaise. Un personnage assez étonnant, toujours fidèle au poste malgré de nombreux ennuis avec la justice. Citons les plus récents : en 2000, il est obligé de reconnaître avoir touché d’énormes pots-de-vin (cacher) de Marc Rich, escroc international ayant bâti une grande partie de sa fortune en contournant l’embargo sur l’Irak et condamné pour ces faits pour violation d’embargo. En septembre 1983, un grand jury fédéral américain avait accusé Rich de plus de 50 chefs d’inculpation (fraude, commerce avec l’ennemi, etc.) Une condamnation qui aurait pu lui valoir jusqu’à 325 années de prison, mais qui est prononcée par contumace, le coupable s’étant enfui en Suisse. Foxman aurait reçu ces sommes comme intermédiaire en échange d’un pardon de Clinton. Et Clinton accordera bel et bien sa grâce présidentielle juste à la fin de son mandat. Il est vrai que Rich, le bien nommé, était également un gros donateur du parti démocrate et qu’en plus, le grand rabbin Sirat lui-même, en tant que vice-président de la Conférence européenne des rabbins, s’était fendu d’une lettre au président pour demander la grâce d’un personnage aussi méritant.

 

Pour en revenir à Foxman, il sera condamné l’année suivante, en 2001, et l’ADL avec lui, pour avoir intimidé et diffamé des parties civiles auxquelles ils devront payer des millions de dollars en dommages-intérêts.

 

de82bab5066d79dcf2f0dc4fdb7bb1a4.jpgCes mesquineries ne l’ont nullement empêché de venir pontifier à Paris l’an dernier auprès du CRIF et de recevoir à cette occasion, en octobre 2006, la Légion d’Honneur des mains de Chirac.

Et il est toujours là, prêt à pourfendre l’ « antisémitisme » où qu’il se trouve. Et même ailleurs. Il vient d’ailleurs tout juste de s’indigner d’un sondage tout récent commandé par l’ADL et publié cette semaine. Ce sondage a été réalisé dans 6 pays européens : Autriche, Belgique, Hongrie, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni et son résultat est sans appel : les Européens seraient de plus en plus antisémites. Jugez plutôt : la moitié des sondés estiment que les juifs sont plus loyaux à l’égard d’Israël que de leur pays et plus d’un tiers croient que les juifs ont beaucoup d’influence dans le monde des affaires et des finances. On se demande où ils vont chercher tout ça ! Il paraîtrait même que beaucoup s’imaginent que les juifs américains contrôlent la politique des USA au Moyen Orient, « an old canard » selon les termes mêmes de Foxman. Bref, ce dernier est particulièrement mécontent et après ce qu’on a appris hier, les Européens feraient bien de se méfier....

20/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 3

3) Le monde sous haute surveillance : l’ Office of Global Anti-Semitism
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En politique, à l’heure actuelle, la réalité dépasse la fiction. Ce qui se passe en ce moment aux Etats-Unis nous prépare un monde à la Orwell en vitesse accélérée. Mais qui en parle vraiment ?

Nous allons délaisser aujourd’hui les groupes de pression proprement dits – non que la matière manque, au contraire elle pullule – pour nous intéresser au résultat d’un coup magistral par eux réussi: faire payer au contribuable américain la lutte contre l’ « antisémitisme »….sur toute la planète.

Eh oui, aux States, on sait voir grand. Comment faire pour fermer la bouche à toutes les critiques à l’égard d’Israël ? Et accessoirement aux curieux qui s’intéressent mal à propos à la shoah ? Telles étaient en substance les angoissantes questions. La réponse ? Le Global Anti-Semitism Awareness Act of 2004.

Loi votée à l’unanimité de ses deux chambres par le Congrès des Etats-Unis et signée par George Bush le 16 octobre 2004…. juste avant les élections du 2 novembre.

On ne peut pas dire qu’on ait beaucoup entendu parler de cette loi en Europe. Le Département d’Etat s’y était opposé, estimant qu’elle accordait un statut trop exclusif à une ethnie et à une religion. Mais que pèse le Département d’Etat face aux lobbys ? Ceux-ci ont fait le forcing, avec succès, naturellement.

