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14/04/2010

UNE CAMPAGNE DECHAINEE

La hache de guerre est bel et bien déterrée. La parenthèse Jean-Paul II est refermée. Entre le Vatican et les organisations juives, c’est désormais l’affrontement ouvert. Enfin, disons plus exactement que ces dernières lancent toutes leurs munitions contre le pape et l’Eglise. Et les accusations ne font pas dans la dentelle, vous allez voir.

 

Nous aussi, nous sommes pour que les historiens puissent étudier toute cette sombre période sans pressions et sans exclusive. Pas seulement certains épisodes valorisants ou utiles.

 

 

 « Le secret se lève peu à peu… »


« L’Allemagne tente d’empêcher la publication de documents sur la manière dont Adolf Eichmann a réussi à s’enfuir en Amérique du sud.
Le BND (Bundesnachrichtendienst), les services de renseignements allemands, semblent vouloir bel et bien sauver l’honneur du Vatican et du régime nazi en empêchant que soient ouvertes certaines archives sur Adolf Eichmann rassemblées dans un impressionnant document de quelque 4 500 pages.

Ces archives, qui selon certains spécialistes contiendraient tous les noms de ceux qui ont aidé de nombreux nazis à fuir après la guerre, ont été récemment " mises au secret " et interdites d'accès pour cinquante années supplémentaires. En fait, certains de ces documents capitaux démontreraient comment l’Allemagne et le Vatican ont ensemble organisé la fuite à l'étranger des responsables nazis. Mais si le BND assure avec tant d'insistance que ces archives ne renferment " aucune preuve de ce genre ", alors pourquoi ce nouveau décret adopté par le gouvernement de Berlin allongeant d'un nouveau demi-siècle le secret planant sur la mémoire si douloureuse et gênante relative à cette époque… ?

« Une grande partie des renseignements contenus dans ces archives proviennent de sources étrangères et s'ils sont publiés un jour, explique un officiel allemand, les agences de renseignements étrangères ne voudront plus partager leurs informations avec l’Allemagne de peur que leurs propres sources soient divulguées ». Or, la plupart des historiens, journalistes et juristes connaissant cette affaire ne sont pas convaincus par cet argument… Et ce, alors que le tribunal administratif de Leipzig étudie leur requête demandant la levée immédiate du secret pesant sur ces archives.

Ainsi, selon le journaliste Gabriele Weber, ces dossiers montreraient clairement qu’Eichmann, “ l’architecte de l’Holocauste ”, n’a pas du tout fui en Amérique latine par ses propres moyens : beaucoup de fonctionnaires auraient été soudoyés en Allemagne et à l'étranger, et ces documents montreraient en détail le rôle précis joué par le Vatican.
« Il y a de bonnes raisons de croire qu’Eichmann a reçu l’aide de l’Allemagne, de certains hauts fonctionnaires italiens et du Vatican », prétend-il.

Cette évidente responsabilité du Vatican ne constitue guère une surprise pour rabbi David Skolsky, le directeur des Archives de la Shoah à Bné-Brak (Ginza'h Kiddush Hachem : « Après tout, nous savons tous que le Vatican a commis des crimes pendant toute cette période, et il n’est pas surprenant d’entendre que le soutien se soit étendu aussi aux chefs nazis en fuite », remarque-t-il. Et d'ajouter que le rabbin Moché Prager, z”l - le fondateur de " Ginza'h Kiddush Hachem ", a lui-même écrit plusieurs articles sur le rôle du Vatican.

Esther Farbstein, qui est conseillère aux archives de Bné-Brak, a précisé quant à elle qu’il était important de faire la différence entre le Vatican " en général ", qui avait pour politique de ne pas aider les Juifs persécutés, et les églises qui ont souvent agi seules ici et là : « En France et en Belgique, les églises ont ainsi parfois organisé des plans de sauvetage de Juifs pourchassés par les S.S., la gestapo et les forces nazies ». Selon elle, le Vatican n’est pas intervenu pour arrêter les massacres, et c’est justement dans les régions les plus profondément catholiques comme la Slovaquie, qu'on a enregistré la plus vaste collaboration locale avec les nazis.

Au Vatican, on répète à ce sujet que le " Saint Siège " et le fameux pape Pie XII n’avaient aucune influence sur les nazis. Mais en Hongrie par exemple, l’opposition du Vatican aux massacres de masse a eu un effet certain, même si cet appel a été prononcé bien trop tard…

Comment Eichmann s’est enfui…

On sait qu'Adolf Eichmann était le responsable en chef de toute la logistique de la " Solution finale ". C'est en 1946 qu'il fut arrêté par l’armée américaine sous le faux nom d'Otto Eckmann. Mais il a pu ensuite s'échapper et il est parvenu à se cacher un certain temps en Allemagne même. Puis Eichmann a quitté l’Allemagne en 1950 pour l’Italie, se présentant comme un " réfugié " sous le nom de Riccardo Klement.
Avec l’aide de Rome et de l’évêque allemand Aloïs Hudal, qui était connu pour aider les nazis à échapper à la justice européenne, Eichmann obtint ensuite du Comité international de la Croix Rouge un " passeport humanitaire " et un visa pour l’Argentine. Il passera donc dans ce pays une quinzaine d'années, parfois même sous son vrai nom : il y fondera même une famille et travaillera à l’usine VW. Or en 1960, une équipe du Mossad fut envoyée à Buenos Aires avec l’ordre de le kidnapper et de le ramener en Israël pour y être jugé. Il sera pendu le 31 mai 1962 après avoir été condamné pour " crimes contre l’humanité ".

