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05/05/2010

IL Y A ARCHIVES ET ARCHIVES …

Le Vatican est sommé d’ouvrir ses archives sans délai, mais Israël semble nettement moins pressé :

« Deïr Yassin : dossier sensible

 

Les événements de Deïr Yassin seraient si sensibles que 62 ans après, l'Etat refuserait encore de publier des documents et des photos conservées dans les archives de Tsahal ?

 

C'est la question à laquelle Eliezer Rivlinla, vice-président de la Cour suprême et les juges Edna Arbel et Neal Hendel doivent répondre. Une plainte a en effet été déposée en début de semaine par le journaliste Guidi Weitz du quotidien Haaretz et Neta Shoshani, une étudiante à l'école d'art Betsalel, de Jérusalem.

 

La bataille de Deïr Yassin, à la périphérie Ouest de Jérusalem était une des plus controversées de la guerre d'Indépendance. Elle a eu lieu en avril 1948, un mois avant la proclamation de l'Etat d'Israël. Des dizaines de civils palestiniens du village ont alors été tués par des unités d'Etzel (Irgoun) et du Lehi.

 

L'Etat prolonge l'interdiction

 

Selon la loi, l'Etat peut différer la publication de ses documents pendant une durée de 50 ans si elle risque de mettre en danger la sécurité d'Israël, porter atteinte à ses relations diplomatiques ou d'autres raisons décidées par les responsables des archives nationales.

 

Si, après ces 50 années, les révélations sont toujours considérées dangereuses, l'interdiction de publication peut être prolongée.

 

En 2006, Shoshani avait demandé à examiner les documents dans le cadre d'un projet d'école. Leur publication devait être autorisée dès 1998. Pourtant, elle n'a pu consulter qu'une partie des documents. Elle s'est vu refuser l'accès à d'autres dossiers et photos demandés.

 

Le 19 septembre 2007, l'Etat a fait savoir que l'interdiction de la publication d'une partie des archives de Déïr Yassin avait été prolongée jusqu'en 2012.

 

De source officielle, certains documents pourraient nuire aux relations internationales d'Israël, en particulier dans le cadre de négociations avec les Palestiniens. Ils pourraient également exacerber les tensions avec la communauté arabe israélienne ».

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1272465536344&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

 

 

massacres%5CDeir-Yassin_b1.jpg

 

 

Voici un extrait du livre Ô Jérusalem de Dominique Lapierre et Larry Collins, paru en 1971. Les auteurs relatent avec passablement de détails l’opération « Unité » perpétrée à Deir Yassin (p. 285 et suivantes, Laffont). On comprendra mieux la réticence de l’Etat à ouvrir ses archives sur ce "dossier sensible" :

 

«… Une sorte d’hystérie collective s’empara alors des assaillants. Tandis que la résistance à leurs assauts faiblissait, ils s’attaquèrent avec une fureur croissante aux habitants de Deir Yassin. Jetés dehors avec trente-trois de leurs voisins, les jeunes mariés de la dernière fête furent parmi les premières victimes. Ils furent alignés contre un mur et mitraillés à bout portant, leurs mains jointes comme pour sceller dans l’éternité leur amour tout neuf. Un survivant de douze ans, Fahimi Zeidan, racontera: « Les juifs commandèrent à toute ma famille de se placer face au mur et ils commencèrent à nous tirer dessus. J’ai été touché au côté, mais nous autres, les enfants, nous avons presque tous été sauvés parce que nous avons pu nous abriter derrière nos parents. Des balles éraflèrent la tête de ma sœur Kadri – quatre ans -, la joue de ma sœur Sameh – hui ans -, la poitrine de mon frère Mohamed – sept ans. Mais tous les autres, qui étaient avec nous contre le mur furent tués : mon père et ma mère, mon grand-père et ma grand-mère, mes oncles, mes tantes et plusieurs de leurs enfants. »

 

Haleem Eid, une jeune femme de trente ans appartenant à l’une des principales familles de Deir Yassin, vit « un homme tirer une balle dans le cou de ma belle-sœur Salhiyed, qui était sur le point d’accoucher et lui ouvrir le ventre avec un couteau de boucher ».

Une autre femme qui assistait à cette scène, Aiesch Radwaer, fut tuée quand elle chercha à sortir l’enfant des entrailles de la mère déjà morte. Dans une autre maison, la jeune Naaneh Khalil, seize ans, vit « un homme prendre une sorte de coutelas et ouvrir de la tête aux pieds notre voisine Jamili Hish, puis faire subir le même sort sur les marches de notre maison à mon cousin Fathi ».