La loi commence par recenser un certain nombre d' « actes antisémites » qui ont eu lieu fin 2003/début 2004, y compris le feu mis à une synagogue à Toulon le 23 mars 2004 !

Pour lutter contre ces forfaits sans nom, les Etats-Unis, s’arrogeant le titre de gendarme mondial, s’engagent à combattre l’antisémitisme OU QU’IL SE MANIFESTE SUR LA PLANETE. En coopération avec les instances internationales comme l’Union Européenne ou l’ONU. On en a d’ailleurs déjà vu des effets.

Admirez l’astuce : les axes du mal vont considérablement se diversifier et gare aux rebelles au Nouvel Ordre Mondial ! Joli coup, non ?

La loi a créé un Bureau spécial au sein du Département d’Etat pour gérer ce problème fondamental, l’Office of Global Anti-Semitism. Voilà pourquoi je parlais des contribuables payeurs de gré ou de force. A la tête de cet Office : un activiste de la plus belle eau, Gregg Rickman. C’est lui qui dans les années 90 présidait la commission chargée de faire cracher les banquiers suisses. Il en avait tiré un livre, en 1999, délicatement intitulé Swiss Banks and Jewish Souls (Banques suisses et âmes juives). Ah les salauds ! Les Suisses, bien sûr, attention !

La loi assimile clairement l’antisionisme à l’antisémitisme. Pourtant, le sionisme n’est-il pas une doctrine et un mouvement politiques ? A ce titre, il serait permis de le critiquer, non ?

Eh bien, non. Le sionisme est à présent un article de foi et il est obligatoire d’y adhérer sans réserve. Le Dieu de Bush, celui des fondamentalistes chrétiens et juifs, n’a pas l’air de plaisanter. Et franchement, l’Amérique, ces jours-ci, me colle la chair de poule.

Ah, j’oubliais : il y a quand même quelques opposants, même là-bas : http://www.truthtellers.org/alerts/jewishheaddepartofanti...    

18/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 2

2)  Le JINSA

4f4093b206a01803976b0cd106429cb3.jpgTournons-nous à présent vers un autre groupe de pression fort intéressant, agissant à la façon d’un think tank : le JINSA, ou Jewish Institute for National Security Affairs, basé lui aussi à Washington, tout près du Congrès et du Pentagone.

Près du Pentagone car, comme son nom l’indique, il s’occupe, lui, de questions relatives à la sécurité et à la défense nationales. S’occuper de questions militaires n’empêche pas d’avoir le sens de l’humour car son site, www.jinsa.org, indique qu’il s’agit d’une « organisation non partisane et non sectaire… souhaitant défendre les exigences de sécurité des Etats-Unis et d’Israël et renforcer les relations de coopération stratégique entre ces deux grandes démocraties ». 

Tout non partisan et non sectaire qu’il soit, le JINSA a néanmoins été fondé à la suite de la guerre du Kippour en 1973 et de réseau informel réunissant ultra-sionistes et néo conservateurs, il est devenu au fil des années un formidable groupe de pression dont les membres occupent des postes clés dans les administrations successives.

Réunissant environ 20 000 membres, il agit comme interface entre l’establishment militaire américain et le public, expliquant inlassablement le rôle qu’Israël peut et doit jouer dans la promotion des intérêts américains, ainsi que les liens existants entre la politique de défense américaine et la sécurité d’Israël. Le JINSA entend également renforcer la coopération avec les alliés « démocratiques » des USA, tels que Turquie, Jordanie, Taïwan, etc.