Les " ratlines "…

L’évêque allemand Aloïs Hudal avait joué un rôle-clé pour aider les nazis à se procurer des passeports afin de s’enfuir par les " ratlines ", ces fameuses routes et autres " voies d'évacuation " vers des lieux sûrs en Amérique du sud, comme l’Argentine, le Paraguay, le Brésil et le Chili. D’autres trouvèrent aussi refuge aux États-Unis, au Canada ou dans tout le Moyen-Orient.

Aloïs Hudal était le recteur de l’Institut " Pontificio Istituto Teutonico Santa Maria dell Anima " à Rome, un séminaire pour prêtres autrichiens et allemands. Or après la fin de la guerre, il sera nommé en 1944 comme représentant du Vatican pour s’occuper des " détenus civils " parlant allemand en Italie. C'est sous les instructions personnelles transmises par le pape Pie XII qu'il a ensuite fait transférer de nombreux responsables nazis en Amérique du sud, grâce notamment à " Caritas ", une organisation catholique de charité couverte par la Croix Rouge…

Hudal était un ami proche de Walter Rauff, l'inventeur des chambres à gaz mobiles. Il l’aurait aidé personnellement, ainsi que 30 000 autres criminels nazis - dont Eichmann et Franz Stangl, le sinistre commandant du camp d'extermination de Treblinka - à fuir l’Europe avec des passeports du Vatican.

Après la guerre, Franz Stangl - qui s’était fait remarquer et désigner comme le " meilleur commandant de camp " pour son efficacité barbare en Pologne - a été capturé par les Américains après la guerre. Il fut remis aux Autrichiens et transféré, fin 1947, vers une prison civile ouverte à Linz d’où il est sorti. Il s’est ensuite retrouvé en Italie avec Gustav Wagner, l'un des commandants du camp de Sobibor, justement grâce à Hudal et son réseau du Vatican qui leur auraient fourni de faux passeports pour se rendre au Brésil.
Le " Saint-Siège " s'obstine à nier tout cela, mais de l’aveu même de Stangl recueilli par Gitta Sereny, une historienne de la Shoah, c’est Hudal en personne qui l’a aidé. Stangl a ainsi expliqué qu’il était allé chercher lui-même l’évêque Hudal, dont il avait entendu qu’il aidait efficacement les responsables allemands en fuite. Et de fait, Hudal lui a trouvé un logement à Rome, puis des papiers, de l’argent et un passeport de la Croix Rouge avec un visa pour la Syrie, où l’évêque a continué à lui envoyer de l’argent et lui a même trouvé un emploi dans une usine textile.

Un autre nazi, Erich Priebke - l'un des responsables des massacres des grottes Ardeatine à Rome en 1944 où 335 Italiens, dont 75 Juifs, furent assassinés de sang froid -, a lui aussi explicitement mentionné ce prêtre.

En 1946, Priebke a réussi à s’enfuir d’un camp anglais de prisonniers au nord-est de l’Italie et a rejoint Rome. Il a raconté à la journaliste du quotidien italien " La Repubblica ", Emanuela Audisio, que Hudal lui avait fourni un faux visa pour gagner Buenos Aires, ce qui a été reconnu par l’historien du Vatican, le père Robert Graham SJ…
Hudal a également aidé le sinistre " docteur de la mort " du camp d’Auschwitz, Josef Mengele, et aussi les chefs nazis Aloïs Brunner, Klaus Barbie - entre autres responsable du camp de détention de Drancy près de Paris - et aussi Edward Roschmann, surnommé " le boucher de Riga ". Grâce à ses services zélés, d’autres nazis ont pu trouver refuge en Italie. Dans ses mémoires, Hudal raconte d'ailleurs sans aucune gêne comment il leur a fourni à tous des faux papiers !

Dans leur fort intéressant livre intitulé " Unholy Trinity " (" Une Trinité fort peu sainte "), les historiens Mark Aarons et John Loftus écrivent que Hudal a été le premier prêtre catholique à s’occuper de si près des criminels nazis. Selon eux, c'est suite à des articles très critiques parus au début des années 50 dans la presse nationale italienne qu'il a été ensuite forcé à démissionner de ses fonctions ecclésiastiques en 1953.

 

 

Le réseau croate…

Un autre réseau était celui qu'animaient des prêtres de Croatie dirigés par le père Krounoslav Draganovic. Cette organisation était très sophistiquée avec un QG. établi à Rome au séminaire " San Girolamo degli Illirici ".
À ses débuts, cette " ratline " devait fournir de l’aide aux membres du mouvement pronazi des Oustachis de Croatie, dont Ante Pavelic, le cruel dictateur croate, avait lui-même bénéficié. Rappelons que les collaborateurs directs des nazis que furent les Oustachis ont commis des atrocités innommables pendant la Shoah, comme l’assassinat de plus d’un demi-million de Juifs et de Serbes en Croatie.

L'existence et le mode de fonctionnement de cette " ratline " de Draganovic étaient en fait un " secret de polichinelle " au sein de la communauté des services internationaux de renseignements, tout comme à Rome… Mais quand le délégué spécial britannique dépêché au Vatican, Francis Osborne, demanda à Domenico Tardini, un haut fonctionnaire du Vatican, d’autoriser la police militaire britannique à fouiller les institutions de Vatican installées même en dehors du territoire du Saint-Siège à Rome, Tardini a refusé en niant obstinément que l’Église catholique ait protégé des criminels de guerre…

Cependant en 1947, l’agent spécial de la CIA, Robert Clayton Mudd, devait rapporter que des membres du cabinet oustachi de Pavelic Ustacha habitaient encore soit à San Girolamo, soit au Vatican même. Après avoir réussi à infiltrer un agent dans le monastère de San Girolamo, Mudd a pu confirmer la présence de nombreux membres oustachis qui attendaient leurs papiers et des visas pour l’Amérique du sud.
Précisons enfin que cette " ratline " du père Draganovic a chaque fois été mentionnée par tous les historiens sérieux du Vatican.