 

De telles scènes se renouvelèrent de maison en maison. Les détails donnés par les rescapés établirent que les femmes qui faisaient partie des commandos rivalisaient de barbarie avec les hommes. Les hurlements, les explosions de grenades, le crépitement des fusillades, l’odeur de sang, d’entrailles, de poudre, de brûlé, de mort, submergeaient peu à peu Deir Yassin. Ses bourreaux tuaient, pillaient. Violaient.

 

Safiyeh Attiyeh, une femme de quarante ans, vit un homme ouvrir son pantalon et se jeter sur elle. « Je hurlais, racontera-t-elle, mais autour de moi d’autres femmes étaient violées elles aussi. Puis ils nous arrachèrent nos vêtements et s’amusèrent avec nos seins en faisant des gestes obscènes. Certains étaient si pressés de s’emparer de nos boucles d’oreilles qu’ils tranchaient les oreilles pour aller plus vite ». Une autre femme de trente-six ans, Nazra Assad, racontera avoir vu « un homme arracher son bébé à une voisine, Salhyed Eissa, le jeter par terre et le piétiner ». Puis, dira-t-elle encore, « « il tomba sur elle et la viola pendant que ses camarades regardaient. Quand il fut satisfait, il la tua et jeta un matelas sur son corps et celui du bébé ».

 

Arrivé à Deir Yassin au milieu de la matinée, Mordechai Raanan, le chef de l’Irgoun de Jérusalem, décida d’anéantir les dernières maisons où les Arabes résistaient encore. Il recourut à la technique utilisée par son organisation contre les postes de police britanniques et fit dynamiter tous les bâtiments d’où partaient des coups de feu. Le principal semblait être la maison du moukhtar. « Au bout de quelques minutes, racontera Raanan, la maison n’était plus qu’un tas de décombres sur des corps déchiquetés ». Mais le fournil avait, grâce à l’épaisseur des murs et à sa porte en fer, échappé à la destruction. A l’intérieur, la femme du maçon Eid et ses voisines, terrorisées, entendirent une voix les exhorter à sortir.

-          Vous ne risquez plus rien, disait-elle.

Les femmes refusèrent. Shafikah Sammour, la fille du moukhtar, avait reconnu à l’accent que la voix n’était pas arabe.

 

Plus de quinze maisons sautèrent avant que l’Irgoun n’eût épuisé son stock d’explosifs. Quelques survivants horrifiés se terraient dans les maisons qui restaient debout. Les commandos juifs commencèrent à les nettoyer une à une à la grenade ou à la mitraillette. Les mêmes scènes sauvages se reproduisirent devant la plupart d’entre elles. Vers midi, le jeune Mohamed Jaber, que la fermeture prématurée de son école de Jérusalem avait renvoyé dans son village, vit, de sous le lit où il s’était abrité, « des juifs faire irruption dans la maison, en expulser tout le monde, et tirer ensuite dans le tas. Une des femmes portait son bébé de trois mois ». Zeinab Attiyeh, une femme de vingt-cinq ans qui se cachait avec une dizaine de voisines vit un groupe s’engouffrer dans sa maison.

-          Comment voulez-vous mourir ? cria un juif en arabe.

Terrifiée, la jeune femme se jeta à terre et lui baisa les pieds en implorant sa pitié.

 

Peu après midi, les assaillants menacèrent de faire sauter le fournil si les femmes qui y étaient enfermées ne sortaient pas. La fille du moukhtar ouvrit la porte et apparut la première. Dans les décombres de sa maison, elle découvrit les cadavres de sa mère et de ses deux frères. Un silence oppressant, ponctué seulement de quelques cris, tomba lentement sur les ruines du village que réchauffait un éclatant soleil de printemps.

 

L’opération « Unité » était terminée. Les terroristes de l’Irgoun et du groupe Stern avaient remporté la victoire qu’ils recherchaient. Deir Yassin leur appartenait* ».

 

 

« * La plupart des témoignages des habitants de Deir Yassin relatés ici, en particulier ceux concernant les atrocités et les viols, proviennent des interrogatoires de rescapés réalisés par la police britannique aussitôt après la tragédie du 9 avril 1948. dans un pli « secret et urgent » portant le n° 179/110/17/65, Sir R.C. Catling, directeur adjoint du Criminal Investigation Department, transmit le 15 avril 1948 au général Cunningham les procès-verbaux de ces interrogatoires ainsi que le rapport d’un des officiers de police qui avait interrogé les survivants. Celui-ci déclarait notamment : « La majorité des nombreuses femmes que j’ai interrogées en vue de rassembler des informations sur les atrocités commises à Deir Yassin se sont montrées extrêmement réticentes à relater leur expérience, spécialement au sujet des violences sexuelles. Il n’y a cependant aucun doute que de nombreuses atrocités sexuelles ont été commises par les attaquants. Plusieurs jeunes écolières furent violées, puis massacrées, ainsi que de vieilles femmes. Tous parlent d’une petite fille qui a été littéralement coupée en deux. De nombreux nouveaux nés ont été découpés avec des couteaux de boucher … La plupart de ces gens sont dans un tel état de choc qu’ils sont incapables de comprendre ce qui s’est réellement passé ».