Tout comme l’AIPAC, le JINSA fonctionne beaucoup aux voyages en Israël : militaires actifs et retraités, de haut grade bien sûr, y sont régulièrement conviés. Comme il faut penser à l’avenir, la jeune génération n’est pas oubliée et les cadets des diverses académies militaires y font tout aussi régulièrement des voyages d’études. Aux Etats-Unis mêmes, le JINSA organise des rencontres entre officiels du Pentagone et responsables juifs et sponsorise conférences, tournées, etc.

c0149198d47c50c2a621d065feb91896.jpgNous sommes là dans un domaine réservé, où idéologie et argent sont intimement mêlés et où l’on peut rencontrer ceux qui décident réellement de la paix et de la guerre dans le monde, en l’occurrence généralement de la guerre. Car la ligne du JINSA, proche du Likoud, est très dure. A ses yeux, il n’existe aucune différence entre les intérêts américains et israéliens et leur prospérité à tous deux passe par une hégémonie sans faille sur le Moyen Orient. Pour y parvenir, il préconise la guerre totale, ce qu’exprime clairement l’un de ses membres fondateurs, toujours présent, Michael Ledeen lorsqu’il déclare : « Le changement de régime, par n’importe quels moyens, de l’Irak, de l’Iran, de la Syrie, de l’Arabie saoudite et de l’Autorité palestinienne, est un impératif urgent ».

Tous les faucons néo-conservateurs de l’entourage Bush ont passé ou sont encore au JINSA : Richard Perle, Paul Wolfowitz, sans compter l’actuel vice-président Dick Cheney, et bien d’autres.

Le JINSA publie également un certain nombre de périodiques, dont The Observer, un trimestriel consacré à la coopération USA/Israël/Turquie, et des livres du style Profiles in Terror : A Guide to Middle East Terrorist Organizations.

Preuve de l’importance du JINSA : un Français a fait le voyage en juin dernier pour rencontrer ses responsables. Il s’agissait de Armand Laferrère, proche de Sarkozy et membre du conseil d’administration de l’association d’amitié franco-israélienne. Il y a tenu, en anglais, un discours des plus instructifs, qui a dû considérablement rassurer ses auditeurs quant à la future docilité attendue des tricolores. Laferrère s’y déclare convaincu que la nouvelle présidence va marquer un net changement à l’égard des Etats-Unis et d’Israël. Pourquoi ? Eh bien, « la première raison, c’est que les institutions françaises donnent un quasi pouvoir absolu au Président en matière de politique étrangère. La conséquence, c’est que les instincts et les inclinations personnels ont de ce fait un impact énorme sur la politique de la nation. Et les instincts et les inclinations de Sarkozy font de lui le meilleur ami que les USA et Israël ont eu en fait de dirigeant français depuis les années 50 ».

Intéressant, isn’t it ? Moi, je croirais quand même que les Français vont être moins faciles à manœuvrer dans ce domaine que ce que ces va-t-en-guerre s’imaginent…

En tout cas, je vous conseille fortement la lecture entière de ce discours sur http://www.eursoc.com/news/fullstory.php/aid/1676 

17/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 1

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 1) L'AIPAC

 

Chercher des informations sur l’AIPACAmerican Israël Public Affairs Committee – c’est ouvrir une boîte de Pandore qui n’a pas de fond tant le sujet a fait couler d’encre. Ce qui suit n’est qu’une approche très condensée de la question. Les personnes soucieuses d’aller à la source consulteront avec profit www.aipac.org .

L’AIPAC est une coordination* de plus de 70 associations qui se définit lui-même comme le lobby américain pro-israélien. Rien de mystérieux à première vue, les Américains affectionnent les groupes de pression, qui sont officiellement enregistrés. Bien qu’agissant ouvertement pour le compte d’un pays étranger, Israël, l’AIPAC n’est cependant pas enregistré comme lobby étranger, mais national, ce qui lui accorde une bien plus grande liberté de manœuvre. Encore que ce statut commence à susciter quelques critiques…

Fondé en 1953, l’AIPAC s’est contenté d’une petite équipe de collaborateurs jusque dans les années 70. Puis le contexte politique a changé et l’organisation a pris du muscle et est montée en puissance. A l’heure actuelle, l’AIPAC revendique 100 000 membres, 165 employés à plein temps et un budget annuel de 34 millions de dollars. Son siège central est situé à Washington, juste à côté du Congrès. Normal, car c’est là sa cible principale : le Congrès des Etats-Unis, centre du pouvoir, où se décide en grande partie sa politique étrangère. L’objectif clairement avoué de l’AIPAC est de soutenir à fond les intérêts du gouvernement d’Israël, quel qu’il soit. Tous les moyens, ou presque, sont bons pour influencer les membres du Congrès – 100 sénateurs et 435 députés -, faire pression sur eux, éliminer les rares hostiles qu’il conviendra de faire battre, promouvoir et récompenser les dociles.