 

 

Qui payait ces réseaux ?

En fait, les historiens de la Shoah ont prouvé que le coût de cette fuite organisée des criminels nazis avait été payé… par leurs victimes !
En effet, le fameux " trésor " d'or des Oustachis - évalué à 80 millions de dollars - était constitué par les biens que les membres de cette milice avaient volés à leurs victimes avant de les assassiner. Les traces de cet argent ont été retrouvées au grand camp de concentration croate où environ 700 000 Juifs et Serbes ont été massacrés.
Cet or fut conservé dans la Banque du Vatican et a servi à payer les circuits d'évacuation de ces " ratlines ". William Bill Dorich, un journaliste américain qui a déposé une plainte contre la Banque du Vatican, déclare à ce propos : « Les nazis se sont enfuis en Argentine avec l’or qu’ils ont arraché des dents de ma famille ! ».

D'autres témoins ont raconté que l’or oustachi avait été transporté dans dix gros camions vers Rome au monastère franciscain Saint Jérôme, où le leader croate Ante Pavelic, s’était lui-même caché après la guerre.

D'ailleurs courant 1986, le gouvernement américain a dévoilé que le Vatican avait lui-même organisé la fuite en Argentine de Pavelic et de 200 de ses proches conseillers. Avant de fuir ainsi l'Europe, ces fascistes se cachaient dans des églises en se déguisant en prêtres - Pavelic s’est ainsi enfui déguisé en prêtre catholique, d'autant que de nombreux prêtres catholiques croates furent eux-mêmes des membres des Oustachis. On sait aussi que les aumôniers de l’armée croate incitaient à la violence contre les Juifs et que pendant toute la guerre, l’Église a appuyé le gouvernement fasciste de Pavelic.

Au sein du monastère franciscain de Sirkoï Brijeg, des journalistes ont pu filmer un sanctuaire secret en l’honneur des Oustachis. Une plaque dédiée aux moines qui avaient été membres de cette organisation pronazie a été filmée dans un grand sanctuaire aux murs recouverts de photos de soldats oustachis, certains habillés en uniformes nazis. Ce sanctuaire a certes disparu par la suite, mais la preuve de son existence est restée sur les cassettes vidéo tournées sur place, ce qui a servi comme preuve pour déposer une plainte contre la Banque du Vatican concernant la curieuse " disparition " de l’or oustachi…

Peu à peu toutes sortes de preuves historiques apparaissent les unes après les autres pour montrer le rôle réel que jouèrent le Vatican et l'Église catholique pendant la guerre. Reste à savoir si l’Allemagne acceptera à présent d’ouvrir au public les 4 500 pages capitales de documents relatifs à cette période. »

 

Source : http://www.hamodia.fr/article.php?id=989

06/04/2010

« Katyn: l'histoire est l'affaire des historiens »

En effet. Cette affirmation constitue le titre d’un article intéressant écrit par Alexandre Tchoubarian, directeur de l'Institut d'histoire universelle de l'Académie des sciences de Russie et paru sur le site Ria Novosti.

On se rappellera que le massacre de Katyn, en mai 1940, avait été généreusement attribué par le Tribunal de Nuremberg à l’ « envahisseur fasciste », autrement dit à l’Allemagne, sur la foi du document soviétique URSS-54. Quand on est à la fois juge et partie, ce sont des choses qui arrivent. Les autorités russes n’admettront qu’en 1990 que cette tuerie avait été en réalité perpétrée par le NKVD.

Oui, mille fois oui, il appartient aux historiens de dire l’histoire. Non aux politiques.

 

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« Katyn est un des sujets les plus douloureux des rapports russo-polonais. Les raisons sont compréhensibles, elles peuvent servir d'illustration d'un des axiomes de la science historique: les tentatives réitérées de cacher la vérité produisent l'effet contraire, les archives ne brûlent pas. Bien que les faits relatifs à Katyn aient été enfouis dans un insondable puits de secret, la vérité est tout de même remontée à la surface.

 

En 1989, le travail effectué dans les archives a permis à plusieurs historiens russes de retrouver la trace des officiers "disparus". Nos historiens ont découvert les documents de la Direction centrale des prisonniers de guerre et des internés du Commissariat du peuple aux Affaires intérieures de l'URSS (NKVD). Ils ont étudié les données concernant les troupes d'escorte qui avaient accompagné les transports des détenus.

Au cours des vingt dernières années écoulées depuis la reconnaissance officielle que les officiers fusillés ont été  victimes des répressions staliniennes, les historiens et les archivistes russes ont accompli un travail immense, des milliers de documents ont été déclassifiés et publiés: des petites notes sur les besoins quotidiens des détenus des camps de Starobielsk, d'Ostachkov et de Kozielsk à l'ordre top secret du Politburo daté du 5 mars 1940 d'exécuter les officiers. Quatre volumes de documents ont été publiés, on voit paraître chaque année de nouvelles publications communes des chercheurs russes et polonais.

 

Les événements de Katyn nous obligent à passer de nouveau en revue toute l'histoire des rapports russo-polonais du XXe siècle.