UNE NOUVELLE RECRUE POUR LE CLUB PINOCCHIO?

images.jpg“Jewish Survivor Turns Out To Be A Fraud”

 

“Wausau East High School cancelled a series of speaking engagements by Gunther Skaletz, a Auschwitch holocaust survivor.

Skaletz, who lives in Manitowoc and is a frequent speaker for schools, churches and other Wisconsin organizations, claimed in his book that he was sent to and later released from the Nazi death camp Auschwitz, conscripted by the German army and forced to fight the Soviets on the Western Front, then captured and sent to a Russian work camp, from which he escaped. 

Source :  http://judicial.coolpage.biz/1wausau_wisconsin_high_schoo...

 

(supprimé apparemment entre temps. Essayez le lien suivant:

 

http://www.wsau.com/news/articles/2010/may/03/controversi...

 

Traduction :

 

Le lycée de Wausau East (Wisconsin) a annulé une série de conférences que devait faire Gunther Skaletz, un survivant d’Auschwitz.

 

Skaletz, qui vit à Manitowoc et intervient fréquemment dans les écoles, églises et autres organisations du Wisconsin, raconte dans son livre comment il a été envoyé au camp nazi d’Auschwitz, puis relâché, ensuite enrôlé dans l’armée allemande et contraint de lutter contre les soviets sur le front de l’ouest, puis capturé et envoyé en Russie dans un camp de travail, d’où il a réussi à s’échapper.

 

 

Cette pathétique histoire a rempli d’émotion des salles entières avant que de gros doutes ne surgissent ici et là. Suffisants en tout cas pour aboutir à l’annulation indiquée ci-dessus.

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur le personnage et son livre, allez sur son blog, il vous dit tout. Et même le reste.

 

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:glkZnWbehrwJ:www.gfskaletz.com/+gunther+skaletz&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr  

 

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28/04/2010

REECRIRE L'HISTOIRE, OU L'ETUDIER TOUT SIMPLEMENT?

Apparemment Israël s’est attribué d’autorité le droit de décider pour la planète de ce que l’on doit ou peut dire ou écrire s’agissant de la seconde guerre mondiale. Quelle extraordinaire houtspah ! Lisez ces propos tenus en Russie par Lieberman, c’est confondant d’arrogance.

 

 

« Israël est invariablement hostile aux tentatives de révision de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale entreprises par certaines personnes ainsi que par certains Etats, a déclaré à RIA Novosti le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman.

"Israël a toujours été contre toute falsification de l'histoire, contre la disculpation et la justification des criminels nazis et de leurs complices. Les velléités de réécrire l'histoire nous indignent. Ces derniers temps, non seulement certaines personnes, mais aussi des Etats entiers commettent de telles tentatives ", a souligné M. Lieberman.

Il a exprimé l'espoir que la célébration de la Fête de la victoire conjointe avec la Russie deviendrait une tradition.

Au menu des festivités, la visite à Moscou d'une délégation israélienne conduite par le président Shimon Peres et des rencontres avec des anciens combattants.

"Nous espérons que la célébration commune deviendra une tradition et rapprochera encore nos deux pays", a indiqué le ministre israélien des Affaires étrangères. »

 

Source : http://www.juif.org/go-news-127151.php

18:22 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

LA BAGATELLE DE « QUELQUE 60 MILLIARDS DE DOLLARS »

Dans L’industrie de l’holocauste, paru en français en 2001, Norman Finkelstein nous dit beaucoup de choses, dont nous allons extraire les deux paragraphes suivants, tirés du chapitre intitulé La double extorsion. Car ces deux paragraphes éclairent de façon intéressante l’article qui suivra :

 

« A l’origine, l’expression « survivants de l’Holocauste » désignait ceux qui avaient subi le terrible traumatisme du ghetto puis du camp. On estime à 100 000 le nombre de ces survivants à la fin de la guerre*. Aujourd’hui leur nombre ne peut guère dépasser le quart de ce chiffre. Comme ceux qui avaient souffert dans les camps se voyaient décerner la palme du martyre, bien des Juifs qui avaient passé la guerre ailleurs se sont fait passer pour des survivants des camps. Il y avait à cela un autre motif puissant, d’ordre matériel celui-ci. Après la guerre, le gouvernement allemand a versé des indemnités aux Juifs des ghettos et des camps. Beaucoup de Juifs se sont fabriqué un passé qui leur donne droit à figurer sur la liste des réparations **. « Si tous ceux qui se prétendent survivants le sont réellement – se demandait souvent ma mère – on se demande qui Hitler a bien pu tuer ».