Ce programme est mené tambour battant et avec plein succès. Dans la pratique, les moyens suivants sont employés :

- chaque membre nouvellement élu du Congrès est invité en Israël, tous frais payés. Il y rencontrera tous ceux qui seront utiles à la tâche qui lui sera ensuite assignée : voter fidèlement et sans discussion tous les textes en faveur d’Israël

- ces votes sont d’ailleurs examinés à la loupe et des voting records établis : rapports détaillant le vote de chaque élu lors de tous les scrutins ayant trait au Moyen Orient. Une moyenne de vote de 95% en faveur d’Israël est considérée comme normale et un pourcentage en dessous de 90% signale une position « hostile ».

- l’AIPAC fournit aux membres du Congrès des stagiaires bénévoles et compétents pour les « aider » dans leur travail. Sans compter tous les argumentaires désirables qui leur sont obligeamment fournis.

- les responsables de l’AIPAC  - un Comité directeur de 50 membres, où se retrouvent des représentants des deux grands partis, des syndicats, des organisations patronales -  rencontrent en moyenne 2 000 fois par an les membres du Congrès pour des entretiens approfondis. Ce qui signifie que chaque parlementaire américain rencontre en moyenne 4 fois par an l’un ou l’autre délégué du lobby.

Tout ça, c’est pour les élus en poste. Mais il faut anticiper et deviner quels seront les prochains. Pour les aider, s’ils sont méritants. L’AIPAC organise donc sans cesse déjeuners ou dîners où sont conviés tous les espoirs du pays à des titres divers. Il s’agit de les jauger et d’apprécier la qualité de leur position à l’égard d’Israël. Ensuite, les groupes juifs locaux prendront le relais et inviteront ces personnes, tous frais payés également, en Israël. A leur retour, ils seront quasiment dans la poche du lobby. S’ils refusent, gare ! Ils risquent d’en payer le prix fort, électoralement parlant.

Car si les amis de l’AIPAC reçoivent beaucoup de soutiens financiers de la part d’une myriade de comités pro-israéliens, ceux qui ne sont pas leurs amis voient leurs concurrents soutenus à fond. Certes, l’AIPAC ne réussit pas strictement à tous les coups à faire battre un candidat indésirable, mais le plus souvent quand même. Les exemples sont nombreux et de nature à faire réfléchir les plus ambitieux.

Trois présidents des Etats-Unis, dans la période récente, ont manifesté une certaine réserve à l’égard d’Israël : Gérald Ford, Jimmy Carter et George Bush père. Aucun n’a été réélu.

Le magazine The Economist a pu écrire : « Pourquoi l’Amérique est-elle tellement plus pro-israélienne que l’Europe ? La réponse évidente réside dans le pouvoir de deux forces politiques particulièrement visibles : le lobby israélien (AIPAC) et la droite religieuse ».

Car, effectivement, ce qui rend l’AIPAC aussi puissante aujourd’hui, c’est son alliance présente avec les chrétiens évangélistes proches de Bush. Une conjonction d’intérêts – pour le moment – qui menace grandement la paix mondiale.

* Nous ferions bien d’en prendre de la graine, nous autres identitaires, nationaux, cathos, païens et tutti quanti… Examiner ces lobbys, c’est examiner l’efficacité à l’état pur. C’est vrai, ils ont de l’argent. Mais ils ont plus important encore : la foi qui déplace les montagnes et la volonté de fer qui va avec.