 

Ces rapports connurent des périodes différentes. La guerre soviéto-polonaise de 1920 et la mort de milliers de soldats de l'Armée rouge fait prisonniers par les Polonais, les accords de Munich et la position polonaise bien connue, les débats sur la Pologne lors des pourparlers anglo-franco-soviétiques de l'été 1939, les conséquences dramatiques du Pacte Molotov-Ribbentrop, l'insurrection de Varsovie et la position de l'URSS, la lutte opiniâtre entre alliés pour le sort de la Pologne en 1945, l'instauration en Pologne du modèle socialiste soviétique et l'effondrement du communisme polonais: ce sont des jalons de l'histoire de la Pologne et des rapports entre la Pologne et l'Union Soviétique.

 

Aujourd'hui, l'essentiel consiste à faire en sorte que ces épisodes dramatiques restent des sujets d'études scientifiques menées par les historiens des deux pays, qu'ils ne soient pas exploités à des fins politiques et ne dressent pas d'obstacles sur la voie de l'affirmation des images positives de nos deux peuples.

 

L'un des moyens d'y parvenir est la coopération entre les historiens. L'édition commune d'ouvrages d'historiens polonais et russes y contribue largement. L'année dernière, le livre "Les accords de Munich de 1938: l'histoire et notre époque" a été publié sous l'égide de notre Institut et du Représentant permanent de l'Académie polonaise des sciences à l'Académie des sciences de Russie. La même année, l'Institut des relations internationales de Moscou (MGIMO) a fait paraître le livre "La crise internationale de 1939 dans les interprétations des historiens russes et polonais" comportant des études des chercheurs russes et polonais. Les deux livres présentent les points de vue différents non seulement des historiens polonais et russes (ce qui est naturel), mais aussi les différents points de vue des historiens russes.

La plupart des historiens russes estiment que la conclusion ou la non-conclusion du pacte de 1939 ne pouvait pas sauver la Pologne: Hitler décida de l'envahir au printemps 1939, de lancer l'offensive entre le 26 août et le 1er septembre 1939 et il n'aurait pas renoncé à son plan, quelle que soit la réaction de Moscou. Cependant, de nombreux auteurs soulignent (et à juste titre!) l'immoralité du Pacte Molotov-Ribbentrop.

 

Les études réalisées font ressortir les contradictions politiques en 1939-1941 et les différents facteurs.

 

L'histoire ne se fait pas et ne peut être évaluée du point de vue des mots d'ordre auxquels recourent de nos jours certains  politiques, personnalités publiques et représentants des médias. A mon avis, il n'y a qu'un seul moyen de la sauver des simplifications imposées par les hommes politiques: faire en sorte que l'histoire soit une discipline réservée exclusivement aux historiens, et excluant les politiques. Le drame de Katyn ne fait pas exception à la règle. Voir plus clair dans ce qui est arrivé, rejeter les élucubrations, retrouver et rendre publics tous les faits: telle elle la mission accomplie par les historiens russes et polonais au cours de ces vingt dernières années. »

 

 

Source : http://fr.rian.ru/discussion/20100406/186400420.html

02/04/2010

VITE, VITE, VITE, AVANT QUE LE RIDEAU NE TOMBE DEFINITIVEMENT

« Anciens nazis : la traque continue

La Serbie a émis vendredi un mandat d'arrêt international à l'encontre d'un homme vivant aux Etats-Unis et soupçonné de crimes de guerre nazis contre des Juifs de Belgrade lors de l'occupation allemande.

 

 

Peter Egner, aujourd'hui âgé de 88 ans, est accusé d'avoir servi dans une unité nazie responsable de la mort d'environ 17 000 civils en 1941 et 1942. Le ministère public serbe a expliqué que l'unité avait utilisé une camionnette spécialement conçue pour gazer ses victimes avec du monoxyde de carbone.

 

 

Un Demjanjuk bis ?

 

 

L'homme, qui a toujours nié les faits, vit actuellement dans une maison de retraite dans les environs de Seattle. Les autorités américaines envisagent de révoquer sa citoyenneté, puisqu'il aurait menti sur son passé dans les années 60 en remplissant les formulaires de naturalisation. Un air de déjà vu avec l'affaire Demjanjuk, le "boucher de Sobibor" actuellement jugé en Allemagne. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1268045715908&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

 

Une « camionnette spécialement conçue pour gazer ses victimes avec du monoxyde de carbone » ?  Du genre de celle qu’avait inventée Isaï Davidovitch Berg, ainsi que nous l’a révélé Soljénitsyne ? Mais bon, lui, c’était dans les années 1930 au NKVD et c’était pour éliminer les « ennemis du peuple », ce qui faisait quand même une sacrée différence.

 

 

C’était même parfaitement moral et autorisé. La preuve ? Personne n’est jamais venu réclamer soixante-cinq ans après.

Alors comme ça, les nazis auraient récupéré ce procédé simple comme bonjour mais efficace ? Copieurs, va !

 

01/04/2010

COMPTAGE – SUITE

 

 

J’évoquais hier un correspondant qui s’était livré aux fameuses recherches qualifiées d’ « infâmes » par le Saint-Just en cagoule. Ce correspondant m’adresse aujourd’hui les précisions suivantes :

 

« Je viens de lire votre article du jour sur http://france-licratisee.hautetfort.com/ .

 

Je vous renvoie vers ce site : http://www.mortsdanslescamps.com/indexfr.html

 

Ici, aussi, on s’ « amuse » depuis des années à compter les déportés morts en déportation.

Le site liste 56 810 noms dont un étonnant très grand nombre de doublons.

Le Ministère  des Anciens Combattants indique estimer ( ???) le nombre à 115 500. On s’étonne que ce vénérable organisme public soit incapable de donner un chiffre plus précis 65 ans après les faits (erreur donc OFFICIELLEMENT estimée à 100% !!!!! )

 

Le 12 mars 2010 le journal officiel a encore ajouté une centaine de noms environ. 65 ans après les faits !