 

* Henry Friedlander, « Darkness and Dawn in 1945 : The Nazis, the Allies, and the Survivors”, in US Holocaust Memorial Museum, 1945 – the Year of Liberation, Washington, 1995, pp. 11-35

** Voir par exemple Tom Segev, The Seventh Million, p.248

 

“La question des réparations est un moyen unique pour comprendre le fonctionnement de l’industrie de l’Holocauste. Comme on l’a vu plus haut, l’Allemagne, alignée sur les Etats-Unis dans la guerre froide, fut vite réhabilitée et l’holocauste nazi rapidement oublié. Pourtant, au début des années 1950, la République fédérale, après négociations avec des institutions juives, signa des accords pour l’indemnisation des victimes. Sans guère de pressions extérieures, elle a versé à l’heure actuelle quelque 60 milliards de dollars. »

 

Ce qui nous amène à l’article suivant, paru ce jour. A voir la façon dont le gouvernement traite ces « survivants », ou « rescapés », qui seraient au nombre de 270 000, on peut se demander s’il est tellement convaincu de leur « qualité » si je puis dire. Mais comme leur utilité est ailleurs, difficile pour ce même gouvernement de ne pas faire un petit geste, que voici :

 

« Déblocage pour les rescapés de la Shoah

 

La commission parlementaire de la Constitution, la Justice et la Loi vient de lever l'interdiction sur le transfert des noms et autres données à la Caisse nationale de santé concernant les rescapés de la Shoah. Des milliers de personnes vont ainsi pouvoir recevoir une aide financière et des réductions en matière de santé dans les prochains jours, d'après un porte-parole du ministre des Affaires sociales.

 

Cette décision fait suite à l'insistance du président de la commission parlementaire des finances, Moshé Gafni, auprès du gouvernement. Il s'était exprimé devant la commission, deux semaines plus tôt, en faveur de la redistribution des allocations aux survivants de la Shoah.

 

 

50 millions de shekels alloués à 80 000 personnes

 

 

Cette aide a été mise en place par le gouvernement deux ans plus tôt. Toutefois, en raison de la lourde bureaucratie et de plusieurs désaccords au sein des ministères de la Santé, des Finances et des Affaires sociales, les bénéficiaires n'ont toujours rien perçu. Les ministres concernés sont enfin parvenus à un accord début avril. La somme administrée aux 80 000 survivants s'élève à 50 millions de shekels par an. Cela comprend la prise en charge des soins et du matériel médicaux à hauteur de 90 %.

 

 

Selon une étude de l'Institut Meyers Brookdale, publiée en 2009, de nombreux rescapés de la Shoah souffrent de problèmes cardiaques et de désordres psychologiques chroniques en raison de leur expérience. Et beaucoup de traitements sont aujourd'hui très mal couverts par la Caisse de santé.

 

 

D'après les récents chiffres officiels, 270 000 rescapés vivraient aujourd'hui en Israël. Certaines organisations non-gouvernementales (ONG), estiment qu'un tiers d'entre eux vivent en-dessous du seuil de pauvreté, survivant grâce à la seule pension de l'Etat et quelques aides supplémentaires. Ils doivent ainsi parfois choisir entre s'acheter de la nourriture ou des médicaments. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1271934545469&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

23/04/2010

« Finkelstein : un cas controversé »

Comme j’ai dans l’idée que le CRIF oubliera de nous en parler, je vous signale ce film-documentaire consacré à l’auteur du livre  L’industrie de l’holocauste, Norman Finkelstein.

« Le Cinéma du Parc présente à compter de vendredi American Radical : The Trials of Norman Finkelstein. Ce documentaire trace le portrait d'un homme de principes jusqu'à l'intransigeance, en donnant la parole autant à ses partisans qu'à ses détracteurs.

Cette figure controversée de la vie politique mondiale est née de parents qui ont survécu aux camps nazis. Norman Finkelstein a écrit cinq livres controversés, dont The Holocaust Industry (L'industrie de l'holocauste). Professeur de sciences politiques, M. Finkelstein est en croisade depuis 1982. Son objectif : dénoncer l'utilisation de l'Holocauste par Israël pour justifier les crimes commis en Palestine.

Les réalisateurs ont suivi Norman Finkelstein partout dans le monde. American Radical montre un homme vénéré par les uns et haï par les autres. Ami de Noam Chomsky, il est interdit de séjour en Israël. C'est le portrait d'un penseur libre, d'un provocateur, d'un homme seul qui a sacrifié sa vie à une cause.

La presse internationale a salué le film.

Un portrait incroyablement fort.  (The Fronline Club, Londres)

Personnage provocant, parfois excessif, mais d'une authentique pertinence politique et intellectuelle, Finkelstein méritait ce film. ( Panorama Cinéma)

Un des documentaires qui ont fait couler beaucoup d'encre au cours des derniers mois, un portrait fascinant qui marche sur la corde raide sans perdre l'équilibre. (The Jerusalem Jewish Film Festival)

Les cinéastes offrent un point de vue très équilibré d'une personnalité quelque peu perturbée (Judy Marx, The Atlanta Jewish Film Festival)

Ce documentaire a gagné le Prix du public au Underground Chicago Film Festival en 2009. De plus, il a été projeté en sélection officielle dans de nombreux festivals, dont Toronto, Jérusalem, Amsterdam, Beyrouth et Montréal.

American Radical : The Trials of Norman Finkelstein a été réalisé par David Ridgen et Nicolas Rossier, en numérique. Il sera projeté en version originale anglaise.

Le Cinéma du Parc est situé sur l'avenue du Parc, à Montréal »

 

Source : http://www.juif.org/go-news-126748.php

 

898.jpgJe vous engage vivement, si vous ne l’avez déjà fait, à lire cet ouvrage traduit et publié en français en 2001.

Il s’ouvre par ces mots de l’auteur, en introduction : « Ce livre est à la fois une étude anatomique et une mise en accusation de l’industrie de l’Holocauste. Mon propos est de démontrer que « l’Holocauste » est une représentation idéologique de l’holocauste nazi. Comme la plupart des idéologies, elle revêt un certain lien, même s’il est ténu, avec la réalité. L’Holocauste n’est pas une construction arbitraire, elle a sa cohérence interne. Ses dogmes centraux sont au service d’importants intérêts politiques et sociaux. L’Holocauste s’est vraiment révélé une arme idéologique indispensable. Grâce à la mise en œuvre de cette industrie, un pays doté d’une puissance militaire parmi les plus redoutables, présentant un dossier désastreux en matière de droits de l’homme, s’est assigné à lui-même un rôle d’Etat-victime, et le groupe ethnique qui réussit le mieux aux Etats-Unis a lui aussi acquis un statut de victime. Cette façon spécieuse de se poser en victime rapporte des dividendes considérables et en particulier elle immunise contre toute critique, si justifiée soit-elle. »

Bon, ceci n’est que le début d’un ouvrage dont l’auteur n’est pas spécialement bienvenu en Israël, cela ne vous étonnera pas. En France, son éditeur Eric Hazan a été poursuivi par William Goldnadel pour « incitation à la haine raciale » et « diffamation à caractère racial ».  Goldnadel a perdu son procès. Il est actuellement membre du comité directeur du CRIF.

15:14 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (4)

19/04/2010

LES JUSTES

foucault-jerusalem.jpg« Jean-Pierre Foucault honoré à Yad Vashem »

 

« En ce Yom haShoa, Marcel Foucault, père de notre ami Jean-Pierre Foucault, a reçu à titre posthume une plaque de "Juste parmi les Nations" à Yad Vashem, "Qui sauve une âme sauve l’humanité toute entière”, plus haute distinction décernée par Israël.

Il avait sauvé plusieurs Juifs pendant la Shoa, dont une Polonaise à Marseille qui est devenue sa femme. Jean-Pierre Foucault faisait partie d'une délégation de "Justes" en Israël à cet effet. »

 

Interview de Jean-Pierre Foucault

 

Q : Que représente ce voyage en Israël pour vous ?

 

JP Foucault : Beaucoup, car mon père a refusé de parler de ce qu'il avait fait pendant la guerre, trouvant normal d'avoir protégé des juifs. Je suis touché de lui rendre l'hommage qu'il mérite sur cette terre émotionnelle et affective. La médaille des "Justes" a été un cadeau inestimable pour ma mère, décédée un an, jour pour jour, avant cette récompense, et pour ma famille.

Je suis donc content d'être présent en Israël lors de ce Yom HaShoah.

 

Q : Parrain de ce voyage, allez-vous continuer ce genre de projets ?

 

JP Foucault : Il est hors de question qu'on oublie la Shoah. Garant de cette mémoire et voulant médiatiser la mémoire de la Shoah, j'ai accepté la demande de la Fondation France-Israël.