JORF n°0059 du 11 mars 2010

Texte n°51

 

Le fichier concerne NON les déportés FRANÇAIS mais les déportés partis DE France ce qui est bien plus qu’une nuance quand on regarde le « détail » en remarquant le nombre d’Espagnols (combattants « républicains » réfugiés en France après la guerre civile espagnole) ou de Polonais (juifs migrants certes mais aussi communistes combattants des « brigades internationales ») par exemple.

 

Rien dans le fichier ne permet de dire si le déporté était juif ou non mais le lieu de naissance est le plus souvent mentionné avec la date.

 

Mais il n’est pas trop difficile de conclure du nombre GLOBAL officiel (56 810) qu’il sera difficile d’y trouver 11 000 enfants juifs !

 

Il est intéressant de voir comment Yad Vachem a le droit de « s’amuser » à compter les morts, comment le Ministère  des Anciens Combattants se prend au même » jeu », les uns pour réclamer et l’autre attribuer des « compensations » 65 ans plus tard.

 

Et comment le moindre regard critique sur ces comptages est aussitôt qualifié d’infamie !

 

Rien de neuf sous le soleil ! »

 

16:17 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

28/03/2010

"TRAHISON!"

"Karl Koecher: un étranger en terre étrangère.

Portrait de Karl et Hana Koecher, des agents soviétiques ayant réussi à infiltrer la CIA, grâce à des connections dans le milieu échangiste."

 

Voilà ce que la chaîne Toute l’Histoire propose ce soir à 20h50 à votre édification.

 

Dans la présentation, on peut lire par ailleurs :

 

 

55.jpg« Lui était un brillant linguiste, respecté de tous. Elle était une femme séduisante parée de diamants et manteaux de vison. Karl Koecher et sa femme Hana vécurent pendant vingt ans une double vie, couple d'Américains le jour, mais agents secrets soviétiques à la vie dissolue la nuit. Les époux Koecher furent les seuls espions russes connus ayant réussi à infiltrer la CIA, notamment grâce à des connections avec de hauts gradés militaires pratiquant, comme eux, l'échangisme. Voici le portrait de deux figures mythiques des services secrets soviétiques. »

 

 

Bon, ça c’est très résumé, car l’histoire de ces deux espions nés en Tchécoslovaquie et tous deux juifs est bien plus compliquée que ça. Vous la trouverez très facilement. Quoique communistes convaincus*, ils s’abandonnèrent pendant leur séjour américain - globalement de 1965 aux années 1980 - aux délices de Babylone, puisqu’ils étaient connus comme des loups blancs dans tous les lieux « chauds » newyorkais.

Mais attention, c’était pour le boulot et ça ne les empêchait pas d'être "respectés de tous". Alors …

 

 

* Karl Koecher obtint la nationalité américaine en 1971, malgré ses antécédents communistes avérés. Pas très curieux, les Américains … Mais j’ai lu, sur un site américain, qu’il avait de bons appuis au Congrès.

ET UNE LOUCHE, UNE !

J’allume mon ordi ce matin à 8h30 et en sommaire, sur Yahoo France, en page censée donner les actualités, sur quoi tombe-je ? Sur ce titre:

«Auschwitz… on ne savait pas»

« Dans les archives de «Libé», il y a 14 ans. L’ancien fonctionnaire de Vichy, accusé d’avoir organisé des convois de Juifs pour les camps de la mort, expose sa stratégie de défense, au moment où la justice étudie son renvoi en cour d’assises.

L’affaire Maurice Papon a commencé il y a quinze ans. Pensez-vous que votre procès aura lieu ?

Je sais que je n’ai rien à me reprocher. Au contraire, j’ai fait des choses qui, si elles avaient été sues à ce moment-là, m’auraient envoyé au cabanon. J’ai la conscience parfaitement tranquille. En dépit de beaucoup de désillusions et déceptions, je fais confiance aux institutions judiciaires de mon pays. Si on me juge en droit, le non-lieu est inévitable. Si le facteur politique intervient, tout est possible. »

 

 

Etc, etc, etc, vous trouverez la suite en lien

 

http://www.liberation.fr/societe/0101626929-auschwitz-on-ne-savait-pas

C’était bien, mais un peu juste. Alors, pour faire bonne mesure, juste en dessous de ce titre, il y en avait un autre :

« Un dossier compliqué »

« Au tournant du siècle, la France règle enfin ses comptes avec l’Etat français et la collaboration à la solution finale. On a jugé Klaus Barbie le nazi de Lyon, puis le milicien Paul Touvier. Pour Maurice Papon, fonctionnaire modèle en 1942 à Bordeaux, qui a achevé une brillante carrière dans le gouvernement de Raymond Barre, c’est plus compliqué. Dans son dossier, figure René Bousquet, son supérieur pour «les questions juives» à Vichy et ami de François Mitterrand. Il faudra la mort des deux précédents pour qu’il comparaisse aux assises. Deux ans avant, sa défense est verrouillée : employé subalterne, il ne savait pas et n’a fait qu’exécuter les ordres. La complainte, déjà entendue à Nuremberg ou Jérusalem aux procès des anciens nazis, n’a pas ému les juges. Maurice Papon a été condamné à dix ans de prison. »

 

http://www.liberation.fr/societe/0101626930-un-dossier-co...  

 

Les deux articles proviennent de Libé. Soit dit en passant, Yahoo offre l’exclusivité de son sommaire aux journaux suivants : Le Monde, Le Figaro et Libération. Point final. Apparemment, il considère balayer ainsi l’ensemble des opinions représentées dans le pays. Le jour où je verrai Rivarol rejoindre cette élite, on pourra commencer à parler de diversité d’expression dans le pays. Mais avant, il vaut mieux pas.