Quand j'ai publié mes mémoires en 2005 et raconté pour la 1ère fois au public ce passé juif, j'ai commencé à comprendre cette partie de mon identité.

 

Q : Etre fils de "Juste parmi les Nations", cela veut dire quoi ?

 

JP Foucault : J'ai reçu des valeurs fortes d'honneur, de respect d'autrui et de générosité. J'ai un profond respect pour autrui et si D.ieu pouvait me donner les valeurs de mon père, je serai un homme heureux.

 

 

Source : http://www.juif.org/le-mag/284,jean-pierre-foucault-honore-a-yad-vashem.php

 

 

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« Témoignage de Paula Foucault Boyer, née Pessa Leska :

- "J'ai vu le jour le 27 février 1916 à Mogelnica, en Pologne. J'étais la troisième de neuf enfants d'une famille juive traditionnelle. Mes parents tenaient une boulangerie-pâtisserie où ils travaillaient très dur.
Comme il n'y avait aucun avenir pour moi en Pologne, je suis partie en 1938 pour la Belgique où j'ai rejoint ma soeur Anna qui tenait avec son mari un supermarché de produits frais. Je faisais de mon mieux pour l'aider à tenir le magasin et élever ses deux enfants, Paulette et Maurice.
Et puis les Allemands sont arrivés en Belgique. Je suis alors partie sur les routes à pied, sans ma soeur, mon beau-frère et les enfants qui pensaient ne rien risquer...

En juin 1940, après l'armistice, j'ai pensé rejoindre l'Argentine en prenant le bateau à Marseille. Là, dans cette ville, je n'avais qu'un seul contact : Monsieur Falek. C'est grâce à lui que j'ai rencontré celui qui allait devenir mon sauveur, celui de ma famille et plus tard mon mari : Marcel Foucault.

Marcel Foucault m'a aidée tout au long de la guerre. Il prenait pour moi, comme pour d'autres juifs, des risques énormes. Il nous fournissait de faux papiers, essayait de nous trouver des logements et mettait sans cesse sa vie en péril pour sauver la nôtre.
En 1941, il avait rejoint le réseau "Combat", la plus importante organisation de Résistance en zone sud, où il tenait une rôle de "boîte aux lettres" dans les services de liaison, s'occupait aussi des dépôts d'armes et surtout de la fabrication de tickets d'alimentation et de faux documents.

Quand les rafles ont commencé à Marseille, alors qu'il me connaissait à peine, il m'a cachée chez une dame de la Rose, Madame Garnier, et m'a donné de faux papiers. Il payait lui-même ma logeuse chaque mois et me rendait visite sans cesse.
Quant à mes neveux, Maurice 5 ans et Paulette 9 ans à l'époque, s'ils sont en vie encore aujourd'hui, ils ne le doivent qu'au courage et à la générosité de Monsieur Foucault qui a pris tous les risques imaginables pour les sauver des griffes des Allemands.

Je peux vraiment dire que toute la famille que j'ai aujourd'hui, je la dois à celui qui est devenu mon Mari, car c'est lui qui a sauvé, au péril de sa vie, le peu de famille que les Allemands n'ont pas réussi à m'arracher.

 

Mais la générosité de Monsieur Foucault à l'égard des juifs ne s'arrêtait pas à aider ma seule famille. Je sais qu'il a fourni à sa secrétaire, qui était juive, de faux-papiers. Malheureusement, elle fut arrêtée et forcée de dénoncer celui qui lui avait fourni sa carte d'identité. Vous n'imaginez pas le combat qu'il a fallu mener pour sortir Monsieur Foucault des mains de la Gestapo. Quinze jours très douloureux dont il est ressorti encore plus fort et convaincu de s'opposer à l'occupant. »

 

Source :http://209.85.135.132/search?q=cache:VI2j5ETv_eAJ:blogyadvashemfr.blogspot.com/2009/10/p-177-marcel-foucault-juste-parmi-les.html+marcel+foucault&cd=3&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

 

 

Je me pose au moins deux questions : pourquoi avoir attendu 2009 pour attribuer encore de nouvelles médailles, alors qu’elles existent depuis les années 1960, sans susciter  - alors - beaucoup d’intérêt? Mme Foucault mère est décédée en 2008, à l’âge de 92 ans.  Pourquoi ne pas l’avoir remise de son vivant ? Pourquoi tout à coup cette remise « médiatique » ?

 

Et deuxième question : Comment fait-on pour obtenir la médaille des justes ? Là, la réponse est facile aussi. Voici la marche à suivre. Vous verrez que ce n’est pas très compliqué et il y a du reste une certaine confusion : devient-on juste parce que l’on a « aidé » ou « sauvé » un juif ? Les deux termes sont utilisés. Pourtant, la différence est importante. Car des Français qui ont aidé des juifs pendant la guerre, n’en déplaise aux obsessionnels de la persécution,  il y en a eu un paquet. Et qui ne se sont pas considérés comme particulièrement justes pour autant. Ni n’ont rien demandé à personne.