 

Revenons à Auschwitz. Pourquoi aujourd’hui ? Question stupide. Tous les jours sont valables pour parler d’Auschwitz. Et lorsqu’on n’a pas d’actualité ou de semblant d’actualité à laquelle se raccrocher, comme par exemple fin janvier pour l’anniversaire de la libération des camps, ou au début du mois pour La Rafle, no problem. On trouve autre chose. Comme se remémorer qu’il y a quinze ans commençait le procès Papon. Comme à l’époque il y a eu une série de procès destinés à rappeler aux Français à quel point ils étaient coupables ad vitam aeternam, ça nous fait quelques belles piqures de rappel en perspective. Attachons nos ceintures !

 

Qu’on me comprenne bien : oui, il s’est passé des choses horribles à Auschwitz. Il s’est hélas passé des choses tout aussi horribles par la suite dans différents pays de la planète. Et je suis bien certaine qu’il se passe en ce moment même d’autres horreurs que l’on cache délicatement sous le tapis.

 

A commencer d’abord par le scandale absolu de la famine qui sévit alors que des sommes colossales sont gaspillées en armements. Que des êtres humains meurent de faim en ce moment même alors que les gouvernants se goinfrent et se congratulent en faisant croire aux gens qu’ils agissent pour le « bien de tous » et la « paix » me révolte plus que des événements passés il y a deux générations.

 

Mais voilà : Auschwitz remplit une fonction très précise. Son évocation devenue obsessionnelle est là pour rappeler que l’humanité entière est coupable à l’égard des juifs et leur est donc éternellement redevable. Jamais cette dette ne s’éteindra et elle sera transmise aux descendants et aux descendants de ces derniers jusqu’à la fin des temps.

 

Cette dette inexpiable autorise les juifs à agir  comme ils le jugent utile à leurs desseins, aussi bien en Israël qu’à l’extérieur. Ceux qui s’opposent à cette répartition des rôles très légèrement déséquilibrée, sont des antisémites. Simple. Et efficace.

 

(Le temps que je ponde cet article, les liens ne figurent plus en sommaire, mais en « France »).

 

 

 

21/03/2010

« Anne Frank aurait raconté des contes de fées aux enfants à Bergen-Belsen »

small_c80eaabb-1476-4b2a-bd89-31f942cea7c9.jpgEh oui, on en apprend tous les jours ! Cette formidable histoire, propre à vous arracher des larmes, paraît pile le jour où il devient urgent de détourner les regards de ce qui se trame du côté du Proche-orient. Ceux qui tirent ce genre de ficelles n’ont pas l’air de se rendre compte qu’ils finissent par faire rigoler. J’en veux pour preuve les commentaires de lecteurs qui ont suivi cette nouvelle, surtout les commentaires anglophones parus ici et là. Ils sont assez révélateurs.

 

Bon, comme j’aime bien les chiffres, je récapitule. Cette brave dame, qui a 71 ans, est née en avril 1938. Anne Franck est morte du typhus à Bergen-Belsen en mars 1945, après sept mois de détention. Si elle l’a entendue raconter des contes de fées aux enfants, c’était entre août 1944 et mars 1945. Elle avait six ans, c’était il y a 65 ans….Et elle s’en souvient justement ces jours-ci ?

 

Les réactions de la « communauté » à ce nouvel épisode de la saga sont quand même plutôt gênées aux entournures. Dame, raconter des contes de fées aux enfants, ça ne fait pas très sérieux pour un camp de concentration … On pourrait imaginer des choses … Et puis, ça prouve déjà qu’il y avait des enfants, jeunes en plus. Et qui ont survécu … Bref, à se demander si c’est tellement utile, de remuer tout ça ….

 

« AMSTERDAM - Une rescapée de la Shoah qui dit avoir vécu avec Anne Frank dans le camp de concentration de Bergen-Belsen raconte une histoire étonnante: l'adolescente juive, morte du typhus en déportation en mars 1945, racontait des contes de fées aux autres enfants du camp. Un récit qui suscite le scepticisme.

Dans ses mémoires publiées fin mars en néerlandais, "Ma vie après Anne Frank", Berthe Meijer, 71 ans, raconte qu'elle se trouvait à Bergen-Belsen, à l'âge de six ans. Elle se souvient qu'à l'époque, Anne Frank essayait d'égayer les autres enfants du camp en leur racontant des contes de fées.

"Cela semble trop beau pour être vrai", observe David Barnouw, de l'Institut néerlandais sur la guerre, qui a étudié Anne Frank pendant une trentaine d'années. Selon lui, l'adolescente juive était probablement trop affaiblie par la faim et la maladie pour raconter des histoires, peu avant sa mort. Et ce serait, ajoute-t-il, une étonnante coïncidence que Mme Meijer se souvienne de quelqu'un qui n'est devenu célèbre que bien des années plus tard.

Anne Frank avait commencé à écrire son journal intime peu avant de se cacher avec sa famille dans un appartement secret d'Amsterdam, en juillet 1942. Dénoncées, l'adolescente et sa famille ont été arrêtées par la police allemande en août 1944. Elle mourut du typhus à 15 ans avec sa soeur Margot, en mars 1945, sept mois après leur arrestation, deux semaines avant la libération du camp de concentration. Son journal avait été découvert après la guerre et publié.

C'est la première fois qu'une rescapée du camp affirme que l'adolescente racontait des histoires aux autres enfants. Mais Hannah Pick-Goslar, une amie d'enfance d'Anne Frank, qui l'avait également rencontrée à Bergen-Belsen, doute des souvenirs de Berthe Meijer. "Dans une telle situation, vous étiez presque mort. Vous n'aviez pas suffisamment de force pour raconter des histoires", confie-t-elle.

Même scepticisme de la part du réalisateur Willy Lindwer, auteur d'un documentaire sur Anne Frank. Il avait interviewé Mme Meijer pour son film et jugé son récit peu convaincant. "Berthe (...) n'avait qu'un très vague souvenir du camp de concentration. Elle garde l'image d'une fille plus âgée qui racontait des histoires à des enfants plus jeunes. C'était peut-être Anne Frank, mais peut-être pas non plus".

Dans ses mémoires, Berthe Meijer évoque la manière dont le traumatisme lié au camp, y compris la mort de ses deux parents en janvier 1945, a influé sur sa vie. Elle décrit sa rencontre avec Anne Frank dans un des premiers chapitres. "J'ai été claire dans mon livre: certaines choses sont vagues, d'autres sont parfaitement claires", souligne-t-elle. "Pour moi, les souvenirs vont de pair avec les émotions qui les accompagnent". Elle explique qu'Anne Frank était très malade, mais trouvait la force de raconter de petits contes de fées. Elle s'en souvient car ces histoires lui donnaient l'impression d'échapper à l'horreur qui les entourait.

Selon le Musée Anne Frank à Amsterdam, ses historiens ont interrogé Meijer et disent n'avoir aucune raison de douter de la véracité de son histoire. Même si elle est invérifiable.

Des archives de la fondation Yad Vashem montrent que Berthe Meijer se trouvait effectivement à Bergen-Belsen pendant 13 mois, jusqu'à la libération du camp en avril 1945. Elles montrent également que sa famille vivait dans la même rue que l'école élémentaire où Anne Frank a suivi des cours. La septuagénaire affirme que les deux familles se connaissaient. Pour les psychologues, si Berthe Meijer a rencontré l'adolescente avant la guerre, il est possible qu'elle en conserve le souvenir après Bergen-Belsen, même à un très jeune âge. »

 

THE ASSOCIATED PRESS

20 mars 2010

 

Source : http://www.juif.org/go-news-124171.php

09:01 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (5)

19/03/2010

PETIT VADE-MECUM A L’USAGE DES SIONISTES PROSELYTES

Voici un bon argumentaire qui saura vous rendre service, à l’occasion :

« Sioniste, sois fier et ouvre ta gueule !

Soyez fier. N’ayez pas peur de dire que vous soutenez Israël et que vous êtes un sioniste, mais prenez toujours soin d’expliquer que «le sionisme» n’est pas forcément ce que votre auditoire pense que c’est. Vous êtes un sioniste. Vous n’êtes pas le sionisme. Soyez toujours clair afin de séparer vos opinions et vos idées personnelles du sionisme.

Se souvenir de l’auditoire. Vous n’avez pas besoin de convaincre les sionistes. Les arguments qui peuvent être “convaincants” pour vous ne le seront probablement pas pour des personnes de religion ou de culture différente. Dans le même esprit, vous ne convaincrez jamais un membre de la Nation Aryenne (groupuscule Nazi) ou du Hamas que le Sionisme est une bonne chose.


Ne soyez pas négatif. Par exemple, il n’y a aucun but constructif en disant: «Il n’y a pas de Palestiniens.” Cela fait peur aux “gens” et ce n’est pas un des principes du sionisme. Même si vous pouvez prouver qu’il n’y a pas de Palestiniens et que ce peuple n’a jamais existé cela ne donnera aucune légitimité à vos propos.

Éviter les affirmations douteuses et les questions sans importance. Si vous dites «il n’y avait pas d’Arabes en Palestine avant que les juifs ne reviennent” et que quelqu’un prouve qu’il y en avait, vous avez perdu. Si vous dites “Israël est devenu une nation en 1312 avant notre ère” quelqu’un soulignera qu’il n’y avait pas de royaume d’Israël avant environ 800 ans avant notre ère et une autre personne dira que personne ne peut être sure de l’année exacte ou les juifs formèrent une nation. Le droit du peuple juif à l’autodétermination ne dépend pas de savoir si oui ou non il y avait des Arabes en Palestine, quand Israël devint une nation, des caprices du recensement ottoman, de la relation entre les Khazars et les Juifs ashkénazes ou s’il y avait une majorité juive à Jérusalem en 1870 ou 1844, ni même de qui a tué Mohamed Al-Dura.

Vous n’avez pas besoin de défendre tout ce qu’Israël fait. Si vous insistez sur le fait qu’Israël ne fait jamais d’erreur, vous perdrez voter légitimité étant donné qu’aucun pays n’est parfait. L’Allemagne a tué six millions de Juifs et déclenché deux guerres, les États-Unis ont tué les Indiens et ont largué deux bombes atomiques, la Chine supprime les libertés et occupe le Tibet (peut-être la plus longue occupation du monde), les atrocités commises en Algérie française, les attentats suicides payés par les saoudiens, le terrorisme d’état algérien, le génocide arménien, etc… Tous ces pays ont le droit d’exister, pareil pour Israël.


Se référer à des valeurs communes respectées par tous - Les Juifs sont un peuple et ont droit à l’autodétermination. Israël promeut la démocratie et les droits de l’homme, y compris les droits des femmes, des homosexuels et autres minorités.