 

COMMENT CONSTITUER UN DOSSIER DE DEMANDE DE NOMINATION D’UN JUSTE

1.       Un juif qui a été sauvé par un non juif rédige un "témoignage" relatant les faits tels qu'ils se sont produits.

2.       Il faut fournir, dans la mesure du possible, deux témoignages certifiés de personnes juives sauvées.

3.       D’autres témoignages de personnes non juives ayant été présentes lors du sauvetage peuvent néanmoins conforter ce dossier (le sauveur lui-même, des personnes de sa famille ou le voisinage afin d’apporter un regard différent).

4.       Chaque personne juive sauvée doit faire certifier sa signature à la Mairie de sa localité, ou auprès du Délégué du Comité français pour YAD VASHEM.

5.       Les points développés dans le document joint doivent servir de fil conducteur à la rédaction de votre témoignage.

6.       Il faut fournir la copie du livret de famille du (ou des) Juste(s) et un certificat de décès s’il y a lieu.

7.       Toute personne portant témoignage doit fournir la photocopie d’une pièce d’identité.

8.       Nous adresser le dossier au : Comité Français pour YAD VASHEM

Département des Justes
33, rue Navier -  75017 Paris
Téléphone : 01 47 20 99 57

Fax : 01 47 20 95 57



Il est important de commencer le témoignage par la formule :
"Je soussigné(e)........................., certifie les faits suivants :
D’autre part il est souhaitable de rappeler d’abord l’histoire de la famille, ses origines, sa composition, les activités exercées avant la guerre.
On retracera ensuite l’itinéraire de la famille pendant la guerre et les circonstances de la rencontre avec le ou les sauveteurs.

Nous vous demandons de nous fournir, en double exemplaire, la photo du (ou des) Juste(s) et tout document d’époque lié au dossier pour les archives de Yad Vashem.

Le dossier sera transmis à la Commission des Justes, à l’Institut Yad Vashem de Jérusalem qui, après enquête, statuera.
Pour le Juste reconnu, une cérémonie officielle sera organisée par un délégué du Comité Français pour Yad Vashem. La médaille et le diplôme de « Juste parmi les Nations » lui seront alors remis par un représentant de l'Etat d'Israël au nom du Peuple juif reconnaissant.

 

17/04/2010

VOUS AVEZ DIT PARANO ?

« La coopération des Arabes d’Israël avec les Nazis »

« Un des avocats de premier plan en Israël, Maitre Yoram Sheftel, souhaiterait que la collusion entre les Arabes de la Terre d’Israël et les Nazis pendant la Seconde guerre mondiale soit largement exposée. Il déplore qu’en Israël et dans le monde juif, les organismes préposés à la mémoire de la Shoah négligent cet aspect de l’histoire de notre peuple. Selon Maitre Sheftel, l’idéologie du processus de paix dominante dans l’intelligentsia est l’explication pour cette quasi occultation. »

 

 

Source : http://www.juif.org/go-news-126349.php

 

 

Il ne s'agit là que d'un nouvel épisode de la série « Tirons à boulets rouges sur les Arabes ». En fait, si j’en parle, c’est à cause du commentaire ci-après, qui suivait l’article :

 

« Quant à Anouar el-Sadate, sa visite à Jérusalem et son discours à la Knesset paraissent l'avoir lavé de tous ses péchés de jeunesse ... Il n'empêche qu'il était (et par antisémitisme ) l'un des plus pro- hitlériens parmi les " Officiers libres " qui l'étaient tous, d'ailleurs, peu ou prou. J'aimerais bien retrouver (où, dans quel journal ou hebdo l'avais-je vue à l'époque ( du voyage à Jérusalem ) ? - je ne sais plus) cette photo sur laquelle el-Sadate apparaissait avec Mena'hem Begin : je m'étais frotté les yeux, croyant avoir mal vu, mais non, il n'y avait pas de doutes : les motifs de la cravate d'el-Sadate étaient un entrelacement, tout à fait évident, de...croix gammées ! Peut-être était-ce inconscient ? Peut-être le valet de chambre d'el-Sadate avait-il choisi pour son patron, spécialement ce jour-là, une cravate qu'il jugeait, lui, appropriée ... »

 

 

De quoi nous émoustiller, pas vrai ? Des croix gammées sur la cravate de Sadate! Eh bien, grâce à l’extraordinaire magie d’internet, je parierais que c’était cette photo-là, dont parle notre obsessionnel. Je la lui dédie, mais franchement, il faut quand même être légèrement parano pour discerner des croix gammées dans ces zigzags…. Enfin, puisqu’il le dit …

 

 

 

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16:39 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (6)

« Le château d'Himmler transformé en musée des SS en Allemagne »

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« C'est un musée d'un genre particulier. Il vient d'ouvrir ses portes cette semaine en Allemagne et retrace l'histoire des SS (NDLR: SchutzStaffel = groupe de protection) d'Adolf Hitler au sein d'un mystérieux château qui aurait dû servir de foyer spirituel après la victoire nazie.