Ne pas utiliser de langue ou de rhétorique qui irrite inutilement – Le sionisme est fait pour tous. Pour les républicains et démocrates, la gauche et la droite, les religieux et les athées. Il y a des partisans musulmans d’Israël aussi. Il est inutile et autodestructeur d’attaquer tous les “gauchistes” ou tous “musulmans” ou tous les non-juifs ou tous les médias, etc. Il n’est généralement pas utile de dire que «Dieu a donné Israël aux Juifs”… Surtout à des non-croyants. Après tout, les fanatiques islamistes disent (sans fondement) qu’ “Allah a donné la Palestine aux Musulmans». La plupart des gens n’acceptent pas qu’un Etat ne puisse t-être fondé sur une religion en particulier ou sur des revendications religieuses. Cela ne donne pas une base juridique à la nation ou une souveraineté sur les terres en particulier. Surtout dans le cas des juifs (contrairement aux musulmans).


Commencer par les bases
. Même les personnes qui avancent les arguments les plus sophistiqués ont souvent une connaissance très superficielle de la réalité. Ils font peut-être valoir une connaissance apparente sur un point obscur et sombre de l’histoire sioniste dont vous n’avez jamais entendu parler, mais ils pensent qu’Israël est de la taille de la France, et que les Arabes et les Juifs ont vécu heureux ensemble au Moyen-Orient avant 1967 ou 1948. Assurez-vous des mensonges contrez les idées fausses communes qui ont été systématiquement publiées par les antisionistes.

 

Quelques exemples:

 

- Les juifs ne sont pas arrivés tous en Palestine après 1945, en raison de l’Holocauste. Il ya eu une communauté juive considérable, qui avait connu une croissance énorme sur la terre d’Israël depuis au moins une centaine d’années. Elle aurait été beaucoup plus importante si les Britanniques n’avaient pas interdits l’immigration en 1939. Israël n’a pas été créé comme une faveur particulière aux Juifs à cause de l’Holocauste. Il a été créé pour donner au peuple juif le droit d’exercer leur auto-détermination.

 

- La haine arabe sur le monde juif n’a pas commencé en 1967 ou même 1948. Les émeutes palestiniennes et les massacres de Juifs ont commencé en 1920 et même avant.

- La “Nakba” (1948 fuite des réfugiés) a eu lieu parce que les Arabes se sont opposés au plan de partition de l’ONU et sont entré massivement en guerre. Ils étaient dirigés par Hadj Amin El Husseini, un nazi.

- Aucun Arabe n’a été déplacé par l’immigration sioniste avant 1948. Les Arabes de Palestine prospéraient malgré le fait qu’il n’y avait aucune immigration arabe sous le mandat britannique.

- Israël n’a pas obtenu beaucoup d’aide des États-Unis avant 1967. Les victoires de 1948 et 1967 n’étaient pas dues à l’appui des États-Unis.

- Les Arabes israéliens, contrairement aux idées reçues peuvent servir dans l’armée israélienne. Ils votent et peuvent acheter et posséder des terres, y compris les terres de l’Etat.

- La “loi du retour» comprend les membres du peuple juif, même si elles ne sont pas juives selon la loi religieuse orthodoxe. Le critère strictement religieux pour l’immigration ne fonctionne pas. Plusieurs autres pays (dont des pays européens) ont des lois semblables pour permettre le rapatriement de leurs ressortissants.

 

 

Israël a racheté l’honneur du peuple juif. Les juifs ne sont plus considérés comme des victimes, des lâches méprisables.  Israël est la plus vieille démocratie existante au Moyen-Orient. La Turquie et l’Irak nous ont rejoints. Bienvenue. Les Arabes israéliens ont plus de droits et plus de liberté que leurs voisins en Jordanie, au Liban, en Syrie ou en Égypte. En fait, ils ont plus de droits que les Arabes vivant dans le reste du Moyen-Orient. La plupart des Arabes israéliens ne sont pas disposés à vivre ailleurs, y compris dans un État palestinien. Les arabes palestiniens désignent la démocratie israélienne comme le système qu’ils admirent le plus.

Israël a combattu pour les droits des Juifs en URSS et ailleurs, et a aidé les juifs russes à gagner leurs libertés, peu importe s’ils sont venus vivre en Israël ou s’ils sont partis vivre ailleurs.

La communauté sioniste de Palestine, en dépit des maigres ressources et arabes et l’opposition britannique, a sauvé des centaines de milliers de Juifs européens qui, autrement, auraient péri dans l’Holocauste.

Israël a réussi à absorber des millions d’immigrants de partout dans le monde – des gens de toutes races et origines, y compris d’Alaska, d’Europe, d’Asie et d’Afrique.
Israël est le seul pays au monde qui davantage d’arbres au début du vingt et unième siècle qu’ au début du XXe siècle.

Faire fleurir le désert n’est pas seulement un slogan. C’est aussi un objectif du sionisme de Theodor Hertzl.
Il y a plus d’Arabes vivant à Jérusalem aujourd’hui sous domination israélienne que dans toute l’histoire de l’humanité.

 

Mais le sionisme c’est aussi l’aide aux populations qui en ont besoin. Secours en cas de catastrophe naturelle ou aide continue dans les pays les plus pauvre, Israël aide tous les ans plus de 130 pays au monde à se développer (même des pays qui nient l’existence d’Israël reçoivent une aide du gouvernement pour développer l’agriculture, la médecine, la démocratie, etc…). Dans l’Etat Juif, Théodor Hertzl, le fondateur du sionisme écrivait: “Après avoir sauvé les enfants d’Israël, nous nourrirons les enfants d’Afrique”. Voilà, c’est ca le sionisme. C’est l’humanité au sens propre du terme. »

 

 

Source : http://www.juif.org/go-blogs-22733.php

 

 

Voilà. Le sionisme est l’avenir radieux de l’homme. On le savait déjà, mais maintenant, on a les arguments clairs et nets.

09:12 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)