Le musée, le premier au monde consacré uniquement aux SS, retrace la montée en puissance de cette garde d'élite d'Hitler qui finit par compter plus d'un million de membres, responsables des plus abominables exactions commises pendant la seconde guerre mondiale.

Considérés dans un premier temps comme les gardes du corps personnels du Führer, auquel ils avaient prêté serment, ces groupes sont rapidement devenus le bras armé du chancelier allemand arrivé au pouvoir en 1933 pour exécuter ses basses oeuvres. Les SS ont ainsi participé à la fameuse nuit des Longs Couteaux.  Sous la direction d'Himmler, ils sont devenus les gardiens tant redoutés des camps de concentration et d'extermination.

Des uniformes, des crois gammées et... l'agenda d'Himmler

Parmi les objets exposés dans le musée figurent l'agenda de Heinrich Himmler, des uniformes noirs, ainsi que des anneaux en argent, attribués par Himmler à des officiers supérieurs, avec croix gammée, tête de mort, et runes stylisées du sigle des SS.

Selon Moritz Pfeiffer, un jeune historien de 27 ans qui a aidé à mettre sur pied le musée, les objets sont exposés avec des rappels historiques des crimes nazis, afin d'éviter les accusations de tentative de glorification des SS.

«L'idéologie raciste ne doit pas être représentée sans prendre en compte le contexte des crimes auxquels elle a mené», selon M. Pfeiffer.

Le musée établi dans l'ancien centre spirituel nazi

Pour le ministre de la Culture Bernd Neumann, présent à l'inauguration, le musée doit être «un endroit qui rappelle les victimes comme les coupables».

Le château triangulaire, construit au XVIIe siècle sur une colline du centre de l'Allemagne, non loin d'Hanovre, et qui abrite également une auberge de jeunesse, a lui même joué un rôle de premier plan dans l'histoire des SS.

Himmler en avait pris le contrôle en 1934, juste après la venue des nazis au pouvoir, pour en faire une école d'élite pour officiers SS. Par la suite, il commença à transformer le château pour en faire un centre spirituel nazi au sein duquel une flamme éternelle devait brûler dans une crypte circulaire.

Au dessus de la crypte, une autre salle circulaire, baptisée «salle des leaders suprêmes SS», devait, selon la légende, permettre à Himmler de se réunir autour d'une table ronde avec ses 12 principaux généraux. Le château attire toujours des néo-nazis et les autorités cherchent à éviter qu'il ne devienne un lieu de «pèlerinage».

«Il y avait des gens qui venaient au château et qui faisaient le salut hitlérien», selon Heinz Köhler, un responsable local.

«On ne peut changer cette façon de penser qu'en montrant à quoi elle mène», ajoute-t-il.

Des règles de visite strictes

«Le musée a un règlement. Les visiteurs n'ont pas de droit de dire certaines choses, de faire certains signes ou de porter certains vêtements», selon Moritz Pfeiffer faisant allusion aux slogans et salut hitlérien, interdits en Allemagne, et aux vêtements affectionnées par les néo-nazis.

«Nous nous réservons le droit de mettre des visiteurs à la porte et nous l'avons déjà fait par le passé», ajoute M. Pfeiffer.

Selon la directrice adjointe du musée, Kirsten John-Stucke, le musée à pour but de démolir les mythes attachés aux SS et au château. «Il y a un manque d'information sur ce qui s'est vraiment passé au château, et les gens ont donc inventé leurs propres histoires, qui sont fausses à 99%», ajoute-t-elle. »

Article du Parisien. Source : http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/le-chateau-d-himmler-transforme-en-musee-des-ss-en-allemagne-16-04-2010-889358.php

 

Il s’agit du château de Wewelsburg, près de Paderborn, non loin de Hanovre. En fait, c'est déjà un musée de la guerre depuis pas mal de temps (http://cms.kreis-paderborn.org/de/index.php). Cette "nouvelle" ne serait-elle pas un petit coup de pub, histoire de gonfler le nombre des visites?

09:35 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)